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sexta-feira, 25 de março de 2011

LES ENFANTS D'UNE MÈRE VICTIME DE CANCER ONT ÉTÉ ENLEVÉS À LA FAMILLE D'ACCUEIL CHOISIE PAR CETTE MÈRE ELLE-MÊME AVANT DE MOURIR!

http://news.fr.msn.com/m6-actualite/france/article.aspx?cp-documentid=156649805

Il nous semble, par ce qu'on a compris, qu'il n'y a pas eu de maltraitances. Il est dit que, tout simplement, ces 4 enfants ne s'épanouissaient pas.

L'aînée a été placée dans une autre famille il y a un an, les autres trois enfants ont été placés il y a quelques jours dans un foyer. Loin de ses amis, de son école, de sa maison.

Le principe de la garde partagée est justement de ne pas déplacer les enfants du lieu où ils ont vécu, où ils ont leurs amis, son école et tout le reste qui les securisent. On ne sépare pas les enfants de leurs parents, on ne sépare non plus les frères et/ou les soeurs.

C'est un bon principe, mais il ne vaut pas toujours, l'intêret de l'enfant étant, à mon avis, de ne pas être séparé de quelqu'un qu'ils aiment bien. Les liens affectifs restent au dessus de tout le reste. Ce qui compte le plus c'est le lien, pas le lieu.

Cette mère, en choisissant une famille d'accueil pour ses enfants, avait pourtant respecté ce principe. Ils vivaient ensemble, fréquentaient la même école, les mêmes activités et ses amis de toujours. Je suppose qu'ils pouvaient toujours voir leur père. On vient d'annuler ce principe, lequel est considéré dans le Supérieur Intêret de l'Enfant dans la plupart des décisions qui concernent la garde. Par la loi, c'est le parent qui ne se déplace pas qui aura, à priori, la garde de ses enfants.

Les enfants ne s'épanouissent pas, on le dit.
Est-ce peut-être la mère qui leur manque?

Et le père, dans toute cette histoire?

On sait qu'il était séparé de la mère. Est-ce que son travail lui permet de s'occuper de ses 4 enfants comme il faut? Pourquoi n'a-t-il pas la garde, même si la mère avait décidé (peut-être avec l'accord du père, en dépit de ce que quelques-uns disent dans leur commentaire) de les confier à une famille d'accueil? Il a bien le droit, et je crois que rien ne l'empêche de le faire.

Un journal annonce qu'il avait signé un document, rénonçant à son pouvoir parental. Un autre dit qu'il est le seul à avoir ce pouvoir, et qu'il avait donné son accord pour que les enfants soyent placés ailleurs.

Comme dit "José" de la série de comédie SCÈNES DE MÉNAGE sur M6, "on ne sait pas, on ne sait plus!"

terça-feira, 15 de março de 2011

TU L'AIMAIS QUAND TU M'AS FAIT?

http://www.france-info.com/chroniques-le-livre-du-jour-2011-03-09-tu-l-aimais-quand-tu-m-as-fait-de-helene-couturier-520627-36-39.html

sexta-feira, 11 de março de 2011

OS LAÇOS AFECTIVOS ESTÃO ACIMA DE TUDO O RESTO! (AOS PARTIDÁRIOS DA RESIDÊNCIA ALTERNADA)

Os partidários da RA (Residência Alternada) costumam argumentar que não é o lugar onde a criança sempre viveu que conta, mas os laços afectivos.

Eu nisso estou de acordo, e até digo mais: não é o lugar que conta, mas o saber que não se perdem esses laços afectivos.

Dito isto, penso que todos perceberam que não há razão de ser para se impingir uma Residência Alternada quando um dos pais (geralmente a mãe, em busca de uma melhor situação, ou seguindo um novo companheiro, como ela fez -assim acontece na generalidade- com o seu ex) se vê obrigado a partir para um outro lugar, vendo-se a criança obrigada a ficar no lugar onde sempre viveu, sabendo que esse lugar lhe diz menos do que os laços que construiu, desde muito cedo, com esse pai (que, no caso que vos exemplifiquei, e que representa a grande maioria dos casos, é a mãe).

Existe, como podeis ver, um contrasenso no discurso dos partidários da RA. Por um lado, dizem que conta mais os laços que se constrói com ambos os pais, do que uma única residência. Por outro, impingem a RA, como se a residência (que agora são duas) fosse mais importante do que os laços afectivos que um filho estabeleceu com a mãe, muito antes de se construirem os laços afectivos com o pai.

E porque a residência alternada é muito mais importante do que o bem-estar e a felicidade do um filho, muitas crianças se vêem, de um dia para o outro, separadas (umas por breves períodos -que, para elas, é longo- outras por um período maior, visto a mãe viver num lugar mais distante, quiçá noutro país) da pessoa que para elas era a principal referência.

Sois vós que os dizeis, meus senhores: os laços afectivos contam, e não podem nem devem ser quebrados. Muito menos afectados.

Só que dizeis uma coisa, e fazeis outra.
Ou talvez não saibais mais o que dizeis, nem o que fazeis...

Quantas crianças e quantas mães foram já sacrificadas?
Quanto sofrimento ainda nos espera?

Senhor, afasta de nós esse cálice!

domingo, 6 de fevereiro de 2011

ET C'EST ENCORE "MADAME" QUI DOIT SE SACRIFIER!

* 40 % des enfants N’ONT PAS MAINTENU DE LIENS réguliers avec le parent
qui n’avait pas la garde, à savoir le plus souvent LE PERE. 90% l’ont toutefois retrouvé plus tard.

* Après la séparation, le père ou la mère ont retrouvé UN PARTENAIRE, avec qui ils étaient d’ailleurs souvent déjà avant la séparation... Toutefois, beaucoup plus de MERES (34%) que de pères (16%) RESTENT SEULES après la séparation, afin de protéger les enfants ou par fidélité pour l’ex-mari. Beaucoup plus de mères encore que de pères n’ont pas eu d’autres enfants après la séparation.

* Le nouveau partenaire n’est pas facilement et rapidement accepté. Qu’il s’agisse d’un beau-père (46% d’opinions négatives) ou d’une belle-mère (58% d’opinion négatives) , tout contact est souvent catégoriquement refusé par l’enfant ou lorsqu’il y a contact, celui-ci est mauvais. La belle-mère … profite financièrement de la situation du père ou ne supporte pas que le père ait eu une vie familiale avant elle… Les rapports avec le beau-père ou la belle-mère peuvent pourtant être bons : « Il prend soin
de ma mère et se comporte comme un vrai papa avec mon petit frère qui ne connait pas notre père, et c'est un ami pour nous ».

FONTE: http://www.parent-solo.fr/





Eh bien, si 40% n'ont pas eu un contact régulier avec le parent qui n'avait pas la garde, ça veut dire -c'est notre conclusion- que 60% l'avaient! La réalité n'est pas donc ce qu'on en dit!

On le savait déjà, ce sont les hommes qui se remettent plus souvent et plus rapidement en couple. J'ai pourtant, lu quelque part que, de nos jours, ce sont plutôt les femmes qui demandent le divorce. Or, si ce n'est pas pour se remettre en couple avec quelqu'un d'autre, il se peut que ce soit parce que les choses n'allaient plus très bien dans le couple. Il se peut que ce soit la faute à tous les deux, mais il se peut aussi -dans un bon nombre de cas- que ce soit l'homme à donner le pretexte.

C'est au moment que l'homme se remet en couple, qu'il demande la garde partagée. Si ce n'est pas sur sa nouvelle compagne,l'homme peut toujours compter sur sa famille, particulièrement sa mère.

En regardant cette entrevue, si d'une part les enquêtés aimeraient que ses
parents ne s'etaient jamais séparés, d'une autre part ils estiment qu'ils ne doivent pas rester seuls. Pourtant, ils ont du mal à accepter leur beau-père ou belle-mère, et aimeraient que ses parents -souvent le père- ne se remettent tout de suite en couple.

Quoi que se soit, ils estiment qu'il serait bien de faire la garde alternée, les parents vivant dans la même ville. N'oublions pas que la plupart de ses enfants de parents divorcés avoue avoir toujours rêvé, au moins pendants quelques années, que ses parents se remettent en couple, donc c'est naturel qu'ils soient en accord avec cette modalité de garde.

Un bon nombre de femmes enquêtées, déjà mamans (elles-mêmes filles de parents divorcés) se dit pour la garde alternée. C'est bien intéressant, car on généralise l'idée que les mamans sont, dans la plupart des cas, contre, alors que ce n'est pas vrai.

Mais, on le sait bien, la garde alternée demande une bonne entente et que les deux se trouvent en proximité l'un de l'autre.

Je lis souvent bien de commentaires ou les nouvelles compagnes d'un homme disent que "madame" veut ceci et "madame" veut celà. Ces belles-mères se demandent pourquoi "madame" ne reste pas, son nouveau compagnon devant venir la rejoindre.

La loi dit que si un des parents démenage, les enfants seront à la garde de celui qui reste. Sachant que, dans la plupart des cas, c'est la femme qui accompagne l'homme, et très rarement le contraire, ça sera à "madame" de se sacrifier.

Et c'est "madame" -elle qui, dans d'autres cas bien connus, avait déjà sacrifié une carrière pour se dévouer à sa famille- qui doit retrouver le travail, parfois deux ou trois, pour permettre à ses enfants la vie qu'ils méritent. "Madame" n'a pas le temps de se remettre en couple, et même si elle le fait, elle n'a pas une vie aussi facile que monsieur.

Et cette vie, chère belle-mère, pourra bientôt être la vôtre.
Quelqu'une d'autre vous rapprochera ceci et cela, vous demandera ce qu'elle même ne veut pas faire. Eh oui, à vous "madame"!

On ne le sait jamais...

quarta-feira, 2 de fevereiro de 2011

ELES PARTILHARAM, E FORAM FELIZES PARA SEMPRE!

Era uma vez...
Um homem e uma mulher.

Num belo dia (belo como quem diz) esse homem e essa mulher encontraram-se, e logo à 1ª, conheceram-se*.

Passado muito pouco tempo, decidiram viver juntos.
Eles tinham tudo em comum.

Algum tempo depois, nasceu o fruto do seu amor.

Mas, não muito tempo depois, ainda o fruto era tão verdinho, o homem e a mulher decidiram separar-se.

Um e outro se recompuseram ** e, de acordo com as normas e as leis vigentes, resolveram encurtar ao máximo as distâncias, em prol do superior interesse do fruto que haviam tido.

Assim, passaram todos a viver na mesma casa, juntando os frutos de uns e de outros numa bela salada russa.

E viveram todos muito felizes.



* descobriram as afinidades sexuais
** formaram uma nova família

domingo, 30 de janeiro de 2011

UN PAPA PAUMÉ, LÂCHE ET ÉGOCENTRISTE, SELON XAVIER DE MOULINS

"J'adore les femmes enceintes"
(Xavier de Moulins)


Xavier De Moulins, présentateur du “19.45” sur M6 publie son premier roman, “Un coup à prendre”, narrant l’histoire d’un homme, séparé de sa femme et qui va devoir s’occuper une semaine sur deux de ses filles… Une réflexion sur la paternité inspiré de la vie du journaliste sans être autobiographique (“Cela reste une fiction” précise l’intéressé). Il décrit son personnage comme “un papa paumé, lâche et égocentrique.” (TRADUTION: "Um pai caloteiro, covarde e egoísta.")


FONTE: http://teleobs.nouvelobs.com/





L’histoire. Après dix ans de mariage, Antoine Duhamel a décidé de quitter sa femme...

