"As pesquisas mais recentes indicam que em 92% dos casos de separação ou divórcio, são as mães que ficam com a guarda dos filhos."
FONTE: http://www.conjur.com.br/2010-jan-13/guarda-compartilhada-nao-sendo-aplicada-maneira-deveria
A minha pesquisa revela-me que UMA MESMA PORCENTAGEM de homens tendo família (mulher ou companheira e filhos) consegue ter tempo para andar aqui na net à cata de "novos conhecimentos", sendo que a conversa deles é invariavelmente a mesma (Tudo bem? O que fazes na vida? Podemos falar no msn?Podemos encontrar-nos? Dás-me o teu número de telefone?,...).
A maioria deles nem tem rosto, ou esconde-se sob um falso nome e uma foto falsa. Dois deles diziam ser professores (?), motivo pelo qual escondiam a sua identidade. Respondi-lhes que também eu o sou (o que é verdade, embora já não exerça), e não via motivo algum em esconder a minha.
Quem o faz tem muito a esconder, não é assim? E quem nunca admite aquilo que faz, principalmente diante de um tribunal, é, sem dúvida alguma, hipócrita. Leviandade e hipocrisia não são exemplos que se dêem aos nossos filhos. E os juízes primam, actualmente, pelo pai (refiro-me ao pai ou à mãe) que dê os melhores exemplos, aquele que se encontre mais capacitado para educar os filhos. Primam, mas não vêem. Ou fingem não ver.
Haja um estudo que ponha em claro esta realidade, para que não haja mais dúvidas de quem é que, maioritariamente, leva a sério os seus deveres conjugais e parentais.
Antes de se falar em injustiças, faça-se justiça a quem a merece.
NÃO SE TRATA SÓ DE DIREITOS. TRATA-SE TAMBÉM DE DEVERES. E O PRIMEIRO DEVER DE UM HOMEM É RESPEITAR A MULHER E OS FILHOS, COMO ELE QUER QUE O RESPEITEM A ELE. AQUELE QUE NÃO RESPEITA NÃO TEM, A MEU VER, CAPACIDADES PARA EDUCAR UMA CRIANÇA. TÃO SIMPLES COMO ISSO!
"Des études récents indiquent que pour 92% des cas de séparation ou divorce, ce sont les mères qui ont la garde de leurs enfants".
FONTE: http://www.conjur.com.br/2010-jan-13/guarda-compartilhada-nao-sendo-aplicada-maneira-deveria
Les recherches que j'ai fait m'indiquent que UNE MÊME POURCENTAGE d'hommes ayant une famille (femme ou copine et enfants) a encore le temps de surfer sur net en quête de "nouvelles connaissances", leur conversation étant invariablement la même (Ça va? Tu fais quoi de beau? On peut deal sur msn? On peut se rencontrer quelque part? Tu me donne ton numéro?,...)
La majeure partie n'a même pas un visage, ou bien ils se cachent derrière un faux nom ou une fausse photo. Deux me disaient même qu'ils étaient professeurs, et qu'ils ne voulaient pas que leurs élèves les reconnaissent. Je leur ai répondu que moi aussi je suis professeure (je n'exerce plus), mais je ne voyais pas là une raison pour cacher mon identité.
Celui qui se cache a certainement trop de choses à cacher, vous ne trouvez pas? Et celui qui n'admet pas ce qu'il fait ici, surtout devant un tribunal, celui-ci est sans aucun doute un hypocrite. La légèreté et l'hypocrisie ne sont pas de bons exemples pour nos enfants. Et les juges ne considèrent de nos jours que le parent qui donne les meilleurs exemples à ses ennfants comme le plus capable de les élever. Ils le considèrent, bien qu'ils ne le voyent pas toujours. Ou bien ils font semblant de ne pas voir.
Ça serait bien de mettre cette réalité au clair, pour qu'il ne reste aucun doute sur le parent qui, majoritairement, prend vraiment au serieux ses responsabilités conjugales et parentales.
Avant de dire qu'il y a de l'injustice, qu'on fasse justice à qui la mérite.
IL NE S'AGIT PAS SEULEMENT DE DROITS. IL S'AGIT AUSSI DE DEVOIRS. ET L'HOMME A, AVANT TOUT, LE DEVOIR DE RESPECTER SA FEMME ET SES ENFANTS, TOUT COMME IL VEUT QU'ON LE RESPECTE. CELUI QUI NE RESPECTE PAS, NE PEUT PAS ÉLEVER SES ENFANTS. UN POINT C'EST TOUT.
VAS-Y, ACCOUCHE! tem em si um duplo sentido: "accoucher" (parir, dar à luz) e "accoucher" (desembucha, fala).O Homem, quer ele queira quer não, é um animal como os outros, uma criatura da Natureza. Deve melhorar -pois que tem a faculdade de o fazer- a sua natureza, sem pôr em causa a natureza das coisas. Sou pelos valores da Monarquia, pelo Parto Activo e pela Amamentação. Em nome dos nossos filhos.
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quinta-feira, 16 de junho de 2011
sexta-feira, 6 de maio de 2011
LES MATERNELLES
Os Jardins de Infância aqui chamam-se "maternelles". Talvez a lembrar que, ao contrário do que se supôe, as crianças entre os 3 e os 6 anos ainda estão muito ligadas à mãe, que são maioritariamente as mães a prestar os cuidados básicos aos filhos, e que elas são o seu melhor refúgio.
À luz dos novos tempos, em que se pretende que a figura do pai tem, para uma criança desta idade, tanta importância como a figura da mãe, talvez se devesse mudar o nome para "parentales", mas a mim parece-me que, mesmo que o façam, o cordão umbilical que liga estas crianças -e mesmo crianças maiores- à mãe há-de sempre permancer. Haja o que houver, faça-se o que se fizer.
O pai, sabemo-lo bem, vai ganhando importância ao longo dos anos, mas é evidente que nestas idades a criança ainda se sente -salvo excepções- mais ligada à mãe. E se é certo que a importância do pai cresce, mais certo é que a importância da mãe não decresce nunca. Em muitos casos, ela cresce também. Daí dizer-se que nunca se chega verdadeiramente a cortar o cordão umbilical que nos liga, desde o nosso princípio, à nossa mãe. Até ao fim da vida.
À luz dos novos tempos, em que se pretende que a figura do pai tem, para uma criança desta idade, tanta importância como a figura da mãe, talvez se devesse mudar o nome para "parentales", mas a mim parece-me que, mesmo que o façam, o cordão umbilical que liga estas crianças -e mesmo crianças maiores- à mãe há-de sempre permancer. Haja o que houver, faça-se o que se fizer.
O pai, sabemo-lo bem, vai ganhando importância ao longo dos anos, mas é evidente que nestas idades a criança ainda se sente -salvo excepções- mais ligada à mãe. E se é certo que a importância do pai cresce, mais certo é que a importância da mãe não decresce nunca. Em muitos casos, ela cresce também. Daí dizer-se que nunca se chega verdadeiramente a cortar o cordão umbilical que nos liga, desde o nosso princípio, à nossa mãe. Até ao fim da vida.
segunda-feira, 28 de março de 2011
NÃO QUERO QUE A CRIANÇA RESPIRE ESTE FUMO!
É o que eu ouço muitas mães dizerem, afastando o cigarro ou pedindo aos outros que afastem o seu.
E enquanto estavam grávidas, tiveram esse cuidado?
E enquanto estavam grávidas, tiveram esse cuidado?
quarta-feira, 2 de março de 2011
MAMAN TRAVAILLE... À LA MAISON! (UNE TRÈS BONNE NOUVELLE TENDANCE)
http://www.peticaopublica.com/?pi=P2010N1300
Pour tout savoir, je vous conseille d'allez voir sur le site http://www.mompreneurs.fr/
Pour tout savoir, je vous conseille d'allez voir sur le site http://www.mompreneurs.fr/
domingo, 6 de fevereiro de 2011
ET C'EST ENCORE "MADAME" QUI DOIT SE SACRIFIER!
* 40 % des enfants N’ONT PAS MAINTENU DE LIENS réguliers avec le parent
qui n’avait pas la garde, à savoir le plus souvent LE PERE. 90% l’ont toutefois retrouvé plus tard.
* Après la séparation, le père ou la mère ont retrouvé UN PARTENAIRE, avec qui ils étaient d’ailleurs souvent déjà avant la séparation... Toutefois, beaucoup plus de MERES (34%) que de pères (16%) RESTENT SEULES après la séparation, afin de protéger les enfants ou par fidélité pour l’ex-mari. Beaucoup plus de mères encore que de pères n’ont pas eu d’autres enfants après la séparation.
* Le nouveau partenaire n’est pas facilement et rapidement accepté. Qu’il s’agisse d’un beau-père (46% d’opinions négatives) ou d’une belle-mère (58% d’opinion négatives) , tout contact est souvent catégoriquement refusé par l’enfant ou lorsqu’il y a contact, celui-ci est mauvais. La belle-mère … profite financièrement de la situation du père ou ne supporte pas que le père ait eu une vie familiale avant elle… Les rapports avec le beau-père ou la belle-mère peuvent pourtant être bons : « Il prend soin
de ma mère et se comporte comme un vrai papa avec mon petit frère qui ne connait pas notre père, et c'est un ami pour nous ».
FONTE: http://www.parent-solo.fr/
Eh bien, si 40% n'ont pas eu un contact régulier avec le parent qui n'avait pas la garde, ça veut dire -c'est notre conclusion- que 60% l'avaient! La réalité n'est pas donc ce qu'on en dit!
On le savait déjà, ce sont les hommes qui se remettent plus souvent et plus rapidement en couple. J'ai pourtant, lu quelque part que, de nos jours, ce sont plutôt les femmes qui demandent le divorce. Or, si ce n'est pas pour se remettre en couple avec quelqu'un d'autre, il se peut que ce soit parce que les choses n'allaient plus très bien dans le couple. Il se peut que ce soit la faute à tous les deux, mais il se peut aussi -dans un bon nombre de cas- que ce soit l'homme à donner le pretexte.
C'est au moment que l'homme se remet en couple, qu'il demande la garde partagée. Si ce n'est pas sur sa nouvelle compagne,l'homme peut toujours compter sur sa famille, particulièrement sa mère.
En regardant cette entrevue, si d'une part les enquêtés aimeraient que ses
parents ne s'etaient jamais séparés, d'une autre part ils estiment qu'ils ne doivent pas rester seuls. Pourtant, ils ont du mal à accepter leur beau-père ou belle-mère, et aimeraient que ses parents -souvent le père- ne se remettent tout de suite en couple.
Quoi que se soit, ils estiment qu'il serait bien de faire la garde alternée, les parents vivant dans la même ville. N'oublions pas que la plupart de ses enfants de parents divorcés avoue avoir toujours rêvé, au moins pendants quelques années, que ses parents se remettent en couple, donc c'est naturel qu'ils soient en accord avec cette modalité de garde.
Un bon nombre de femmes enquêtées, déjà mamans (elles-mêmes filles de parents divorcés) se dit pour la garde alternée. C'est bien intéressant, car on généralise l'idée que les mamans sont, dans la plupart des cas, contre, alors que ce n'est pas vrai.
Mais, on le sait bien, la garde alternée demande une bonne entente et que les deux se trouvent en proximité l'un de l'autre.
Je lis souvent bien de commentaires ou les nouvelles compagnes d'un homme disent que "madame" veut ceci et "madame" veut celà. Ces belles-mères se demandent pourquoi "madame" ne reste pas, son nouveau compagnon devant venir la rejoindre.
La loi dit que si un des parents démenage, les enfants seront à la garde de celui qui reste. Sachant que, dans la plupart des cas, c'est la femme qui accompagne l'homme, et très rarement le contraire, ça sera à "madame" de se sacrifier.
Et c'est "madame" -elle qui, dans d'autres cas bien connus, avait déjà sacrifié une carrière pour se dévouer à sa famille- qui doit retrouver le travail, parfois deux ou trois, pour permettre à ses enfants la vie qu'ils méritent. "Madame" n'a pas le temps de se remettre en couple, et même si elle le fait, elle n'a pas une vie aussi facile que monsieur.
Et cette vie, chère belle-mère, pourra bientôt être la vôtre.
Quelqu'une d'autre vous rapprochera ceci et cela, vous demandera ce qu'elle même ne veut pas faire. Eh oui, à vous "madame"!
On ne le sait jamais...
qui n’avait pas la garde, à savoir le plus souvent LE PERE. 90% l’ont toutefois retrouvé plus tard.
* Après la séparation, le père ou la mère ont retrouvé UN PARTENAIRE, avec qui ils étaient d’ailleurs souvent déjà avant la séparation... Toutefois, beaucoup plus de MERES (34%) que de pères (16%) RESTENT SEULES après la séparation, afin de protéger les enfants ou par fidélité pour l’ex-mari. Beaucoup plus de mères encore que de pères n’ont pas eu d’autres enfants après la séparation.
* Le nouveau partenaire n’est pas facilement et rapidement accepté. Qu’il s’agisse d’un beau-père (46% d’opinions négatives) ou d’une belle-mère (58% d’opinion négatives) , tout contact est souvent catégoriquement refusé par l’enfant ou lorsqu’il y a contact, celui-ci est mauvais. La belle-mère … profite financièrement de la situation du père ou ne supporte pas que le père ait eu une vie familiale avant elle… Les rapports avec le beau-père ou la belle-mère peuvent pourtant être bons : « Il prend soin
de ma mère et se comporte comme un vrai papa avec mon petit frère qui ne connait pas notre père, et c'est un ami pour nous ».
FONTE: http://www.parent-solo.fr/
Eh bien, si 40% n'ont pas eu un contact régulier avec le parent qui n'avait pas la garde, ça veut dire -c'est notre conclusion- que 60% l'avaient! La réalité n'est pas donc ce qu'on en dit!
On le savait déjà, ce sont les hommes qui se remettent plus souvent et plus rapidement en couple. J'ai pourtant, lu quelque part que, de nos jours, ce sont plutôt les femmes qui demandent le divorce. Or, si ce n'est pas pour se remettre en couple avec quelqu'un d'autre, il se peut que ce soit parce que les choses n'allaient plus très bien dans le couple. Il se peut que ce soit la faute à tous les deux, mais il se peut aussi -dans un bon nombre de cas- que ce soit l'homme à donner le pretexte.
C'est au moment que l'homme se remet en couple, qu'il demande la garde partagée. Si ce n'est pas sur sa nouvelle compagne,l'homme peut toujours compter sur sa famille, particulièrement sa mère.
En regardant cette entrevue, si d'une part les enquêtés aimeraient que ses
parents ne s'etaient jamais séparés, d'une autre part ils estiment qu'ils ne doivent pas rester seuls. Pourtant, ils ont du mal à accepter leur beau-père ou belle-mère, et aimeraient que ses parents -souvent le père- ne se remettent tout de suite en couple.
Quoi que se soit, ils estiment qu'il serait bien de faire la garde alternée, les parents vivant dans la même ville. N'oublions pas que la plupart de ses enfants de parents divorcés avoue avoir toujours rêvé, au moins pendants quelques années, que ses parents se remettent en couple, donc c'est naturel qu'ils soient en accord avec cette modalité de garde.
Un bon nombre de femmes enquêtées, déjà mamans (elles-mêmes filles de parents divorcés) se dit pour la garde alternée. C'est bien intéressant, car on généralise l'idée que les mamans sont, dans la plupart des cas, contre, alors que ce n'est pas vrai.
Mais, on le sait bien, la garde alternée demande une bonne entente et que les deux se trouvent en proximité l'un de l'autre.
Je lis souvent bien de commentaires ou les nouvelles compagnes d'un homme disent que "madame" veut ceci et "madame" veut celà. Ces belles-mères se demandent pourquoi "madame" ne reste pas, son nouveau compagnon devant venir la rejoindre.
La loi dit que si un des parents démenage, les enfants seront à la garde de celui qui reste. Sachant que, dans la plupart des cas, c'est la femme qui accompagne l'homme, et très rarement le contraire, ça sera à "madame" de se sacrifier.
Et c'est "madame" -elle qui, dans d'autres cas bien connus, avait déjà sacrifié une carrière pour se dévouer à sa famille- qui doit retrouver le travail, parfois deux ou trois, pour permettre à ses enfants la vie qu'ils méritent. "Madame" n'a pas le temps de se remettre en couple, et même si elle le fait, elle n'a pas une vie aussi facile que monsieur.
Et cette vie, chère belle-mère, pourra bientôt être la vôtre.
Quelqu'une d'autre vous rapprochera ceci et cela, vous demandera ce qu'elle même ne veut pas faire. Eh oui, à vous "madame"!
On ne le sait jamais...
sexta-feira, 21 de janeiro de 2011
TOUTE LA VÉRITÉ SUR RICHARD GARDNER ET LE SAP!
20 janvier 2008
LA VERITE SUR RICHARD GARDNER ET LE "SYNDROME D'ALIENATION PARENTALE"
L'ambition de ce site est de renseigner objectivement les personnes cherchant à s'informer sur le Syndrome d'Aliénation Parentale et son inventeur Richard Gardner.
Les agresseurs ont toujours intérêt à discréditer systématiquement la parole des enfants : cela leur permet de poursuivre leurs exactions en toute tranquillité et en toute impunité...
Il y a moins de 10 ans, on avait déjà vu la déferlante des "fausses allégations" voler au secours des parents incestueux et/ou violents pour leur permettre de se laver des accusations formulées contre eux par leurs enfants.
Aujourd'hui la mode a changé : on ne parle plus tellement de "fausses allégations" mais plutôt de Syndrome d'Alénation Parentale ou d'Aliénation Parentale.
Mais l'objectif est toujours le même : baîllonner les enfants. Empêcher qu'ils s'expriment, qu'ils dénoncent ce qu'ils ont subi, et, s'ils parviennent toutefois à parler, discréditer leur témoignage.
Des personnages peu scrupuleux battent à l'heure actuelle la campagne pour tenter de faire "reconnaître" cette supercherie discréditée depuis longtemps aux Etats-Unis.
Ils luttent de toutes leurs forces et sur tous les terrains : on les voit intervenir sur divers forums, sur Wikipédia (où les deux entrées "SAP" et "Richard Gardner" sont prises d'assaut par leurs défenseurs qui vandalisent systématiquement toute contribution qui toucherait à leur icône et à son "invention"), dans des congrès, sur des sites internet, dans des revues de droit...
Bref : nous sommes en pleine période de propagande.
Il est donc capital de remettre les choses à plat et de se référer aux écrits-même de Gardner, afin de s'en faire une opinion fondée.
Il est important de souligner que toutes les informations référencées ici sont rigoureusement vérifiées et sourcées. Il suffira de se reporter aux références indiquées pour s'en assurer.
Posté par ContreleMensonge à 20:14 - Permalien [#]
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QUI ETAIT REELLEMENT RICHARD GARDNER?
Psychiatre dans le secteur privé, Richard Gardner a toujours prétendu enseigner comme professeur à la faculté de médecine et de chirurgie de l'Université de Columbia.
Après de multiples vérifications, il apparaît que si Richard Gardner disposait bien d'un cabinet de consultations psychiatriques privé, il n'a jamais été salarié de l'Université de Columbia, dans laquelle il n'a jamais exercé.
Richard Gardner était simplement parvenu à s'introduire à la faculté de médecine et de chirurgie de cette université en tant que bénévole : il n'a jamais été recruté par la moindre commission de spécialistes, n'y a jamais enseigné ou publié quoi que ce soit et n'a jamais été payé (source : Hoult Jennifer, The Evidentiary Admissibility of PAS, note 288).
En 1985, Richard Gardner inventait une théorie, le "SAP", "Syndrome d'Aliénation Parentale", et tentait de la faire reconnaître par ses pairs.
N'y parvenant pas, Richard Gardner fondait sa propre maison d'édition, "Creative Therapeutics", afin de publier ses travaux à compte d'auteur. Gardner parvenait par ce biais à donner quelque notoriété à son invention.
Entre 1985 et 2003, date de sa mort, Gardner a ainsi publié une bonne dizaine de livres, tous à compte d'auteur. Aucun d'entre eux n'a jamais été soumis à la moindre évaluation du moindre spécialiste en psychiatrie.
Parallèlement, Richard Gardner publiait des articles dans des revues de droit, c'est-à-dire des revues non dotées d'un comité de re-lecture spécialisé en psychiatrie et devenait expert près les tribunaux. Cette activité d'expert lui a permis de propager son invention auprès des cours de justice, notamment des tribunaux familiaux, et de gagner sa vie.
Le SAP, Syndrome d'Aliénation Parentale, n'ayant aucune validité médicale (il ne repose sur aucun symptôme médical défini ni sur aucune diagnostic précis), a systématiquement été rejeté par la communauté scientifique, médicale et psychiatrique aux Etats-Unis : il n'a donc jamais été référencé dans le DSM (manuel diagnostic de psychatrie aux Etats-Unis).
A l'âge de 72 ans, après une carrière passée à museler les victimes et à incriminer les femmes, Richard Gardner se suicidait d'une vingtaine de coups de couteau dans le ventre (mai 2003).
Sources :
* Hoult Jennifer, "The Evidentiary Admissibility of PAS" (http://www.abusosexualinfantilno.org/base/spip.php?article16)
* Dallam Stephanie, "Le Syndrome d’Aliénation Parentale a-t-il une base empirique ? Examen critique des théories et opinions de R. Gardner" et "Examen critique des théories et opinions du Dr Richard Gardner en matière de sexualité atypique, de pédophilie et de traitement" (http://sisyphe.org/article.php3?id_article=294 et http://sisyphe.org/article.php3?id_article=296)
* Emery Robert, "SAP : la charge de la preuve incombe à ses défenseurs" (http://sisyphe.org/article.php3?id_article=1715)
* Walker Lenore, "A Critical Analysis of Parental Alienation Syndrome and Its Admissibility in the Family Court" (http://www.ingentaconnect.com/content/haworth/jcc/2004/00000001/00000002/art00003)
Posté par ContreleMensonge à 20:13 - Permalien [#]
ABSENCE DE FIABILITE SCIENTIFIQUE DU SAP
Dans l'ouvrage "True and False Allegations of Child Sex Abuse", publié à compte d'auteur, Gardner affirme, sans se référer à la moindre étude empirique, que toutes les paraphilies sexuelles humaines (c’est-à-dire les comportements déviants) seraient des mécanismes d’adaptation naturels qui stimuleraient la procréation et augmenteraient donc les chances de survie de l’espèce.
Ainsi, la pédophilie, le sadisme, le viol, la nécrophilie, la zoophilie, la coprophilie et d’autres paraphilies assureraient la survie de l’espèce en stimulant la procréation. Gardner se représentait les hommes comme des donneurs de sperme et les femmes comme des réceptacles à sperme : il prétendait que ces comportements sexuels « atypiques » servent à encourager la production de sperme chez les hommes et ainsi à augmenter les chances d’appareillage avec une personne susceptible de concevoir un enfant. Gardner considérait toute situation dans laquelle une femme devenait un réceptacle à sperme comme une chance de survie pour l’espèce. Il affirmait que les femelles humaines seraient naturellement « passives » et que le viol ou l’inceste résulteraient de cette passivité: il déclarait en effet que la passivité sexuelle des femmes les conduisait à devenir des victimes masochistes de viol, des victimes qui « ressentent du plaisir à être battues, ligotées et soumises à des mauvais traitements », comme si c’était là « le prix qu’elles sont prêtes à payer pour obtenir la gratification de recevoir du sperme » (Gardner, True and False Accusations, note 27, 26).
Il affirmait que l’inceste n’est pas dangereux en soi ; paraphrasant Shakespeare, il ajoutait, « c’est d’y réfléchir qui le rend dangereux ».
Gardner déclarait que les activités sexuelles entre les adultes et les enfants feraient « partie du répertoire naturel de l’activité sexuelle humaine » (Gardner, "True and False Accusations", note 27, 24) et que la sexualité entre adultes et enfants serait une pratique constructive du point de vue de la procréation, la pédophilie permettant selon lui de « charger à bloc » l’enfant, le rendant « hyper sexualisé » et ainsi plus enclin à rechercher des expériences sexuelles qui stimuleront la procréation.
L’analyse de Gardner se concentrant surtout sur les hommes adeptes de paraphilies, il précisait que la sexualité homosexuelle augmente elle aussi les chances de reproduction de l’espèce, malgré le fait que les homosexuels ne pratiquent que rarement la sexualité hétérosexuelle (c’est-à-dire à visée reproductive).
Gardner affirmait que le mal causé par les paraphilies sexuelles ne provenait pas d’elles à proprement parler mais uniquement de la stigmatisation sociale dont elles sont l’objet. Il affirmait que les amateurs de paraphilies méritent d’être respectés et compris.
