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quinta-feira, 2 de junho de 2011

INCONGRUÊNCIAS DA LEI

-A lei diz que tenho de passar X de tempo com o meu pai (a minha mãe). Eu não quero. Sou obrigado(a) a ir?

Sim, excepto se o teu pai (a tua mãe) constituirem um perigo para ti.



-A lei confere ao meu pai (à minha mãe) o direito de visita e de alojamento. Ele (ela) é obrigado(a) a fazer uso desse direito?

Não. É um direito, não uma obrigação.



-A lei confere também aos meus avós o direito de visita e alojamento. Sou obrigado(a) a estar com eles?

Não, se tu não queres.



-A minha mãe (o meu pai) pode impedir-me de estar com o outro pai?

Não. Ela (ele) não tem esse direito. Mas, se tu não quiseres ir, ela (ele) tem o dever de te obrigar a ir.


-Os meus pais não se entendem. Sou obrigado(a) a aceitar viver num regime de guarda compartilhada e/ou num regime de guarda alternada?

Sim, se o tribunal entender que isso serve o teu Superior Interesse. Pelo menos até que haja provas de que assim não é.


-A minha mãe tem um novo companheiro e vai ter que se mudar para onde ele vive e trabalha. Terei que permanecer com o meu pai, mesmo querendo ir com a minha mãe?

A lei diz que, no caso de um dos pais se mudar para longe do local habitual de residência do(a) filho(a) menor, este(a) fica entregue à guarda do pai que permanece. No teu Superior Interesse.





(...)





Continua

sexta-feira, 25 de fevereiro de 2011

LES ENFANTS DE L'ESPOIR!

Une association pour défendre le droit des mères, mêmes violées, à élever leur enfant.

Voilà l'histoire d'une femme. Sa mère, toxico, la laisse chez ses grands-parents.

Mais sa grand-mère devient très malade et la fille est placée dans un foyer. Elle a alors 7 ans.

Plusieurs fois elle s'enfuit pour aller rejoindre sa grand-mère, et plusieurs fois on la fait revenir au foyer. En 2001, sa grand-mère meurt.

Alors elle décide de chercher sa mère, et va voir son compagnon. Elle a 14 ans.

Sa mère, elle ne la voit pas, mais le compagnon la fait prisionnière, en disant que se sera elle à payer le fait que sa mère l'ait abandonné. Il la tape et la viole pendant 5 mois.

Au moment où l'homme est arrêté, les gendarmes découvrent la jeune fille enfermée dans une cage de 1 ou 2 mètres carrés.

Elle est ammenée à l´hôpital où on lui dit qu'elle est enceinte de trois mois. On essaye de la persuader d'abandonner l'enfant à la naissance, d'accoucher sous X et de le faire adopter. Mais il est hors de question pour la jeune fille d'abandonner son bébé, comme sa mère lui a fait.

Elle est, donc, placée dans un foyer de jeunes mères, et donne naissance à une petite fille. "Je l'ai aimée tout de suite comme une folle!"

Mais, quand l'enfant à dix-huit mois, on l'a place dans une famille d'accueil. Dans son intérêt, dit la justice.

Depuis, cette femme de 24 ans, qui vit une vie stable avec son compagnon et leurs trois fils -ce sont trois garçons- essaye de récuperer cette fille qu'on lui a enlevé, sous pretexte qu'il serait trop dur pour elle de vivre avec la fille de son violeur.

"C'est vrai que ... lui ressemble, mais ce n'est tout de même pas sa faute à elle!", elle crie. "ce n'est pas à ... de trinquer à cause de lui!" (son violeur, le père de sa fille).

Et voilà la lutte de cette maman courageuse. Une maman qui n'a jamais pensé à abandonner l'enfant de son violeur. Une maman que la justice ne laisse pas voir sa fille qu'un weekend par mois.

Elle est décidé à fonder l'association "les enfants de l'espoir", convaincue que ses enfants ne doivent pas payer l'erreur de leur père. Ils ont le droit à être aimés, et cette jeune maman est un bon exemple.

Tous ceux qui on eu une expérience semblable, peuvent la joindre dans cette adresse mail:

scandale@voila.fr


FONTE: Le Nouveau Detective nº1484

segunda-feira, 21 de fevereiro de 2011

TODOS OS HOMENS BATEM NAS MULHERES!

Pelo que descobri hoje, diz-se no Brasil que "todos os homens batem nas mulheres: os do povo, com os punhos; os burgueses, com as leis".

Entretanto encontrei uma estatística que revela que, em brigas conjugais, as mulheres são as que mais batem.