Xavier de Moulins (© DR) (© DR)
L’histoire. Après dix ans de mariage, Antoine Duhamel a décidé de quitter sa femme. Depuis les naissances de leurs filles, sa relation avec Alice n’a plus grand-chose à voir avec le couple dynamique, sexy et amoureux des débuts. C’est pourtant bien par amour qu’il avait accepté de s’engouffrer dans « la spirale d’une paternité à rebrousse-poil ». Déplorable faiblesse. Alma et Claire l’ont relégué à l’arrière-plan, lui ont volé Alice. Pire, elles l’ont défigurée, obligeant leur papa à prendre une maîtresse – après tout, il ne s’était pas marié avec une grosse femme pleine de cernes. Il lui aura fallu plusieurs années avant d’oser mettre fin à la comédie du père modèle et du mari fidèle. Mais « les pires, ce sont les pères de famille respectables qui ont la trouille de quitter leur petit confort ». Voilà en tout cas ce dont Antoine a réussi à se convaincre, pour légitimer sa fuite. Sauf qu’il n’en reste pas moins père: une semaine sur deux, seul avec ses filles.

Sur le même sujet
28 janvier - Rencontre avec Xavier de Moulins (75009)
L’auteur. Xavier de Moulins est journaliste. Après avoir été pigiste pour « le Monde », « Vogue » ou « les Inrockuptibles », il apparaît à l'écran dans « Nulle Part ailleurs », « +Clair », « Nous ne sommes pas des anges » et enfin dans « Paris Dernière ». Il travaille aujourd'hui pour M6.

Notre avis. En se glissant dans la peau du méchant qui décoche, avec une délectation ostentatoire, une ribambelle de formules aussi croustillantes que provocatrices, Xavier de Moulins aurait pu manquer son coup, et réduire son roman à une joyeuse gaudriole sur le thème du divorce. Heureusement, sa gouaille sonne juste, pour dire l’amour en fuite et la déchéance affective de cet avatar d’Antoine Doisnel, mais aussi l’incompréhension mêlée de tristesse de ses filles. Un récit drôle et tendre sur une déchirure familiale tristement banale.

Jonathan Reymond

Un coup à prendre, par Xavier de Moulins,
Le Diable Vauvert, 196 p., 17 euros.

Source : «Le Nouvel Observateur» du 20 janvier 2011.

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Description

« C'est pour rester proche de mes filles que je me suis installé à trois rues de leur mère, trois semaines tout juste après l’avoir quittée pour une autre.
Pourtant, j’ai toujours été contre la rupture de proximité. Plutôt du genre à penser que lorsqu’un couple se viande et enterre son histoire, il convient de séparer les tombes, ne pas faire cimetière commun. Je m’étais même toujours dit que, si un jour ça nous arrivait à Alice et moi, eh bien que j’irais me refaire à l’opposé, question de principes et de territoire. Bien sûr, j’ai fait l’inverse. Et j’ai cherché la bonne distance, pour installer un nouveau chez-moi.
La bonne distance, c’était la croisée des chemins entre vie d’avant et vie à venir, entre deux saisons, l’été et l’hiver. C’était simple en théorie, jeté comme ça sur le papier.
La bonne distance, c’était une sorte de Yalta, un partage sinon du monde, du moins d’un arrondissement, d’un quartier, d’une rue, sans casque bleu pour maintenir la paix, mais un processus, un accord tacite comme entre deux pays belligérants, entre deux bandes rivales au lycée. Avec Alice, on s’était mis d’accord dans l’intérêt des enfants. »

Antoine Duhamel, trentenaire parisien, est marié, et a jusque-là vécu la précarité de son métier d’auteur dans le confort matériel, grâce au salaire de sa femme. Seulement, après dix ans de mariage, il fait l’amer constat que « notre couple sonnait comme tous les couples. Loin des promesses de nos débuts, nous étions devenus des déchets radioactifs : narcissiquement morts, spirituellement éteints, physiquement à l’abandon, psychologiquement ratatinés, affectivement ruinés, vautrés dans un confort de routine. » Père de deux filles, lassé de vivre dans le mensonge conjugal, il prend la décision de quitter sa femme. D’emménagement en garde alternée, la solitude va le confronter à ses deux filles et à une paternité jamais encore totalement assumée. « J’ai attendu pour être Père de ne plus vivre avec ma femme et ça m’a pris du temps parce que comme beaucoup d’homme, j’ai du mal à faire deux choses en même temps. »

Xavier de Moulins a la formule qui fait mouche et le regard précis. Son roman a la tristesse élégante. À la première personne, avec humour, mais aussi une lucidité rehaussée des traits d’un satiriste, il se livre ici à l’observation d’un homme d’aujourd’hui qui apprend combien est douloureux le chemin « de la rupture à la séparation ». Après la misère sexuelle des romans de Houellebecq, c’est bien la misère affective que vient explorer ce court et émouvant roman.



Langue français
ISBN-10 2-84626-285-3
ISBN-13 978-2-84626-285-9
Année de publication janvier 2011
Prix recommandé 17,00 €

FONTE: http://www.audiable.com/

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VOICI: Dis-nous, ça t'est venu comment, cette idée d'écrire un livre sur un père qui se met à aimer ses enfants seulement après avoir quitté sa femme?

XAVIER DE MOULINS: En regardant les pères seuls dans le parc. A l'époque, j'étais moi-même un père célibataire et je me suis demandé lesquels vivaient en famille, lesquels étaient déjà séparés, lesquels allaient bientôt l'être. A partir de là, mon roman s'est presque écrit tout seul.

(...)

VOICI: L'histoire semble très autobiographique. Or, au début, ton personnage est assez faible, voire lâche...

Mon livre pose la question de ce qu'est un bon père. Et moi, je n'en sais toujours rien! Contrairement à ce que vous pensez, ce type dont je raconte l'histoire est assez loin de ce que je suis, même si j'ai été moi aussi faible et lâche par moments. Mais qui ne l'a jamais été?

VOICI: Un homme doit nécessairement rompre pour devenir enfin un père responsable?

Non, mais on met plus souvent plus de temps que les femmes à comprendre ce qui implique l'arrivée d'un enfant. Devenir parent aujourd'hui c'est un sport de combat. Ça peut vraiment noyer sa vie de couple si on n'y prend pas garde.

VOICI: Du coup, tu proposes une super solution: "Si la vie était bien faite, les papas auraient plusieurs femmes, et les femmes plusieurs maris, mais en même temps". C'est une ode à la polygamie?

C'est mon personnage qui dit ça à travers sa propre souffrance. Mais non, personnellement, la polygamie n'est pas vraiment ma tasse de thé

(...)

FONTE: VOICI nº 1212

sexta-feira, 21 de janeiro de 2011

TOUTE LA VÉRITÉ SUR RICHARD GARDNER ET LE SAP!

20 janvier 2008
LA VERITE SUR RICHARD GARDNER ET LE "SYNDROME D'ALIENATION PARENTALE"

L'ambition de ce site est de renseigner objectivement les personnes cherchant à s'informer sur le Syndrome d'Aliénation Parentale et son inventeur Richard Gardner.

Les agresseurs ont toujours intérêt à discréditer systématiquement la parole des enfants : cela leur permet de poursuivre leurs exactions en toute tranquillité et en toute impunité...

Il y a moins de 10 ans, on avait déjà vu la déferlante des "fausses allégations" voler au secours des parents incestueux et/ou violents pour leur permettre de se laver des accusations formulées contre eux par leurs enfants.

Aujourd'hui la mode a changé : on ne parle plus tellement de "fausses allégations" mais plutôt de Syndrome d'Alénation Parentale ou d'Aliénation Parentale.

Mais l'objectif est toujours le même : baîllonner les enfants. Empêcher qu'ils s'expriment, qu'ils dénoncent ce qu'ils ont subi, et, s'ils parviennent toutefois à parler, discréditer leur témoignage.

Des personnages peu scrupuleux battent à l'heure actuelle la campagne pour tenter de faire "reconnaître" cette supercherie discréditée depuis longtemps aux Etats-Unis.
Ils luttent de toutes leurs forces et sur tous les terrains : on les voit intervenir sur divers forums, sur Wikipédia (où les deux entrées "SAP" et "Richard Gardner" sont prises d'assaut par leurs défenseurs qui vandalisent systématiquement toute contribution qui toucherait à leur icône et à son "invention"), dans des congrès, sur des sites internet, dans des revues de droit...

Bref : nous sommes en pleine période de propagande.

Il est donc capital de remettre les choses à plat et de se référer aux écrits-même de Gardner, afin de s'en faire une opinion fondée.

Il est important de souligner que toutes les informations référencées ici sont rigoureusement vérifiées et sourcées. Il suffira de se reporter aux références indiquées pour s'en assurer.




Posté par ContreleMensonge à 20:14 - Permalien [#]

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QUI ETAIT REELLEMENT RICHARD GARDNER?

Psychiatre dans le secteur privé, Richard Gardner a toujours prétendu enseigner comme professeur à la faculté de médecine et de chirurgie de l'Université de Columbia.

Après de multiples vérifications, il apparaît que si Richard Gardner disposait bien d'un cabinet de consultations psychiatriques privé, il n'a jamais été salarié de l'Université de Columbia, dans laquelle il n'a jamais exercé.
Richard Gardner était simplement parvenu à s'introduire à la faculté de médecine et de chirurgie de cette université en tant que bénévole : il n'a jamais été recruté par la moindre commission de spécialistes, n'y a jamais enseigné ou publié quoi que ce soit et n'a jamais été payé (source : Hoult Jennifer, The Evidentiary Admissibility of PAS, note 288).

En 1985, Richard Gardner inventait une théorie, le "SAP", "Syndrome d'Aliénation Parentale", et tentait de la faire reconnaître par ses pairs.
N'y parvenant pas, Richard Gardner fondait sa propre maison d'édition, "Creative Therapeutics", afin de publier ses travaux à compte d'auteur. Gardner parvenait par ce biais à donner quelque notoriété à son invention.
Entre 1985 et 2003, date de sa mort, Gardner a ainsi publié une bonne dizaine de livres, tous à compte d'auteur. Aucun d'entre eux n'a jamais été soumis à la moindre évaluation du moindre spécialiste en psychiatrie.

Parallèlement, Richard Gardner publiait des articles dans des revues de droit, c'est-à-dire des revues non dotées d'un comité de re-lecture spécialisé en psychiatrie et devenait expert près les tribunaux. Cette activité d'expert lui a permis de propager son invention auprès des cours de justice, notamment des tribunaux familiaux, et de gagner sa vie.

Le SAP, Syndrome d'Aliénation Parentale, n'ayant aucune validité médicale (il ne repose sur aucun symptôme médical défini ni sur aucune diagnostic précis), a systématiquement été rejeté par la communauté scientifique, médicale et psychiatrique aux Etats-Unis : il n'a donc jamais été référencé dans le DSM (manuel diagnostic de psychatrie aux Etats-Unis).

A l'âge de 72 ans, après une carrière passée à museler les victimes et à incriminer les femmes, Richard Gardner se suicidait d'une vingtaine de coups de couteau dans le ventre (mai 2003).

Sources :

* Hoult Jennifer, "The Evidentiary Admissibility of PAS" (http://www.abusosexualinfantilno.org/base/spip.php?article16)
* Dallam Stephanie, "Le Syndrome d’Aliénation Parentale a-t-il une base empirique ? Examen critique des théories et opinions de R. Gardner" et "Examen critique des théories et opinions du Dr Richard Gardner en matière de sexualité atypique, de pédophilie et de traitement" (http://sisyphe.org/article.php3?id_article=294 et http://sisyphe.org/article.php3?id_article=296)
* Emery Robert, "SAP : la charge de la preuve incombe à ses défenseurs" (http://sisyphe.org/article.php3?id_article=1715)
* Walker Lenore, "A Critical Analysis of Parental Alienation Syndrome and Its Admissibility in the Family Court" (http://www.ingentaconnect.com/content/haworth/jcc/2004/00000001/00000002/art00003)





Posté par ContreleMensonge à 20:13 - Permalien [#]
ABSENCE DE FIABILITE SCIENTIFIQUE DU SAP

Dans l'ouvrage "True and False Allegations of Child Sex Abuse", publié à compte d'auteur, Gardner affirme, sans se référer à la moindre étude empirique, que toutes les paraphilies sexuelles humaines (c’est-à-dire les comportements déviants) seraient des mécanismes d’adaptation naturels qui stimuleraient la procréation et augmenteraient donc les chances de survie de l’espèce.