Sources :
* Hoult Jennifer, "The Evidentiary Admissibility of PAS"(http://www.abusosexualinfantilno.org/base/spip.php?article16)
* Dallam Stephanie, "Examen critique des théories et opinions du Dr Richard Gardner en matière de sexualité atypique, de pédophilie et de traitement" (http://sisyphe.org/article.php3?id_article=296)
Posté par ContreleMensonge à 20:12 - Permalien [#]
GARDNER ET L'ASSOCIATION NAMBLA
Le point de vue de Gardner sur les relations sexuelles entre adultes et enfants s’aligne sur celui développé par les tenants de la légalisation de la sexualité entre adultes et mineurs et par des groupes pro-pédophiles tels que NAMBLA (North American Man Boy Love Association).
Cette association, créée en 1978, se décrit comme une « organisation politique pour les droits civiques et l’éducation » dont le but est de «mettre fin à l’oppression dont sont victimes les hommes et les garçons qui entretiennent des rapports consentants ». L’association affirme qu’elle « ne s’engage dans aucune activité contraire à la loi, et n’incite personne à l’enfreindre ».
NAMBLA fournit pourtant de la documentation et son soutien aux criminels sexuels emprisonnés, les qualifiant de « personnes indûment incarcérées » pour des « relations amoureuses consenties entre personnes d’âges différents » au lieu de les décrire comme des hommes emprisonnés pour avoir transgressé la loi et causé du mal à des enfants.
Gardner et NAMBLA affirment que les relations sexuelles entre enfants et adultes sont biologiquement naturelles et qu’elles ne sont pas nécessairement mauvaises pour l’enfant : si l’enfant en retire une souffrance, disent-ils, ce n’est pas à cause de la relation en elle-même mais parce que la société stigmatise cette pratique. Selon Gardner « le caractère traumatisant de ces expériences (c’est-à-dire ces rencontres sexuelles entre adultes et enfants) dépend surtout de la réaction de la société face à elle. Il déclarait d’ailleurs :
« De nombreuses sociétés ont été injustement répressives à l’égard de ceux qui ont des tendances sexuelles paraphiles (c’est-à-dire les pédophiles, les violeurs, etc.) et n’ont pas prêté attention aux facteurs génétiques qui peuvent les expliquer. Prendre en considération cette dimension pourrait permettre de mieux tolérer ceux qui ont des penchants sexuels atypiques. J’espère que cette théorie permettra de mieux comprendre et respecter ces individus qui par ailleurs jouent un rôle dans la survie de l’espèce » (Gardner "True and False Accusation", note 27, 670).
Gardner affirmait que les « récidivistes doivent être mis au ban de la société » mais il déclarait aussi qu’ils ne devaient être emprisonnés qu’en cas d’échec de traitement, afin, disait-il, qu’ils ne soient pas incarcérés avec des « criminels de grand chemin » et qu’ils n’aient pas à accomplir des peines de prison interminables (Gardner, "Sex Abuse Hysteria", note 356, 119).
Sur le plan politique, Gardner a activement œuvré pour l’abolition du signalement obligatoire d’agressions sexuelles sur mineurs, pour l’abolition de la garantie de protection pour les professionnels signalant un cas de maltraitance sur enfant, et pour la création de programmes financés au niveau fédéral destinés à aider les personnes se disant victimes de fausses accusations.
L’organisation NAMBLA, tout comme Gardner, affirme que les relations sexuelles entre adultes et enfants sont normales, saines et bénéfiques pour les enfants.
Les partisans de la pédophilie et les scientifiques qui les soutiennent affirment, en ignorant délibérément les preuves des dégâts causés par la pédophilie sur les enfants des deux sexes, que les enfants ne souffrent pas des contacts sexuels qu’ils peuvent expérimenter avec des adultes; ils disent même que refuser aux enfants ces contacts sexuels revient à bafouer leurs droits.
Gardner et NAMBLA ont donc l’un comme l’autre déclaré que les relations sexuelles entre adultes et enfants sont sans conséquences pour ces derniers et qu’elles leur sont même bénéfiques. L’un et l’autre disent condamner et détester les conduites d’exploitation et d’agression sexuelles mais aucun ne définit la notion d’agression sexuelle sur enfant.
Le fait que le SAP trouve son origine dans une théorie que l’on peut aisément qualifier de « pro-pédophile » pose quelques soucis pratiques en matière judiciaire et législative.
Les origines et l’utilisation du SAP montrent qu’il est un outil politique et légal inventé et utilisé pour protéger les agresseurs d’enfants de poursuites judiciaires et pour promouvoir leurs contacts sans entrave avec ces enfants au travers d’ordonnances judiciaires leur en attribuant la garde totale.
Le SAP considère que les femmes et les enfants enfreignent les règles du patriarcat lorsqu’ils se permettent de manquer de respect ou lorsqu’ils refusent de faire preuve de respect à l’égard des hommes.
Le SAP présume a priori que toute plainte de violence masculine est nécessairement infondée : ce qui est un déni patent des preuves circonstanciées démontrant que les hommes utilisent plus la violence que les femmes et ressemble à un rappel de la loi patriarcale selon laquelle la violence masculine à l’encontre des femmes et des enfants est légale.
Le SAP condamne les femmes qui font usage de leur droit à agir en justice : ce faisant il réédite la règle patriarcale selon laquelle les femmes sont dépourvues de droits légaux.
Ainsi, il apparaît que les promoteurs du SAP recherchent le moyen de faire intervenir l’Etat afin qu’il prenne des mesures coercitives à l’encontre de femmes et d’enfants, qu’il écoute les doléances d’hommes qui exigent qu’on leur manifeste affection et respect et qu’il protège sans condition les liens entre des criminels sexuels et leurs enfants victimes, en leur en attribuant la garde totale.
Sources :
* Hoult, Jennifer,"The Evidentiary Admissibility of PAS" (http://www.abusosexualinfantilno.org/base/spip.php?article16)
* Dallam, Stephanie, "Examen critique des théories et opinions du Dr Richard Gardner en matière de sexualité atypique, de pédophilie et de traitement" (http://sisyphe.org/article.php3?id_article=296).
Posté par ContreleMensonge à 20:11 - Permalien [#]
FLORILEGE DE CITATIONS DE RICHARD GARDNER
Pour finir le portrait édifiant de cet individu, voici quelques phrases issues de ses livres..
* "Intrafamilial pedophilia (that is, incest) is widespread and ... is probably an ancient tradition", Gardner, R.A. (1991). Sex Abuse Hysteria: Salem Witch Trials Revisited .
Cresskill, NJ: Creative Therapeutics, 119.
=>Traduction : "La pédophilie intra-familiale, c'est-à-dire l'inceste, est répandue et ... est probablement une tradition ancienne".
* "Western society is excessively moralistic and punitive toward pedophiles. The Draconian punishments meted out to pedophiles go far beyond what I consider to be the gravity of the crime." Gardner, R.A. (1991), Sex Abuse Hysteria: Salem Witch Trials Revisited, Cresskill, NJ: Creative Therapeutics, 118.
=>Traduction : "La société occidentale est excessivement moralisatrice à l'égard des pédophiles. A mes yeux, les punitions draconiennes infligées aux pédophiles vont bien au-delà de la gravité des faits qu'on leur reproche".
* "It is of interest that of all the ancient peoples it may very well be that the Jews were the only ones who were punitive toward pedophiles. Early Christian proscriptions against pedophilia appear to have been derived from the earlier
teachings of the Jews, and our present overreaction to pedophilia represents an exaggeration of Judeo-Christian principles.."(Gardner, R.A. (1992). True and false accusations of child sex abuse, Cresskill, NJ: Creative Therapeutics pp. 46-7).
=>Traduction : "Il est intéressant de noter que parmi les peuples de l'Antiquité, seuls les Juifs avaient une attitude punitive envers les pédophiles. Chez les premiers chrétiens, l'interdiction de la pédophilie provient directement de l'enseignement du Judaïsme, et notre réaction exagérée envers la pédophilie à l'heure actuelle est une exagération de ces principes judéo-chrétiens.."
* "There is good reason to believe that most, if not all, children have the capacity to reach orgasm at the time they are born." (Gardner, R.A. (1992), True and false accusations of child sex abuse, Cresskill, NJ: Creative Therapeutics. p 15)
=>Traduction: "Nous sommes fondés à croire que la plupart, sinon tous les enfants, ont la capacité d'atteindre un orgasme dès leur naissance".
* "Some children experience high sexual urges in early infancy and the normal child exhibits a wide variety of sexual fantasies and behaviors, many of which would be labeled as `sick' or `perverted' if exhibited by adults" ( Gardner, R.A. (1991, Sex Abuse Hysteria: Salem Witch Trials Revisited, Cresskill, NJ: Creative Therapeutics, p. 12).
=>Traduction : "Certains enfants expérimentent de puissants désirs sexuels dès le plus jeune âge et l'enfant normal présente une grande variété de fantasmes et comportements sexuels qui seraient taxés de 'pathologiques' ou 'pervers' s'ils étaient le fait d'adultes".
* "The sexually abused child is generally considered to be the victim, though the child may initiate sexual encounters by "seducing" the adult". Gardner, R.A. (1986), "Child Custody Litigation: A Guide for Parents and Mental Health Professionals", Cresskill, NJ : Creative Therapeutics, p 93.
=>Traduction : "L'enfant victime d'agressions sexuelles est généralement tenu pour une victime alors que l'enfant peut perfaitement initier des rencontres sexuelles en 'séduisant' l'adulte".
* "The younger the survival machine at the time sexual urges appear, the longer will be the span of procreative capacity, and the greater the likelihood the individual will create more survival machines in the next generation." Gardner, R. A. (1992), "True and false accusations of child sex abuse", Cresskill, NJ: Creative Therapeutics, pp.24-5.
=>Traduction : "Plus la machine à survie est jeune au moment de l'apparition des pulsions sexuelles, plus durable sera sa capacité procréatrice et plus grande la probabilité que cet individu engendre d'autres machines à survie dans la génération suivante."
* "Of relevance here is the belief by many of these therapists that a sexual encounter between an adult and a child--no matter how short, no matter how tender, loving, and non-painful--automatically and predictably must be psychologically traumatic to the child". Gardner, R. A. (1992), "True and false accusations of child sex abuse", Cresskill, NJ: Creative Therapeutics, pp. 670.
=>Traduction : « Il est important de souligner ici que beaucoup de ces thérapeutes croient qu’une rencontre sexuelle entre un adulte et un enfant – même brève, même tendre, aimante et non douloureuse – est automatiquement et immanquablement traumatisante pour l’enfant. ».
* "Her own diminished guilt over masturbation will make it easier for her to encourage the practice in her daughter, if this is warranted. And her increased sexuality may lessen the need for her husband to return to their daughter for sexual gratification."
Gardner, R. A., "True and false accusations of child sex abuse", Cresskill, NJ: Creative Therapeutics. 1992, p. 585.
=>Traduction (parlant de la mère de l'enfant incestué) : « La réduction de sa culpabilité par rapport à la masturbation l’aidera à encourager cette pratique chez sa fille, au besoin. Et le gain de sexualité de la mère pourrait réduire le besoin qu’éprouve son mari de retourner vers leur fille pour des satisfactions sexuelles. ».
* "He has to be helped to appreciate that, even today, it is a widespread and accepted practice among literally billions of people. He has to appreciate that in our Western society especially, we take a very punitive and moralistic attitude toward such inclinations. He has had a certain amount of bad luck with regard to the place and time he was born with regard to social attitudes toward pedophilia", Gardner R. A., "True and false accusations of child sex abuse", Cresskill, NJ: Creative Therapeutics. 1992, p. 593.
=>Traduction (parlant du père incestueux): « On doit l’aider à reconnaître que, même aujourd’hui, [la pédophilie] est une pratique largement répandue et acceptée, littéralement, par des milliards de gens. Il doit considérer que, dans notre société occidentale en particulier, nous avons une attitude très punitive et moralisante envers de telles tendances. En fait, il a simplement été quelque peu malchanceux d'être né en ce lieu et en cette époque pour ce qui est des attitudes sociales à l’égard de la pédophilie."
Sources :
* Gardner, Richard, A. (1991) "Sex Abuse Hysteria: Salem Witch Trials Revisited", Cresskill, NJ: Creative Therapeutics
* Gardner, Richard, A. (1992) "True and false accusations of child sex abuse", Cresskill, NJ: Creative Therapeutics
* Gardner, Richard, A. (1986) "Child Custody Litigation: A Guide for Parents and Mental Health Professionals", Cresskill , NJ : Creative Therapeutics.
Une dernière chose :
diffusez autour de vous les informations que vous trouvez ici.
Il est capital d'ouvrir une brèche dans le discours de promotion de ce personnage et de sa théorie.
Richard Gardner méprisait ouvertement les femmes et faisait la promotion de la sexualité pédophile.
Tous ceux qui reprennent à leur compte le discours et les théories de Gardner doivent savoir ce qu'ils font et de quel côté ils se placent.
Tous ceux qui tentent d'introduire en justice le SAP doivent savoir d'où il provient, et, lorsqu'ils en seront informés, doivent cesser de promouvoir une théorie aussi douteuse et aussi coupablement proche des milieux pédophiles.
Posté par ContreleMensonge à 17:01 - Permalien [#]
FONTE: http://forum.aufeminin.com/
http://contrelesap.canalblog.com/
JE DONNE LA PAROLE À M. RICHARD GARDNER, DANS L'EXPOSITION DE SES EXPÉRIENCES:
(...)
Qui a été appelé pour les données sur l'évolution de la situation ?
Dans tous les cas la personne qui a été appelée à fournir des informations sur
l'évolution de la situation était le parent aliéné. C'étaient les personne qui avaient
été victimisées par les endoctrinements de SAP, qui a souffert le plus, et qui, je le
pense, est le plus réceptif à parler avec moi au sujet de leurs expériences. Ceci
s'est avéré être le cas. Je n'ai pas appelé les parents aliénateurs parce que j'ai
suspecté (et je crois avec justification) qu'ils ne seraient pas coopéreraient pas
entièrement avec moi en ce qui concerne la fourniture des informations précises.
Je ne crois pas non plus qu'ils seraient réceptifs à passer du temps avec moi au
téléphone afin que je puisse obtenir des données appropriées. Je discuterai cette
question plus loin dans la section "limitations de l'étude."
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Quelles questions ont été posées ?
Au cours de l'enquête j'ai posé des questions dans 3 secteurs, pas nécessairement
dans cet ordre :
1. Les enfants sont-ils encore aliénés contre vous ?
2. Décrivez le degré d'aliénation. (ici j’ai essayé d’évaluer si l'aliénation était
dans la catégorie douce, modérée, ou grave.)
3. Combien de temps l'enfant (les enfants) a-t-il été aliéné ?
(...)
DISCUSSION
Cette étude fournit la confirmation de mon observation de longue date : la mesure
thérapeutique la plus efficace que l'on puisse utiliser pour des enfants de victime
de SAP est la réduction de leur accès au parent aliénateur. Dans certains cas,
cette réduction exige le transfert de résidence. Dans d'autres cas, la réduction du
temps d'accès des aliénateurs peut se montrer efficace. Seuls les tribunaux ont le
pouvoir d'effectuer une telle réduction d'accès. Le principe ici est semblable à celui
utilisé pour traiter les patients qui ont été endoctrinés dans une secte. Avant
qu'on puisse les traiter, on doit réduire, si ce n'est éliminer entièrement, leur
participation avec les gourous de la secte. Bien que, dans le cas d'une secte, il y
ait l’espoir d’éloignement complet de la victime de la secte, dans le cas du SAP
l’objectif de soustraire un enfant à un parent est entièrement différent.. Dans la
plupart des cas, l'endoctrineur de SAP peut fournir à l'enfant des apports
psychologiquement salutaires malgré le fait que l'enfant soit également
programmé.
Ainsi, la réduction de l'accès n'est pas aussi facilement accompli avec des enfants
victimes de SAP qu'il peut l'être pour des enfants programmés par les gourous
d'une secte.
L'étude fournit également la justification de mon observation de longue date: le
rapport que l'enfant établit avec le parent aliéné est potentiellement la mesure
préventive la plus puissante contre le SAP et un antidote très puissant aux
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symptômes de SAP dans beaucoup de cas.
L'étude fournit également la confirmation de mon observation de longue date: la
thérapie traditionnelle est de peu si ce n'est d'aucune valeur pour la grande
majorité d'enfants victimes de SAP. En fait, dans la plupart des cas ils ne font
qu’aggraver la situation, parce que les thérapeutes traditionnels font
habituellement juste l'opposé de ce dont les enfants SAP ont besoin.
Il est important de noter que les 7 cas dans lesquels les enfants ont réduit les
symptômes de SAP, malgré le refus du tribunal de réduire l'accès aux aliénateurs,
étaient des cas où les enfants étaient adolescents et donc capables sciemment
d’appréhender et d’évaluer le processus de programmation. Dans ces cas, aussi
bien, il y avait des modèles comportementaux de l'aliénateur qui ont facilité la
réconciliation de l'enfant avec le parent aliéné.
Il y avait une certaine négligence et même des abus imposés par le parent
aliénateur (le cas numéro 96 étant l'exemple le plus dramatique d'un tel abus) ce
qui a contribué à la réconciliation de l'enfant avec le parent aliéné. Bien que 7 cas
ne puissent pas être raisonnablement considérés comme une preuve définitive, le
phénomène doit être noté. Ce serait une erreur, cependant, de conclure que cela
représente une possibilité. Le lecteur doit se rappeler que ceci s'est seulement
produit dans 9.1 pour cent des 77 cas dans lesquels le tribunal n'a pas changé la
garde ou réduit l'accès des aliénateurs. Ce chiffre doit être comparé au taux de
succès de 100 pour cent quand des enfants de SAP ont été transférés à la garde
du parent aliéné et/ou qu'il y avait une restriction significative de l'accès des
aliénateurs aux enfants.
LIMITES DE L'ETUDE
Une limite possible de cette étude serait mon échec à conduire des entretiens avec
les aliénateurs. Cependant, comme je l’ai déjà expliqué, la probabilité d’obtenir la
coopération d’un pourcentage minimal des aliénateurs était extrêmement faible.
Dans chaque cas, l'aliénateur était habituellement fâché contre moi parce que mes
recommandations ont impliqué la réduction de son accès aux enfants ou le
transfert de résidence.
Dans tous les cas où ma participation a été, au début, sollicitée par une des
parties, je lui ai présenté ma préférence pour l'évaluation idéale, à savoir, dans
laquelle j'aurais l'occasion de conduire des entretiens cliniques avec les parents et
l'enfant (les enfants), individuellement et dans des combinaisons variables. De
telles tentatives n'ont pas réussi dans certains cas, et ceci représente une limite de
l'étude. Cependant, dans tous les cas, j'ai passé en revue un matériel très vaste et
n'ai inclus aucun enfant dans cette étude complémentaire sans avoir été
entièrement convaincu qu'il souffrait de symptômes de SAP. Le SAP est un
désordre relativement "pur" une fois qu’on le compare à d'autres perturbations
psychiatriques et il se diagnostique aisément -- particulièrement quand le
symptôme modéré et grave est présent.
Enfin, j’ai été la seule personne à faire des entretiens de suivi. En tant que
personne qui a également fait les évaluations initiales et qui est venue à la
conclusion qu'un SAP était présent, on pourrait arguer du fait qu'un interviewer
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entièrement indépendant devrait avoir été employé pour rassembler les données
de suivi afin d'éviter la polarisation possible de ma personne dans les entrevues de
suivi de mes propres clients. Un argument contre l'utilisation d'une autre partie
en tant qu'interviewer de suivi, est le fait que j'avais déjà établi un bon rapport
avec tous les parents victimisés, et qu’ainsi je pouvais compter sur eux pour me
fournir leur temps et leur conviction pour un entretien de suivi.
(...)
SOURCE: http://www.acalpa.org/lettres_ouvertes.htm
MON COMMENTAIRE:
Si le "pauvre homme" était sincère dans ce qu'il dit, ne voulant pas séparer les enfants de son parent gardien que dans les cas où celui-ci réprésentait un risque, alors il serait bien deçu de voir ce qui se passe à présent!
Je l'imagine même poursuivre ses expériences, cette fois dans le sens de prouver qu'il existe un grand nombre de cas où on fait des fausses alégations d'aliénation parentale, étant -vous le savez bien- les femmes les principales victimes.
À présent, un grand nombre de mères se voit séparée de ses enfants, parfois emprisonnée, jugées d'être aliénantes. Celà se passe à côté de vous.
Faute de la théorie de Gardner, quoi que ce soit qu'il en voulait exprimer.
LA VERITE SUR RICHARD GARDNER ET LE "SYNDROME D'ALIENATION PARENTALE"
L'ambition de ce site est de renseigner objectivement les personnes cherchant à s'informer sur le Syndrome d'Aliénation Parentale et son inventeur Richard Gardner.
Les agresseurs ont toujours intérêt à discréditer systématiquement la parole des enfants : cela leur permet de poursuivre leurs exactions en toute tranquillité et en toute impunité...
Il y a moins de 10 ans, on avait déjà vu la déferlante des "fausses allégations" voler au secours des parents incestueux et/ou violents pour leur permettre de se laver des accusations formulées contre eux par leurs enfants.
Aujourd'hui la mode a changé : on ne parle plus tellement de "fausses allégations" mais plutôt de Syndrome d'Alénation Parentale ou d'Aliénation Parentale.
Mais l'objectif est toujours le même : baîllonner les enfants. Empêcher qu'ils s'expriment, qu'ils dénoncent ce qu'ils ont subi, et, s'ils parviennent toutefois à parler, discréditer leur témoignage.
Des personnages peu scrupuleux battent à l'heure actuelle la campagne pour tenter de faire "reconnaître" cette supercherie discréditée depuis longtemps aux Etats-Unis.
Ils luttent de toutes leurs forces et sur tous les terrains : on les voit intervenir sur divers forums, sur Wikipédia (où les deux entrées "SAP" et "Richard Gardner" sont prises d'assaut par leurs défenseurs qui vandalisent systématiquement toute contribution qui toucherait à leur icône et à son "invention"), dans des congrès, sur des sites internet, dans des revues de droit...
Bref : nous sommes en pleine période de propagande.
Il est donc capital de remettre les choses à plat et de se référer aux écrits-même de Gardner, afin de s'en faire une opinion fondée.
Il est important de souligner que toutes les informations référencées ici sont rigoureusement vérifiées et sourcées. Il suffira de se reporter aux références indiquées pour s'en assurer.
Posté par ContreleMensonge à 20:14 - Permalien [#]
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QUI ETAIT REELLEMENT RICHARD GARDNER?
Psychiatre dans le secteur privé, Richard Gardner a toujours prétendu enseigner comme professeur à la faculté de médecine et de chirurgie de l'Université de Columbia.
Après de multiples vérifications, il apparaît que si Richard Gardner disposait bien d'un cabinet de consultations psychiatriques privé, il n'a jamais été salarié de l'Université de Columbia, dans laquelle il n'a jamais exercé.
Richard Gardner était simplement parvenu à s'introduire à la faculté de médecine et de chirurgie de cette université en tant que bénévole : il n'a jamais été recruté par la moindre commission de spécialistes, n'y a jamais enseigné ou publié quoi que ce soit et n'a jamais été payé (source : Hoult Jennifer, The Evidentiary Admissibility of PAS, note 288).
En 1985, Richard Gardner inventait une théorie, le "SAP", "Syndrome d'Aliénation Parentale", et tentait de la faire reconnaître par ses pairs.
N'y parvenant pas, Richard Gardner fondait sa propre maison d'édition, "Creative Therapeutics", afin de publier ses travaux à compte d'auteur. Gardner parvenait par ce biais à donner quelque notoriété à son invention.
Entre 1985 et 2003, date de sa mort, Gardner a ainsi publié une bonne dizaine de livres, tous à compte d'auteur. Aucun d'entre eux n'a jamais été soumis à la moindre évaluation du moindre spécialiste en psychiatrie.
Parallèlement, Richard Gardner publiait des articles dans des revues de droit, c'est-à-dire des revues non dotées d'un comité de re-lecture spécialisé en psychiatrie et devenait expert près les tribunaux. Cette activité d'expert lui a permis de propager son invention auprès des cours de justice, notamment des tribunaux familiaux, et de gagner sa vie.
Le SAP, Syndrome d'Aliénation Parentale, n'ayant aucune validité médicale (il ne repose sur aucun symptôme médical défini ni sur aucune diagnostic précis), a systématiquement été rejeté par la communauté scientifique, médicale et psychiatrique aux Etats-Unis : il n'a donc jamais été référencé dans le DSM (manuel diagnostic de psychatrie aux Etats-Unis).
A l'âge de 72 ans, après une carrière passée à museler les victimes et à incriminer les femmes, Richard Gardner se suicidait d'une vingtaine de coups de couteau dans le ventre (mai 2003).
Sources :
* Hoult Jennifer, "The Evidentiary Admissibility of PAS" (http://www.abusosexualinfantilno.org/base/spip.php?article16)
* Dallam Stephanie, "Le Syndrome d’Aliénation Parentale a-t-il une base empirique ? Examen critique des théories et opinions de R. Gardner" et "Examen critique des théories et opinions du Dr Richard Gardner en matière de sexualité atypique, de pédophilie et de traitement" (http://sisyphe.org/article.php3?id_article=294 et http://sisyphe.org/article.php3?id_article=296)
* Emery Robert, "SAP : la charge de la preuve incombe à ses défenseurs" (http://sisyphe.org/article.php3?id_article=1715)
* Walker Lenore, "A Critical Analysis of Parental Alienation Syndrome and Its Admissibility in the Family Court" (http://www.ingentaconnect.com/content/haworth/jcc/2004/00000001/00000002/art00003)
Posté par ContreleMensonge à 20:13 - Permalien [#]
ABSENCE DE FIABILITE SCIENTIFIQUE DU SAP
Dans l'ouvrage "True and False Allegations of Child Sex Abuse", publié à compte d'auteur, Gardner affirme, sans se référer à la moindre étude empirique, que toutes les paraphilies sexuelles humaines (c’est-à-dire les comportements déviants) seraient des mécanismes d’adaptation naturels qui stimuleraient la procréation et augmenteraient donc les chances de survie de l’espèce.
Ainsi, la pédophilie, le sadisme, le viol, la nécrophilie, la zoophilie, la coprophilie et d’autres paraphilies assureraient la survie de l’espèce en stimulant la procréation. Gardner se représentait les hommes comme des donneurs de sperme et les femmes comme des réceptacles à sperme : il prétendait que ces comportements sexuels « atypiques » servent à encourager la production de sperme chez les hommes et ainsi à augmenter les chances d’appareillage avec une personne susceptible de concevoir un enfant. Gardner considérait toute situation dans laquelle une femme devenait un réceptacle à sperme comme une chance de survie pour l’espèce. Il affirmait que les femelles humaines seraient naturellement « passives » et que le viol ou l’inceste résulteraient de cette passivité: il déclarait en effet que la passivité sexuelle des femmes les conduisait à devenir des victimes masochistes de viol, des victimes qui « ressentent du plaisir à être battues, ligotées et soumises à des mauvais traitements », comme si c’était là « le prix qu’elles sont prêtes à payer pour obtenir la gratification de recevoir du sperme » (Gardner, True and False Accusations, note 27, 26).
Il affirmait que l’inceste n’est pas dangereux en soi ; paraphrasant Shakespeare, il ajoutait, « c’est d’y réfléchir qui le rend dangereux ».
Gardner déclarait que les activités sexuelles entre les adultes et les enfants feraient « partie du répertoire naturel de l’activité sexuelle humaine » (Gardner, "True and False Accusations", note 27, 24) et que la sexualité entre adultes et enfants serait une pratique constructive du point de vue de la procréation, la pédophilie permettant selon lui de « charger à bloc » l’enfant, le rendant « hyper sexualisé » et ainsi plus enclin à rechercher des expériences sexuelles qui stimuleront la procréation.
L’analyse de Gardner se concentrant surtout sur les hommes adeptes de paraphilies, il précisait que la sexualité homosexuelle augmente elle aussi les chances de reproduction de l’espèce, malgré le fait que les homosexuels ne pratiquent que rarement la sexualité hétérosexuelle (c’est-à-dire à visée reproductive).
Gardner affirmait que le mal causé par les paraphilies sexuelles ne provenait pas d’elles à proprement parler mais uniquement de la stigmatisation sociale dont elles sont l’objet. Il affirmait que les amateurs de paraphilies méritent d’être respectés et compris.
Sources :
* Hoult Jennifer, "The Evidentiary Admissibility of PAS"(http://www.abusosexualinfantilno.org/base/spip.php?article16)
* Dallam Stephanie, "Examen critique des théories et opinions du Dr Richard Gardner en matière de sexualité atypique, de pédophilie et de traitement" (http://sisyphe.org/article.php3?id_article=296)
Posté par ContreleMensonge à 20:12 - Permalien [#]
GARDNER ET L'ASSOCIATION NAMBLA
Le point de vue de Gardner sur les relations sexuelles entre adultes et enfants s’aligne sur celui développé par les tenants de la légalisation de la sexualité entre adultes et mineurs et par des groupes pro-pédophiles tels que NAMBLA (North American Man Boy Love Association).
Cette association, créée en 1978, se décrit comme une « organisation politique pour les droits civiques et l’éducation » dont le but est de «mettre fin à l’oppression dont sont victimes les hommes et les garçons qui entretiennent des rapports consentants ». L’association affirme qu’elle « ne s’engage dans aucune activité contraire à la loi, et n’incite personne à l’enfreindre ».
NAMBLA fournit pourtant de la documentation et son soutien aux criminels sexuels emprisonnés, les qualifiant de « personnes indûment incarcérées » pour des « relations amoureuses consenties entre personnes d’âges différents » au lieu de les décrire comme des hommes emprisonnés pour avoir transgressé la loi et causé du mal à des enfants.
Gardner et NAMBLA affirment que les relations sexuelles entre enfants et adultes sont biologiquement naturelles et qu’elles ne sont pas nécessairement mauvaises pour l’enfant : si l’enfant en retire une souffrance, disent-ils, ce n’est pas à cause de la relation en elle-même mais parce que la société stigmatise cette pratique. Selon Gardner « le caractère traumatisant de ces expériences (c’est-à-dire ces rencontres sexuelles entre adultes et enfants) dépend surtout de la réaction de la société face à elle. Il déclarait d’ailleurs :
« De nombreuses sociétés ont été injustement répressives à l’égard de ceux qui ont des tendances sexuelles paraphiles (c’est-à-dire les pédophiles, les violeurs, etc.) et n’ont pas prêté attention aux facteurs génétiques qui peuvent les expliquer. Prendre en considération cette dimension pourrait permettre de mieux tolérer ceux qui ont des penchants sexuels atypiques. J’espère que cette théorie permettra de mieux comprendre et respecter ces individus qui par ailleurs jouent un rôle dans la survie de l’espèce » (Gardner "True and False Accusation", note 27, 670).
Gardner affirmait que les « récidivistes doivent être mis au ban de la société » mais il déclarait aussi qu’ils ne devaient être emprisonnés qu’en cas d’échec de traitement, afin, disait-il, qu’ils ne soient pas incarcérés avec des « criminels de grand chemin » et qu’ils n’aient pas à accomplir des peines de prison interminables (Gardner, "Sex Abuse Hysteria", note 356, 119).
Sur le plan politique, Gardner a activement œuvré pour l’abolition du signalement obligatoire d’agressions sexuelles sur mineurs, pour l’abolition de la garantie de protection pour les professionnels signalant un cas de maltraitance sur enfant, et pour la création de programmes financés au niveau fédéral destinés à aider les personnes se disant victimes de fausses accusations.
L’organisation NAMBLA, tout comme Gardner, affirme que les relations sexuelles entre adultes et enfants sont normales, saines et bénéfiques pour les enfants.
Les partisans de la pédophilie et les scientifiques qui les soutiennent affirment, en ignorant délibérément les preuves des dégâts causés par la pédophilie sur les enfants des deux sexes, que les enfants ne souffrent pas des contacts sexuels qu’ils peuvent expérimenter avec des adultes; ils disent même que refuser aux enfants ces contacts sexuels revient à bafouer leurs droits.
Gardner et NAMBLA ont donc l’un comme l’autre déclaré que les relations sexuelles entre adultes et enfants sont sans conséquences pour ces derniers et qu’elles leur sont même bénéfiques. L’un et l’autre disent condamner et détester les conduites d’exploitation et d’agression sexuelles mais aucun ne définit la notion d’agression sexuelle sur enfant.
Le fait que le SAP trouve son origine dans une théorie que l’on peut aisément qualifier de « pro-pédophile » pose quelques soucis pratiques en matière judiciaire et législative.
Les origines et l’utilisation du SAP montrent qu’il est un outil politique et légal inventé et utilisé pour protéger les agresseurs d’enfants de poursuites judiciaires et pour promouvoir leurs contacts sans entrave avec ces enfants au travers d’ordonnances judiciaires leur en attribuant la garde totale.
Le SAP considère que les femmes et les enfants enfreignent les règles du patriarcat lorsqu’ils se permettent de manquer de respect ou lorsqu’ils refusent de faire preuve de respect à l’égard des hommes.
Le SAP présume a priori que toute plainte de violence masculine est nécessairement infondée : ce qui est un déni patent des preuves circonstanciées démontrant que les hommes utilisent plus la violence que les femmes et ressemble à un rappel de la loi patriarcale selon laquelle la violence masculine à l’encontre des femmes et des enfants est légale.
Le SAP condamne les femmes qui font usage de leur droit à agir en justice : ce faisant il réédite la règle patriarcale selon laquelle les femmes sont dépourvues de droits légaux.
Ainsi, il apparaît que les promoteurs du SAP recherchent le moyen de faire intervenir l’Etat afin qu’il prenne des mesures coercitives à l’encontre de femmes et d’enfants, qu’il écoute les doléances d’hommes qui exigent qu’on leur manifeste affection et respect et qu’il protège sans condition les liens entre des criminels sexuels et leurs enfants victimes, en leur en attribuant la garde totale.
Sources :
* Hoult, Jennifer,"The Evidentiary Admissibility of PAS" (http://www.abusosexualinfantilno.org/base/spip.php?article16)
* Dallam, Stephanie, "Examen critique des théories et opinions du Dr Richard Gardner en matière de sexualité atypique, de pédophilie et de traitement" (http://sisyphe.org/article.php3?id_article=296).
Posté par ContreleMensonge à 20:11 - Permalien [#]
FLORILEGE DE CITATIONS DE RICHARD GARDNER
Pour finir le portrait édifiant de cet individu, voici quelques phrases issues de ses livres..
* "Intrafamilial pedophilia (that is, incest) is widespread and ... is probably an ancient tradition", Gardner, R.A. (1991). Sex Abuse Hysteria: Salem Witch Trials Revisited .
Cresskill, NJ: Creative Therapeutics, 119.
=>Traduction : "La pédophilie intra-familiale, c'est-à-dire l'inceste, est répandue et ... est probablement une tradition ancienne".
* "Western society is excessively moralistic and punitive toward pedophiles. The Draconian punishments meted out to pedophiles go far beyond what I consider to be the gravity of the crime." Gardner, R.A. (1991), Sex Abuse Hysteria: Salem Witch Trials Revisited, Cresskill, NJ: Creative Therapeutics, 118.
=>Traduction : "La société occidentale est excessivement moralisatrice à l'égard des pédophiles. A mes yeux, les punitions draconiennes infligées aux pédophiles vont bien au-delà de la gravité des faits qu'on leur reproche".
* "It is of interest that of all the ancient peoples it may very well be that the Jews were the only ones who were punitive toward pedophiles. Early Christian proscriptions against pedophilia appear to have been derived from the earlier
teachings of the Jews, and our present overreaction to pedophilia represents an exaggeration of Judeo-Christian principles.."(Gardner, R.A. (1992). True and false accusations of child sex abuse, Cresskill, NJ: Creative Therapeutics pp. 46-7).
=>Traduction : "Il est intéressant de noter que parmi les peuples de l'Antiquité, seuls les Juifs avaient une attitude punitive envers les pédophiles. Chez les premiers chrétiens, l'interdiction de la pédophilie provient directement de l'enseignement du Judaïsme, et notre réaction exagérée envers la pédophilie à l'heure actuelle est une exagération de ces principes judéo-chrétiens.."
* "There is good reason to believe that most, if not all, children have the capacity to reach orgasm at the time they are born." (Gardner, R.A. (1992), True and false accusations of child sex abuse, Cresskill, NJ: Creative Therapeutics. p 15)
=>Traduction: "Nous sommes fondés à croire que la plupart, sinon tous les enfants, ont la capacité d'atteindre un orgasme dès leur naissance".
* "Some children experience high sexual urges in early infancy and the normal child exhibits a wide variety of sexual fantasies and behaviors, many of which would be labeled as `sick' or `perverted' if exhibited by adults" ( Gardner, R.A. (1991, Sex Abuse Hysteria: Salem Witch Trials Revisited, Cresskill, NJ: Creative Therapeutics, p. 12).
=>Traduction : "Certains enfants expérimentent de puissants désirs sexuels dès le plus jeune âge et l'enfant normal présente une grande variété de fantasmes et comportements sexuels qui seraient taxés de 'pathologiques' ou 'pervers' s'ils étaient le fait d'adultes".
* "The sexually abused child is generally considered to be the victim, though the child may initiate sexual encounters by "seducing" the adult". Gardner, R.A. (1986), "Child Custody Litigation: A Guide for Parents and Mental Health Professionals", Cresskill, NJ : Creative Therapeutics, p 93.
=>Traduction : "L'enfant victime d'agressions sexuelles est généralement tenu pour une victime alors que l'enfant peut perfaitement initier des rencontres sexuelles en 'séduisant' l'adulte".
* "The younger the survival machine at the time sexual urges appear, the longer will be the span of procreative capacity, and the greater the likelihood the individual will create more survival machines in the next generation." Gardner, R. A. (1992), "True and false accusations of child sex abuse", Cresskill, NJ: Creative Therapeutics, pp.24-5.
=>Traduction : "Plus la machine à survie est jeune au moment de l'apparition des pulsions sexuelles, plus durable sera sa capacité procréatrice et plus grande la probabilité que cet individu engendre d'autres machines à survie dans la génération suivante."
* "Of relevance here is the belief by many of these therapists that a sexual encounter between an adult and a child--no matter how short, no matter how tender, loving, and non-painful--automatically and predictably must be psychologically traumatic to the child". Gardner, R. A. (1992), "True and false accusations of child sex abuse", Cresskill, NJ: Creative Therapeutics, pp. 670.
=>Traduction : « Il est important de souligner ici que beaucoup de ces thérapeutes croient qu’une rencontre sexuelle entre un adulte et un enfant – même brève, même tendre, aimante et non douloureuse – est automatiquement et immanquablement traumatisante pour l’enfant. ».
* "Her own diminished guilt over masturbation will make it easier for her to encourage the practice in her daughter, if this is warranted. And her increased sexuality may lessen the need for her husband to return to their daughter for sexual gratification."
Gardner, R. A., "True and false accusations of child sex abuse", Cresskill, NJ: Creative Therapeutics. 1992, p. 585.
=>Traduction (parlant de la mère de l'enfant incestué) : « La réduction de sa culpabilité par rapport à la masturbation l’aidera à encourager cette pratique chez sa fille, au besoin. Et le gain de sexualité de la mère pourrait réduire le besoin qu’éprouve son mari de retourner vers leur fille pour des satisfactions sexuelles. ».
* "He has to be helped to appreciate that, even today, it is a widespread and accepted practice among literally billions of people. He has to appreciate that in our Western society especially, we take a very punitive and moralistic attitude toward such inclinations. He has had a certain amount of bad luck with regard to the place and time he was born with regard to social attitudes toward pedophilia", Gardner R. A., "True and false accusations of child sex abuse", Cresskill, NJ: Creative Therapeutics. 1992, p. 593.
=>Traduction (parlant du père incestueux): « On doit l’aider à reconnaître que, même aujourd’hui, [la pédophilie] est une pratique largement répandue et acceptée, littéralement, par des milliards de gens. Il doit considérer que, dans notre société occidentale en particulier, nous avons une attitude très punitive et moralisante envers de telles tendances. En fait, il a simplement été quelque peu malchanceux d'être né en ce lieu et en cette époque pour ce qui est des attitudes sociales à l’égard de la pédophilie."
Sources :
* Gardner, Richard, A. (1991) "Sex Abuse Hysteria: Salem Witch Trials Revisited", Cresskill, NJ: Creative Therapeutics
* Gardner, Richard, A. (1992) "True and false accusations of child sex abuse", Cresskill, NJ: Creative Therapeutics
* Gardner, Richard, A. (1986) "Child Custody Litigation: A Guide for Parents and Mental Health Professionals", Cresskill , NJ : Creative Therapeutics.
Une dernière chose :
diffusez autour de vous les informations que vous trouvez ici.
Il est capital d'ouvrir une brèche dans le discours de promotion de ce personnage et de sa théorie.
Richard Gardner méprisait ouvertement les femmes et faisait la promotion de la sexualité pédophile.
Tous ceux qui reprennent à leur compte le discours et les théories de Gardner doivent savoir ce qu'ils font et de quel côté ils se placent.
Tous ceux qui tentent d'introduire en justice le SAP doivent savoir d'où il provient, et, lorsqu'ils en seront informés, doivent cesser de promouvoir une théorie aussi douteuse et aussi coupablement proche des milieux pédophiles.
Posté par ContreleMensonge à 17:01 - Permalien [#]
FONTE: http://forum.aufeminin.com/
http://contrelesap.canalblog.com/
JE DONNE LA PAROLE À M. RICHARD GARDNER, DANS L'EXPOSITION DE SES EXPÉRIENCES:
(...)
Qui a été appelé pour les données sur l'évolution de la situation ?
Dans tous les cas la personne qui a été appelée à fournir des informations sur
l'évolution de la situation était le parent aliéné. C'étaient les personne qui avaient
été victimisées par les endoctrinements de SAP, qui a souffert le plus, et qui, je le
pense, est le plus réceptif à parler avec moi au sujet de leurs expériences. Ceci
s'est avéré être le cas. Je n'ai pas appelé les parents aliénateurs parce que j'ai
suspecté (et je crois avec justification) qu'ils ne seraient pas coopéreraient pas
entièrement avec moi en ce qui concerne la fourniture des informations précises.
Je ne crois pas non plus qu'ils seraient réceptifs à passer du temps avec moi au
téléphone afin que je puisse obtenir des données appropriées. Je discuterai cette
question plus loin dans la section "limitations de l'étude."
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Quelles questions ont été posées ?
Au cours de l'enquête j'ai posé des questions dans 3 secteurs, pas nécessairement
dans cet ordre :
1. Les enfants sont-ils encore aliénés contre vous ?
2. Décrivez le degré d'aliénation. (ici j’ai essayé d’évaluer si l'aliénation était
dans la catégorie douce, modérée, ou grave.)
3. Combien de temps l'enfant (les enfants) a-t-il été aliéné ?
(...)
DISCUSSION
Cette étude fournit la confirmation de mon observation de longue date : la mesure
thérapeutique la plus efficace que l'on puisse utiliser pour des enfants de victime
de SAP est la réduction de leur accès au parent aliénateur. Dans certains cas,
cette réduction exige le transfert de résidence. Dans d'autres cas, la réduction du
temps d'accès des aliénateurs peut se montrer efficace. Seuls les tribunaux ont le
pouvoir d'effectuer une telle réduction d'accès. Le principe ici est semblable à celui
utilisé pour traiter les patients qui ont été endoctrinés dans une secte. Avant
qu'on puisse les traiter, on doit réduire, si ce n'est éliminer entièrement, leur
participation avec les gourous de la secte. Bien que, dans le cas d'une secte, il y
ait l’espoir d’éloignement complet de la victime de la secte, dans le cas du SAP
l’objectif de soustraire un enfant à un parent est entièrement différent.. Dans la
plupart des cas, l'endoctrineur de SAP peut fournir à l'enfant des apports
psychologiquement salutaires malgré le fait que l'enfant soit également
programmé.
Ainsi, la réduction de l'accès n'est pas aussi facilement accompli avec des enfants
victimes de SAP qu'il peut l'être pour des enfants programmés par les gourous
d'une secte.
L'étude fournit également la justification de mon observation de longue date: le
rapport que l'enfant établit avec le parent aliéné est potentiellement la mesure
préventive la plus puissante contre le SAP et un antidote très puissant aux
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symptômes de SAP dans beaucoup de cas.
L'étude fournit également la confirmation de mon observation de longue date: la
thérapie traditionnelle est de peu si ce n'est d'aucune valeur pour la grande
majorité d'enfants victimes de SAP. En fait, dans la plupart des cas ils ne font
qu’aggraver la situation, parce que les thérapeutes traditionnels font
habituellement juste l'opposé de ce dont les enfants SAP ont besoin.
Il est important de noter que les 7 cas dans lesquels les enfants ont réduit les
symptômes de SAP, malgré le refus du tribunal de réduire l'accès aux aliénateurs,
étaient des cas où les enfants étaient adolescents et donc capables sciemment
d’appréhender et d’évaluer le processus de programmation. Dans ces cas, aussi
bien, il y avait des modèles comportementaux de l'aliénateur qui ont facilité la
réconciliation de l'enfant avec le parent aliéné.
Il y avait une certaine négligence et même des abus imposés par le parent
aliénateur (le cas numéro 96 étant l'exemple le plus dramatique d'un tel abus) ce
qui a contribué à la réconciliation de l'enfant avec le parent aliéné. Bien que 7 cas
ne puissent pas être raisonnablement considérés comme une preuve définitive, le
phénomène doit être noté. Ce serait une erreur, cependant, de conclure que cela
représente une possibilité. Le lecteur doit se rappeler que ceci s'est seulement
produit dans 9.1 pour cent des 77 cas dans lesquels le tribunal n'a pas changé la
garde ou réduit l'accès des aliénateurs. Ce chiffre doit être comparé au taux de
succès de 100 pour cent quand des enfants de SAP ont été transférés à la garde
du parent aliéné et/ou qu'il y avait une restriction significative de l'accès des
aliénateurs aux enfants.
LIMITES DE L'ETUDE
Une limite possible de cette étude serait mon échec à conduire des entretiens avec
les aliénateurs. Cependant, comme je l’ai déjà expliqué, la probabilité d’obtenir la
coopération d’un pourcentage minimal des aliénateurs était extrêmement faible.
Dans chaque cas, l'aliénateur était habituellement fâché contre moi parce que mes
recommandations ont impliqué la réduction de son accès aux enfants ou le
transfert de résidence.
Dans tous les cas où ma participation a été, au début, sollicitée par une des
parties, je lui ai présenté ma préférence pour l'évaluation idéale, à savoir, dans
laquelle j'aurais l'occasion de conduire des entretiens cliniques avec les parents et
l'enfant (les enfants), individuellement et dans des combinaisons variables. De
telles tentatives n'ont pas réussi dans certains cas, et ceci représente une limite de
l'étude. Cependant, dans tous les cas, j'ai passé en revue un matériel très vaste et
n'ai inclus aucun enfant dans cette étude complémentaire sans avoir été
entièrement convaincu qu'il souffrait de symptômes de SAP. Le SAP est un
désordre relativement "pur" une fois qu’on le compare à d'autres perturbations
psychiatriques et il se diagnostique aisément -- particulièrement quand le
symptôme modéré et grave est présent.
Enfin, j’ai été la seule personne à faire des entretiens de suivi. En tant que
personne qui a également fait les évaluations initiales et qui est venue à la
conclusion qu'un SAP était présent, on pourrait arguer du fait qu'un interviewer
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entièrement indépendant devrait avoir été employé pour rassembler les données
de suivi afin d'éviter la polarisation possible de ma personne dans les entrevues de
suivi de mes propres clients. Un argument contre l'utilisation d'une autre partie
en tant qu'interviewer de suivi, est le fait que j'avais déjà établi un bon rapport
avec tous les parents victimisés, et qu’ainsi je pouvais compter sur eux pour me
fournir leur temps et leur conviction pour un entretien de suivi.
(...)
SOURCE: http://www.acalpa.org/lettres_ouvertes.htm
MON COMMENTAIRE:
Si le "pauvre homme" était sincère dans ce qu'il dit, ne voulant pas séparer les enfants de son parent gardien que dans les cas où celui-ci réprésentait un risque, alors il serait bien deçu de voir ce qui se passe à présent!
Je l'imagine même poursuivre ses expériences, cette fois dans le sens de prouver qu'il existe un grand nombre de cas où on fait des fausses alégations d'aliénation parentale, étant -vous le savez bien- les femmes les principales victimes.
À présent, un grand nombre de mères se voit séparée de ses enfants, parfois emprisonnée, jugées d'être aliénantes. Celà se passe à côté de vous.
Faute de la théorie de Gardner, quoi que ce soit qu'il en voulait exprimer.
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sábado, 15 de janeiro de 2011
SAP-RISTI!
NOTE:
À TOUS/TOUTES LES INTÉRESSÉ(E)S, IL Y A UN SONDAGE ET DES PÉTITIONS SUR LE CÔTÉ DROIT DE CETTE PAGE. VOTEZ/SIGNEZ, SELON LE CAS, ET SI C'EST BIEN VOTRE CAS. ET SURTOUT, DIVULGUEZ!
mars 2003
Projet de loi au Texas
Syndrome d’Aliénation Parentale : la fin du mythe
Adaptation française par Martin Dufresne et Hélène Palma.
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Un projet de loi est actuellement à l’étude au Texas ; le SAP risque fort d’être définitivement écarté des tribunaux familiaux parce qu’il ne repose sur aucune base scientifique.