Ainsi, la pédophilie, le sadisme, le viol, la nécrophilie, la zoophilie, la coprophilie et d’autres paraphilies assureraient la survie de l’espèce en stimulant la procréation. Gardner se représentait les hommes comme des donneurs de sperme et les femmes comme des réceptacles à sperme : il prétendait que ces comportements sexuels « atypiques » servent à encourager la production de sperme chez les hommes et ainsi à augmenter les chances d’appareillage avec une personne susceptible de concevoir un enfant. Gardner considérait toute situation dans laquelle une femme devenait un réceptacle à sperme comme une chance de survie pour l’espèce. Il affirmait que les femelles humaines seraient naturellement « passives » et que le viol ou l’inceste résulteraient de cette passivité: il déclarait en effet que la passivité sexuelle des femmes les conduisait à devenir des victimes masochistes de viol, des victimes qui « ressentent du plaisir à être battues, ligotées et soumises à des mauvais traitements », comme si c’était là « le prix qu’elles sont prêtes à payer pour obtenir la gratification de recevoir du sperme » (Gardner, True and False Accusations, note 27, 26).
Il affirmait que l’inceste n’est pas dangereux en soi ; paraphrasant Shakespeare, il ajoutait, « c’est d’y réfléchir qui le rend dangereux ».

Gardner déclarait que les activités sexuelles entre les adultes et les enfants feraient « partie du répertoire naturel de l’activité sexuelle humaine » (Gardner, "True and False Accusations", note 27, 24) et que la sexualité entre adultes et enfants serait une pratique constructive du point de vue de la procréation, la pédophilie permettant selon lui de « charger à bloc » l’enfant, le rendant « hyper sexualisé » et ainsi plus enclin à rechercher des expériences sexuelles qui stimuleront la procréation.

L’analyse de Gardner se concentrant surtout sur les hommes adeptes de paraphilies, il précisait que la sexualité homosexuelle augmente elle aussi les chances de reproduction de l’espèce, malgré le fait que les homosexuels ne pratiquent que rarement la sexualité hétérosexuelle (c’est-à-dire à visée reproductive).

Gardner affirmait que le mal causé par les paraphilies sexuelles ne provenait pas d’elles à proprement parler mais uniquement de la stigmatisation sociale dont elles sont l’objet. Il affirmait que les amateurs de paraphilies méritent d’être respectés et compris.

Sources :

* Hoult Jennifer, "The Evidentiary Admissibility of PAS"(http://www.abusosexualinfantilno.org/base/spip.php?article16)
* Dallam Stephanie, "Examen critique des théories et opinions du Dr Richard Gardner en matière de sexualité atypique, de pédophilie et de traitement" (http://sisyphe.org/article.php3?id_article=296)




Posté par ContreleMensonge à 20:12 - Permalien [#]
GARDNER ET L'ASSOCIATION NAMBLA

Le point de vue de Gardner sur les relations sexuelles entre adultes et enfants s’aligne sur celui développé par les tenants de la légalisation de la sexualité entre adultes et mineurs et par des groupes pro-pédophiles tels que NAMBLA (North American Man Boy Love Association).

Cette association, créée en 1978, se décrit comme une « organisation politique pour les droits civiques et l’éducation » dont le but est de «mettre fin à l’oppression dont sont victimes les hommes et les garçons qui entretiennent des rapports consentants ». L’association affirme qu’elle « ne s’engage dans aucune activité contraire à la loi, et n’incite personne à l’enfreindre ».
NAMBLA fournit pourtant de la documentation et son soutien aux criminels sexuels emprisonnés, les qualifiant de « personnes indûment incarcérées » pour des « relations amoureuses consenties entre personnes d’âges différents » au lieu de les décrire comme des hommes emprisonnés pour avoir transgressé la loi et causé du mal à des enfants.

Gardner et NAMBLA affirment que les relations sexuelles entre enfants et adultes sont biologiquement naturelles et qu’elles ne sont pas nécessairement mauvaises pour l’enfant : si l’enfant en retire une souffrance, disent-ils, ce n’est pas à cause de la relation en elle-même mais parce que la société stigmatise cette pratique. Selon Gardner « le caractère traumatisant de ces expériences (c’est-à-dire ces rencontres sexuelles entre adultes et enfants) dépend surtout de la réaction de la société face à elle. Il déclarait d’ailleurs :
« De nombreuses sociétés ont été injustement répressives à l’égard de ceux qui ont des tendances sexuelles paraphiles (c’est-à-dire les pédophiles, les violeurs, etc.) et n’ont pas prêté attention aux facteurs génétiques qui peuvent les expliquer. Prendre en considération cette dimension pourrait permettre de mieux tolérer ceux qui ont des penchants sexuels atypiques. J’espère que cette théorie permettra de mieux comprendre et respecter ces individus qui par ailleurs jouent un rôle dans la survie de l’espèce » (Gardner "True and False Accusation", note 27, 670).
Gardner affirmait que les « récidivistes doivent être mis au ban de la société » mais il déclarait aussi qu’ils ne devaient être emprisonnés qu’en cas d’échec de traitement, afin, disait-il, qu’ils ne soient pas incarcérés avec des « criminels de grand chemin » et qu’ils n’aient pas à accomplir des peines de prison interminables (Gardner, "Sex Abuse Hysteria", note 356, 119).

Sur le plan politique, Gardner a activement œuvré pour l’abolition du signalement obligatoire d’agressions sexuelles sur mineurs, pour l’abolition de la garantie de protection pour les professionnels signalant un cas de maltraitance sur enfant, et pour la création de programmes financés au niveau fédéral destinés à aider les personnes se disant victimes de fausses accusations.

L’organisation NAMBLA, tout comme Gardner, affirme que les relations sexuelles entre adultes et enfants sont normales, saines et bénéfiques pour les enfants.

Les partisans de la pédophilie et les scientifiques qui les soutiennent affirment, en ignorant délibérément les preuves des dégâts causés par la pédophilie sur les enfants des deux sexes, que les enfants ne souffrent pas des contacts sexuels qu’ils peuvent expérimenter avec des adultes; ils disent même que refuser aux enfants ces contacts sexuels revient à bafouer leurs droits.

Gardner et NAMBLA ont donc l’un comme l’autre déclaré que les relations sexuelles entre adultes et enfants sont sans conséquences pour ces derniers et qu’elles leur sont même bénéfiques. L’un et l’autre disent condamner et détester les conduites d’exploitation et d’agression sexuelles mais aucun ne définit la notion d’agression sexuelle sur enfant.

Le fait que le SAP trouve son origine dans une théorie que l’on peut aisément qualifier de « pro-pédophile » pose quelques soucis pratiques en matière judiciaire et législative.

Les origines et l’utilisation du SAP montrent qu’il est un outil politique et légal inventé et utilisé pour protéger les agresseurs d’enfants de poursuites judiciaires et pour promouvoir leurs contacts sans entrave avec ces enfants au travers d’ordonnances judiciaires leur en attribuant la garde totale.
Le SAP considère que les femmes et les enfants enfreignent les règles du patriarcat lorsqu’ils se permettent de manquer de respect ou lorsqu’ils refusent de faire preuve de respect à l’égard des hommes.
Le SAP présume a priori que toute plainte de violence masculine est nécessairement infondée : ce qui est un déni patent des preuves circonstanciées démontrant que les hommes utilisent plus la violence que les femmes et ressemble à un rappel de la loi patriarcale selon laquelle la violence masculine à l’encontre des femmes et des enfants est légale.
Le SAP condamne les femmes qui font usage de leur droit à agir en justice : ce faisant il réédite la règle patriarcale selon laquelle les femmes sont dépourvues de droits légaux.

Ainsi, il apparaît que les promoteurs du SAP recherchent le moyen de faire intervenir l’Etat afin qu’il prenne des mesures coercitives à l’encontre de femmes et d’enfants, qu’il écoute les doléances d’hommes qui exigent qu’on leur manifeste affection et respect et qu’il protège sans condition les liens entre des criminels sexuels et leurs enfants victimes, en leur en attribuant la garde totale.

Sources :

* Hoult, Jennifer,"The Evidentiary Admissibility of PAS" (http://www.abusosexualinfantilno.org/base/spip.php?article16)
* Dallam, Stephanie, "Examen critique des théories et opinions du Dr Richard Gardner en matière de sexualité atypique, de pédophilie et de traitement" (http://sisyphe.org/article.php3?id_article=296).




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FLORILEGE DE CITATIONS DE RICHARD GARDNER

Pour finir le portrait édifiant de cet individu, voici quelques phrases issues de ses livres..

* "Intrafamilial pedophilia (that is, incest) is widespread and ... is probably an ancient tradition", Gardner, R.A. (1991). Sex Abuse Hysteria: Salem Witch Trials Revisited .
Cresskill, NJ: Creative Therapeutics, 119.

=>Traduction : "La pédophilie intra-familiale, c'est-à-dire l'inceste, est répandue et ... est probablement une tradition ancienne".

* "Western society is excessively moralistic and punitive toward pedophiles. The Draconian punishments meted out to pedophiles go far beyond what I consider to be the gravity of the crime." Gardner, R.A. (1991), Sex Abuse Hysteria: Salem Witch Trials Revisited, Cresskill, NJ: Creative Therapeutics, 118.

=>Traduction : "La société occidentale est excessivement moralisatrice à l'égard des pédophiles. A mes yeux, les punitions draconiennes infligées aux pédophiles vont bien au-delà de la gravité des faits qu'on leur reproche".

* "It is of interest that of all the ancient peoples it may very well be that the Jews were the only ones who were punitive toward pedophiles. Early Christian proscriptions against pedophilia appear to have been derived from the earlier
teachings of the Jews, and our present overreaction to pedophilia represents an exaggeration of Judeo-Christian principles.."(Gardner, R.A. (1992). True and false accusations of child sex abuse, Cresskill, NJ: Creative Therapeutics pp. 46-7).

=>Traduction : "Il est intéressant de noter que parmi les peuples de l'Antiquité, seuls les Juifs avaient une attitude punitive envers les pédophiles. Chez les premiers chrétiens, l'interdiction de la pédophilie provient directement de l'enseignement du Judaïsme, et notre réaction exagérée envers la pédophilie à l'heure actuelle est une exagération de ces principes judéo-chrétiens.."

* "There is good reason to believe that most, if not all, children have the capacity to reach orgasm at the time they are born." (Gardner, R.A. (1992), True and false accusations of child sex abuse, Cresskill, NJ: Creative Therapeutics. p 15)

=>Traduction: "Nous sommes fondés à croire que la plupart, sinon tous les enfants, ont la capacité d'atteindre un orgasme dès leur naissance".

* "Some children experience high sexual urges in early infancy and the normal child exhibits a wide variety of sexual fantasies and behaviors, many of which would be labeled as `sick' or `perverted' if exhibited by adults" ( Gardner, R.A. (1991, Sex Abuse Hysteria: Salem Witch Trials Revisited, Cresskill, NJ: Creative Therapeutics, p. 12).

=>Traduction : "Certains enfants expérimentent de puissants désirs sexuels dès le plus jeune âge et l'enfant normal présente une grande variété de fantasmes et comportements sexuels qui seraient taxés de 'pathologiques' ou 'pervers' s'ils étaient le fait d'adultes".

* "The sexually abused child is generally considered to be the victim, though the child may initiate sexual encounters by "seducing" the adult". Gardner, R.A. (1986), "Child Custody Litigation: A Guide for Parents and Mental Health Professionals", Cresskill, NJ : Creative Therapeutics, p 93.

=>Traduction : "L'enfant victime d'agressions sexuelles est généralement tenu pour une victime alors que l'enfant peut perfaitement initier des rencontres sexuelles en 'séduisant' l'adulte".

* "The younger the survival machine at the time sexual urges appear, the longer will be the span of procreative capacity, and the greater the likelihood the individual will create more survival machines in the next generation." Gardner, R. A. (1992), "True and false accusations of child sex abuse", Cresskill, NJ: Creative Therapeutics, pp.24-5.

=>Traduction : "Plus la machine à survie est jeune au moment de l'apparition des pulsions sexuelles, plus durable sera sa capacité procréatrice et plus grande la probabilité que cet individu engendre d'autres machines à survie dans la génération suivante."

* "Of relevance here is the belief by many of these therapists that a sexual encounter between an adult and a child--no matter how short, no matter how tender, loving, and non-painful--automatically and predictably must be psychologically traumatic to the child". Gardner, R. A. (1992), "True and false accusations of child sex abuse", Cresskill, NJ: Creative Therapeutics, pp. 670.

=>Traduction : « Il est important de souligner ici que beaucoup de ces thérapeutes croient qu’une rencontre sexuelle entre un adulte et un enfant – même brève, même tendre, aimante et non douloureuse – est automatiquement et immanquablement traumatisante pour l’enfant. ».

* "Her own diminished guilt over masturbation will make it easier for her to encourage the practice in her daughter, if this is warranted. And her increased sexuality may lessen the need for her husband to return to their daughter for sexual gratification."
Gardner, R. A., "True and false accusations of child sex abuse", Cresskill, NJ: Creative Therapeutics. 1992, p. 585.

=>Traduction (parlant de la mère de l'enfant incestué) : « La réduction de sa culpabilité par rapport à la masturbation l’aidera à encourager cette pratique chez sa fille, au besoin. Et le gain de sexualité de la mère pourrait réduire le besoin qu’éprouve son mari de retourner vers leur fille pour des satisfactions sexuelles. ».

* "He has to be helped to appreciate that, even today, it is a widespread and accepted practice among literally billions of people. He has to appreciate that in our Western society especially, we take a very punitive and moralistic attitude toward such inclinations. He has had a certain amount of bad luck with regard to the place and time he was born with regard to social attitudes toward pedophilia", Gardner R. A., "True and false accusations of child sex abuse", Cresskill, NJ: Creative Therapeutics. 1992, p. 593.

=>Traduction (parlant du père incestueux): « On doit l’aider à reconnaître que, même aujourd’hui, [la pédophilie] est une pratique largement répandue et acceptée, littéralement, par des milliards de gens. Il doit considérer que, dans notre société occidentale en particulier, nous avons une attitude très punitive et moralisante envers de telles tendances. En fait, il a simplement été quelque peu malchanceux d'être né en ce lieu et en cette époque pour ce qui est des attitudes sociales à l’égard de la pédophilie."

Sources :

* Gardner, Richard, A. (1991) "Sex Abuse Hysteria: Salem Witch Trials Revisited", Cresskill, NJ: Creative Therapeutics
* Gardner, Richard, A. (1992) "True and false accusations of child sex abuse", Cresskill, NJ: Creative Therapeutics
* Gardner, Richard, A. (1986) "Child Custody Litigation: A Guide for Parents and Mental Health Professionals", Cresskill , NJ : Creative Therapeutics.

Une dernière chose :
diffusez autour de vous les informations que vous trouvez ici.
Il est capital d'ouvrir une brèche dans le discours de promotion de ce personnage et de sa théorie.
Richard Gardner méprisait ouvertement les femmes et faisait la promotion de la sexualité pédophile.
Tous ceux qui reprennent à leur compte le discours et les théories de Gardner doivent savoir ce qu'ils font et de quel côté ils se placent.
Tous ceux qui tentent d'introduire en justice le SAP doivent savoir d'où il provient, et, lorsqu'ils en seront informés, doivent cesser de promouvoir une théorie aussi douteuse et aussi coupablement proche des milieux pédophiles.


Posté par ContreleMensonge à 17:01 - Permalien [#]

FONTE: http://forum.aufeminin.com/
http://contrelesap.canalblog.com/



JE DONNE LA PAROLE À M. RICHARD GARDNER, DANS L'EXPOSITION DE SES EXPÉRIENCES:


(...)

Qui a été appelé pour les données sur l'évolution de la situation ?
Dans tous les cas la personne qui a été appelée à fournir des informations sur
l'évolution de la situation était le parent aliéné. C'étaient les personne qui avaient
été victimisées par les endoctrinements de SAP, qui a souffert le plus, et qui, je le
pense, est le plus réceptif à parler avec moi au sujet de leurs expériences. Ceci
s'est avéré être le cas. Je n'ai pas appelé les parents aliénateurs parce que j'ai
suspecté (et je crois avec justification) qu'ils ne seraient pas coopéreraient pas
entièrement avec moi en ce qui concerne la fourniture des informations précises.
Je ne crois pas non plus qu'ils seraient réceptifs à passer du temps avec moi au
téléphone afin que je puisse obtenir des données appropriées. Je discuterai cette
question plus loin dans la section "limitations de l'étude."
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Quelles questions ont été posées ?
Au cours de l'enquête j'ai posé des questions dans 3 secteurs, pas nécessairement
dans cet ordre :
1. Les enfants sont-ils encore aliénés contre vous ?
2. Décrivez le degré d'aliénation. (ici j’ai essayé d’évaluer si l'aliénation était
dans la catégorie douce, modérée, ou grave.)
3. Combien de temps l'enfant (les enfants) a-t-il été aliéné ?

(...)

DISCUSSION
Cette étude fournit la confirmation de mon observation de longue date : la mesure
thérapeutique la plus efficace que l'on puisse utiliser pour des enfants de victime
de SAP est la réduction de leur accès au parent aliénateur. Dans certains cas,
cette réduction exige le transfert de résidence. Dans d'autres cas, la réduction du
temps d'accès des aliénateurs peut se montrer efficace. Seuls les tribunaux ont le
pouvoir d'effectuer une telle réduction d'accès. Le principe ici est semblable à celui
utilisé pour traiter les patients qui ont été endoctrinés dans une secte. Avant
qu'on puisse les traiter, on doit réduire, si ce n'est éliminer entièrement, leur
participation avec les gourous de la secte. Bien que, dans le cas d'une secte, il y
ait l’espoir d’éloignement complet de la victime de la secte, dans le cas du SAP
l’objectif de soustraire un enfant à un parent est entièrement différent.. Dans la
plupart des cas, l'endoctrineur de SAP peut fournir à l'enfant des apports
psychologiquement salutaires malgré le fait que l'enfant soit également
programmé.
Ainsi, la réduction de l'accès n'est pas aussi facilement accompli avec des enfants
victimes de SAP qu'il peut l'être pour des enfants programmés par les gourous
d'une secte.
L'étude fournit également la justification de mon observation de longue date: le
rapport que l'enfant établit avec le parent aliéné est potentiellement la mesure
préventive la plus puissante contre le SAP et un antidote très puissant aux
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symptômes de SAP dans beaucoup de cas.
L'étude fournit également la confirmation de mon observation de longue date: la
thérapie traditionnelle est de peu si ce n'est d'aucune valeur pour la grande
majorité d'enfants victimes de SAP. En fait, dans la plupart des cas ils ne font
qu’aggraver la situation, parce que les thérapeutes traditionnels font
habituellement juste l'opposé de ce dont les enfants SAP ont besoin.
Il est important de noter que les 7 cas dans lesquels les enfants ont réduit les
symptômes de SAP, malgré le refus du tribunal de réduire l'accès aux aliénateurs,
étaient des cas où les enfants étaient adolescents et donc capables sciemment
d’appréhender et d’évaluer le processus de programmation. Dans ces cas, aussi
bien, il y avait des modèles comportementaux de l'aliénateur qui ont facilité la
réconciliation de l'enfant avec le parent aliéné.
Il y avait une certaine négligence et même des abus imposés par le parent
aliénateur (le cas numéro 96 étant l'exemple le plus dramatique d'un tel abus) ce
qui a contribué à la réconciliation de l'enfant avec le parent aliéné. Bien que 7 cas
ne puissent pas être raisonnablement considérés comme une preuve définitive, le
phénomène doit être noté. Ce serait une erreur, cependant, de conclure que cela
représente une possibilité. Le lecteur doit se rappeler que ceci s'est seulement
produit dans 9.1 pour cent des 77 cas dans lesquels le tribunal n'a pas changé la
garde ou réduit l'accès des aliénateurs. Ce chiffre doit être comparé au taux de
succès de 100 pour cent quand des enfants de SAP ont été transférés à la garde
du parent aliéné et/ou qu'il y avait une restriction significative de l'accès des
aliénateurs aux enfants.
LIMITES DE L'ETUDE
Une limite possible de cette étude serait mon échec à conduire des entretiens avec
les aliénateurs. Cependant, comme je l’ai déjà expliqué, la probabilité d’obtenir la
coopération d’un pourcentage minimal des aliénateurs était extrêmement faible.
Dans chaque cas, l'aliénateur était habituellement fâché contre moi parce que mes
recommandations ont impliqué la réduction de son accès aux enfants ou le
transfert de résidence.
Dans tous les cas où ma participation a été, au début, sollicitée par une des
parties, je lui ai présenté ma préférence pour l'évaluation idéale, à savoir, dans
laquelle j'aurais l'occasion de conduire des entretiens cliniques avec les parents et
l'enfant (les enfants), individuellement et dans des combinaisons variables. De
telles tentatives n'ont pas réussi dans certains cas, et ceci représente une limite de
l'étude. Cependant, dans tous les cas, j'ai passé en revue un matériel très vaste et
n'ai inclus aucun enfant dans cette étude complémentaire sans avoir été
entièrement convaincu qu'il souffrait de symptômes de SAP. Le SAP est un
désordre relativement "pur" une fois qu’on le compare à d'autres perturbations
psychiatriques et il se diagnostique aisément -- particulièrement quand le
symptôme modéré et grave est présent.
Enfin, j’ai été la seule personne à faire des entretiens de suivi. En tant que
personne qui a également fait les évaluations initiales et qui est venue à la
conclusion qu'un SAP était présent, on pourrait arguer du fait qu'un interviewer
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entièrement indépendant devrait avoir été employé pour rassembler les données
de suivi afin d'éviter la polarisation possible de ma personne dans les entrevues de
suivi de mes propres clients. Un argument contre l'utilisation d'une autre partie
en tant qu'interviewer de suivi, est le fait que j'avais déjà établi un bon rapport
avec tous les parents victimisés, et qu’ainsi je pouvais compter sur eux pour me
fournir leur temps et leur conviction pour un entretien de suivi.

(...)

SOURCE: http://www.acalpa.org/lettres_ouvertes.htm



MON COMMENTAIRE:

Si le "pauvre homme" était sincère dans ce qu'il dit, ne voulant pas séparer les enfants de son parent gardien que dans les cas où celui-ci réprésentait un risque, alors il serait bien deçu de voir ce qui se passe à présent!

Je l'imagine même poursuivre ses expériences, cette fois dans le sens de prouver qu'il existe un grand nombre de cas où on fait des fausses alégations d'aliénation parentale, étant -vous le savez bien- les femmes les principales victimes.

À présent, un grand nombre de mères se voit séparée de ses enfants, parfois emprisonnée, jugées d'être aliénantes. Celà se passe à côté de vous.

Faute de la théorie de Gardner, quoi que ce soit qu'il en voulait exprimer.

domingo, 16 de janeiro de 2011

L'ATTACHEMENT: LA BASE SÉCURISANTE DE L'ENFANT!

La théorie
(...)
Plusieurs approches en psychologie cherchent depuis longtemps à comprendre l'importance des premières relations affectives sur le développement socio-affectif (social = interactions sociales et affectif). À cet effet, Bowlby (1969, 1982), caractérise ce lien précoce par l'attachement et affirme qu'il repose sur des fondements biologiques. En outre, l'attachement jouit de propriétés motivationnelles (qui pousse à agir) comparables mais indépendantes de la satisfaction des besoins de boire, de manger ou des besoins sexuels (Bowlby, 1980). En fait c'est l'attachement qui a, en réalité, la fonction de fournir une base sécurisante à l'enfant. Cette façon de concevoir le lien unissant la mère et son nourrisson a changé considérablement le sens et la perception du rôle de la première relation affectueuse (Cummings, 1990).