Projet de loi n° 1903, Assemblée législative du Texas, déposé en mars 2003 afin d’interdire toute référence au prétendu " syndrome d’aliénation parentale " (SAP)
Éléments de présentation
Les témoignages à caractère scientifique peuvent avoir une importance considérable devant les tribunaux, à condition toutefois d’être pertinents et crédibles, sans quoi ils peuvent devenir gravement préjudiciables ; l’usage du "SAP", ou "syndrome d’aliénation parentale", dans les tribunaux familiaux en a fait la preuve.
Le SAP est présenté comme un diagnostic psychiatrique : en tant que tel, il devrait donc s’appuyer sur de solides fondements scientifiques afin d’être crédible.
Dans l’affaire Daubert v. Merrell
Dow Pharmaceuticals (509 U.S. 579, 1993), la Cour suprême des États-Unis a créé le test Daubert pour déterminer la crédibilité et l’acceptabilité d’une évaluation présentée comme scientifique.
D’après le test de Daubert, tout élément de preuve présenté comme scientifique doit satisfaire aux critères suivants :
1) La théorie ou technique utilisée est-elle testable ? A-t-elle fait l’objet de tests ?
2) La théorie ou technique a-t-elle été soumise à la critique de pairs et publiée après examen d’un comité de lecture composé de pairs ?
3) Dans le cas de techniques scientifiques, quel est le taux d’erreur potentiel ou avéré ? Y a-t-il des critères contrôlant la mise en œuvre de la technique ?
4) La technique est-elle reconnue dans l’ensemble de la communauté scientifique ? (Id.)
La Cour suprême du Texas a adopté le test Daubert dans l’affaire Du Pont de Nemours v. Robinson (923 SW 2d 549, 556, Tex. 1995), en statuant que le témoignage d’un expert devait être pertinent aux questions en cause et devait reposer sur des bases crédibles.
De manière similaire, l’arrêt TEX. R. EVID. 702 prescrit que le point de vue d’un expert ne doit être accepté que si "des connaissances scientifiques, techniques ou autrement spécialisées aident le juge des faits à comprendre la preuve ou de déterminer un fait en litige…"
Le SAP ne se conforme ni aux critères définis par le test Daubert ni à ceux du test Robinson. Loin d’aider les juges à comprendre les éléments de preuve, il les empêche au contraire de le faire. Le SAP n’a pas fait l’objet de tests scientifiques. Il n’a pas été soumis à une évaluation par des pairs et il n’est pas reconnu par la communauté des psychiatres et des psychologues.
Le SAP est essentiellement la création d’un seul homme, le docteur Richard Gardner, un pédopsychiatre qui a "découvert" le syndrome aux environs de 1985. Gardner considère comme fausses la vaste majorité des accusations d’inceste portées contre des parents dans un contexte de divorce et de litige de garde d’enfants. Il pense que ces accusations sont formulées à cause d’un conditionnement de l’enfant, organisé par l’un des parents contre l’autre.
Gardner défend des points de vue tout à fait inhabituels, que partagent peu de psychiatres et de psychologues spécialistes de l’enfance et de la famille. Ainsi, le Dr Gardner s’est dit d’avis qu’une mère devrait punir son enfant s’il se plaint d’agressions et qu’une mère qui défend la parole de son enfant devrait être jetée en prison.
Dans une prétendue affaire de SAP qui a fait les manchettes aux USA, le docteur Gardner a soutenu qu’un père accusé d’agression devait obtenir la garde de ses deux fils, sous prétexte que sa femme dressait les enfants contre lui. Au cours de la procédure judiciaire relative à la garde des enfants, le père a surgi sur le parking du lieu de travail de son épouse et l’a abattue de 13 balles d’une arme semi-automatique. Au procès pour meurtre de cet homme, le docteur Gardner, témoignant en défense, a fait appel à sa théorie du SAP pour affirmer :
"Je crois que… c’est dans le contexte d’une escalade de frustration et de furie réprimée [contre la mère qui dressait les enfants contre lui], que cet homme est devenu gravement psychotique et a assassiné sa femme" (Cheri L. Wood, note et commentaire, The Parental Alienation Syndrome : a dangerous aura of reliability, 27 Loy. L. A. L. Rev. 1367, 1383 ; 1994).
Richard Gardner a inventé la notion de SAP mais a en général évité de la soumettre à la critique de ses pairs en publiant ses ouvrages à compte d’auteur à sa propre maison d’édition, Creative Therapeutics, et en publiant des articles dans des revues dépourvues de comité de lecture spécialisé. Ainsi que l’a fait remarquer un tribunal de l’État de New York en refusant d’admettre en preuve un témoignage de Richard Gardner au sujet du SAP, "Gardner a écrit approximativement 43 livres mais, à l’exception d’un seul, tous ceux qui ont été publiés et commercialisés depuis 1978 l’ont été par sa propre maison d’édition, Creative Therapeutics". (People v. Fortin, 184 Misc. 2d 10, 11 NY Co. Ct. 2000).
Richard Gardner a également publié ses articles dans une revue peu connue appelée Issues in Child Abuse Accusations. Loin de comprendre un comité de lecture de spécialistes, cette revue est publiée à partir du bureau de Ralph Underwager et Hollida Wakefield. Ralph Underwager a acquis une certaine notoriété en affirmant à un journaliste néerlandais : "Les pédophiles doivent acquérir une attitude plus positive ; ils doivent revendiquer la pédophilie comme mode d’expression acceptable de la volonté divine d’amour et d’unité entre tous les êtres humains".
Le SAP n’est pas reconnu dans la quatrième édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV), ni dans aucune des versions précédentes. Les psychologues pour enfants et les pédopsychiatres s’appuient invariablement sur ce manuel dans leur pratique clinique. Le DSM-IV n’inclut dans ses pages que les désordres mentaux confirmés par l’évaluation scrupuleuse de spécialistes, ce que l’American Pyschiatric Association justifie comme suit en préface : "La crédibilité et l’utilité du manuel DSM-IV nécessitent qu’il privilégie des objectifs cliniques, de recherche et d’éducation et qu’il repose sur de solides bases empiriques". (American Psychiatric Association, DSM-IV, 4e édition, 1994). Gardner n’a jamais demandé à ce que le SAP soit répertorié dans le manuel DSM, malgré qu’il ait créé ce syndrome en 1985.
Le SAP s’appuie sur une logique circulaire, ce qui compromet radicalement sa crédibilité comme outil scientifique de diagnostic. En effet, on fait appel au SAP pour tenter de démontrer qu’une agression n’a pas eu lieu ; mais cet argument prend pour acquis ce qu’il prétend démontrer, à savoir la fausseté des énoncés de l’enfant. Même logique circulaire dans la prétention de Gardner que les accusations d’agressions formulées dans un contexte de litige de garde d’enfants sont fausses dans la grande majorité des cas ; l’un des principaux critères utilisés par Gardner pour déterminer la fausseté d’une accusation est précisément qu’elle soit soulevée au moment d’une procédure contestée de garde d’enfants. De plus, comme Gardner prend pour acquis que l’enfant n’a pas réellement été molesté, le SAP ne rend compte que des comportements de la mère et de l’enfant. Cette théorie n’arrive pas à reconnaître que, si l’enfant a été agressé, son animosité à l’égard de son père, ainsi que les tentatives de sa mère pour empêcher les visites, sont non seulement justifiées mais prévisibles.
Le SAP est de plus en plus soulevé en défense lors des procès pour agression parentale. Une étude portant sur les causes portées devant les tribunaux américains de chaque État au cours des cinq dernières années ne révèle aucun jugement où l’on ait évalué cette théorie au Texas. Cependant il apparaît que, dans d’autres juridictions, des tribunaux ont refusé d’admettre en preuve des arguments basés sur le SAP, parce que ce syndrome n’est pas reconnu par l’ensemble de la communauté scientifique compétente et qu’il n’est pas crédible. Par exemple, une instance de la Cour d’Appel de Floride a exprimé des préoccupations quant à la crédibilité du SAP (In the Interest of T.M.W., 553 So. 2d 260, Fla. 1st DCA 1989). La Cour a déclaré :
"Aucun élément n’a été apporté dans l’ordonnance ou au dossier qui indique une reconnaissance professionnelle généralisée du SAP comme instrument de diagnostic. Dans un contexte similaire (mais sans relation directe) au traité précité de Gardner, dont l’objet est les viols sur enfants, nous notons les avertissements d’autres commentateurs contemporains [qui indiquent] l’importance vitale d’éviter la confusion qu’engendre toute référence à des ’syndromes’… Pour l’instant, les spécialistes ne conviennent pas de l’existence d’un syndrome psychologique qui permettrait de détecter les agressions sur des enfants…" Id., pp. 262-263.
Cependant, malgré la volonté de certains tribunaux de soumettre le SAP aux mêmes critères que ceux requis pour tout soi-disant témoignage expert, de trop nombreux tribunaux continuent de s’appuyer sur le SAP, explicitement ou implicitement. Dans de nombreux dossiers, le manque d’information du juge ou du procureur en matière de SAP et l’absence de soutien juridique pour la mère entraînent l’admission en preuve du SAP sans véritables objections. On voit également certains tribunaux, qui récusent le recours au SAP comme tel, accepter néanmoins que des "experts" et des avocats se servent de la méthode inappropriée du SAP pour formuler des recommandations et des déterminations de garde qui reposent sur la notion d’"aliénation" que tend à imposer la théorie circulaire et peu crédible du SAP.
Source : Fiche d’information préparée par Eileen King sous le titre Talking Points Regarding House Bill 1903. Adaptation française : Martin Dufresne et Hélène Palma.
Mise en ligne sur Sisyphe le 15 mars 2003
© Sisyphe 2002-2011

jeudi 8 juillet 2010
Les concepts de syndrome d’aliénation parentale (SAP) et d’enfants aliénés (EA) : sources d’erreur dans les conflits de garde d’enfants
par Carol S. Bruch, professeure et chercheure en droit Imprimer
Cet article se penche sur les solutions proposées par les professionnels de santé mentale et de droit face aux enfants qui sont réticents à rendre visite à celui de leurs parents chez lequel ils ne vivent pas. Cette étude décèle dans les notions de Syndrome d’Aliénation Parentale et d’Enfants Aliénés un manque de rigueur analytique qui met les enfants en danger. L’auteure suggère en conclusion de meilleures manières d’évaluer les nouvelles théories issues des sciences sociales.
Les conventions de citation s’appuient en partie sur The Bluebook : A Uniform System of Citation (Harvard Law Review Assoc., 17th ed 2001).
______________
Il y a deux ans, la professeure Carol Bruch publiait une recherche qui faisait suite à cet article, intitulée Sound Research or Wishful Thinking in Child Custody Cases ? Lessons from Relocation Law (Recherche scientifique ou vues de l’esprit dans les conflits de garde d’enfants ? Considérations sur la loi relative aux déménagements post-divorce), 40 Family Law Quarterly 281 (2006), disponible en format PDF à cette page. Carol Bruch y fait état des découvertes les plus récentes concernant les besoins des enfants après la séparation de leurs parents et dénonce les erreurs commises par les promoteurs les plus en vue des concepts de PAS, PA, AC et HAP (Parental Alienation Syndrome, Parental Alienation, Alienated Children et Hostile Aggressive Parenting : concepts généralement traduits en français par Syndrome d’Aliénation Parentale (SAP), Aliénation Parentale (AP), Enfants Aliénés (EA) et Dressage à l’Agressivité et à l’Hostilité (DAH)).
L’auteure remercie sincèrement la traductrice, Hélène Palma, Maître de Conférences en études anglophones à l’Université de Provence (Aix-Marseille I), pour la version française du présent article. L’auteure et la traductrice expriment toute leur reconnaissance à l’Honorable Claire L’Heureux-Dubé, ancienne Juge de la Cour Suprême du Canada, ainsi qu’à Sara Greaves, Maître de Conférences en études anglophones à l’Université de Provence (Aix-Marseille I), pour leur relecture attentive de la version française de cet article. Leurs remerciements vont également à Alexandra Leturcq, doctorante en droit de l’Université Paul Cézanne (Aix-en-Provence), et Fanny Charvet, de l’Université de Californie, Davis, pour leurs conseils.
La traductrice remercie l’auteure de cet article pour sa collaboration chaleureuse et constructive et dédie cette traduction à la mémoire de Léo Thiers-Vidal (15 décembre 1970-11 novembre 2007), précieux compagnon de route et ami infiniment regretté.
Introduction
Alors que les tribunaux et les organes législatifs poursuivent leurs innovations enthousiastes en matière de réforme du droit de la famille, ils font fréquemment usage de théories et de recherches issues des sciences sociales. Cette étude se concentre sur les évolutions issues du Syndrome d’Aliénation Parentale en matière de droit de garde des enfants. Théorie inventée en 1985, le SAP a été massivement utilisé (parfois sous l’appellation d’Aliénation Parentale) malgré son manque de fondements scientifiques. Cet article met en lumière les problèmes théoriques et pratiques liés au SAP, aborde, toujours sur les plans théorique et pratique, des études plus récentes concernant la notion d’Enfants Aliénés (EA) et conclut sur des recommandations à l’adresse des avocats et des juges qui sont amenés à se prononcer sur ces nouvelles théories et de celles qui suivront.
Le SAP et ses détracteurs
La doctrine du SAP
Le pédopsychiatre Richard Gardner a créé l’expression Syndrome d’Aliénation Parentale en 1985 pour décrire ses impressions cliniques lors de l’observation de cas qu’il pensait être des fausses allégations d’agressions sexuelles. (1) De son point de vue, le SAP est par essence la campagne de dénigrement d’un parent de la part d’un enfant, “résultant de sa ‘programmation’ (‘lavage de cerveau’) par l’un des parents dans le but de dénigrer l’autre ; ce sont également les contributions créées par l’enfant lui-même à la campagne de dénigrement menée par l’un de ses parents”. (2) Le Dr Gardner a commencé par affirmer que le SAP était présent chez environ 90% des enfants dont les familles traversent un conflit de garde mais n’a pas fourni de résultats de recherche permettant de soutenir ses affirmations concernant ce syndrome, sa fréquence ou son contexte. En fait ses premières estimations ont été très largement exagérées, en particulier en ce qui concerne la fréquence des fausses allégations d’agressions sexuelles (3), et une révision postérieure de ses estimations s’est révélée bien plus mesurée. (4)
Au cours des dernières années, l’utilisation de l’expression SAP s’est développée de manière très importante, incluant des cas de tous types dans lesquels un enfant refusait de se rendre chez celui de ses parents qui n’avait pas sa garde, que le refus de l’enfant implique ou non des allégations de violences. Bien qu’il soit arrivé au Dr Gardner d’affirmer que son analyse ne s’applique pas aux cas dans lesquels des violences ont réellement été perpétrées (5), son attention se concentre sur la question de savoir si le parent aimé et l’enfant mentent et non de savoir si le parent rejeté est malhonnête ou s’il s’est comporté d’une manière qui pourrait expliquer l’aversion de l’enfant à son égard. (6) Le traitement qu’il recommande dans les cas graves est de transférer la garde de l’enfant, afin qu’il soit déprogrammé, du domicile du parent aimé à celui du parent rejeté. Cela peut impliquer une prise en charge institutionnelle pour des soins pendant une période transitoire ; tout contact, même des appels téléphoniques, avec le parent principal pourvoyeur de soins doit être interrompu pour “au mois quelques semaines”. C’est seulement après un lavage de cerveau inverse que l’enfant peut reprendre progressivement contact avec le parent ayant autrefois la garde de l’enfant, à travers des visites surveillées. (7)
Le contexte dans lequel le SAP est censé survenir
Les familles hautement conflictuelles sont, bien sûr, représentées de manière disproportionnée parmi celles qui contestent les décisions de justice en matière de garde et de droits de visite des enfants. (8) Ces dossiers comportent fréquemment de la violence domestique, des agressions sur enfants et de l’abus de substances. (9) De nombreux parents sont en colère et une large gamme de problèmes liés aux droits de visite surviennent. Il est possible que la description faite par le Dr Gardner du SAP rappelle à des parents, thérapeutes, avocats, médiateurs et juges des émotions fréquemment rencontrées et ceci permet peut-être d’expliquer pourquoi le public du Dr Gardner a si souvent accepté le SAP sans se poser de questions. Ces professionnels font cependant preuve, et cela est troublant, d’une totale absence d’analyse soignée et d’attention à la rigueur scientifique. Comme la discussion qui suit va le montrer, ce manque d’attention a permis à ce qu’on appelle familièrement de la “science de comptoir” (de la pseudo-science) d’influencer des dossiers de garde d’enfants d’une manière qui expose ces derniers à des dangers.
Les failles dans la théorie du SAP
Les faiblesses dans la théorie du SAP sont nombreuses. Certaines ont déjà été identifiées dans la littérature en sciences sociales et les opinions judiciaires concernant les gardes d’enfants ; d’autres continuent à apparaître. Premièrement, Gardner considère comme une psychose la réaction, liée à son développement, d’un enfant au divorce et le haut conflit parental (y compris impliquant de la violence). (10) Ce faisant, il omet de prendre en compte la colère, totalement prévisible et souvent inappropriée, des parents et des enfants à la suite d’un divorce. Cette erreur le conduit à affirmer que le SAP constitue un exemple fréquent de “folie à deux” ou “folie à trois” qui, selon l’Association Américaine de Psychiatrie (APA) et des études universitaires, sont des désordres psychotiques collectifs très rares. (11) L’affirmation de Gardner selon laquelle ces désordres apparaîtraient principalement chez les jeunes enfants est aussi contraire à la littérature spécialisée et est probablement due à une mauvaise interprétation des réactions typiques des jeunes enfants au divorce, liée à une méconnaissance de leur développement. (13)
Deuxièmement, et peut-être en conséquence de ces erreurs et de sa vision très partielle du problème, à la manière de l’histoire des aveugles et de l’éléphant (14), Gardner exagère largement la fréquence des cas dans lesquels enfants et parents ayant la garde des enfants fabriquent de toutes pièces de fausses allégations ou se liguent dans le but de détruire la relation de l’enfant avec l’autre parent. La conséquence pratique de ces affirmations prises ensemble est que toute allégation de violences s’en trouve remise en cause : Gardner affirme que ces allégations sont généralement fausses dans le contexte d’un divorce. (15) Là encore, Gardner ne cite aucune preuve à l’appui de son point de vue personnel, alors que la littérature spécialisée fait état de l’inverse, à savoir que ces allégations sont habituellement fondées. (16)
Troisièmement et de cette manière, le SAP conduit à détourner l’attention : on s’intéresse moins au comportement—peut-être dangereux—du parent qui réclame la garde des enfants qu’à celui qui l’a. Cette personne, qui tente peut-être de protéger son enfant, est au contraire soupçonnée de mentir et de l’intoxiquer. En effet, selon Gardner, les démarches entreprises par le parent ayant la garde de l’enfant, inquiet pour ce dernier, afin d’obtenir de l’assistance dans le diagnostic, le traitement et la protection de son enfant, sont une preuve que les allégations portées sont fausses. (17) Pire encore, si des thérapeutes admettent qu’il y a un danger, Gardner affirme qu’il s’agit presque toujours de thérapeutes femmes misandres qui participent avec l’enfant plaignant et le parent inquiet à une “folie à trois”. (18) Il met en effet les juges en garde et leur conseille de ne pas prendre au sérieux les allégations de violence dans le contexte de divorces hautement conflictuels (cas graves de SAP). Ni Gardner ni ceux qui admettent ses analyses ne reconnaissent qu’il y a un problème de logique lorsque Gardner affirme que des allégations de violences avalisées par des thérapeutes sont la preuve que le parent protecteur est aliénant.
Quatrièmement, Gardner croit que, particulièrement dans les cas graves, la relation entre un enfant aliéné et le parent rejeté est irrémédiablement compromise, probablement vouée à s’éteindre pour toujours (19) à moins que des mesures immédiates, draconiennes (transfert de garde, isolement du parent aimé et déprogrammation) ne soient prises. Là encore, des études fiables montrent que sa théorie est exagérée, la plupart des cas se résolvant lorsque l’enfant murit (à l’exception de cas inhabituels, par exemple ceux qui s’observent dans les familles violentes). (20)
Cinquièmement, ainsi que le suggèrent ces études, le remède proposé par Gardner pour les cas extrêmes est infondé et met les enfants en danger. (21) Lorsqu’il préfère ne pas débusquer des adultes maltraitants, Gardner semble avoir volontairement négligé les différences de politique entre le droit pénal et le droit familial et également mal comprendre la différence dans la manière de rapporter des preuves dans les dossiers criminels et civils aux Etats-Unis. À tel point que le SAP conduit à placer des enfants auprès d’un parent qui est en fait violent et à les priver de contact avec le parent qui pourrait les aider. Des groupes de parents et des rapports d’enquête décrivent en effet de nombreux cas dans lesquels des tribunaux ont transféré la garde d’enfants à des agresseurs connus ou probables tandis que les parents ayant autrefois la garde étaient privés de contact avec les enfants qu’ils avaient tenté de protéger. (22) Dans les cas moins extrêmes, également, les enfants risquent de souffrir de cette rupture soudaine dans leur vie familiale et leur relation au parent auquel ils font confiance. Même les thérapeutes qui admettent la théorie du SAP ont vainement mis en garde contre les transferts de garde dans certains cas rapportés pour lesquels il semble que des juges aient appliqué les idées de Gardner de leur propre initiative. (23)
En somme, la réticence ou le refus d’un enfant de rendre visite au parent n’ayant pas sa garde trouve certainement meilleure explication en se passant de la théorie de Gardner. Des études, qui se sont intéressées à des familles pendant plusieurs années, par exemple, indiquent que les visites peuvent cesser ou être difficiles lorsqu’une gamme variée de raisons conduit les parents ayant la garde des enfants et les enfants à se sentir en colère ou mal à l’aise avec l’autre parent. Il est fréquent que le comportement du parent n’ayant pas la garde et le stade de développement de l’enfant jouent des rôles décisifs. Les prises de position ou les alliances qui peuvent quelque peu ressembler à ce que décrit Gardner sont bien moins fréquentes qu’il le suggère, et même dans les cas extrêmes, les chercheurs s’accordent pour estimer que la théorie du SAP propose des solutions inappropriées et dangereuses qui aggravent le problème. (24)
Le “matraquage” du SAP dans les conflits de garde d’enfants
Alors comment se peut-il qu’une analyse aussi gravement défaillante, exagérée et dangereuse ait été aussi largement acceptée ? Qu’est-ce qui incite les juges à ordonner des transferts de garde contre l’avis unanime d’experts dans un cas ? (25) Premièrement, Gardner est largement, mais à tort, considéré comme un professeur dans une université prestigieuse. (26) Cette aura de compétence accompagne ses travaux, et peu de gens ont conscience que la majeure partie d’entre eux sont publiés à compte d’auteur (27), manquant de rigueur scientifique (28) et que ses livres sur le SAP ne figurent même pas dans les bibliothèques de recherche et des universités. (29) De plus, Gardner promeut ses écrits et ses services en tant qu’expert à travers son propre site Internet (30), des sites d’organisations de pères (31) renvoient vers son site ; Gardner propose également des séries de cours de formation continue pour professionnels. (32) Finalement, il déclare ou suggère souvent de manière inexacte que le SAP est repris par ou s’intègre aux travaux reconnus de confrères. (33)
L’article de 8 pages paru dans la revue de l’association des juges américains (Journal of the American Judges Association) est un exemple particulièrement typique. (34) Gardner y est identifié seulement sous son titre honorifique (35) et l’article ne produit que 10 sources (9 sont issues des propres écrits de Gardner, une de Sigmund Freud) à l’appui de ses affirmations graves voire hyperboliques. (36)
Force est de constater, qu’avec le temps, et depuis que Gardner a commencé à diffuser sa théorie, l’expression SAP est entrée dans l’usage courant. Les médias, parents, thérapeutes, avocats et juges se réfèrent maintenant fréquemment au SAP, nombre d’entre eux présumant qu’il s’agit d’un diagnostic de santé mentale utile et scientifiquement prouvé. (37) En pratique, logiquement, on sait qu’aux Etats-Unis lorsque des accusations d’agressions sexuelles sur enfants sont formulées ou lorsque des droits de visite se déroulent mal, il faut se préparer à faire face à une plainte en réponse allégant qu’il s’agit de SAP et non d’agression ou d’autres difficultés. (38)
Une recherche électronique concernant tous les cas américains recensés entre 1985 et février 2001 faisant usage de l’expression “parental alienation syndrome” (syndrome d’aliénation parentale) montre que de nombreux professionnels de santé mentale autres que Gardner ont diagnostiqué des SAP, mais qu’ils étaient bien moins nombreux à requérir un transfert de garde ou l’arrêt des contacts avec le parent ayant été initialement gardien. La recherche a conduit à 48 cas issus de 20 États, y compris, pour six États, des tribunaux les plus élevés. Le degré d’utilisation de la notion de SAP par des témoins experts, des avocats ou des juges dans ces cas et l’absence presque totale de vérification de sa validité scientifique sont profondément préoccupants. (39) C’est seulement dans une poignée de cas que le tribunal ou la Cour d’appel se sont interrogés précisément sur la recevabilité de ce prétendu syndrome selon les précédents reconnus, qui évaluent soit l’acceptation d’une théorie par la communauté scientifique soit la recevabilité de sa méthodologie scientifique (40), et dans plusieurs de ces cas le tribunal a souvent estimé qu’il n’avait pas besoin de trancher sur la question de la recevabilité puisqu’on n’avait démontré l’existence d’aucune aliénation. (41) A plusieurs occasions, toutefois, des Cours d’appel ont signalé aux tribunaux que le travail de Gardner était gravement remis en cause. (42)
Dans les quelques cas mentionnés pour lesquels le témoignage proposé par Gardner était contesté ou la validité du SAP par ailleurs remise en cause, les tribunaux ont habituellement exclu son témoignage et ne se sont pas fiés à la théorie du SAP. Dans ces cas, on voit les tribunaux exprimer deux types d’inquiétude. D’abord, les tribunaux refusent avec cohérence de laisser Gardner estimer si les témoins disent la vérité ou non, notant que cette question est réservée au juge ou jury (“the trier of fact”). (43)
Deuxièmement, la plupart des tribunaux américains qui se sont penchés sur la question s’accordent à dire que le SAP n’est généralement pas admis par des professionnels et ne se conforme pas au test applicable en termes de fiabilité scientifique. (44) Ces conclusions sont relayées par un juriste canadien dans un article discutant des questions de recevabilité selon le droit tant américain que canadien et par d’autres professionnels renommés. Le Dr Paul J Fink, ancien président de l’Association Américaine de Psychiatrie (APA) et président du Leadership Council on Mental Health, Justice and the Media a par exemple déclaré de manière assez directe, “Le SAP en tant que théorie scientifique a été laminé par des chercheurs légitimes à travers tout le pays. Si on le jugeait seulement à la lumière de ses mérites, le Dr Gardner ne devrait être qu’une assez misérable note de bas de page ou un exemple de critères scientifiques de piètre qualité”. (46)
À la suite de nombreuses critiques scientifiques, Gardner a retiré le test qu’il avait mis au point pour déterminer si des agressions sexuelles avaient eu lieu. (47) Cependant, ainsi que Faller l’a remarqué après avoir observé de près la théorie de Gardner, la série de questions qui constituait ce test a simplement été remplacée par d’autres publications avec de nouveaux titres qui reproduisent très largement le contenu et la méthodologie de ses travaux antérieurs. (48)
Malgré le bon travail accompli par la plupart des tribunaux, qui se sont interrogés sur l’honnêteté scientifique du SAP, il n’y a pas de quoi se réjouir. Pour la grande majorité desconflits dans lesquels le SAP apparaît, on s’aperçoit qu’un ou plusieurs experts ont évalué le cas à la lumière du SAP et rien ne montre que quiconque, tant chez les experts que les avocats ou les juges, ait pensé à se demander si cette théorie est correctement fondée ou si elle conduit à des recommendations ou des jugements acceptables. (49) On constate ailleurs un manque de rigueur comparable. (50)
Les autorités anglaises
En Angleterre et au Pays de Galles, c’est à deux reprises que la Cour d’appel a eu à traiter des dossiers s’appuyant sur le SAP : Re L (Contact : Domestic Violence) ; Re V (Contact : Domestic Violence) ; Re M (Contact : Domestic Violence) ; Re H (Contact : Domestic Violence) (51) et Re C (Prohibition on Further Applications). (52) À chaque fois, la Cour d’appel a exprimé de sérieux doutes à propos de ce syndrome.