Historique

Le cadre conceptuel de la théorie de l'attachement a commencé à prendre forme en 1948. Bowlby s'intéressait déjà à cette problématique mais c'est avec le soutien d'une subvention du Sir Halley Stuart Trust que Bowlby, aidé de Robertson, fait une enquête systématique sur l'ensemble de la problématique des effets de la séparation d'avec la mère pendant la petite enfance et de l'impact de celle-ci sur le développement ultérieur de l'enfant. Pour réaliser cet objectif, Bowlby et Robertson ont observé des enfants séjournant soit dans un hôpital soit dans une pouponnière. Ceux-ci étaient éloignés de leur parents pour une longue durée et n'avaient pas accès à un substitut maternel stable. Bowlby et Robertson ont observé que ces enfants (à partir de l'âge de six mois environ) vivaient de la détresse et que, plus le séjour s'allongeait, plus les troubles étaient considérables au retour dans le foyer d'origine. Ces troubles, étaient des réactions de protestation, de désespoir et de détachement. Ils en ont conclu que la perte de la figure maternelle pendant la période de la petite enfance est un événement déterminant dans l'établissement de la personnalité (Bowlby, 1969, 1973).

En 1950, l'ONU demande à Bowlby d'explorer la question de la santé mentale des enfants sans foyer. Bowlby conclut alors, qu'il est d'une part essentiel que les enfants aient accès à une relation chaleureuse, intime et continue avec leur mère ou avec un substitut maternel stable. D'autre part, il est aussi important que cette relation apporte de la satisfaction et de la joie pour la mère et l'enfant. Par conséquent, Bowlby considère que la perte de la figure maternelle est le principal agent pathogène (Bowlby, 1969).

Conséquences de la perte de la figure maternelle: 3 phases liés à la séparation
Deux observations communes aux deux recherches précédentes sont:
1) qu'il est important que les enfants aient accès à une figure maternelle stable;
2) qu'une séparation prolongée est un agent pathogène de premier ordre.

En outre, la séparation d'avec la figure maternelle engendre des réactions typiques qui dérivent de l'absence de la figure maternelle. Comme nous l'avons déjà mentionné, trois phases sont identifiables lors d'une séparation prolongée ou à de multiples séparations impliquant l'absence prolongée de la mère: la protestation, le désespoir et le détachement.

La première phase est la protestation. Habituellement, cette phase débute dès la séparation et peut se prolonger de quelques heures à plus d'une semaine. Au cours de cette phase, l'enfant manifeste vivement sa détresse et utilise toutes les ressources qui lui sont disponibles afin de retrouver sa figure d'attachement. Il pleure avec rage, se jette de tout côté, rejette l'aide extérieure qui s'offre à lui et est à l'écoute de tous les indices pouvant signifier le retour de sa mère.

La seconde phase, le désespoir, montre un enfant qui perd petit à petit espoir de retrouver sa figure maternelle. Ses pleurs sont monotones et intermittents et il devient retiré et inactif. C'est comme s'il vivait un deuil profond. Sa détresse est encore présente mais ne se manifeste pas activement comme à la phase précédente.

Enfin, la troisième phase consiste au détachement. Peu à peu, l'enfant semble réinvestir l'entourage. Il accepte l'aide d'autrui et se comporte bien socialement. En général, les personnes qui entourent l'enfant sont encouragées car ces signes semblent refléter la guérison. Toutefois, au retour de la mère, l'enfant ne montre aucun comportement caractéristique de l'attachement. Bien au contraire l'enfant se détourne de la mère sans en tenir compte (Bowlby, 1969, 1980). Ainsi, l'enfant détaché réagit comme si le maternage et le contact humain en général n'avait pas de sens pour lui. Enfin, l'enfant peut ne plus réagir à l'environnement, se centrer sur lui et démontrer une stabilité superficielle. Bref se détacher de la figure maternelle ou des gens.
(...)

FONTE: http://www.angelfire.com/


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sábado, 15 de janeiro de 2011

SAP-RISTI!

NOTE:

À TOUS/TOUTES LES INTÉRESSÉ(E)S, IL Y A UN SONDAGE ET DES PÉTITIONS SUR LE CÔTÉ DROIT DE CETTE PAGE. VOTEZ/SIGNEZ, SELON LE CAS, ET SI C'EST BIEN VOTRE CAS. ET SURTOUT, DIVULGUEZ!



mars 2003


Projet de loi au Texas
Syndrome d’Aliénation Parentale : la fin du mythe
Adaptation française par Martin Dufresne et Hélène Palma.

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La National Organization for Women dénonce le SAP
Es geschieht ganz in ihrer Nähe : von inzestuösen Mädchen zu entfremdenden Müttern
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Un projet de loi est actuellement à l’étude au Texas ; le SAP risque fort d’être définitivement écarté des tribunaux familiaux parce qu’il ne repose sur aucune base scientifique.

Projet de loi n° 1903, Assemblée législative du Texas, déposé en mars 2003 afin d’interdire toute référence au prétendu " syndrome d’aliénation parentale " (SAP)


Éléments de présentation

Les témoignages à caractère scientifique peuvent avoir une importance considérable devant les tribunaux, à condition toutefois d’être pertinents et crédibles, sans quoi ils peuvent devenir gravement préjudiciables ; l’usage du "SAP", ou "syndrome d’aliénation parentale", dans les tribunaux familiaux en a fait la preuve.
Le SAP est présenté comme un diagnostic psychiatrique : en tant que tel, il devrait donc s’appuyer sur de solides fondements scientifiques afin d’être crédible.

Dans l’affaire Daubert v. Merrell
Dow Pharmaceuticals (509 U.S. 579, 1993), la Cour suprême des États-Unis a créé le test Daubert pour déterminer la crédibilité et l’acceptabilité d’une évaluation présentée comme scientifique.

D’après le test de Daubert, tout élément de preuve présenté comme scientifique doit satisfaire aux critères suivants :

1) La théorie ou technique utilisée est-elle testable ? A-t-elle fait l’objet de tests ?
2) La théorie ou technique a-t-elle été soumise à la critique de pairs et publiée après examen d’un comité de lecture composé de pairs ?
3) Dans le cas de techniques scientifiques, quel est le taux d’erreur potentiel ou avéré ? Y a-t-il des critères contrôlant la mise en œuvre de la technique ?
4) La technique est-elle reconnue dans l’ensemble de la communauté scientifique ? (Id.)


La Cour suprême du Texas a adopté le test Daubert dans l’affaire Du Pont de Nemours v. Robinson (923 SW 2d 549, 556, Tex. 1995), en statuant que le témoignage d’un expert devait être pertinent aux questions en cause et devait reposer sur des bases crédibles.

De manière similaire, l’arrêt TEX. R. EVID. 702 prescrit que le point de vue d’un expert ne doit être accepté que si "des connaissances scientifiques, techniques ou autrement spécialisées aident le juge des faits à comprendre la preuve ou de déterminer un fait en litige…"

Le SAP ne se conforme ni aux critères définis par le test Daubert ni à ceux du test Robinson. Loin d’aider les juges à comprendre les éléments de preuve, il les empêche au contraire de le faire. Le SAP n’a pas fait l’objet de tests scientifiques. Il n’a pas été soumis à une évaluation par des pairs et il n’est pas reconnu par la communauté des psychiatres et des psychologues.

Le SAP est essentiellement la création d’un seul homme, le docteur Richard Gardner, un pédopsychiatre qui a "découvert" le syndrome aux environs de 1985. Gardner considère comme fausses la vaste majorité des accusations d’inceste portées contre des parents dans un contexte de divorce et de litige de garde d’enfants. Il pense que ces accusations sont formulées à cause d’un conditionnement de l’enfant, organisé par l’un des parents contre l’autre.

Gardner défend des points de vue tout à fait inhabituels, que partagent peu de psychiatres et de psychologues spécialistes de l’enfance et de la famille. Ainsi, le Dr Gardner s’est dit d’avis qu’une mère devrait punir son enfant s’il se plaint d’agressions et qu’une mère qui défend la parole de son enfant devrait être jetée en prison.

Dans une prétendue affaire de SAP qui a fait les manchettes aux USA, le docteur Gardner a soutenu qu’un père accusé d’agression devait obtenir la garde de ses deux fils, sous prétexte que sa femme dressait les enfants contre lui. Au cours de la procédure judiciaire relative à la garde des enfants, le père a surgi sur le parking du lieu de travail de son épouse et l’a abattue de 13 balles d’une arme semi-automatique. Au procès pour meurtre de cet homme, le docteur Gardner, témoignant en défense, a fait appel à sa théorie du SAP pour affirmer :

"Je crois que… c’est dans le contexte d’une escalade de frustration et de furie réprimée [contre la mère qui dressait les enfants contre lui], que cet homme est devenu gravement psychotique et a assassiné sa femme" (Cheri L. Wood, note et commentaire, The Parental Alienation Syndrome : a dangerous aura of reliability, 27 Loy. L. A. L. Rev. 1367, 1383 ; 1994).

Richard Gardner a inventé la notion de SAP mais a en général évité de la soumettre à la critique de ses pairs en publiant ses ouvrages à compte d’auteur à sa propre maison d’édition, Creative Therapeutics, et en publiant des articles dans des revues dépourvues de comité de lecture spécialisé. Ainsi que l’a fait remarquer un tribunal de l’État de New York en refusant d’admettre en preuve un témoignage de Richard Gardner au sujet du SAP, "Gardner a écrit approximativement 43 livres mais, à l’exception d’un seul, tous ceux qui ont été publiés et commercialisés depuis 1978 l’ont été par sa propre maison d’édition, Creative Therapeutics". (People v. Fortin, 184 Misc. 2d 10, 11 NY Co. Ct. 2000).

Richard Gardner a également publié ses articles dans une revue peu connue appelée Issues in Child Abuse Accusations. Loin de comprendre un comité de lecture de spécialistes, cette revue est publiée à partir du bureau de Ralph Underwager et Hollida Wakefield. Ralph Underwager a acquis une certaine notoriété en affirmant à un journaliste néerlandais : "Les pédophiles doivent acquérir une attitude plus positive ; ils doivent revendiquer la pédophilie comme mode d’expression acceptable de la volonté divine d’amour et d’unité entre tous les êtres humains".

Le SAP n’est pas reconnu dans la quatrième édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV), ni dans aucune des versions précédentes. Les psychologues pour enfants et les pédopsychiatres s’appuient invariablement sur ce manuel dans leur pratique clinique. Le DSM-IV n’inclut dans ses pages que les désordres mentaux confirmés par l’évaluation scrupuleuse de spécialistes, ce que l’American Pyschiatric Association justifie comme suit en préface : "La crédibilité et l’utilité du manuel DSM-IV nécessitent qu’il privilégie des objectifs cliniques, de recherche et d’éducation et qu’il repose sur de solides bases empiriques". (American Psychiatric Association, DSM-IV, 4e édition, 1994). Gardner n’a jamais demandé à ce que le SAP soit répertorié dans le manuel DSM, malgré qu’il ait créé ce syndrome en 1985.