La première fois, la Cour, qui en a le loisir, a commandé un rapport d’expert préalablement à l’examen du dossier. Le résultat de cette demande est un rapport préparé et ensuite publié par deux psychiatres renommées, les docteurs Claire Sturge et Danya Glaser. (53 Ce rapport présente des principes de psychiatrie liés au développement des enfants qui fournit des principes pour guider les tribunaux en matière de cas de droits de visite. Répondant aux questions qui lui ont été posées, le rapport indique les références pertinentes en la matière et les avantages et inconvénients potentiels des droits de visite en général. Le rapport traite ensuite de violence domestique et d’autres situations difficiles. Les auteures analysent spécifiquement le SAP, qu’elles estiment inutile. (54) Récusant les recommandations du SAP en matière de cause et de traitement, les expertes préfèrent recommander une approche au cas par cas. (55)
La Cour d’appel a expressément accepté la teneur et les conclusions du rapport, et, dans la discussion concernant le troisième appel conjoint, Re M, la Présidente de la Cour, Dame Elizabeth Butler-Sloss s’est à nouveau référée à ce rapport. Elle a noté le diagnostic de SAP posé dans ce dossier par l’expert du tribunal, le Dr LF Lowenstein, et le fait qu’il recommandait une thérapie d’au moins six séances suivie d’un nouveau rapport. (56) La présidente a par ailleurs indiqué que même l’aliénation d’un enfant par l’un de ses parents est “très loin d’être un syndrome reconnu nécessitant l’intervention d’experts en santé mentale”, que non seulement le Dr Lowenstein se situe “à l’extrémité du champ large des professionnels de santé mentale” mais qu’il est également “regrettable” que les avocats des parents aient été “incapables de trouver un expert qui se situe dans le courant modéré de ce domaine”.
Dans Re C, la Cour d’appel a redit son scepticisme quant à la plainte, s’appuyant sur le SAP, d’un justiciable. Mais cette fois, la Cour s’est moins penchée sur le SAP lui-même que sur d’autres explications, bien plus plausibles, justifiant le refus d’une enfant de rencontrer son père. (57) L’arrêt rendu par la Présidente de la Cour exprime son mécontentement constant à l’égard de la théorie du SAP. (58)
La Cour n’a toutefois pas indiqué que les arguments s’appuyant sur le SAP ne devraient être acceptés comme preuve qu’à condition que la théorie soit conforme aux tests de fiabilité des preuves utilisés pour vérifier les théories scientifiques récentes. Or, en montrant que dans Re L (Contact : Domestic Violence) le SAP n’avait pas satisfait à ce test et que Re C (Prohibition on Further Applications) ne démontrait pas le contraire, la Cour avait la possibilité de faire taire ces voix qui affirmaient sans fondement mais avec véhémence que l’arrêt Re C reconnaîtrait la légitimité du SAP. (59)
Dans les faits, le SAP a fourni des avantages dans les litiges judiciaires aux parents qui n’ont pas la garde de leurs enfants et qui sont suffisamment fortunés pour payer des avocats et des experts. (60) Il est possible que de nombreux avocats et professionnels de santé mentale aient en l’espèce simplement saisi une occasion d’obtenir une nouvelle source de revenus — une manière de “faire quelque chose pour le père lorsqu’il me paye” comme l’a déclaré un avocat. Pour ceux qui s’intéressent au bien-être des enfants, il importe peu que le SAP soit un exemple de plus de ces “mythes de comptoir” complaisamment endossés par les medias et ceux qui sont impliqués dans les conflits autour de la garde des enfants, ou qu’il soit le signe qu’avocats et professionnels de santé mentale ne savent pas véritablement évaluer les nouvelles théories en psychologie. (61) Cette dernière hypothèse peut cependant expliquer pourquoi le prix annuel décerné aux travaux de recherche par la section “résolution alternative des conflits” de l’Association du Barreau sméricain a été attribué à un travail consacré au SAP (62), qui n’en évaluait nullement la qualité et qui est donc irrecevable. La même hypothèse peut aussi expliquer pourquoi des articles consacrés au SAP, qui rendent mal compte de la recherche actuelle, ont pu être publiés dans des revues dotées d’un comité de lecture. (63)
Le rapport de Sturge et de Glaser a déjà acquis de l’importance en Angleterre et il est certain qu’à mesure qu’il sera connu, son impact ailleurs sera favorable. Parce qu’il reflète précisément la recherche et les connaissances récentes en la matière (64), il se distingue de la littérature qui cherche à promouvoir le SAP. Trop souvent, dans cette littérature, la recherche scientifique et le droit jurisprudentiel (case law) sont exclus de la discussion (65), ou s’ils sont pris en compte, c’est sans les comprendre ou bien en les déformant. (66) (...) -> Lire la suite dans le document à télécharger ci-dessous.
Note de Sisyphe - Nous avons supprimé les notes de bas de pages pour la publication électronique dans cette page, mais les très nombreuses références contenues dans le document intégral fournissent des renseignements essentiels à une pleine compréhension de cet article de nature technique.
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_______________________________________________
© Carol S Bruch 2008. Ce texte est la traduction autorisée de l’article “Parental Alienation Syndrome and Alienated Children - getting it wrong in child custody cases”, 14 Child & Family Law Quarterly381 (2002), disponible, ainsi que cette traduction, dans cette page et dans celle-ci. En cas de divergence, se reporter à la version anglaise. Cet article contient des informations relatives aux autorités anglaises et reprend, avec autorisation, des éléments préalablement publiés dans les articles de Carol S Bruch, “Parental Alienation Syndrome : Junk Science in Child Custody Determinations”, 3 European J.L. Reform 383 (2001) et “Parental Alienation Syndrome and Parental Alienation : Getting it Wrong in Child Custody Cases”, 35 Family Law Quarterly 527 (2001), disponibles à cette adresse et à celle-ci.
© Version française de cet article : Hélène Palma, Maître de Conférences en études anglophones à l’Université de Provence (Aix-Marseille I). Merci de demander l’autorisation de la traductrice pour reproduction de cette version autre que pour usage personnel.
Mis en ligne sur Sisyphe, le 7 juillet 2010
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mars 2003
Projet de loi au Texas
Syndrome d’Aliénation Parentale : la fin du mythe
Adaptation française par Martin Dufresne et Hélène Palma.
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Un projet de loi est actuellement à l’étude au Texas ; le SAP risque fort d’être définitivement écarté des tribunaux familiaux parce qu’il ne repose sur aucune base scientifique.
Projet de loi n° 1903, Assemblée législative du Texas, déposé en mars 2003 afin d’interdire toute référence au prétendu " syndrome d’aliénation parentale " (SAP)
Éléments de présentation
Les témoignages à caractère scientifique peuvent avoir une importance considérable devant les tribunaux, à condition toutefois d’être pertinents et crédibles, sans quoi ils peuvent devenir gravement préjudiciables ; l’usage du "SAP", ou "syndrome d’aliénation parentale", dans les tribunaux familiaux en a fait la preuve.
Le SAP est présenté comme un diagnostic psychiatrique : en tant que tel, il devrait donc s’appuyer sur de solides fondements scientifiques afin d’être crédible.
Dans l’affaire Daubert v. Merrell
Dow Pharmaceuticals (509 U.S. 579, 1993), la Cour suprême des États-Unis a créé le test Daubert pour déterminer la crédibilité et l’acceptabilité d’une évaluation présentée comme scientifique.
D’après le test de Daubert, tout élément de preuve présenté comme scientifique doit satisfaire aux critères suivants :
1) La théorie ou technique utilisée est-elle testable ? A-t-elle fait l’objet de tests ?
2) La théorie ou technique a-t-elle été soumise à la critique de pairs et publiée après examen d’un comité de lecture composé de pairs ?
3) Dans le cas de techniques scientifiques, quel est le taux d’erreur potentiel ou avéré ? Y a-t-il des critères contrôlant la mise en œuvre de la technique ?
4) La technique est-elle reconnue dans l’ensemble de la communauté scientifique ? (Id.)
La Cour suprême du Texas a adopté le test Daubert dans l’affaire Du Pont de Nemours v. Robinson (923 SW 2d 549, 556, Tex. 1995), en statuant que le témoignage d’un expert devait être pertinent aux questions en cause et devait reposer sur des bases crédibles.
De manière similaire, l’arrêt TEX. R. EVID. 702 prescrit que le point de vue d’un expert ne doit être accepté que si "des connaissances scientifiques, techniques ou autrement spécialisées aident le juge des faits à comprendre la preuve ou de déterminer un fait en litige…"
Le SAP ne se conforme ni aux critères définis par le test Daubert ni à ceux du test Robinson. Loin d’aider les juges à comprendre les éléments de preuve, il les empêche au contraire de le faire. Le SAP n’a pas fait l’objet de tests scientifiques. Il n’a pas été soumis à une évaluation par des pairs et il n’est pas reconnu par la communauté des psychiatres et des psychologues.
Le SAP est essentiellement la création d’un seul homme, le docteur Richard Gardner, un pédopsychiatre qui a "découvert" le syndrome aux environs de 1985. Gardner considère comme fausses la vaste majorité des accusations d’inceste portées contre des parents dans un contexte de divorce et de litige de garde d’enfants. Il pense que ces accusations sont formulées à cause d’un conditionnement de l’enfant, organisé par l’un des parents contre l’autre.
Gardner défend des points de vue tout à fait inhabituels, que partagent peu de psychiatres et de psychologues spécialistes de l’enfance et de la famille. Ainsi, le Dr Gardner s’est dit d’avis qu’une mère devrait punir son enfant s’il se plaint d’agressions et qu’une mère qui défend la parole de son enfant devrait être jetée en prison.
Dans une prétendue affaire de SAP qui a fait les manchettes aux USA, le docteur Gardner a soutenu qu’un père accusé d’agression devait obtenir la garde de ses deux fils, sous prétexte que sa femme dressait les enfants contre lui. Au cours de la procédure judiciaire relative à la garde des enfants, le père a surgi sur le parking du lieu de travail de son épouse et l’a abattue de 13 balles d’une arme semi-automatique. Au procès pour meurtre de cet homme, le docteur Gardner, témoignant en défense, a fait appel à sa théorie du SAP pour affirmer :
"Je crois que… c’est dans le contexte d’une escalade de frustration et de furie réprimée [contre la mère qui dressait les enfants contre lui], que cet homme est devenu gravement psychotique et a assassiné sa femme" (Cheri L. Wood, note et commentaire, The Parental Alienation Syndrome : a dangerous aura of reliability, 27 Loy. L. A. L. Rev. 1367, 1383 ; 1994).
Richard Gardner a inventé la notion de SAP mais a en général évité de la soumettre à la critique de ses pairs en publiant ses ouvrages à compte d’auteur à sa propre maison d’édition, Creative Therapeutics, et en publiant des articles dans des revues dépourvues de comité de lecture spécialisé. Ainsi que l’a fait remarquer un tribunal de l’État de New York en refusant d’admettre en preuve un témoignage de Richard Gardner au sujet du SAP, "Gardner a écrit approximativement 43 livres mais, à l’exception d’un seul, tous ceux qui ont été publiés et commercialisés depuis 1978 l’ont été par sa propre maison d’édition, Creative Therapeutics". (People v. Fortin, 184 Misc. 2d 10, 11 NY Co. Ct. 2000).
Richard Gardner a également publié ses articles dans une revue peu connue appelée Issues in Child Abuse Accusations. Loin de comprendre un comité de lecture de spécialistes, cette revue est publiée à partir du bureau de Ralph Underwager et Hollida Wakefield. Ralph Underwager a acquis une certaine notoriété en affirmant à un journaliste néerlandais : "Les pédophiles doivent acquérir une attitude plus positive ; ils doivent revendiquer la pédophilie comme mode d’expression acceptable de la volonté divine d’amour et d’unité entre tous les êtres humains".
Le SAP n’est pas reconnu dans la quatrième édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV), ni dans aucune des versions précédentes. Les psychologues pour enfants et les pédopsychiatres s’appuient invariablement sur ce manuel dans leur pratique clinique. Le DSM-IV n’inclut dans ses pages que les désordres mentaux confirmés par l’évaluation scrupuleuse de spécialistes, ce que l’American Pyschiatric Association justifie comme suit en préface : "La crédibilité et l’utilité du manuel DSM-IV nécessitent qu’il privilégie des objectifs cliniques, de recherche et d’éducation et qu’il repose sur de solides bases empiriques". (American Psychiatric Association, DSM-IV, 4e édition, 1994). Gardner n’a jamais demandé à ce que le SAP soit répertorié dans le manuel DSM, malgré qu’il ait créé ce syndrome en 1985.
Le SAP s’appuie sur une logique circulaire, ce qui compromet radicalement sa crédibilité comme outil scientifique de diagnostic. En effet, on fait appel au SAP pour tenter de démontrer qu’une agression n’a pas eu lieu ; mais cet argument prend pour acquis ce qu’il prétend démontrer, à savoir la fausseté des énoncés de l’enfant. Même logique circulaire dans la prétention de Gardner que les accusations d’agressions formulées dans un contexte de litige de garde d’enfants sont fausses dans la grande majorité des cas ; l’un des principaux critères utilisés par Gardner pour déterminer la fausseté d’une accusation est précisément qu’elle soit soulevée au moment d’une procédure contestée de garde d’enfants. De plus, comme Gardner prend pour acquis que l’enfant n’a pas réellement été molesté, le SAP ne rend compte que des comportements de la mère et de l’enfant. Cette théorie n’arrive pas à reconnaître que, si l’enfant a été agressé, son animosité à l’égard de son père, ainsi que les tentatives de sa mère pour empêcher les visites, sont non seulement justifiées mais prévisibles.
Le SAP est de plus en plus soulevé en défense lors des procès pour agression parentale. Une étude portant sur les causes portées devant les tribunaux américains de chaque État au cours des cinq dernières années ne révèle aucun jugement où l’on ait évalué cette théorie au Texas. Cependant il apparaît que, dans d’autres juridictions, des tribunaux ont refusé d’admettre en preuve des arguments basés sur le SAP, parce que ce syndrome n’est pas reconnu par l’ensemble de la communauté scientifique compétente et qu’il n’est pas crédible. Par exemple, une instance de la Cour d’Appel de Floride a exprimé des préoccupations quant à la crédibilité du SAP (In the Interest of T.M.W., 553 So. 2d 260, Fla. 1st DCA 1989). La Cour a déclaré :
"Aucun élément n’a été apporté dans l’ordonnance ou au dossier qui indique une reconnaissance professionnelle généralisée du SAP comme instrument de diagnostic. Dans un contexte similaire (mais sans relation directe) au traité précité de Gardner, dont l’objet est les viols sur enfants, nous notons les avertissements d’autres commentateurs contemporains [qui indiquent] l’importance vitale d’éviter la confusion qu’engendre toute référence à des ’syndromes’… Pour l’instant, les spécialistes ne conviennent pas de l’existence d’un syndrome psychologique qui permettrait de détecter les agressions sur des enfants…" Id., pp. 262-263.
Cependant, malgré la volonté de certains tribunaux de soumettre le SAP aux mêmes critères que ceux requis pour tout soi-disant témoignage expert, de trop nombreux tribunaux continuent de s’appuyer sur le SAP, explicitement ou implicitement. Dans de nombreux dossiers, le manque d’information du juge ou du procureur en matière de SAP et l’absence de soutien juridique pour la mère entraînent l’admission en preuve du SAP sans véritables objections. On voit également certains tribunaux, qui récusent le recours au SAP comme tel, accepter néanmoins que des "experts" et des avocats se servent de la méthode inappropriée du SAP pour formuler des recommandations et des déterminations de garde qui reposent sur la notion d’"aliénation" que tend à imposer la théorie circulaire et peu crédible du SAP.
Source : Fiche d’information préparée par Eileen King sous le titre Talking Points Regarding House Bill 1903. Adaptation française : Martin Dufresne et Hélène Palma.
Mise en ligne sur Sisyphe le 15 mars 2003
© Sisyphe 2002-2011
jeudi 8 juillet 2010
Les concepts de syndrome d’aliénation parentale (SAP) et d’enfants aliénés (EA) : sources d’erreur dans les conflits de garde d’enfants
par Carol S. Bruch, professeure et chercheure en droit Imprimer
Cet article se penche sur les solutions proposées par les professionnels de santé mentale et de droit face aux enfants qui sont réticents à rendre visite à celui de leurs parents chez lequel ils ne vivent pas. Cette étude décèle dans les notions de Syndrome d’Aliénation Parentale et d’Enfants Aliénés un manque de rigueur analytique qui met les enfants en danger. L’auteure suggère en conclusion de meilleures manières d’évaluer les nouvelles théories issues des sciences sociales.
Les conventions de citation s’appuient en partie sur The Bluebook : A Uniform System of Citation (Harvard Law Review Assoc., 17th ed 2001).
______________
Il y a deux ans, la professeure Carol Bruch publiait une recherche qui faisait suite à cet article, intitulée Sound Research or Wishful Thinking in Child Custody Cases ? Lessons from Relocation Law (Recherche scientifique ou vues de l’esprit dans les conflits de garde d’enfants ? Considérations sur la loi relative aux déménagements post-divorce), 40 Family Law Quarterly 281 (2006), disponible en format PDF à cette page. Carol Bruch y fait état des découvertes les plus récentes concernant les besoins des enfants après la séparation de leurs parents et dénonce les erreurs commises par les promoteurs les plus en vue des concepts de PAS, PA, AC et HAP (Parental Alienation Syndrome, Parental Alienation, Alienated Children et Hostile Aggressive Parenting : concepts généralement traduits en français par Syndrome d’Aliénation Parentale (SAP), Aliénation Parentale (AP), Enfants Aliénés (EA) et Dressage à l’Agressivité et à l’Hostilité (DAH)).
L’auteure remercie sincèrement la traductrice, Hélène Palma, Maître de Conférences en études anglophones à l’Université de Provence (Aix-Marseille I), pour la version française du présent article. L’auteure et la traductrice expriment toute leur reconnaissance à l’Honorable Claire L’Heureux-Dubé, ancienne Juge de la Cour Suprême du Canada, ainsi qu’à Sara Greaves, Maître de Conférences en études anglophones à l’Université de Provence (Aix-Marseille I), pour leur relecture attentive de la version française de cet article. Leurs remerciements vont également à Alexandra Leturcq, doctorante en droit de l’Université Paul Cézanne (Aix-en-Provence), et Fanny Charvet, de l’Université de Californie, Davis, pour leurs conseils.
La traductrice remercie l’auteure de cet article pour sa collaboration chaleureuse et constructive et dédie cette traduction à la mémoire de Léo Thiers-Vidal (15 décembre 1970-11 novembre 2007), précieux compagnon de route et ami infiniment regretté.
Introduction
Alors que les tribunaux et les organes législatifs poursuivent leurs innovations enthousiastes en matière de réforme du droit de la famille, ils font fréquemment usage de théories et de recherches issues des sciences sociales. Cette étude se concentre sur les évolutions issues du Syndrome d’Aliénation Parentale en matière de droit de garde des enfants. Théorie inventée en 1985, le SAP a été massivement utilisé (parfois sous l’appellation d’Aliénation Parentale) malgré son manque de fondements scientifiques. Cet article met en lumière les problèmes théoriques et pratiques liés au SAP, aborde, toujours sur les plans théorique et pratique, des études plus récentes concernant la notion d’Enfants Aliénés (EA) et conclut sur des recommandations à l’adresse des avocats et des juges qui sont amenés à se prononcer sur ces nouvelles théories et de celles qui suivront.
Le SAP et ses détracteurs
La doctrine du SAP
Le pédopsychiatre Richard Gardner a créé l’expression Syndrome d’Aliénation Parentale en 1985 pour décrire ses impressions cliniques lors de l’observation de cas qu’il pensait être des fausses allégations d’agressions sexuelles. (1) De son point de vue, le SAP est par essence la campagne de dénigrement d’un parent de la part d’un enfant, “résultant de sa ‘programmation’ (‘lavage de cerveau’) par l’un des parents dans le but de dénigrer l’autre ; ce sont également les contributions créées par l’enfant lui-même à la campagne de dénigrement menée par l’un de ses parents”. (2) Le Dr Gardner a commencé par affirmer que le SAP était présent chez environ 90% des enfants dont les familles traversent un conflit de garde mais n’a pas fourni de résultats de recherche permettant de soutenir ses affirmations concernant ce syndrome, sa fréquence ou son contexte. En fait ses premières estimations ont été très largement exagérées, en particulier en ce qui concerne la fréquence des fausses allégations d’agressions sexuelles (3), et une révision postérieure de ses estimations s’est révélée bien plus mesurée. (4)
Au cours des dernières années, l’utilisation de l’expression SAP s’est développée de manière très importante, incluant des cas de tous types dans lesquels un enfant refusait de se rendre chez celui de ses parents qui n’avait pas sa garde, que le refus de l’enfant implique ou non des allégations de violences. Bien qu’il soit arrivé au Dr Gardner d’affirmer que son analyse ne s’applique pas aux cas dans lesquels des violences ont réellement été perpétrées (5), son attention se concentre sur la question de savoir si le parent aimé et l’enfant mentent et non de savoir si le parent rejeté est malhonnête ou s’il s’est comporté d’une manière qui pourrait expliquer l’aversion de l’enfant à son égard. (6) Le traitement qu’il recommande dans les cas graves est de transférer la garde de l’enfant, afin qu’il soit déprogrammé, du domicile du parent aimé à celui du parent rejeté. Cela peut impliquer une prise en charge institutionnelle pour des soins pendant une période transitoire ; tout contact, même des appels téléphoniques, avec le parent principal pourvoyeur de soins doit être interrompu pour “au mois quelques semaines”. C’est seulement après un lavage de cerveau inverse que l’enfant peut reprendre progressivement contact avec le parent ayant autrefois la garde de l’enfant, à travers des visites surveillées. (7)
Le contexte dans lequel le SAP est censé survenir
Les familles hautement conflictuelles sont, bien sûr, représentées de manière disproportionnée parmi celles qui contestent les décisions de justice en matière de garde et de droits de visite des enfants. (8) Ces dossiers comportent fréquemment de la violence domestique, des agressions sur enfants et de l’abus de substances. (9) De nombreux parents sont en colère et une large gamme de problèmes liés aux droits de visite surviennent. Il est possible que la description faite par le Dr Gardner du SAP rappelle à des parents, thérapeutes, avocats, médiateurs et juges des émotions fréquemment rencontrées et ceci permet peut-être d’expliquer pourquoi le public du Dr Gardner a si souvent accepté le SAP sans se poser de questions. Ces professionnels font cependant preuve, et cela est troublant, d’une totale absence d’analyse soignée et d’attention à la rigueur scientifique. Comme la discussion qui suit va le montrer, ce manque d’attention a permis à ce qu’on appelle familièrement de la “science de comptoir” (de la pseudo-science) d’influencer des dossiers de garde d’enfants d’une manière qui expose ces derniers à des dangers.
Les failles dans la théorie du SAP
Les faiblesses dans la théorie du SAP sont nombreuses. Certaines ont déjà été identifiées dans la littérature en sciences sociales et les opinions judiciaires concernant les gardes d’enfants ; d’autres continuent à apparaître. Premièrement, Gardner considère comme une psychose la réaction, liée à son développement, d’un enfant au divorce et le haut conflit parental (y compris impliquant de la violence). (10) Ce faisant, il omet de prendre en compte la colère, totalement prévisible et souvent inappropriée, des parents et des enfants à la suite d’un divorce. Cette erreur le conduit à affirmer que le SAP constitue un exemple fréquent de “folie à deux” ou “folie à trois” qui, selon l’Association Américaine de Psychiatrie (APA) et des études universitaires, sont des désordres psychotiques collectifs très rares. (11) L’affirmation de Gardner selon laquelle ces désordres apparaîtraient principalement chez les jeunes enfants est aussi contraire à la littérature spécialisée et est probablement due à une mauvaise interprétation des réactions typiques des jeunes enfants au divorce, liée à une méconnaissance de leur développement. (13)
Deuxièmement, et peut-être en conséquence de ces erreurs et de sa vision très partielle du problème, à la manière de l’histoire des aveugles et de l’éléphant (14), Gardner exagère largement la fréquence des cas dans lesquels enfants et parents ayant la garde des enfants fabriquent de toutes pièces de fausses allégations ou se liguent dans le but de détruire la relation de l’enfant avec l’autre parent. La conséquence pratique de ces affirmations prises ensemble est que toute allégation de violences s’en trouve remise en cause : Gardner affirme que ces allégations sont généralement fausses dans le contexte d’un divorce. (15) Là encore, Gardner ne cite aucune preuve à l’appui de son point de vue personnel, alors que la littérature spécialisée fait état de l’inverse, à savoir que ces allégations sont habituellement fondées. (16)
Troisièmement et de cette manière, le SAP conduit à détourner l’attention : on s’intéresse moins au comportement—peut-être dangereux—du parent qui réclame la garde des enfants qu’à celui qui l’a. Cette personne, qui tente peut-être de protéger son enfant, est au contraire soupçonnée de mentir et de l’intoxiquer. En effet, selon Gardner, les démarches entreprises par le parent ayant la garde de l’enfant, inquiet pour ce dernier, afin d’obtenir de l’assistance dans le diagnostic, le traitement et la protection de son enfant, sont une preuve que les allégations portées sont fausses. (17) Pire encore, si des thérapeutes admettent qu’il y a un danger, Gardner affirme qu’il s’agit presque toujours de thérapeutes femmes misandres qui participent avec l’enfant plaignant et le parent inquiet à une “folie à trois”. (18) Il met en effet les juges en garde et leur conseille de ne pas prendre au sérieux les allégations de violence dans le contexte de divorces hautement conflictuels (cas graves de SAP). Ni Gardner ni ceux qui admettent ses analyses ne reconnaissent qu’il y a un problème de logique lorsque Gardner affirme que des allégations de violences avalisées par des thérapeutes sont la preuve que le parent protecteur est aliénant.
Quatrièmement, Gardner croit que, particulièrement dans les cas graves, la relation entre un enfant aliéné et le parent rejeté est irrémédiablement compromise, probablement vouée à s’éteindre pour toujours (19) à moins que des mesures immédiates, draconiennes (transfert de garde, isolement du parent aimé et déprogrammation) ne soient prises. Là encore, des études fiables montrent que sa théorie est exagérée, la plupart des cas se résolvant lorsque l’enfant murit (à l’exception de cas inhabituels, par exemple ceux qui s’observent dans les familles violentes). (20)
Cinquièmement, ainsi que le suggèrent ces études, le remède proposé par Gardner pour les cas extrêmes est infondé et met les enfants en danger. (21) Lorsqu’il préfère ne pas débusquer des adultes maltraitants, Gardner semble avoir volontairement négligé les différences de politique entre le droit pénal et le droit familial et également mal comprendre la différence dans la manière de rapporter des preuves dans les dossiers criminels et civils aux Etats-Unis. À tel point que le SAP conduit à placer des enfants auprès d’un parent qui est en fait violent et à les priver de contact avec le parent qui pourrait les aider. Des groupes de parents et des rapports d’enquête décrivent en effet de nombreux cas dans lesquels des tribunaux ont transféré la garde d’enfants à des agresseurs connus ou probables tandis que les parents ayant autrefois la garde étaient privés de contact avec les enfants qu’ils avaient tenté de protéger. (22) Dans les cas moins extrêmes, également, les enfants risquent de souffrir de cette rupture soudaine dans leur vie familiale et leur relation au parent auquel ils font confiance. Même les thérapeutes qui admettent la théorie du SAP ont vainement mis en garde contre les transferts de garde dans certains cas rapportés pour lesquels il semble que des juges aient appliqué les idées de Gardner de leur propre initiative. (23)
En somme, la réticence ou le refus d’un enfant de rendre visite au parent n’ayant pas sa garde trouve certainement meilleure explication en se passant de la théorie de Gardner. Des études, qui se sont intéressées à des familles pendant plusieurs années, par exemple, indiquent que les visites peuvent cesser ou être difficiles lorsqu’une gamme variée de raisons conduit les parents ayant la garde des enfants et les enfants à se sentir en colère ou mal à l’aise avec l’autre parent. Il est fréquent que le comportement du parent n’ayant pas la garde et le stade de développement de l’enfant jouent des rôles décisifs. Les prises de position ou les alliances qui peuvent quelque peu ressembler à ce que décrit Gardner sont bien moins fréquentes qu’il le suggère, et même dans les cas extrêmes, les chercheurs s’accordent pour estimer que la théorie du SAP propose des solutions inappropriées et dangereuses qui aggravent le problème. (24)
Le “matraquage” du SAP dans les conflits de garde d’enfants
Alors comment se peut-il qu’une analyse aussi gravement défaillante, exagérée et dangereuse ait été aussi largement acceptée ? Qu’est-ce qui incite les juges à ordonner des transferts de garde contre l’avis unanime d’experts dans un cas ? (25) Premièrement, Gardner est largement, mais à tort, considéré comme un professeur dans une université prestigieuse. (26) Cette aura de compétence accompagne ses travaux, et peu de gens ont conscience que la majeure partie d’entre eux sont publiés à compte d’auteur (27), manquant de rigueur scientifique (28) et que ses livres sur le SAP ne figurent même pas dans les bibliothèques de recherche et des universités. (29) De plus, Gardner promeut ses écrits et ses services en tant qu’expert à travers son propre site Internet (30), des sites d’organisations de pères (31) renvoient vers son site ; Gardner propose également des séries de cours de formation continue pour professionnels. (32) Finalement, il déclare ou suggère souvent de manière inexacte que le SAP est repris par ou s’intègre aux travaux reconnus de confrères. (33)
L’article de 8 pages paru dans la revue de l’association des juges américains (Journal of the American Judges Association) est un exemple particulièrement typique. (34) Gardner y est identifié seulement sous son titre honorifique (35) et l’article ne produit que 10 sources (9 sont issues des propres écrits de Gardner, une de Sigmund Freud) à l’appui de ses affirmations graves voire hyperboliques. (36)
Force est de constater, qu’avec le temps, et depuis que Gardner a commencé à diffuser sa théorie, l’expression SAP est entrée dans l’usage courant. Les médias, parents, thérapeutes, avocats et juges se réfèrent maintenant fréquemment au SAP, nombre d’entre eux présumant qu’il s’agit d’un diagnostic de santé mentale utile et scientifiquement prouvé. (37) En pratique, logiquement, on sait qu’aux Etats-Unis lorsque des accusations d’agressions sexuelles sur enfants sont formulées ou lorsque des droits de visite se déroulent mal, il faut se préparer à faire face à une plainte en réponse allégant qu’il s’agit de SAP et non d’agression ou d’autres difficultés. (38)
Une recherche électronique concernant tous les cas américains recensés entre 1985 et février 2001 faisant usage de l’expression “parental alienation syndrome” (syndrome d’aliénation parentale) montre que de nombreux professionnels de santé mentale autres que Gardner ont diagnostiqué des SAP, mais qu’ils étaient bien moins nombreux à requérir un transfert de garde ou l’arrêt des contacts avec le parent ayant été initialement gardien. La recherche a conduit à 48 cas issus de 20 États, y compris, pour six États, des tribunaux les plus élevés. Le degré d’utilisation de la notion de SAP par des témoins experts, des avocats ou des juges dans ces cas et l’absence presque totale de vérification de sa validité scientifique sont profondément préoccupants. (39) C’est seulement dans une poignée de cas que le tribunal ou la Cour d’appel se sont interrogés précisément sur la recevabilité de ce prétendu syndrome selon les précédents reconnus, qui évaluent soit l’acceptation d’une théorie par la communauté scientifique soit la recevabilité de sa méthodologie scientifique (40), et dans plusieurs de ces cas le tribunal a souvent estimé qu’il n’avait pas besoin de trancher sur la question de la recevabilité puisqu’on n’avait démontré l’existence d’aucune aliénation. (41) A plusieurs occasions, toutefois, des Cours d’appel ont signalé aux tribunaux que le travail de Gardner était gravement remis en cause. (42)
Dans les quelques cas mentionnés pour lesquels le témoignage proposé par Gardner était contesté ou la validité du SAP par ailleurs remise en cause, les tribunaux ont habituellement exclu son témoignage et ne se sont pas fiés à la théorie du SAP. Dans ces cas, on voit les tribunaux exprimer deux types d’inquiétude. D’abord, les tribunaux refusent avec cohérence de laisser Gardner estimer si les témoins disent la vérité ou non, notant que cette question est réservée au juge ou jury (“the trier of fact”). (43)
Deuxièmement, la plupart des tribunaux américains qui se sont penchés sur la question s’accordent à dire que le SAP n’est généralement pas admis par des professionnels et ne se conforme pas au test applicable en termes de fiabilité scientifique. (44) Ces conclusions sont relayées par un juriste canadien dans un article discutant des questions de recevabilité selon le droit tant américain que canadien et par d’autres professionnels renommés. Le Dr Paul J Fink, ancien président de l’Association Américaine de Psychiatrie (APA) et président du Leadership Council on Mental Health, Justice and the Media a par exemple déclaré de manière assez directe, “Le SAP en tant que théorie scientifique a été laminé par des chercheurs légitimes à travers tout le pays. Si on le jugeait seulement à la lumière de ses mérites, le Dr Gardner ne devrait être qu’une assez misérable note de bas de page ou un exemple de critères scientifiques de piètre qualité”. (46)
À la suite de nombreuses critiques scientifiques, Gardner a retiré le test qu’il avait mis au point pour déterminer si des agressions sexuelles avaient eu lieu. (47) Cependant, ainsi que Faller l’a remarqué après avoir observé de près la théorie de Gardner, la série de questions qui constituait ce test a simplement été remplacée par d’autres publications avec de nouveaux titres qui reproduisent très largement le contenu et la méthodologie de ses travaux antérieurs. (48)
Malgré le bon travail accompli par la plupart des tribunaux, qui se sont interrogés sur l’honnêteté scientifique du SAP, il n’y a pas de quoi se réjouir. Pour la grande majorité desconflits dans lesquels le SAP apparaît, on s’aperçoit qu’un ou plusieurs experts ont évalué le cas à la lumière du SAP et rien ne montre que quiconque, tant chez les experts que les avocats ou les juges, ait pensé à se demander si cette théorie est correctement fondée ou si elle conduit à des recommendations ou des jugements acceptables. (49) On constate ailleurs un manque de rigueur comparable. (50)
Les autorités anglaises
En Angleterre et au Pays de Galles, c’est à deux reprises que la Cour d’appel a eu à traiter des dossiers s’appuyant sur le SAP : Re L (Contact : Domestic Violence) ; Re V (Contact : Domestic Violence) ; Re M (Contact : Domestic Violence) ; Re H (Contact : Domestic Violence) (51) et Re C (Prohibition on Further Applications). (52) À chaque fois, la Cour d’appel a exprimé de sérieux doutes à propos de ce syndrome.
La première fois, la Cour, qui en a le loisir, a commandé un rapport d’expert préalablement à l’examen du dossier. Le résultat de cette demande est un rapport préparé et ensuite publié par deux psychiatres renommées, les docteurs Claire Sturge et Danya Glaser. (53 Ce rapport présente des principes de psychiatrie liés au développement des enfants qui fournit des principes pour guider les tribunaux en matière de cas de droits de visite. Répondant aux questions qui lui ont été posées, le rapport indique les références pertinentes en la matière et les avantages et inconvénients potentiels des droits de visite en général. Le rapport traite ensuite de violence domestique et d’autres situations difficiles. Les auteures analysent spécifiquement le SAP, qu’elles estiment inutile. (54) Récusant les recommandations du SAP en matière de cause et de traitement, les expertes préfèrent recommander une approche au cas par cas. (55)
La Cour d’appel a expressément accepté la teneur et les conclusions du rapport, et, dans la discussion concernant le troisième appel conjoint, Re M, la Présidente de la Cour, Dame Elizabeth Butler-Sloss s’est à nouveau référée à ce rapport. Elle a noté le diagnostic de SAP posé dans ce dossier par l’expert du tribunal, le Dr LF Lowenstein, et le fait qu’il recommandait une thérapie d’au moins six séances suivie d’un nouveau rapport. (56) La présidente a par ailleurs indiqué que même l’aliénation d’un enfant par l’un de ses parents est “très loin d’être un syndrome reconnu nécessitant l’intervention d’experts en santé mentale”, que non seulement le Dr Lowenstein se situe “à l’extrémité du champ large des professionnels de santé mentale” mais qu’il est également “regrettable” que les avocats des parents aient été “incapables de trouver un expert qui se situe dans le courant modéré de ce domaine”.
Dans Re C, la Cour d’appel a redit son scepticisme quant à la plainte, s’appuyant sur le SAP, d’un justiciable. Mais cette fois, la Cour s’est moins penchée sur le SAP lui-même que sur d’autres explications, bien plus plausibles, justifiant le refus d’une enfant de rencontrer son père. (57) L’arrêt rendu par la Présidente de la Cour exprime son mécontentement constant à l’égard de la théorie du SAP. (58)
La Cour n’a toutefois pas indiqué que les arguments s’appuyant sur le SAP ne devraient être acceptés comme preuve qu’à condition que la théorie soit conforme aux tests de fiabilité des preuves utilisés pour vérifier les théories scientifiques récentes. Or, en montrant que dans Re L (Contact : Domestic Violence) le SAP n’avait pas satisfait à ce test et que Re C (Prohibition on Further Applications) ne démontrait pas le contraire, la Cour avait la possibilité de faire taire ces voix qui affirmaient sans fondement mais avec véhémence que l’arrêt Re C reconnaîtrait la légitimité du SAP. (59)
Dans les faits, le SAP a fourni des avantages dans les litiges judiciaires aux parents qui n’ont pas la garde de leurs enfants et qui sont suffisamment fortunés pour payer des avocats et des experts. (60) Il est possible que de nombreux avocats et professionnels de santé mentale aient en l’espèce simplement saisi une occasion d’obtenir une nouvelle source de revenus — une manière de “faire quelque chose pour le père lorsqu’il me paye” comme l’a déclaré un avocat. Pour ceux qui s’intéressent au bien-être des enfants, il importe peu que le SAP soit un exemple de plus de ces “mythes de comptoir” complaisamment endossés par les medias et ceux qui sont impliqués dans les conflits autour de la garde des enfants, ou qu’il soit le signe qu’avocats et professionnels de santé mentale ne savent pas véritablement évaluer les nouvelles théories en psychologie. (61) Cette dernière hypothèse peut cependant expliquer pourquoi le prix annuel décerné aux travaux de recherche par la section “résolution alternative des conflits” de l’Association du Barreau sméricain a été attribué à un travail consacré au SAP (62), qui n’en évaluait nullement la qualité et qui est donc irrecevable. La même hypothèse peut aussi expliquer pourquoi des articles consacrés au SAP, qui rendent mal compte de la recherche actuelle, ont pu être publiés dans des revues dotées d’un comité de lecture. (63)
Le rapport de Sturge et de Glaser a déjà acquis de l’importance en Angleterre et il est certain qu’à mesure qu’il sera connu, son impact ailleurs sera favorable. Parce qu’il reflète précisément la recherche et les connaissances récentes en la matière (64), il se distingue de la littérature qui cherche à promouvoir le SAP. Trop souvent, dans cette littérature, la recherche scientifique et le droit jurisprudentiel (case law) sont exclus de la discussion (65), ou s’ils sont pris en compte, c’est sans les comprendre ou bien en les déformant. (66) (...) -> Lire la suite dans le document à télécharger ci-dessous.
Note de Sisyphe - Nous avons supprimé les notes de bas de pages pour la publication électronique dans cette page, mais les très nombreuses références contenues dans le document intégral fournissent des renseignements essentiels à une pleine compréhension de cet article de nature technique.
Vous pouvez télécharger pour votre usage personnel le document intégral contenant toutes les références en cliquant sur l’icône word ou l’icône PDF ci-dessous. Merci de demander l’autorisation de la traductrice pour reproduction de cette version autre que pour usage personnel.
_______________________________________________
© Carol S Bruch 2008. Ce texte est la traduction autorisée de l’article “Parental Alienation Syndrome and Alienated Children - getting it wrong in child custody cases”, 14 Child & Family Law Quarterly381 (2002), disponible, ainsi que cette traduction, dans cette page et dans celle-ci. En cas de divergence, se reporter à la version anglaise. Cet article contient des informations relatives aux autorités anglaises et reprend, avec autorisation, des éléments préalablement publiés dans les articles de Carol S Bruch, “Parental Alienation Syndrome : Junk Science in Child Custody Determinations”, 3 European J.L. Reform 383 (2001) et “Parental Alienation Syndrome and Parental Alienation : Getting it Wrong in Child Custody Cases”, 35 Family Law Quarterly 527 (2001), disponibles à cette adresse et à celle-ci.
© Version française de cet article : Hélène Palma, Maître de Conférences en études anglophones à l’Université de Provence (Aix-Marseille I). Merci de demander l’autorisation de la traductrice pour reproduction de cette version autre que pour usage personnel.
Mis en ligne sur Sisyphe, le 7 juillet 2010
Lire plusieurs autres articles sur le SAP.
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terça-feira, 4 de janeiro de 2011
SYNDRÔME D'ALIÉNATION PARENTALE: UNE THÉORIE PRO-PÉDO!
Este artigo encontra-se no site
http://justice-medecine.blog.droitfondamental.eu/
Sugiro, vivamente, a sua leitura.
Sugiro, igualmente, a leitura do artigo que podeis encontrar em
http://www.undde.org/
Sobre Léo Thiers-Vidal, sugiro a leitura do seu próprio testemunho, em
http://leothiersvidal.unblog.fr/
Não podia deixar de pôr aqui este vídeo (a 3ª parte de 3), com um caso elucidativo.
(eu assinei já esta petição, e vou pô-la na margem direita deste blog)
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segunda-feira, 3 de janeiro de 2011
UN PROGRAMME TROMPEUR QUI PRIVE LES ENFANTS DE LEUR MÈRE!
vendredi 14 novembre 2003
États-Unis
Un programme qui prive les enfants de leur mère
par Liz Richards
J’œuvre auprès de plaignantes mères de famille depuis 1995. Un jour, j’ai été informée, par leurs dirigeants eux-mêmes, qu’un organisme de défense des droits des pères de Virginie du Nord utilisait un programme fédéral de garde d’enfants comme stratégie dite de " terre brûlée" contre les mères.
Ma banque de données, plus de 850 demandes, inclut 80 plaintes provenant de Virginie du Nord, la plupart concernant les droits des pères. Et, bien qu’ils parlent de " garde commune " et d’" éducation conjointe ", en réalité, cela se traduit par du harcèlement juridique et des enfants privés de leur mère.
Les gens supposent que les tribunaux sont en faveur des mères. Or, il existe une hostilité profonde envers les mères qui se plaignent. Un phénomène de sympathie inversée envers les hommes perçus comme opprimés résulte souvent en un backlash contre les femmes.
Les hommes emploient ce stratagème pour obtenir la garde des enfants ainsi que pour bénéficier d’obligations financières réduites - allant même jusqu’à provoquer des querelles pour susciter des plaintes. Les hommes ont appris qu’ils pouvaient mentir au tribunal et justifier leur comportement inadéquat en accusant les femmes. Peu de gens osent les confronter, tandis que les femmes sont sommées de se taire - tant par leur propre famille que par leurs avocats.
Ces porte-flambeaux des droits du père font en fait partie d’une branche secrète d’une organisation juridique basée en Californie, l’Association des tribunaux de la famille et de médiation (Association of Family and Conciliation Courts), qui les utilisent pour créer des litiges. Le Conseil des droits des enfants (Children’s Rights Council) et la Coalition américaine pour les pères et les enfants (American Coalition for Fathers and Children), basés en Virginie, sont des groupes très actifs au sein de cette association.
Le Conseil des droits des enfants est lié de près aux juges et aux professionnels de l’Association des tribunaux de la famille et de médiation, et lui fournit les cas de ses membres. Ce conflit d’intérêt demeure secret.
Le Conseil des droits des enfants est également affilié à des psychologues pro-pédophiles, tels Richard Gardner et Ralph Underwager, dont les thèses - fortement critiquées - en faveur des abuseurs/pédophiles, sont utilisées en cour pour masquer les abus et attribuer la garde aux pères.
Le Conseil des droits des enfants et la Coalition américaine pour les pères et les enfants ont mis en œuvre un programme fédéral relatif à la " garde-type ", basé sur les méthodologies de Gardner, bien que celui-ci soit dénoncé par beaucoup de membres de la profession juridique comme faisant la promotion de la pédophilie.
Tant la Revue trimestrielle de droit de la famille (Family Law Quarterly), la branche californienne de l’Organisation Nationale des Femmes (California National Organization for Women) que l’Université de Wellesley ont publié des rapports confirmant la tendance de plus en plus répandue des tribunaux à attribuer la garde des enfants aux hommes abuseurs, tandis qu’ils restreignent les mères victimes à un droit de visite limité.
Les programmes de garde pour les pères sont financés par le Service d’exécution des ordonnances de pension alimentaire aux enfants (Child Support Enforcement Office), du Ministère fédéral de la santé et des services aux citoyens, un département dirigé par les alliés des droits des pères depuis dix ans.
Tant David Gray Ross, ex-commissaire du Service d’exécution des ordonnances de pension alimentaire aux enfants, que l’actuel secrétaire adjoint du Ministère fédéral de la santé et des services aux citoyens, Wade Horn, ont contribué à transformer le ministère en agence de garde pour les pères, par l’intermédiaire des programmes " Accès/Visite " et " Père responsable " incorporant les méthodologies de Gardner.
Alors que ces programmes sont présentés au public comme favorisant une " paternité responsable ", les documents officiels indiquent que le but est de fournir gratuitement aux pères des avocats pour plaider leur cause et obtenir la garde des enfants.