Le SAP s’appuie sur une logique circulaire, ce qui compromet radicalement sa crédibilité comme outil scientifique de diagnostic. En effet, on fait appel au SAP pour tenter de démontrer qu’une agression n’a pas eu lieu ; mais cet argument prend pour acquis ce qu’il prétend démontrer, à savoir la fausseté des énoncés de l’enfant. Même logique circulaire dans la prétention de Gardner que les accusations d’agressions formulées dans un contexte de litige de garde d’enfants sont fausses dans la grande majorité des cas ; l’un des principaux critères utilisés par Gardner pour déterminer la fausseté d’une accusation est précisément qu’elle soit soulevée au moment d’une procédure contestée de garde d’enfants. De plus, comme Gardner prend pour acquis que l’enfant n’a pas réellement été molesté, le SAP ne rend compte que des comportements de la mère et de l’enfant. Cette théorie n’arrive pas à reconnaître que, si l’enfant a été agressé, son animosité à l’égard de son père, ainsi que les tentatives de sa mère pour empêcher les visites, sont non seulement justifiées mais prévisibles.

Le SAP est de plus en plus soulevé en défense lors des procès pour agression parentale. Une étude portant sur les causes portées devant les tribunaux américains de chaque État au cours des cinq dernières années ne révèle aucun jugement où l’on ait évalué cette théorie au Texas. Cependant il apparaît que, dans d’autres juridictions, des tribunaux ont refusé d’admettre en preuve des arguments basés sur le SAP, parce que ce syndrome n’est pas reconnu par l’ensemble de la communauté scientifique compétente et qu’il n’est pas crédible. Par exemple, une instance de la Cour d’Appel de Floride a exprimé des préoccupations quant à la crédibilité du SAP (In the Interest of T.M.W., 553 So. 2d 260, Fla. 1st DCA 1989). La Cour a déclaré :

"Aucun élément n’a été apporté dans l’ordonnance ou au dossier qui indique une reconnaissance professionnelle généralisée du SAP comme instrument de diagnostic. Dans un contexte similaire (mais sans relation directe) au traité précité de Gardner, dont l’objet est les viols sur enfants, nous notons les avertissements d’autres commentateurs contemporains [qui indiquent] l’importance vitale d’éviter la confusion qu’engendre toute référence à des ’syndromes’… Pour l’instant, les spécialistes ne conviennent pas de l’existence d’un syndrome psychologique qui permettrait de détecter les agressions sur des enfants…" Id., pp. 262-263.

Cependant, malgré la volonté de certains tribunaux de soumettre le SAP aux mêmes critères que ceux requis pour tout soi-disant témoignage expert, de trop nombreux tribunaux continuent de s’appuyer sur le SAP, explicitement ou implicitement. Dans de nombreux dossiers, le manque d’information du juge ou du procureur en matière de SAP et l’absence de soutien juridique pour la mère entraînent l’admission en preuve du SAP sans véritables objections. On voit également certains tribunaux, qui récusent le recours au SAP comme tel, accepter néanmoins que des "experts" et des avocats se servent de la méthode inappropriée du SAP pour formuler des recommandations et des déterminations de garde qui reposent sur la notion d’"aliénation" que tend à imposer la théorie circulaire et peu crédible du SAP.


Source : Fiche d’information préparée par Eileen King sous le titre Talking Points Regarding House Bill 1903. Adaptation française : Martin Dufresne et Hélène Palma.

Mise en ligne sur Sisyphe le 15 mars 2003

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jeudi 8 juillet 2010

Les concepts de syndrome d’aliénation parentale (SAP) et d’enfants aliénés (EA) : sources d’erreur dans les conflits de garde d’enfants
par Carol S. Bruch, professeure et chercheure en droit Imprimer



Cet article se penche sur les solutions proposées par les professionnels de santé mentale et de droit face aux enfants qui sont réticents à rendre visite à celui de leurs parents chez lequel ils ne vivent pas. Cette étude décèle dans les notions de Syndrome d’Aliénation Parentale et d’Enfants Aliénés un manque de rigueur analytique qui met les enfants en danger. L’auteure suggère en conclusion de meilleures manières d’évaluer les nouvelles théories issues des sciences sociales.

Les conventions de citation s’appuient en partie sur The Bluebook : A Uniform System of Citation (Harvard Law Review Assoc., 17th ed 2001).


______________
Il y a deux ans, la professeure Carol Bruch publiait une recherche qui faisait suite à cet article, intitulée Sound Research or Wishful Thinking in Child Custody Cases ? Lessons from Relocation Law (Recherche scientifique ou vues de l’esprit dans les conflits de garde d’enfants ? Considérations sur la loi relative aux déménagements post-divorce), 40 Family Law Quarterly 281 (2006), disponible en format PDF à cette page. Carol Bruch y fait état des découvertes les plus récentes concernant les besoins des enfants après la séparation de leurs parents et dénonce les erreurs commises par les promoteurs les plus en vue des concepts de PAS, PA, AC et HAP (Parental Alienation Syndrome, Parental Alienation, Alienated Children et Hostile Aggressive Parenting : concepts généralement traduits en français par Syndrome d’Aliénation Parentale (SAP), Aliénation Parentale (AP), Enfants Aliénés (EA) et Dressage à l’Agressivité et à l’Hostilité (DAH)).

L’auteure remercie sincèrement la traductrice, Hélène Palma, Maître de Conférences en études anglophones à l’Université de Provence (Aix-Marseille I), pour la version française du présent article. L’auteure et la traductrice expriment toute leur reconnaissance à l’Honorable Claire L’Heureux-Dubé, ancienne Juge de la Cour Suprême du Canada, ainsi qu’à Sara Greaves, Maître de Conférences en études anglophones à l’Université de Provence (Aix-Marseille I), pour leur relecture attentive de la version française de cet article. Leurs remerciements vont également à Alexandra Leturcq, doctorante en droit de l’Université Paul Cézanne (Aix-en-Provence), et Fanny Charvet, de l’Université de Californie, Davis, pour leurs conseils.

La traductrice remercie l’auteure de cet article pour sa collaboration chaleureuse et constructive et dédie cette traduction à la mémoire de Léo Thiers-Vidal (15 décembre 1970-11 novembre 2007), précieux compagnon de route et ami infiniment regretté.

Introduction

Alors que les tribunaux et les organes législatifs poursuivent leurs innovations enthousiastes en matière de réforme du droit de la famille, ils font fréquemment usage de théories et de recherches issues des sciences sociales. Cette étude se concentre sur les évolutions issues du Syndrome d’Aliénation Parentale en matière de droit de garde des enfants. Théorie inventée en 1985, le SAP a été massivement utilisé (parfois sous l’appellation d’Aliénation Parentale) malgré son manque de fondements scientifiques. Cet article met en lumière les problèmes théoriques et pratiques liés au SAP, aborde, toujours sur les plans théorique et pratique, des études plus récentes concernant la notion d’Enfants Aliénés (EA) et conclut sur des recommandations à l’adresse des avocats et des juges qui sont amenés à se prononcer sur ces nouvelles théories et de celles qui suivront.

Le SAP et ses détracteurs

La doctrine du SAP
Le pédopsychiatre Richard Gardner a créé l’expression Syndrome d’Aliénation Parentale en 1985 pour décrire ses impressions cliniques lors de l’observation de cas qu’il pensait être des fausses allégations d’agressions sexuelles. (1) De son point de vue, le SAP est par essence la campagne de dénigrement d’un parent de la part d’un enfant, “résultant de sa ‘programmation’ (‘lavage de cerveau’) par l’un des parents dans le but de dénigrer l’autre ; ce sont également les contributions créées par l’enfant lui-même à la campagne de dénigrement menée par l’un de ses parents”. (2) Le Dr Gardner a commencé par affirmer que le SAP était présent chez environ 90% des enfants dont les familles traversent un conflit de garde mais n’a pas fourni de résultats de recherche permettant de soutenir ses affirmations concernant ce syndrome, sa fréquence ou son contexte. En fait ses premières estimations ont été très largement exagérées, en particulier en ce qui concerne la fréquence des fausses allégations d’agressions sexuelles (3), et une révision postérieure de ses estimations s’est révélée bien plus mesurée. (4)

Au cours des dernières années, l’utilisation de l’expression SAP s’est développée de manière très importante, incluant des cas de tous types dans lesquels un enfant refusait de se rendre chez celui de ses parents qui n’avait pas sa garde, que le refus de l’enfant implique ou non des allégations de violences. Bien qu’il soit arrivé au Dr Gardner d’affirmer que son analyse ne s’applique pas aux cas dans lesquels des violences ont réellement été perpétrées (5), son attention se concentre sur la question de savoir si le parent aimé et l’enfant mentent et non de savoir si le parent rejeté est malhonnête ou s’il s’est comporté d’une manière qui pourrait expliquer l’aversion de l’enfant à son égard. (6) Le traitement qu’il recommande dans les cas graves est de transférer la garde de l’enfant, afin qu’il soit déprogrammé, du domicile du parent aimé à celui du parent rejeté. Cela peut impliquer une prise en charge institutionnelle pour des soins pendant une période transitoire ; tout contact, même des appels téléphoniques, avec le parent principal pourvoyeur de soins doit être interrompu pour “au mois quelques semaines”. C’est seulement après un lavage de cerveau inverse que l’enfant peut reprendre progressivement contact avec le parent ayant autrefois la garde de l’enfant, à travers des visites surveillées. (7)

Le contexte dans lequel le SAP est censé survenir
Les familles hautement conflictuelles sont, bien sûr, représentées de manière disproportionnée parmi celles qui contestent les décisions de justice en matière de garde et de droits de visite des enfants. (8) Ces dossiers comportent fréquemment de la violence domestique, des agressions sur enfants et de l’abus de substances. (9) De nombreux parents sont en colère et une large gamme de problèmes liés aux droits de visite surviennent. Il est possible que la description faite par le Dr Gardner du SAP rappelle à des parents, thérapeutes, avocats, médiateurs et juges des émotions fréquemment rencontrées et ceci permet peut-être d’expliquer pourquoi le public du Dr Gardner a si souvent accepté le SAP sans se poser de questions. Ces professionnels font cependant preuve, et cela est troublant, d’une totale absence d’analyse soignée et d’attention à la rigueur scientifique. Comme la discussion qui suit va le montrer, ce manque d’attention a permis à ce qu’on appelle familièrement de la “science de comptoir” (de la pseudo-science) d’influencer des dossiers de garde d’enfants d’une manière qui expose ces derniers à des dangers.

Les failles dans la théorie du SAP
Les faiblesses dans la théorie du SAP sont nombreuses. Certaines ont déjà été identifiées dans la littérature en sciences sociales et les opinions judiciaires concernant les gardes d’enfants ; d’autres continuent à apparaître. Premièrement, Gardner considère comme une psychose la réaction, liée à son développement, d’un enfant au divorce et le haut conflit parental (y compris impliquant de la violence). (10) Ce faisant, il omet de prendre en compte la colère, totalement prévisible et souvent inappropriée, des parents et des enfants à la suite d’un divorce. Cette erreur le conduit à affirmer que le SAP constitue un exemple fréquent de “folie à deux” ou “folie à trois” qui, selon l’Association Américaine de Psychiatrie (APA) et des études universitaires, sont des désordres psychotiques collectifs très rares. (11) L’affirmation de Gardner selon laquelle ces désordres apparaîtraient principalement chez les jeunes enfants est aussi contraire à la littérature spécialisée et est probablement due à une mauvaise interprétation des réactions typiques des jeunes enfants au divorce, liée à une méconnaissance de leur développement. (13)

Deuxièmement, et peut-être en conséquence de ces erreurs et de sa vision très partielle du problème, à la manière de l’histoire des aveugles et de l’éléphant (14), Gardner exagère largement la fréquence des cas dans lesquels enfants et parents ayant la garde des enfants fabriquent de toutes pièces de fausses allégations ou se liguent dans le but de détruire la relation de l’enfant avec l’autre parent. La conséquence pratique de ces affirmations prises ensemble est que toute allégation de violences s’en trouve remise en cause : Gardner affirme que ces allégations sont généralement fausses dans le contexte d’un divorce. (15) Là encore, Gardner ne cite aucune preuve à l’appui de son point de vue personnel, alors que la littérature spécialisée fait état de l’inverse, à savoir que ces allégations sont habituellement fondées. (16)

Troisièmement et de cette manière, le SAP conduit à détourner l’attention : on s’intéresse moins au comportement—peut-être dangereux—du parent qui réclame la garde des enfants qu’à celui qui l’a. Cette personne, qui tente peut-être de protéger son enfant, est au contraire soupçonnée de mentir et de l’intoxiquer. En effet, selon Gardner, les démarches entreprises par le parent ayant la garde de l’enfant, inquiet pour ce dernier, afin d’obtenir de l’assistance dans le diagnostic, le traitement et la protection de son enfant, sont une preuve que les allégations portées sont fausses. (17) Pire encore, si des thérapeutes admettent qu’il y a un danger, Gardner affirme qu’il s’agit presque toujours de thérapeutes femmes misandres qui participent avec l’enfant plaignant et le parent inquiet à une “folie à trois”. (18) Il met en effet les juges en garde et leur conseille de ne pas prendre au sérieux les allégations de violence dans le contexte de divorces hautement conflictuels (cas graves de SAP). Ni Gardner ni ceux qui admettent ses analyses ne reconnaissent qu’il y a un problème de logique lorsque Gardner affirme que des allégations de violences avalisées par des thérapeutes sont la preuve que le parent protecteur est aliénant.