Ces programmes étatiques sont si biaisés en faveur des abuseurs qu’à Tacoma (Washington), le programme a assumé les frais de l’avocat du tireur isolé de Beltway (Beltway Sniper) John Allen Muhammad, - dont un voyage à l’est des États-Unis à la recherche de l’ex-conjointe de son client.
Le Ministère de la Santé de Virginie gère plusieurs de ces programmes et a d’ailleurs alloué au Conseil pour les droits des enfants une subvention pour la mise en place de centres de visites.
Mais des personnes qui surveillent ce genre d’activités ont dénoncé les pratiques malhonnêtes ayant cours dans ces centres, comme la manipulation des chiffres pour obtenir plus de financement ou l’omission de mentionner au tribunal le comportement violent d’un père afin qu’il obtienne la garde des enfants.
En outre, Wade Horn a initié une Campagne de Paternité de Virginie (Virginia Fatherhood Campaign), en ayant recours à son ancienne organisation, l’Initiative de Paternité Nationale (National Fatherhood Initiative), qu’il rémunère, sur une base annuelle, à titre de consultant. Après que j’eus identifié des contradictions majeures révélées par des entrevues avec la plupart des bénéficiaires de la Campagne de Paternité de Virginie, un rapport de vérification de l’État a confirmé que la conjointe de Horn travaillait pour l’Initiative de Paternité Nationale et que le programme référait des hommes à des groupes de pères afin de les " aider " avec leurs problèmes de pension alimentaire et de garde d’enfants.
La division virginienne d’exécution des ordonnances de pension alimentaire aux enfants (Virginia Division of Child Support Enforcement) gère un autre programme en collaboration avec la Campagne de Paternité de Virginie , en procurant une aide spéciale aux pères. Ainsi, cette agence étatique viole les règles de l’éthique en fournissant des services juridiques aux adversaires des clients pour lesquels ils sont mandatés par le Congrès.
Le Service d’exécution des ordonnances de pension alimentaire aux enfants a pour mission de faire exécuter les ordonnances, et non de divulguer des astuces à l’autre partie sur la façon de contourner la loi. Si les législateurs et les fonctionnaires du Ministère de la Santé estiment que les hommes ont besoin d’une aide additionnelle afin de ne pas perdre leur cause en cour, il suffit alors de créer un organisme de promotion des droits des hommes, et non pas de se cacher derrière des noms tels que " paternité responsable " et autres revendications trompeuses afin d’inciter les pères à les appuyer.
Les programmes de paternité causent un grave préjudice aux enfants et à leurs mères. Ils devraient être abandonnés immédiatement - et faire l’objet d’enquêtes.
(Révision de la traduction : Nathalie Durand)
Northern Virginia, Opinion Section 14-Jan-03
Reproduction sur Sisyphe autorisée par l’auteure. On peut la joindre à LIZGOAL@aol.com
Mis en ligne sur Sisyphe, le 7 novembre 2003
© Sisyphe 2002-2010
FONTE: http://sisyphe.org/

Imagens e recados para Orkut no Glimboo!
Underwager, co-inventeur du sap: interview
Paidika : Selon vous, le choix de la pédophilie est-il un choix responsable pour les individus ?
Ralph Underwager : Certainement. J'ai été frappé en apprenant à mieux connaître et comprendre les personnes qui choisissent la pédophilie, de voir à quel point elles se laissent définir par d'autres personnes. Cette définition est habituellement et avant tout négative. Les pédophiles dépensent beaucoup de temps et d' énergie à défendre leur choix. Je ne pense pas qu'un pédophile ait à faire cela.
Les pédophiles peuvent affirmer fièrement et courageusement leur choix. Ils peuvent dire que leur volonté est de trouver la meilleure façon d'aimer. Je suis également théologien, et en tant que théologien, je crois que c'est la volonté de Dieu qu'il existe de la proximité et de l'intimité, de l'unité de la chair entre les gens.
Un pédophile peut dire : "Cette proximité est une possibilité pour moi au sein des choix que j'ai fait." Les pédophiles sont trop sur la défensive. Je pense que les pédophiles peuvent affirmer qu'ils choisissent de vivre l'intimité et l'amour. Avec fierté, ils peuvent dire "Je crois que ceci fait vraiment partie de la volonté de Dieu". Ils ont le droit d'affirmer ces choses pour eux-mêmes en tant que choix personnels. Mais c'est une autre question de savoir s'ils arrivent à persuader d'autres personnes qu'ils ont raison (rire).
Paidika : Vous dites que les pédophiles devraient affirmer le fait qu'ils croient que la pédophilie fait partie de "la volonté de Dieu". Cela veut-il également dire que lorsqu'un pédophile mentionne la volonté de Dieu, cela implique qu' il connaît réellement la volonté de Dieu ?
Ralph Underwager : (riant) Evidemment, je ne suis pas en lien direct avec la volonté de Dieu. Mais je pense que c'est la volonté de Dieu que nous soyons libres. Je crois que la volonté de Dieu est que nous disposions d'une liberté absolue. Pas de conditions, pas de contingences. Lorsque l'apôtre saint Paul dit "Toute chose m'est légitime", il ne le dit pas une fois mais à quatre reprises. "Toute chose m'est légitime". Il ajoute également que tout ne marche pas toujours.
Paidika : Votre analyse de l'hystérie autour de la sexualité des enfants réfère à la rupture du contrat social et à un dysfonctionnement religieux/mythique. Reconnaissez-vous d'autres causes que celles-ci ?
Ralph Underwager : Je rajouterais le féminisme radical, qui inclut une forte dose de haine des hommes. Je pense que d'une façon très concrète ces femmes peuvent être jalouses du fait que des hommes soient capables de s'aimer, d'être des camarades, amis, proches, intimes, de travailler de façon coopérative, de fonctionner en groupe. Cela peut rendre des femmes jalouses que des hommes affirment que la masculinité peut inclure l'intimité et la proximité liées au sexe. Ceci s'appliquerait autant pour les liens entre hommes, que pour la sexualité pédophile. La femme est jalouse de cette connexion. Elle dit, "Attends voir, nous n'allons pas vous laisser faire ça!"
Paidika : N'est-ce pas un souhait raisonnable pour les pédophiles de vouloir obtenir la décriminilisation de la sexualité pédophile? Ce n'est peut-être pas réaliste aujourd'hui aux Etats Unis mais n'est-ce tout de même pas un but légitime ?
Ralph Underwager : Oh oui, certainement, certainement. Je veux dire, Jésus a dit: "Je ne veux vraiment pas faire ceci. Je ne veux pas monter là vers le Calvaire." De même pour la décriminalisation, la vraie question est: si on n'y est pas, comment va-t-on y arriver ?
Paidika : Des conseils ?
Ralph Underwager : Prenez le risque, assumez les conséquences du risque, et affirmez: ceci est quelque chose de bien. Les pédophiles doivent devenir plus positifs et affirmer que la pédophilie est une expression acceptable de la volonté de Dieu d'amour et d'unité entre les humains.
Ce serait bien si quelqu'un pourrait obtenir un fonds important de recherche afin de faire une étude longitudinale de, disons, 100 garçons de 12 ans en relation avec des pédophiles aimants. Quiconque ferait cette étude aurait à suivre ces garçons à des intervalles de 5 ans pendant 20 ans. Ceci est impossible aujourd'hui aux États Unis. On parle donc d'un futur très éloigné.
FONTE: http://forum.aufeminin.com/

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Underwager was a prolific defense expert for people accused of child sexual abuse. By the late 1980s, he had appeared in court on behalf of defendants in child sexual abuse cases more than 200 times in the US, Canada, Australia, New Zealand and Britain.[8] In court and in the media, Underwager claimed that 60% of women sexually abused in childhood reported that the experience was good for them,[9] he characterized child protection investigations as nothing less than an "assault on the family as an institution"[10] and he alleged that 75% of mothers alleging sexual abuse in custody proceedings suffered from a "severe personality disorder" that prompted them to manufacture false allegations.[11] He claimed that forensic interviews with children inevitably lead the child to confabulate an account of satanic ritual abuse because the "fantasy world of children is filled with mayhem, murder, cannibalism, blood and gore".[12] He claimed that all forensic interviews with children provoked this sadistic sexual fantasy life, creating "psychotic" and sexualized children who were "ruined for life".[13]
Anna Salter claimed that in response to her criticism of his courtroom testimony and for claiming he lied in order to help child molesters evade punishment, Underwager filed several unsuccessful suits against Salter as well as other threatening actions.[14]
FONTE: Wikiédia

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Dr. Salter received her Ph.D. in Clinical Psychology and Public Practice from Harvard University and obtained a Masters Degree in Child Study from Tufts. She was a Teaching Fellow at both Universities.
Dr. Salter has lived in Madison Wisconsin since 1996 and consults half time to the Wisconsin Department of Corrections. In addition, she lectures and consults on sex offenders and victims throughout the United States and abroad. She has keynoted conferences on sexual abuse in Australia, New Zealand, Scotland and England. In all, she has conducted trainings in 45 states and 8 countries. Dr. Salter also evaluates sex offenders for civil commitment proceedings and other purposes. She testifies as an expert witness in sexual abuse civil and criminal cases.
Before moving to Madison, Dr. Salter was on the faculty of Dartmouth Medical School in Lebanon, New Hampshire in the Departments of Psychiatry and Maternal and Child Health. While there, she was Director of Psycho-social Training for the Pediatric Residency Program, Director of Child Psychiatry Consultation to the Pediatric Ward, Co-Director of the Parenting Clinic, Assistant Director of the Children-at-Risk Program and Director of the Parents in Distress Program. She also won the Saul Blatman Teaching Award in the Department of Pediatrics and Maternal and Child Health.
Dr. Salter is the 1997 winner of the Significant Achievement Award from the Association for the Treatment of Sexual Abusers.
She is the author of three nonfiction books:
Predators: Pedophiles, Rapists and Other Sex Offenders: Who They Are, How They Operate and How We Can Protect Ourselves and Our Children. (2003) New York: Basic Books
Transforming Trauma: A Guide to Understanding and Treating Adult Survivors of Child Sexual Abuse. (1995), Newbury Park, CA, Sage Publications
Treating Child Sex Offenders and Victims: A Practical Guide. (1988) Newbury Park, CA, Sage Publications.
In addition she has produced two educational video tapes:
Truth, Lies and Sex Offenders
Sadistic Offenders: How They Think, What They Do
Dr. Salter has also published four forensic mysteries:
Shiny Water
Fault Lines
White Lies
Prison Blues
Prison Blues has been nominated for a 2003 Edgar Allan Poe Award in the category of Best Original Paperback.
FONTE: http://annasalter.com/biography.html
États-Unis
Un programme qui prive les enfants de leur mère
par Liz Richards
J’œuvre auprès de plaignantes mères de famille depuis 1995. Un jour, j’ai été informée, par leurs dirigeants eux-mêmes, qu’un organisme de défense des droits des pères de Virginie du Nord utilisait un programme fédéral de garde d’enfants comme stratégie dite de " terre brûlée" contre les mères.
Ma banque de données, plus de 850 demandes, inclut 80 plaintes provenant de Virginie du Nord, la plupart concernant les droits des pères. Et, bien qu’ils parlent de " garde commune " et d’" éducation conjointe ", en réalité, cela se traduit par du harcèlement juridique et des enfants privés de leur mère.
Les gens supposent que les tribunaux sont en faveur des mères. Or, il existe une hostilité profonde envers les mères qui se plaignent. Un phénomène de sympathie inversée envers les hommes perçus comme opprimés résulte souvent en un backlash contre les femmes.
Les hommes emploient ce stratagème pour obtenir la garde des enfants ainsi que pour bénéficier d’obligations financières réduites - allant même jusqu’à provoquer des querelles pour susciter des plaintes. Les hommes ont appris qu’ils pouvaient mentir au tribunal et justifier leur comportement inadéquat en accusant les femmes. Peu de gens osent les confronter, tandis que les femmes sont sommées de se taire - tant par leur propre famille que par leurs avocats.
Ces porte-flambeaux des droits du père font en fait partie d’une branche secrète d’une organisation juridique basée en Californie, l’Association des tribunaux de la famille et de médiation (Association of Family and Conciliation Courts), qui les utilisent pour créer des litiges. Le Conseil des droits des enfants (Children’s Rights Council) et la Coalition américaine pour les pères et les enfants (American Coalition for Fathers and Children), basés en Virginie, sont des groupes très actifs au sein de cette association.
Le Conseil des droits des enfants est lié de près aux juges et aux professionnels de l’Association des tribunaux de la famille et de médiation, et lui fournit les cas de ses membres. Ce conflit d’intérêt demeure secret.
Le Conseil des droits des enfants est également affilié à des psychologues pro-pédophiles, tels Richard Gardner et Ralph Underwager, dont les thèses - fortement critiquées - en faveur des abuseurs/pédophiles, sont utilisées en cour pour masquer les abus et attribuer la garde aux pères.
Le Conseil des droits des enfants et la Coalition américaine pour les pères et les enfants ont mis en œuvre un programme fédéral relatif à la " garde-type ", basé sur les méthodologies de Gardner, bien que celui-ci soit dénoncé par beaucoup de membres de la profession juridique comme faisant la promotion de la pédophilie.
Tant la Revue trimestrielle de droit de la famille (Family Law Quarterly), la branche californienne de l’Organisation Nationale des Femmes (California National Organization for Women) que l’Université de Wellesley ont publié des rapports confirmant la tendance de plus en plus répandue des tribunaux à attribuer la garde des enfants aux hommes abuseurs, tandis qu’ils restreignent les mères victimes à un droit de visite limité.
Les programmes de garde pour les pères sont financés par le Service d’exécution des ordonnances de pension alimentaire aux enfants (Child Support Enforcement Office), du Ministère fédéral de la santé et des services aux citoyens, un département dirigé par les alliés des droits des pères depuis dix ans.
Tant David Gray Ross, ex-commissaire du Service d’exécution des ordonnances de pension alimentaire aux enfants, que l’actuel secrétaire adjoint du Ministère fédéral de la santé et des services aux citoyens, Wade Horn, ont contribué à transformer le ministère en agence de garde pour les pères, par l’intermédiaire des programmes " Accès/Visite " et " Père responsable " incorporant les méthodologies de Gardner.
Alors que ces programmes sont présentés au public comme favorisant une " paternité responsable ", les documents officiels indiquent que le but est de fournir gratuitement aux pères des avocats pour plaider leur cause et obtenir la garde des enfants.
Ces programmes étatiques sont si biaisés en faveur des abuseurs qu’à Tacoma (Washington), le programme a assumé les frais de l’avocat du tireur isolé de Beltway (Beltway Sniper) John Allen Muhammad, - dont un voyage à l’est des États-Unis à la recherche de l’ex-conjointe de son client.
Le Ministère de la Santé de Virginie gère plusieurs de ces programmes et a d’ailleurs alloué au Conseil pour les droits des enfants une subvention pour la mise en place de centres de visites.
Mais des personnes qui surveillent ce genre d’activités ont dénoncé les pratiques malhonnêtes ayant cours dans ces centres, comme la manipulation des chiffres pour obtenir plus de financement ou l’omission de mentionner au tribunal le comportement violent d’un père afin qu’il obtienne la garde des enfants.
En outre, Wade Horn a initié une Campagne de Paternité de Virginie (Virginia Fatherhood Campaign), en ayant recours à son ancienne organisation, l’Initiative de Paternité Nationale (National Fatherhood Initiative), qu’il rémunère, sur une base annuelle, à titre de consultant. Après que j’eus identifié des contradictions majeures révélées par des entrevues avec la plupart des bénéficiaires de la Campagne de Paternité de Virginie, un rapport de vérification de l’État a confirmé que la conjointe de Horn travaillait pour l’Initiative de Paternité Nationale et que le programme référait des hommes à des groupes de pères afin de les " aider " avec leurs problèmes de pension alimentaire et de garde d’enfants.
La division virginienne d’exécution des ordonnances de pension alimentaire aux enfants (Virginia Division of Child Support Enforcement) gère un autre programme en collaboration avec la Campagne de Paternité de Virginie , en procurant une aide spéciale aux pères. Ainsi, cette agence étatique viole les règles de l’éthique en fournissant des services juridiques aux adversaires des clients pour lesquels ils sont mandatés par le Congrès.
Le Service d’exécution des ordonnances de pension alimentaire aux enfants a pour mission de faire exécuter les ordonnances, et non de divulguer des astuces à l’autre partie sur la façon de contourner la loi. Si les législateurs et les fonctionnaires du Ministère de la Santé estiment que les hommes ont besoin d’une aide additionnelle afin de ne pas perdre leur cause en cour, il suffit alors de créer un organisme de promotion des droits des hommes, et non pas de se cacher derrière des noms tels que " paternité responsable " et autres revendications trompeuses afin d’inciter les pères à les appuyer.
Les programmes de paternité causent un grave préjudice aux enfants et à leurs mères. Ils devraient être abandonnés immédiatement - et faire l’objet d’enquêtes.
(Révision de la traduction : Nathalie Durand)
Northern Virginia, Opinion Section 14-Jan-03
Reproduction sur Sisyphe autorisée par l’auteure. On peut la joindre à LIZGOAL@aol.com
Mis en ligne sur Sisyphe, le 7 novembre 2003
© Sisyphe 2002-2010
FONTE: http://sisyphe.org/
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Underwager, co-inventeur du sap: interview
Paidika : Selon vous, le choix de la pédophilie est-il un choix responsable pour les individus ?
Ralph Underwager : Certainement. J'ai été frappé en apprenant à mieux connaître et comprendre les personnes qui choisissent la pédophilie, de voir à quel point elles se laissent définir par d'autres personnes. Cette définition est habituellement et avant tout négative. Les pédophiles dépensent beaucoup de temps et d' énergie à défendre leur choix. Je ne pense pas qu'un pédophile ait à faire cela.
Les pédophiles peuvent affirmer fièrement et courageusement leur choix. Ils peuvent dire que leur volonté est de trouver la meilleure façon d'aimer. Je suis également théologien, et en tant que théologien, je crois que c'est la volonté de Dieu qu'il existe de la proximité et de l'intimité, de l'unité de la chair entre les gens.
Un pédophile peut dire : "Cette proximité est une possibilité pour moi au sein des choix que j'ai fait." Les pédophiles sont trop sur la défensive. Je pense que les pédophiles peuvent affirmer qu'ils choisissent de vivre l'intimité et l'amour. Avec fierté, ils peuvent dire "Je crois que ceci fait vraiment partie de la volonté de Dieu". Ils ont le droit d'affirmer ces choses pour eux-mêmes en tant que choix personnels. Mais c'est une autre question de savoir s'ils arrivent à persuader d'autres personnes qu'ils ont raison (rire).
Paidika : Vous dites que les pédophiles devraient affirmer le fait qu'ils croient que la pédophilie fait partie de "la volonté de Dieu". Cela veut-il également dire que lorsqu'un pédophile mentionne la volonté de Dieu, cela implique qu' il connaît réellement la volonté de Dieu ?
Ralph Underwager : (riant) Evidemment, je ne suis pas en lien direct avec la volonté de Dieu. Mais je pense que c'est la volonté de Dieu que nous soyons libres. Je crois que la volonté de Dieu est que nous disposions d'une liberté absolue. Pas de conditions, pas de contingences. Lorsque l'apôtre saint Paul dit "Toute chose m'est légitime", il ne le dit pas une fois mais à quatre reprises. "Toute chose m'est légitime". Il ajoute également que tout ne marche pas toujours.
Paidika : Votre analyse de l'hystérie autour de la sexualité des enfants réfère à la rupture du contrat social et à un dysfonctionnement religieux/mythique. Reconnaissez-vous d'autres causes que celles-ci ?
Ralph Underwager : Je rajouterais le féminisme radical, qui inclut une forte dose de haine des hommes. Je pense que d'une façon très concrète ces femmes peuvent être jalouses du fait que des hommes soient capables de s'aimer, d'être des camarades, amis, proches, intimes, de travailler de façon coopérative, de fonctionner en groupe. Cela peut rendre des femmes jalouses que des hommes affirment que la masculinité peut inclure l'intimité et la proximité liées au sexe. Ceci s'appliquerait autant pour les liens entre hommes, que pour la sexualité pédophile. La femme est jalouse de cette connexion. Elle dit, "Attends voir, nous n'allons pas vous laisser faire ça!"
Paidika : N'est-ce pas un souhait raisonnable pour les pédophiles de vouloir obtenir la décriminilisation de la sexualité pédophile? Ce n'est peut-être pas réaliste aujourd'hui aux Etats Unis mais n'est-ce tout de même pas un but légitime ?
Ralph Underwager : Oh oui, certainement, certainement. Je veux dire, Jésus a dit: "Je ne veux vraiment pas faire ceci. Je ne veux pas monter là vers le Calvaire." De même pour la décriminalisation, la vraie question est: si on n'y est pas, comment va-t-on y arriver ?
Paidika : Des conseils ?
Ralph Underwager : Prenez le risque, assumez les conséquences du risque, et affirmez: ceci est quelque chose de bien. Les pédophiles doivent devenir plus positifs et affirmer que la pédophilie est une expression acceptable de la volonté de Dieu d'amour et d'unité entre les humains.
Ce serait bien si quelqu'un pourrait obtenir un fonds important de recherche afin de faire une étude longitudinale de, disons, 100 garçons de 12 ans en relation avec des pédophiles aimants. Quiconque ferait cette étude aurait à suivre ces garçons à des intervalles de 5 ans pendant 20 ans. Ceci est impossible aujourd'hui aux États Unis. On parle donc d'un futur très éloigné.
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Underwager was a prolific defense expert for people accused of child sexual abuse. By the late 1980s, he had appeared in court on behalf of defendants in child sexual abuse cases more than 200 times in the US, Canada, Australia, New Zealand and Britain.[8] In court and in the media, Underwager claimed that 60% of women sexually abused in childhood reported that the experience was good for them,[9] he characterized child protection investigations as nothing less than an "assault on the family as an institution"[10] and he alleged that 75% of mothers alleging sexual abuse in custody proceedings suffered from a "severe personality disorder" that prompted them to manufacture false allegations.[11] He claimed that forensic interviews with children inevitably lead the child to confabulate an account of satanic ritual abuse because the "fantasy world of children is filled with mayhem, murder, cannibalism, blood and gore".[12] He claimed that all forensic interviews with children provoked this sadistic sexual fantasy life, creating "psychotic" and sexualized children who were "ruined for life".[13]
Anna Salter claimed that in response to her criticism of his courtroom testimony and for claiming he lied in order to help child molesters evade punishment, Underwager filed several unsuccessful suits against Salter as well as other threatening actions.[14]
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Dr. Salter received her Ph.D. in Clinical Psychology and Public Practice from Harvard University and obtained a Masters Degree in Child Study from Tufts. She was a Teaching Fellow at both Universities.
Dr. Salter has lived in Madison Wisconsin since 1996 and consults half time to the Wisconsin Department of Corrections. In addition, she lectures and consults on sex offenders and victims throughout the United States and abroad. She has keynoted conferences on sexual abuse in Australia, New Zealand, Scotland and England. In all, she has conducted trainings in 45 states and 8 countries. Dr. Salter also evaluates sex offenders for civil commitment proceedings and other purposes. She testifies as an expert witness in sexual abuse civil and criminal cases.
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Dr. Salter is the 1997 winner of the Significant Achievement Award from the Association for the Treatment of Sexual Abusers.
She is the author of three nonfiction books:
Predators: Pedophiles, Rapists and Other Sex Offenders: Who They Are, How They Operate and How We Can Protect Ourselves and Our Children. (2003) New York: Basic Books
Transforming Trauma: A Guide to Understanding and Treating Adult Survivors of Child Sexual Abuse. (1995), Newbury Park, CA, Sage Publications
Treating Child Sex Offenders and Victims: A Practical Guide. (1988) Newbury Park, CA, Sage Publications.
In addition she has produced two educational video tapes:
Truth, Lies and Sex Offenders
Sadistic Offenders: How They Think, What They Do
Dr. Salter has also published four forensic mysteries:
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Prison Blues has been nominated for a 2003 Edgar Allan Poe Award in the category of Best Original Paperback.
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domingo, 2 de janeiro de 2011
LA PARANOIA PATERNELLE, JUSQU'OÙ IRA-T-ELLE?
Nos próximos dias irei trazer artigos que falam por si.
Palavras de gente "pequena" como eu, que vêm reforçar aquilo que eu tenho dito até aqui.
Nada que eu já não soubesse, ou tivesse percebido.
Só que eu não diria melhor.
Ao lerdes isto, ireis ver o quão próximo está da verdade, e da realidade. Só não vê quem for cego.
Se necessário, usai o tradutor Google, que tenho aqui no blog.
Nunca é demais lembrar que tenho a sondagem, logo por cima do tradutor, e algumas petições mais abaixo, igualmente na margem direita, que eu gostava que lesseis e, sendo o vosso caso ou estando vós de acordo, assinásseis.
Não percam os próximos posts.
Aí se diz a verdade, e nada mais do que a verdade.
Obrigada, e boa leitura.
mercredi 11 février 2004
La paranoïa paternelle triomphera-t-elle ?
L’organisation des pères en colère
par Trish Wilson
Depuis des années, au Canada et au Québec comme en France et partout en Europe, des lobbies s’organisent pour défendre les "droits des pères" contre celles qu’ils considèrent comme des ennemies, les mères et les féministes. Ils utilisent notamment Internet pour diffuser une propagande à laquelle les législateurs prêtent une oreille bienveillante. Certains de ces groupes s’inspirent du "modèle américain" en la matière, dont voici une illustration.
Au fur et à mesure que les pères disparaissent de la vie de millions de femmes et d’enfants, ils resurgissent dans des bulletins de liaison, des groupes locaux d’activisme et dans le cyberespace comme membres de mouvements farouchement engagés en faveur des " droits des pères ", dont la mission déclarée est de " se défendre ".
Se défendre contre quoi ? Contre le pouvoir des femmes et des enfants, évidemment. Même si les déclarations publiques de ces organisations regorgent de bons sentiments - aider les hommes à devenir de meilleurs pères, par exemple - et de platitudes telles que " Les pères sont plus que des chèques de paie ", leurs membres ne sont pas de bons pères recherchant de l’aide mais plutôt des hommes en colère (souvent appuyés par des femmes qui les soutiennent) recherchant un élargissement des privilèges masculins. Leurs communications dans le privé sont de véritables diatribes contre le soutien alimentaire des enfants et en faveur de la prise de contrôle sur les femmes. On n’y trouve jamais la moindre allusion à la relation père-enfant.
De nos jours, les militants pour les droits des pères, comme c’est le cas des sympathisants des milices d’extrême-droite, sont particulièrement actifs sur l’Internet. Des cybergroupes tels Fathers’ Manifesto y recrutent des membres de façon très active et y répandent de la désinformation. Le Manifesto est une organisation parapluie fondée par John Knight, président de l’American Institute for Men basé en Californie. Bien que Knight se soit semble-t-il récemment retrouvé en prison et que le site de Manifesto ait disparu du Web, les signataires de celui-ci, provenant d’un large éventail de groupes militant pour les droits des pères, promeuvent activement son programme.
Ce programme consiste à attaquer les femmes qui élèvent seules leurs enfants, en prétendant que leur façon d’élever leurs enfants est la cause de la plupart des maux allant des hauts taux de criminalité juvénile aux faibles résultats des jeunes aux tests d’évaluation préparatoires au niveau collégial (les SAT, " scholastic assessment tests ").
À l’échelle nationale, les membres de ces groupes présentent des requêtes aux tribunaux pour que la garde exclusive soit toujours attribuée au père - peu importe que celui-ci ne se soit jamais occupé de son enfant ou qu’il ait un passé de violence conjugale ou d’abus. Ils font également du lobbying en faveur de mesures législatives qui donnent plus de pouvoir aux pères.
Ces groupes ont comme priorité l’élimination de l’aide sociale, des coupons de nourriture, des programmes de logement social, de la sécurité sociale, des pensions alimentaires ordonnées par les tribunaux, et de tout autre " transfert de biens qui encourage ou rend possible l’absence de père. "
Une recommandation particulièrement appropriée, surtout dans le contexte de la nouvelle loi sur la réforme de l’aide sociale, est celle qui consiste à exiger que l’on confie immédiatement au père tout enfant dont la mère présente une demande d’aide sociale. On pouvait lire l’exhortation suivante sur une liste de diffusion électronique : " Messieurs, empressez-vous de présenter vos demandes de garde d’enfant [dès que maman décide de recourir à l’aide sociale]. " Un autre cybergroupe, qui a aussi un site Internet , le Men’s Action Network (MAN, le réseau d’action masculin)
Des groupes militant pour les droits des pères se sont infiltrés dans les listes de diffusion électronique consacrées à la violence conjugale, au viol et au droit familial et suggèrent de pourchasser les groupes de femmes qui s’opposent à leurs points de vue.
Que doit faire une femme une fois qu’on a mis en place de telles " mesures de protection " ? Dans un récent message affiché sur la liste de diffusion Talk Man consacré aux femmes, " Jimmy " (un membre du réseau Man’s Health Network, une organisation basée à Washington, D.C., qui a des liens indirects avec celle de Gary Bauer, président de American Values , ancien conseiller de Ronald Reagan sur la politique intérieure), citait ses extraits préférés d’une liste des qualités de la " femme parfaite " : " 1) Elle sait quand se taire. 2) Elle sait quand se soumettre au désir de l’homme. "
Dans une autre liste affichée par Jimmy, qui lui avait été envoyée par " Ben ", intitulée " 69 raisons pour lesquelles les femmes ne devraient pas avoir la liberté d’expression ", on se moque des femmes par des affirmations telles que " 27) Si elles n’ont pas le droit de s’exprimer, elles ne pourront pas pleurnicher qu’elles se font violer. " " 29) Une seule paire de lèvres doit s’exprimer à la fois. " La citation la plus parlante est sans doute : " 40) La seule façon pour les femmes d’accéder à l’égalité est de renoncer à beaucoup de choses. " - point de vue partagé par la majorité des hommes faisant partie du mouvement. En présentant ces citations, Jimmy déclarait que la femme de Ben l’avait quitté. Faut-il s’en étonner ?
Une consultation rapide des groupes de discussion (messages et réponses) révèle les objectifs réels du mouvement - et l’ampleur réelle de sa misogynie. Dans un forum intitulé " Garde paternelle - Pas d’exception ", Daniel Amneus, un signataire du Manifesto, établit une relation entre la taille plus réduite du cerveau des femmes et une intelligence féminine réduite. Animé par une hargne étonnante, il écrit ceci :
Les femmes gagnent en moyenne 42 pour cent de moins que les hommes et cela serait essentiellement le résultat de la discrimination. Ce revenu inférieur n’aurait-il donc rien à voir avec le fait que leur cerveau est moins volumineux, que leurs muscles sont plus faibles, qu’elles sont plus petites en taille, ou qu’elles ont un tonus moindre ? Tous ces aspects ne seraient-ils que de menus détails qui n’auraient que peu d’effet sur la productivité d’une travailleuse ?
Les groupes de revendication des droits des hommes se sont aussi infiltrés dans les listes de diffusion électronique et les groupes de discussion consacrés à la violence conjugale, au viol et au droit familial, dans le but évident de faire dérailler tout échange intelligent. De façon outrageuse, la lettre d’information du National Council for Men (Conseil national des hommes), le Mens’ and Fathers’ Activism Report (le Rapport sur la revendication des hommes et des pères), accessible sur l’Internet, invite ouvertement à pourchasser tout groupe qui s’oppose à ses points de vue. L’action la plus haineuse (et complètement illégale) à laquelle il s’est livré a consisté en une exhortation écrite à exercer un harcèlement téléphonique sur la ligne d’aide mise sur pied par le ministère fédéral de la Justice, la National Domestic Violence Hotline.
Bien sûr, les groupes de revendication des droits des pères continuent d’imposer leur ordre du jour aux tribunaux et aux assemblées législatives. Dans ces cadres, leurs principaux outils sont le fiel et la désinformation. Les chiffres sont faussés ou mentionnés sans aucune référence à une source.
Lorsqu’on les presse de révéler leurs sources, leurs membres et lobbyistes se fâchent, comme le fit récemment Richard Bennett, directeur de la section de la Silicon Valley de la Coalition of Parental Support (COPS - Coalition pour le soutien parental), l’organisme qui avait soutenu la contestation ratée de la présomption en faveur de la garde partagée proposée par le projet de loi AB 999 de la Californie. Le groupe était également le promoteur de la loi SB 509, qui abolit la pension alimentaire viagère. Interpellé à propos de son invraisemblable affirmation que la majorité des mères divorcées ne travaillent pas, Bennett rétorque ceci :
Il faut que vous consentiez à examiner les données du Bureau de la Statistique (U. S. Census Bureau) au lieu de passer votre temps à vous regarder le nombril. Une majorité de mères mariées travaillent à l’extérieur de la maison et une majorité de mères célibataires ne le font pas. Bon, je vous concéderai qu’un grand nombre de celles-ci sont des cas de " reines-assistées sociales-jamais mariées " et non de véritables cas de mères divorcées. Il n’en reste pas moins que plus de 4 millions de mères célibataires ne pourvoient pas aux besoins de leurs enfants et comptent sur le gouvernement ou sur papa pour le faire. Pas étonnant qu’elles ne soient pas mariées !
Tirons la situation au clair une fois pour toutes. Les rapports de population du U.S. Census Bureau pour 1988 (Bureau fédéral de la statistique des États-Unis) montrent que 70 pour cent des femmes qui recevaient une pension alimentaire pour leur enfant avaient travaillé un mois complet juste avant l’entrevue de sondage.
Et quelle est la solution prônée par plusieurs groupes ? Conférer la garde au parent le plus riche : le père*.
Anne Mitchell, fondatrice de Fathers’ Rights and Equality Exchange (FREE, un groupe californien de revendication des droits des pères qui a l’appui de l’ancien gouverneur Pete Wilson, prétend constamment que 75 pour cent des pères versent assidûment la pension alimentaire pour leur enfant. Ce que ce chiffre (tiré des données du U.S. Census) ne dit pas, c’est que dans la plupart des cas ces sommes d’argent ne sont pas payées volontairement mais plutôt à la suite d’ordonnances judiciaires, voire de saisies sur le salaire. De plus, la moitié des femmes créancières de pensions alimentaires destinées à leurs enfants ne reçoivent pas un sou ou seulement une partie du montant dû.
Soyons clairs : les pères sont souvent enragés que l’on exige d’eux qu’ils renoncent à une partie de leurs biens pour faire vivre leur famille, plutôt qu’on leur permette de jouir de tout cet argent eux-mêmes. Dans les lettres d’information et sur l’Internet, ils prétendent que leurs ex-conjointes habillent leurs enfants de guenilles [Note de Trish Wilson : alors qu’en fait, ils sont la plupart du temps simplement habillés, de vêtements confortables], pour pouvoir consacrer l’argent destiné à leurs enfants à l’achat de voitures neuves et de vacances coûteuses. Ils dégoulinent d’angoisse pharisaïque telle que celle exprimée par " Bill et/ou Robbie " Fetzner, membres des Wisconsin Fathers for Equal Justice, qui ont affiché une note sur une liste de diffusion portant le nom de " Family Law-L " à l’effet suivant :
Forcer un père à payer une pension alimentaire à son enfant [Note de Trish Wilson : Plutôt, je présume, que d’attendre à ce qu’il le fasse volontairement…] fait mal au parent gardien exactement comme le fait notre système actuel de sécurité sociale. Et cela fait mal également au parent pourvoyeur qui n’a pas la garde… Traire la vache encore plus vigoureusement n’augmentera pas la quantité de lait et taper sur le donneur ne résoudra aucun problème. [Note de Trish Wilson : L’emprisonnement aurait-il plus de succès ?…]
Les Wisconsin Fathers for Equal Justice ont réussi à s’infiltrer dans le site Web de la National Organisation of Women of Wisconsin, fait qui a été porté à l’attention de l’organisation nationale (NOW, Organisation nationale des femmes aux Etats-Unis, .
(...)
Mis en ligne sur Sisyphe, le 2 février 2003
© On The Issues. Winter ’97, Vol. 6, No. 1/Web page : 12-20-96/ Webmaster : Sara Yager
© Sisyphe pour la version en français.
Pour plus d’information, communiquer avec le Clearinghouse Against Fathers’ Rights, National Organization for Women, 1000, 16th Street NW, Suite 700, Washington, DC 20036.
Lire également :
Un programme qui prive les enfants de leur mère
La réussite scolaire comparée selon le sexe : catalyseur des discours masculinistes, un rapport de Condition féminine Canada, mars 2003.
Un rapport de Condition féminine Canada démasque un discours qui nie les inégalités de genre
Le discours masculiniste dans les forums de discussion
Les arguments du discours masculiniste
Les enfants du divorce ont besoin de notre protection
Les partisans des droits des pères veulent imposer la garde partagée obligatoire
© Sisyphe 2002-2010
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Trish Wilson
FONTE: http://sisyphe.org
Palavras de gente "pequena" como eu, que vêm reforçar aquilo que eu tenho dito até aqui.
Nada que eu já não soubesse, ou tivesse percebido.
Só que eu não diria melhor.
Ao lerdes isto, ireis ver o quão próximo está da verdade, e da realidade. Só não vê quem for cego.
Se necessário, usai o tradutor Google, que tenho aqui no blog.
Nunca é demais lembrar que tenho a sondagem, logo por cima do tradutor, e algumas petições mais abaixo, igualmente na margem direita, que eu gostava que lesseis e, sendo o vosso caso ou estando vós de acordo, assinásseis.
Não percam os próximos posts.
Aí se diz a verdade, e nada mais do que a verdade.
Obrigada, e boa leitura.
mercredi 11 février 2004
La paranoïa paternelle triomphera-t-elle ?
L’organisation des pères en colère
par Trish Wilson
Depuis des années, au Canada et au Québec comme en France et partout en Europe, des lobbies s’organisent pour défendre les "droits des pères" contre celles qu’ils considèrent comme des ennemies, les mères et les féministes. Ils utilisent notamment Internet pour diffuser une propagande à laquelle les législateurs prêtent une oreille bienveillante. Certains de ces groupes s’inspirent du "modèle américain" en la matière, dont voici une illustration.
Au fur et à mesure que les pères disparaissent de la vie de millions de femmes et d’enfants, ils resurgissent dans des bulletins de liaison, des groupes locaux d’activisme et dans le cyberespace comme membres de mouvements farouchement engagés en faveur des " droits des pères ", dont la mission déclarée est de " se défendre ".
Se défendre contre quoi ? Contre le pouvoir des femmes et des enfants, évidemment. Même si les déclarations publiques de ces organisations regorgent de bons sentiments - aider les hommes à devenir de meilleurs pères, par exemple - et de platitudes telles que " Les pères sont plus que des chèques de paie ", leurs membres ne sont pas de bons pères recherchant de l’aide mais plutôt des hommes en colère (souvent appuyés par des femmes qui les soutiennent) recherchant un élargissement des privilèges masculins. Leurs communications dans le privé sont de véritables diatribes contre le soutien alimentaire des enfants et en faveur de la prise de contrôle sur les femmes. On n’y trouve jamais la moindre allusion à la relation père-enfant.
De nos jours, les militants pour les droits des pères, comme c’est le cas des sympathisants des milices d’extrême-droite, sont particulièrement actifs sur l’Internet. Des cybergroupes tels Fathers’ Manifesto y recrutent des membres de façon très active et y répandent de la désinformation. Le Manifesto est une organisation parapluie fondée par John Knight, président de l’American Institute for Men basé en Californie. Bien que Knight se soit semble-t-il récemment retrouvé en prison et que le site de Manifesto ait disparu du Web, les signataires de celui-ci, provenant d’un large éventail de groupes militant pour les droits des pères, promeuvent activement son programme.
Ce programme consiste à attaquer les femmes qui élèvent seules leurs enfants, en prétendant que leur façon d’élever leurs enfants est la cause de la plupart des maux allant des hauts taux de criminalité juvénile aux faibles résultats des jeunes aux tests d’évaluation préparatoires au niveau collégial (les SAT, " scholastic assessment tests ").
À l’échelle nationale, les membres de ces groupes présentent des requêtes aux tribunaux pour que la garde exclusive soit toujours attribuée au père - peu importe que celui-ci ne se soit jamais occupé de son enfant ou qu’il ait un passé de violence conjugale ou d’abus. Ils font également du lobbying en faveur de mesures législatives qui donnent plus de pouvoir aux pères.
Ces groupes ont comme priorité l’élimination de l’aide sociale, des coupons de nourriture, des programmes de logement social, de la sécurité sociale, des pensions alimentaires ordonnées par les tribunaux, et de tout autre " transfert de biens qui encourage ou rend possible l’absence de père. "
Une recommandation particulièrement appropriée, surtout dans le contexte de la nouvelle loi sur la réforme de l’aide sociale, est celle qui consiste à exiger que l’on confie immédiatement au père tout enfant dont la mère présente une demande d’aide sociale. On pouvait lire l’exhortation suivante sur une liste de diffusion électronique : " Messieurs, empressez-vous de présenter vos demandes de garde d’enfant [dès que maman décide de recourir à l’aide sociale]. " Un autre cybergroupe, qui a aussi un site Internet , le Men’s Action Network (MAN, le réseau d’action masculin)
Des groupes militant pour les droits des pères se sont infiltrés dans les listes de diffusion électronique consacrées à la violence conjugale, au viol et au droit familial et suggèrent de pourchasser les groupes de femmes qui s’opposent à leurs points de vue.
Que doit faire une femme une fois qu’on a mis en place de telles " mesures de protection " ? Dans un récent message affiché sur la liste de diffusion Talk Man consacré aux femmes, " Jimmy " (un membre du réseau Man’s Health Network, une organisation basée à Washington, D.C., qui a des liens indirects avec celle de Gary Bauer, président de American Values , ancien conseiller de Ronald Reagan sur la politique intérieure), citait ses extraits préférés d’une liste des qualités de la " femme parfaite " : " 1) Elle sait quand se taire. 2) Elle sait quand se soumettre au désir de l’homme. "
Dans une autre liste affichée par Jimmy, qui lui avait été envoyée par " Ben ", intitulée " 69 raisons pour lesquelles les femmes ne devraient pas avoir la liberté d’expression ", on se moque des femmes par des affirmations telles que " 27) Si elles n’ont pas le droit de s’exprimer, elles ne pourront pas pleurnicher qu’elles se font violer. " " 29) Une seule paire de lèvres doit s’exprimer à la fois. " La citation la plus parlante est sans doute : " 40) La seule façon pour les femmes d’accéder à l’égalité est de renoncer à beaucoup de choses. " - point de vue partagé par la majorité des hommes faisant partie du mouvement. En présentant ces citations, Jimmy déclarait que la femme de Ben l’avait quitté. Faut-il s’en étonner ?
Une consultation rapide des groupes de discussion (messages et réponses) révèle les objectifs réels du mouvement - et l’ampleur réelle de sa misogynie. Dans un forum intitulé " Garde paternelle - Pas d’exception ", Daniel Amneus, un signataire du Manifesto, établit une relation entre la taille plus réduite du cerveau des femmes et une intelligence féminine réduite. Animé par une hargne étonnante, il écrit ceci :
Les femmes gagnent en moyenne 42 pour cent de moins que les hommes et cela serait essentiellement le résultat de la discrimination. Ce revenu inférieur n’aurait-il donc rien à voir avec le fait que leur cerveau est moins volumineux, que leurs muscles sont plus faibles, qu’elles sont plus petites en taille, ou qu’elles ont un tonus moindre ? Tous ces aspects ne seraient-ils que de menus détails qui n’auraient que peu d’effet sur la productivité d’une travailleuse ?
Les groupes de revendication des droits des hommes se sont aussi infiltrés dans les listes de diffusion électronique et les groupes de discussion consacrés à la violence conjugale, au viol et au droit familial, dans le but évident de faire dérailler tout échange intelligent. De façon outrageuse, la lettre d’information du National Council for Men (Conseil national des hommes), le Mens’ and Fathers’ Activism Report (le Rapport sur la revendication des hommes et des pères), accessible sur l’Internet, invite ouvertement à pourchasser tout groupe qui s’oppose à ses points de vue. L’action la plus haineuse (et complètement illégale) à laquelle il s’est livré a consisté en une exhortation écrite à exercer un harcèlement téléphonique sur la ligne d’aide mise sur pied par le ministère fédéral de la Justice, la National Domestic Violence Hotline.
Bien sûr, les groupes de revendication des droits des pères continuent d’imposer leur ordre du jour aux tribunaux et aux assemblées législatives. Dans ces cadres, leurs principaux outils sont le fiel et la désinformation. Les chiffres sont faussés ou mentionnés sans aucune référence à une source.
Lorsqu’on les presse de révéler leurs sources, leurs membres et lobbyistes se fâchent, comme le fit récemment Richard Bennett, directeur de la section de la Silicon Valley de la Coalition of Parental Support (COPS - Coalition pour le soutien parental), l’organisme qui avait soutenu la contestation ratée de la présomption en faveur de la garde partagée proposée par le projet de loi AB 999 de la Californie. Le groupe était également le promoteur de la loi SB 509, qui abolit la pension alimentaire viagère. Interpellé à propos de son invraisemblable affirmation que la majorité des mères divorcées ne travaillent pas, Bennett rétorque ceci :
Il faut que vous consentiez à examiner les données du Bureau de la Statistique (U. S. Census Bureau) au lieu de passer votre temps à vous regarder le nombril. Une majorité de mères mariées travaillent à l’extérieur de la maison et une majorité de mères célibataires ne le font pas. Bon, je vous concéderai qu’un grand nombre de celles-ci sont des cas de " reines-assistées sociales-jamais mariées " et non de véritables cas de mères divorcées. Il n’en reste pas moins que plus de 4 millions de mères célibataires ne pourvoient pas aux besoins de leurs enfants et comptent sur le gouvernement ou sur papa pour le faire. Pas étonnant qu’elles ne soient pas mariées !
Tirons la situation au clair une fois pour toutes. Les rapports de population du U.S. Census Bureau pour 1988 (Bureau fédéral de la statistique des États-Unis) montrent que 70 pour cent des femmes qui recevaient une pension alimentaire pour leur enfant avaient travaillé un mois complet juste avant l’entrevue de sondage.
Et quelle est la solution prônée par plusieurs groupes ? Conférer la garde au parent le plus riche : le père*.
Anne Mitchell, fondatrice de Fathers’ Rights and Equality Exchange (FREE, un groupe californien de revendication des droits des pères qui a l’appui de l’ancien gouverneur Pete Wilson, prétend constamment que 75 pour cent des pères versent assidûment la pension alimentaire pour leur enfant. Ce que ce chiffre (tiré des données du U.S. Census) ne dit pas, c’est que dans la plupart des cas ces sommes d’argent ne sont pas payées volontairement mais plutôt à la suite d’ordonnances judiciaires, voire de saisies sur le salaire. De plus, la moitié des femmes créancières de pensions alimentaires destinées à leurs enfants ne reçoivent pas un sou ou seulement une partie du montant dû.
Soyons clairs : les pères sont souvent enragés que l’on exige d’eux qu’ils renoncent à une partie de leurs biens pour faire vivre leur famille, plutôt qu’on leur permette de jouir de tout cet argent eux-mêmes. Dans les lettres d’information et sur l’Internet, ils prétendent que leurs ex-conjointes habillent leurs enfants de guenilles [Note de Trish Wilson : alors qu’en fait, ils sont la plupart du temps simplement habillés, de vêtements confortables], pour pouvoir consacrer l’argent destiné à leurs enfants à l’achat de voitures neuves et de vacances coûteuses. Ils dégoulinent d’angoisse pharisaïque telle que celle exprimée par " Bill et/ou Robbie " Fetzner, membres des Wisconsin Fathers for Equal Justice, qui ont affiché une note sur une liste de diffusion portant le nom de " Family Law-L " à l’effet suivant :
Forcer un père à payer une pension alimentaire à son enfant [Note de Trish Wilson : Plutôt, je présume, que d’attendre à ce qu’il le fasse volontairement…] fait mal au parent gardien exactement comme le fait notre système actuel de sécurité sociale. Et cela fait mal également au parent pourvoyeur qui n’a pas la garde… Traire la vache encore plus vigoureusement n’augmentera pas la quantité de lait et taper sur le donneur ne résoudra aucun problème. [Note de Trish Wilson : L’emprisonnement aurait-il plus de succès ?…]
Les Wisconsin Fathers for Equal Justice ont réussi à s’infiltrer dans le site Web de la National Organisation of Women of Wisconsin, fait qui a été porté à l’attention de l’organisation nationale (NOW, Organisation nationale des femmes aux Etats-Unis, .
(...)
Mis en ligne sur Sisyphe, le 2 février 2003
© On The Issues. Winter ’97, Vol. 6, No. 1/Web page : 12-20-96/ Webmaster : Sara Yager
© Sisyphe pour la version en français.
Pour plus d’information, communiquer avec le Clearinghouse Against Fathers’ Rights, National Organization for Women, 1000, 16th Street NW, Suite 700, Washington, DC 20036.
Lire également :
Un programme qui prive les enfants de leur mère
La réussite scolaire comparée selon le sexe : catalyseur des discours masculinistes, un rapport de Condition féminine Canada, mars 2003.
Un rapport de Condition féminine Canada démasque un discours qui nie les inégalités de genre
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