Quatrièmement, Gardner croit que, particulièrement dans les cas graves, la relation entre un enfant aliéné et le parent rejeté est irrémédiablement compromise, probablement vouée à s’éteindre pour toujours (19) à moins que des mesures immédiates, draconiennes (transfert de garde, isolement du parent aimé et déprogrammation) ne soient prises. Là encore, des études fiables montrent que sa théorie est exagérée, la plupart des cas se résolvant lorsque l’enfant murit (à l’exception de cas inhabituels, par exemple ceux qui s’observent dans les familles violentes). (20)

Cinquièmement, ainsi que le suggèrent ces études, le remède proposé par Gardner pour les cas extrêmes est infondé et met les enfants en danger. (21) Lorsqu’il préfère ne pas débusquer des adultes maltraitants, Gardner semble avoir volontairement négligé les différences de politique entre le droit pénal et le droit familial et également mal comprendre la différence dans la manière de rapporter des preuves dans les dossiers criminels et civils aux Etats-Unis. À tel point que le SAP conduit à placer des enfants auprès d’un parent qui est en fait violent et à les priver de contact avec le parent qui pourrait les aider. Des groupes de parents et des rapports d’enquête décrivent en effet de nombreux cas dans lesquels des tribunaux ont transféré la garde d’enfants à des agresseurs connus ou probables tandis que les parents ayant autrefois la garde étaient privés de contact avec les enfants qu’ils avaient tenté de protéger. (22) Dans les cas moins extrêmes, également, les enfants risquent de souffrir de cette rupture soudaine dans leur vie familiale et leur relation au parent auquel ils font confiance. Même les thérapeutes qui admettent la théorie du SAP ont vainement mis en garde contre les transferts de garde dans certains cas rapportés pour lesquels il semble que des juges aient appliqué les idées de Gardner de leur propre initiative. (23)

En somme, la réticence ou le refus d’un enfant de rendre visite au parent n’ayant pas sa garde trouve certainement meilleure explication en se passant de la théorie de Gardner. Des études, qui se sont intéressées à des familles pendant plusieurs années, par exemple, indiquent que les visites peuvent cesser ou être difficiles lorsqu’une gamme variée de raisons conduit les parents ayant la garde des enfants et les enfants à se sentir en colère ou mal à l’aise avec l’autre parent. Il est fréquent que le comportement du parent n’ayant pas la garde et le stade de développement de l’enfant jouent des rôles décisifs. Les prises de position ou les alliances qui peuvent quelque peu ressembler à ce que décrit Gardner sont bien moins fréquentes qu’il le suggère, et même dans les cas extrêmes, les chercheurs s’accordent pour estimer que la théorie du SAP propose des solutions inappropriées et dangereuses qui aggravent le problème. (24)

Le “matraquage” du SAP dans les conflits de garde d’enfants

Alors comment se peut-il qu’une analyse aussi gravement défaillante, exagérée et dangereuse ait été aussi largement acceptée ? Qu’est-ce qui incite les juges à ordonner des transferts de garde contre l’avis unanime d’experts dans un cas ? (25) Premièrement, Gardner est largement, mais à tort, considéré comme un professeur dans une université prestigieuse. (26) Cette aura de compétence accompagne ses travaux, et peu de gens ont conscience que la majeure partie d’entre eux sont publiés à compte d’auteur (27), manquant de rigueur scientifique (28) et que ses livres sur le SAP ne figurent même pas dans les bibliothèques de recherche et des universités. (29) De plus, Gardner promeut ses écrits et ses services en tant qu’expert à travers son propre site Internet (30), des sites d’organisations de pères (31) renvoient vers son site ; Gardner propose également des séries de cours de formation continue pour professionnels. (32) Finalement, il déclare ou suggère souvent de manière inexacte que le SAP est repris par ou s’intègre aux travaux reconnus de confrères. (33)

L’article de 8 pages paru dans la revue de l’association des juges américains (Journal of the American Judges Association) est un exemple particulièrement typique. (34) Gardner y est identifié seulement sous son titre honorifique (35) et l’article ne produit que 10 sources (9 sont issues des propres écrits de Gardner, une de Sigmund Freud) à l’appui de ses affirmations graves voire hyperboliques. (36)

Force est de constater, qu’avec le temps, et depuis que Gardner a commencé à diffuser sa théorie, l’expression SAP est entrée dans l’usage courant. Les médias, parents, thérapeutes, avocats et juges se réfèrent maintenant fréquemment au SAP, nombre d’entre eux présumant qu’il s’agit d’un diagnostic de santé mentale utile et scientifiquement prouvé. (37) En pratique, logiquement, on sait qu’aux Etats-Unis lorsque des accusations d’agressions sexuelles sur enfants sont formulées ou lorsque des droits de visite se déroulent mal, il faut se préparer à faire face à une plainte en réponse allégant qu’il s’agit de SAP et non d’agression ou d’autres difficultés. (38)

Une recherche électronique concernant tous les cas américains recensés entre 1985 et février 2001 faisant usage de l’expression “parental alienation syndrome” (syndrome d’aliénation parentale) montre que de nombreux professionnels de santé mentale autres que Gardner ont diagnostiqué des SAP, mais qu’ils étaient bien moins nombreux à requérir un transfert de garde ou l’arrêt des contacts avec le parent ayant été initialement gardien. La recherche a conduit à 48 cas issus de 20 États, y compris, pour six États, des tribunaux les plus élevés. Le degré d’utilisation de la notion de SAP par des témoins experts, des avocats ou des juges dans ces cas et l’absence presque totale de vérification de sa validité scientifique sont profondément préoccupants. (39) C’est seulement dans une poignée de cas que le tribunal ou la Cour d’appel se sont interrogés précisément sur la recevabilité de ce prétendu syndrome selon les précédents reconnus, qui évaluent soit l’acceptation d’une théorie par la communauté scientifique soit la recevabilité de sa méthodologie scientifique (40), et dans plusieurs de ces cas le tribunal a souvent estimé qu’il n’avait pas besoin de trancher sur la question de la recevabilité puisqu’on n’avait démontré l’existence d’aucune aliénation. (41) A plusieurs occasions, toutefois, des Cours d’appel ont signalé aux tribunaux que le travail de Gardner était gravement remis en cause. (42)

Dans les quelques cas mentionnés pour lesquels le témoignage proposé par Gardner était contesté ou la validité du SAP par ailleurs remise en cause, les tribunaux ont habituellement exclu son témoignage et ne se sont pas fiés à la théorie du SAP. Dans ces cas, on voit les tribunaux exprimer deux types d’inquiétude. D’abord, les tribunaux refusent avec cohérence de laisser Gardner estimer si les témoins disent la vérité ou non, notant que cette question est réservée au juge ou jury (“the trier of fact”). (43)

Deuxièmement, la plupart des tribunaux américains qui se sont penchés sur la question s’accordent à dire que le SAP n’est généralement pas admis par des professionnels et ne se conforme pas au test applicable en termes de fiabilité scientifique. (44) Ces conclusions sont relayées par un juriste canadien dans un article discutant des questions de recevabilité selon le droit tant américain que canadien et par d’autres professionnels renommés. Le Dr Paul J Fink, ancien président de l’Association Américaine de Psychiatrie (APA) et président du Leadership Council on Mental Health, Justice and the Media a par exemple déclaré de manière assez directe, “Le SAP en tant que théorie scientifique a été laminé par des chercheurs légitimes à travers tout le pays. Si on le jugeait seulement à la lumière de ses mérites, le Dr Gardner ne devrait être qu’une assez misérable note de bas de page ou un exemple de critères scientifiques de piètre qualité”. (46)

À la suite de nombreuses critiques scientifiques, Gardner a retiré le test qu’il avait mis au point pour déterminer si des agressions sexuelles avaient eu lieu. (47) Cependant, ainsi que Faller l’a remarqué après avoir observé de près la théorie de Gardner, la série de questions qui constituait ce test a simplement été remplacée par d’autres publications avec de nouveaux titres qui reproduisent très largement le contenu et la méthodologie de ses travaux antérieurs. (48)

Malgré le bon travail accompli par la plupart des tribunaux, qui se sont interrogés sur l’honnêteté scientifique du SAP, il n’y a pas de quoi se réjouir. Pour la grande majorité desconflits dans lesquels le SAP apparaît, on s’aperçoit qu’un ou plusieurs experts ont évalué le cas à la lumière du SAP et rien ne montre que quiconque, tant chez les experts que les avocats ou les juges, ait pensé à se demander si cette théorie est correctement fondée ou si elle conduit à des recommendations ou des jugements acceptables. (49) On constate ailleurs un manque de rigueur comparable. (50)

Les autorités anglaises

En Angleterre et au Pays de Galles, c’est à deux reprises que la Cour d’appel a eu à traiter des dossiers s’appuyant sur le SAP : Re L (Contact : Domestic Violence) ; Re V (Contact : Domestic Violence) ; Re M (Contact : Domestic Violence) ; Re H (Contact : Domestic Violence) (51) et Re C (Prohibition on Further Applications). (52) À chaque fois, la Cour d’appel a exprimé de sérieux doutes à propos de ce syndrome.

La première fois, la Cour, qui en a le loisir, a commandé un rapport d’expert préalablement à l’examen du dossier. Le résultat de cette demande est un rapport préparé et ensuite publié par deux psychiatres renommées, les docteurs Claire Sturge et Danya Glaser. (53 Ce rapport présente des principes de psychiatrie liés au développement des enfants qui fournit des principes pour guider les tribunaux en matière de cas de droits de visite. Répondant aux questions qui lui ont été posées, le rapport indique les références pertinentes en la matière et les avantages et inconvénients potentiels des droits de visite en général. Le rapport traite ensuite de violence domestique et d’autres situations difficiles. Les auteures analysent spécifiquement le SAP, qu’elles estiment inutile. (54) Récusant les recommandations du SAP en matière de cause et de traitement, les expertes préfèrent recommander une approche au cas par cas. (55)

La Cour d’appel a expressément accepté la teneur et les conclusions du rapport, et, dans la discussion concernant le troisième appel conjoint, Re M, la Présidente de la Cour, Dame Elizabeth Butler-Sloss s’est à nouveau référée à ce rapport. Elle a noté le diagnostic de SAP posé dans ce dossier par l’expert du tribunal, le Dr LF Lowenstein, et le fait qu’il recommandait une thérapie d’au moins six séances suivie d’un nouveau rapport. (56) La présidente a par ailleurs indiqué que même l’aliénation d’un enfant par l’un de ses parents est “très loin d’être un syndrome reconnu nécessitant l’intervention d’experts en santé mentale”, que non seulement le Dr Lowenstein se situe “à l’extrémité du champ large des professionnels de santé mentale” mais qu’il est également “regrettable” que les avocats des parents aient été “incapables de trouver un expert qui se situe dans le courant modéré de ce domaine”.

Dans Re C, la Cour d’appel a redit son scepticisme quant à la plainte, s’appuyant sur le SAP, d’un justiciable. Mais cette fois, la Cour s’est moins penchée sur le SAP lui-même que sur d’autres explications, bien plus plausibles, justifiant le refus d’une enfant de rencontrer son père. (57) L’arrêt rendu par la Présidente de la Cour exprime son mécontentement constant à l’égard de la théorie du SAP. (58)

La Cour n’a toutefois pas indiqué que les arguments s’appuyant sur le SAP ne devraient être acceptés comme preuve qu’à condition que la théorie soit conforme aux tests de fiabilité des preuves utilisés pour vérifier les théories scientifiques récentes. Or, en montrant que dans Re L (Contact : Domestic Violence) le SAP n’avait pas satisfait à ce test et que Re C (Prohibition on Further Applications) ne démontrait pas le contraire, la Cour avait la possibilité de faire taire ces voix qui affirmaient sans fondement mais avec véhémence que l’arrêt Re C reconnaîtrait la légitimité du SAP. (59)

Dans les faits, le SAP a fourni des avantages dans les litiges judiciaires aux parents qui n’ont pas la garde de leurs enfants et qui sont suffisamment fortunés pour payer des avocats et des experts. (60) Il est possible que de nombreux avocats et professionnels de santé mentale aient en l’espèce simplement saisi une occasion d’obtenir une nouvelle source de revenus — une manière de “faire quelque chose pour le père lorsqu’il me paye” comme l’a déclaré un avocat. Pour ceux qui s’intéressent au bien-être des enfants, il importe peu que le SAP soit un exemple de plus de ces “mythes de comptoir” complaisamment endossés par les medias et ceux qui sont impliqués dans les conflits autour de la garde des enfants, ou qu’il soit le signe qu’avocats et professionnels de santé mentale ne savent pas véritablement évaluer les nouvelles théories en psychologie. (61) Cette dernière hypothèse peut cependant expliquer pourquoi le prix annuel décerné aux travaux de recherche par la section “résolution alternative des conflits” de l’Association du Barreau sméricain a été attribué à un travail consacré au SAP (62), qui n’en évaluait nullement la qualité et qui est donc irrecevable. La même hypothèse peut aussi expliquer pourquoi des articles consacrés au SAP, qui rendent mal compte de la recherche actuelle, ont pu être publiés dans des revues dotées d’un comité de lecture. (63)

Le rapport de Sturge et de Glaser a déjà acquis de l’importance en Angleterre et il est certain qu’à mesure qu’il sera connu, son impact ailleurs sera favorable. Parce qu’il reflète précisément la recherche et les connaissances récentes en la matière (64), il se distingue de la littérature qui cherche à promouvoir le SAP. Trop souvent, dans cette littérature, la recherche scientifique et le droit jurisprudentiel (case law) sont exclus de la discussion (65), ou s’ils sont pris en compte, c’est sans les comprendre ou bien en les déformant. (66) (...) -> Lire la suite dans le document à télécharger ci-dessous.

Note de Sisyphe - Nous avons supprimé les notes de bas de pages pour la publication électronique dans cette page, mais les très nombreuses références contenues dans le document intégral fournissent des renseignements essentiels à une pleine compréhension de cet article de nature technique.

Vous pouvez télécharger pour votre usage personnel le document intégral contenant toutes les références en cliquant sur l’icône word ou l’icône PDF ci-dessous. Merci de demander l’autorisation de la traductrice pour reproduction de cette version autre que pour usage personnel.

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© Carol S Bruch 2008. Ce texte est la traduction autorisée de l’article “Parental Alienation Syndrome and Alienated Children - getting it wrong in child custody cases”, 14 Child & Family Law Quarterly381 (2002), disponible, ainsi que cette traduction, dans cette page et dans celle-ci. En cas de divergence, se reporter à la version anglaise. Cet article contient des informations relatives aux autorités anglaises et reprend, avec autorisation, des éléments préalablement publiés dans les articles de Carol S Bruch, “Parental Alienation Syndrome : Junk Science in Child Custody Determinations”, 3 European J.L. Reform 383 (2001) et “Parental Alienation Syndrome and Parental Alienation : Getting it Wrong in Child Custody Cases”, 35 Family Law Quarterly 527 (2001), disponibles à cette adresse et à celle-ci.

© Version française de cet article : Hélène Palma, Maître de Conférences en études anglophones à l’Université de Provence (Aix-Marseille I). Merci de demander l’autorisation de la traductrice pour reproduction de cette version autre que pour usage personnel.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 7 juillet 2010



Lire plusieurs autres articles sur le SAP.


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quarta-feira, 12 de janeiro de 2011

MAMAN EST EN PRISON, PAPA PASSE À LA TÉLÉ

C'est justement le titre d'un post sur LE BLOG DE MALAKINE, dans cette adresse:

http://horizons.typepad.fr/

J'ai aussi lu attentivement les commentaires, particulièrement celui de quelqu'un qui nous dit qu'en Inde il n'existe pas le verbe AVOIR. Il existe seulement le verbe ÊTRE. Très intéressant. Si je le peux, je vous chercherai plus d'informations à propos de ce sujet.

Pour l'instant, je vous invite à lire cet article de Malakine.



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15 avril 2009
Maman est en prison, papa passe à la télé

Hier soir, les deux journaux télévisés ont tous ouvert avec l’affaire de la petite Elise, retrouvée en Hongrie que sa mère s’apprêtait à quitter par l’Ukraine pour rejoindre la Russie. Le père, présenté en héros avec sa fille portée dans les bras comme un trophée, faisait étalage de son bonheur d’avoir enfin retrouvé sa fille tant aimée et d’avoir pu la ramener à la maison. Une belle happy-end comme les médias les aiment tant.

Pourtant, ce bonheur a sa part d’ombre. Cet heureux dénouement a eu un prix : la mère est détention préventive et risque 10 ans de prison pour enlèvement, ce qui ne semblait pas émouvoir outre mesure le super papa poule qui se demandait encore s’il était bien sage de retirer sa plainte, oubliant manifestement que lui-même s’est rendu coupable du même délit à Moscou en septembre dernier et fait l’objet d’un mandat d’arrêt pour le même motif par les autorités russes.


L’affaire aurait très bien pu se solder par une conclusion exactement inverse à l’automne dernier: une mère triomphante devant les télés russes après avoir récupéré avec l’aide de la police russe, sa fille russe, née en Russie et de nationalité russe que son père, un français-qui-lui-porte-un-attachement-suspect, a kidnappé avant de se faire prendre à l’aéroport au moment de quitter le pays.

Dans cette affaire, il n’y a pas un héros courageux prêt à soulever ciel et terre par amour pour sa fille et une salope qui n’hésite pas à recourir à des gros bras pour parvenir à ses fins, mais seulement un couple divorcé qui se déchire pour la garde de son enfant, un couple à égalité de droits et fautes : une histoire universelle aussi banale que tragique.

Il faut vraiment que les médias soient aveuglés par leur recherche de l’émotion et le chauvinisme pour présenter ce dénouement comme un sauvetage heureux. C’est un drame ! C’est toujours un drame de voir des parents se battre pour un enfant comme s’il s’agissait de leur chose. C’est encore plus un drame quand la justice s’en mêle. Et ça devient tragique lorsque celui des deux parents qui perd finit en prison ! Surtout si ce parent, c’est la mère.

Alexandra Kamenskaya, sans pour autant prendre fait et cause pour la mère tente d’expliquer les motivations qui l’ont conduit à organiser le dernier enlèvement : « Il est vrai que la législation russe en terme du divorce, qui date de l’époque de l’URSS, quand on vivait dans un système où tout le monde était “égal” sur le plan matériel, confie d’habitude la garde des enfants communs à la mère. Dans notre mentalité, c’est presque automatique: c’est la mère qui élève les enfants. »

J’aimerais répondre à la directrice de RIA Novosti en France qu’il en est de même dans notre pays et qu’il en est probablement de même dans toutes les civilisations dignes de ce nom. Même dans le pays qui a sacralisé le principe d’égalité au point de le transformer en principe d’indifférenciation des sexes, ce sont les mères qui élèvent les enfants. Une étude récente l’a encore récemment illustré. La justice française, dans les procédures de divorce, confie systématiquement la garde des enfants en bas âge à la mère (98% selon SOS papa)

C’est évidemment douloureux, mais un homme doit savoir faire le deuil de sa paternité avortée pour laisser son enfant en bas âge à la mère. La seule chose qu’il peut faire est de payer consciencieusement sa pension alimentaire, tenter d’entretenir le lien pour continuer à être appelé « papa » et de conserver l’espoir qu’à l’adolescence ou à l’âge adulte, cette paternité virtuelle puisse enfin devenir effective en s’incarnant dans une relation réelle. On ne se bat pas contre l’intérêt de celui qu’on prétend aimer.

Selon ma propre subjectivité, l’histoire d’un père quinquagénaire qui cherche à arracher un bébé de 18 mois à sa mère puis entreprend de l’enlever à trois milles kilomètres de chez lui avant de lui courir après dans toute l’Europe, ne peut que susciter la perplexité, la suspicion et un certain malaise. Quand toutes les télévisions montraient ce père triomphant avec sa gamine dans les bras qu’il portait comme un paquet, je pensais à sa mère qui dans le même temps croupissait dans une prison hongroise en pleurant son enfant.

Le sort a parlé. L’enfant restera probablement en France avec son père. Ce n’est pas une raison pour traiter la mère en criminelle. Irina Belenskaya devrait prochainement être extradée en France pour être jugée pour l’enlèvement. Il est à espérer aujourd’hui que la Justice saura faire preuve d’humanité et de sens de l’équilibre.

Espérons qu’elle n’oubliera pas que la mère était dans son droit au regard des décisions de justice du Pays dont elle et sa fille sont des ressortissants. Espérons qu’elle n’oubliera pas que ce père héroïque a commis le même forfait et aurait pu se retrouver dans la même situation aux mains de la justice russe et que nous aurions dans ce cas, à juste raison, réclamé aux autorités russes sa libération immédiate.

La justice doit libérer Irina Belenskaya pour lui permettre de retrouver les siens à Moscou au plus vite.

Malakine


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Note: il semble que, en effet, le tamoul (une langue indienne, parlée aussi au Sri Lanka et quelques autres parties du monde, même en Australie), ne compte pas avec le verbe AVOIR, parmi d'autres différences en comparaison avec la langue française.J'ai expressément séparé la référence à l'absence du verbe AVOIR, puisque c'est celà qui nous intéresse ici.



Quelques différences entre le tamoul et le français
Présenter quelques différences entre le tamoul et le français permettra de se faire une idée de l’ampleur de
la tâche qu’un élève tamoul, non francophone, doit accomplir en un temps record.

Comparaison des langues

En tamoul, le verbe principal est généralement le seul conjugué et se trouve normalement à la fin de la
phrase.
Les subordonnées sont énoncées avant les principales, la relative étant une sorte de proposition adjective
précédant l’antécédent.
Il n’y a pas d’articles et les objets sont neutres.
Les adjectifs sont invariables.
Il n’y a pas de prépositions mais des postpositions et les noms et pronoms se déclinent.
Il n’y a ni conjonctions de subordination ni pronoms relatifs.
La conjugaison négative ne se déduit pas de l’affirmative en ajoutant une négation, elle se forme autrement.


Il n’y a pas de verbe avoir.


Il n’existe pas de mot unique pour dire « personne », « rien », etc. On doit employer à la place des tournures
du type « tous .... verbe négatif » ou « tout... verbe négatif ».
Il n’y a que très peu de temps conjugués.
On emploie beaucoup de formes verbales invariables.
Il n’y a pas de concordance des temps, etc.

FONTE: http://crdp.ac-bordeaux.fr/

RECUSO-ME A SER BARRIGA DE ALUGUER!!!!!!!!!!!!!


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