Em brigas, tudo pode emergir.
Ninguém mais dá conta do que diz, ou do que faz.

Se as mulheres são, de facto, as que mais batem, podemos pôr três ou quatro hipóteses:

1ª- elas estão completamente fora de si, sem qualquer razão;
2ª- elas estão no limite daquilo que podem suportar;
3ª- elas estão num período de grande alteração hormonal que condiciona as suas atitudes (não é desculpa, assim o dizem, mas acontece);
4ª- elas batem para se defender, ou defender os filhos.

Falta dizer que, em termos de violência conjugal, as mulheres ainda são as principais vítimas, sendo que, regra geral, elas apanham por um nada, pois nem sequer ousaram abrir a boca, muitas vezes para poupar os filhos.

Regra geral, este tipo de violência encontra-se ligada a uma quantidade de vícios (drogas, álcool, jogo,...) sendo que uma boa parte dos agressores provém de um ambiente familiar em que existia violência e maus-tratos.

Embora não sendo regra, a verdade é que filhos oriúndos de tais ambientes podem vir a perpectuar a sua vivência, pelo exemplo que trazem e pelo trauma que isso lhes causou, daí que eu defenda que um filho não deve ser confiado à guarda de um pai ou uma mãe que se mostrou violento para com o outro cônjuge.

A passagem do pátrio poder para o poder parental é um tanto ou quanto ilusório, sobretudo quando nos apercebemos que da violência directa (através dos punhos) passamos para a violência indirecta (através das leis).

Numa e noutra se impõe um tom autoritário.

Se reparades, em quase todas as reinvindicações vindas das associações de pais (maioritariamente compostas por homens, sendo que no grupo das mulheres encontramos maioritariamente as madrastas e os elementos do grupo familiar paterno) aparece a interjeição "JÁ!".

Se isto não é uma ordem, é o quê?!
Eu digo-vos: a isto chama-se BATER.

domingo, 20 de fevereiro de 2011

NON À L'IMPOSITION DE LA RESIDENCE ALTERNÉE PAR DÉFAUT!

Se eu não estivesse de acordo com esta petição, não a publicava aqui...
Fica aqui o meu apelo para que a assinem! O teu voto conta, e muito!


NON A L’IMPOSITION D’UNE RESIDENCE ALTERNEE POUR LES ENFANTS DE PARENTS SEPARES PAR DEFAUT !

Sous une première « pression » des associations de défense des droits des pères séparés, la loi du 04 mars 2002 autorise le Juge aux affaires familiales à imposer la résidence de l’enfant en alternance au domicile de l’un, puis au domicile de l’autre.
Or lorsqu’elle n’est pas adaptée à la situation familiale, la résidence alternée peut entraîner chez l’enfant des troubles suffisamment graves pour que s’applique un principe de précaution. Mais la loi n’a prévu aucun garde-fou, si ce n’est une « fixation à titre provisoire », une sorte de «cote mal taillée » puisque aucun délai n’est fixé légalement et que certaines situations provisoires prennent un goût de définitif.
Dans nombre de cas, le Juge ayant même des difficultés à revenir sur un fonctionnement établi, espère une adaptation de l’enfant concerné et une pacification des tensions, le plus souvent en vain. Notons ici que les décisions de certains juges relèvent aussi d’une prise de position idéologique.

Afin de bien comprendre notre démarche, nous vous demandons d’accepter le postulat suivant concernant notre position :
• Nous souhaitons que nos enfants puissent continuer à voir leur père de façon régulière et suivie, dans un climat déchargé de toute agressivité dans la mesure où leur équilibre est préservé et respecté.


NOUS, MAMANS ET CITOYENNES, SOMMES TOUT A FAIT OPPOSEES A CE QUE LA LOI AILLE PLUS LOIN A LA SEULE DEMANDE D’ASSOCIATIONS DE DEFENSE DES DROITS DES PERES SEPARES !

Pourquoi légiférer pour l’ensemble des séparations, et imposer UN mode de garde
plutôt qu’un autre par défaut. Il n’y a pas de famille « par défaut » Elles sont diverses et uniques et méritent une pluralité de solutions qui s’adaptent à leurs modes de vie et plus particulièrement celui des enfants. Nous sommes donc hostiles à ce qu’une formule précise d’hébergement, quelle qu’elle soit, apparaisse dans un texte de loi comme la règle de base par rapport à toutes les autres. Cela nous semblerait une ingérence excessive de l’Etat dans le privé des familles, basée sur un doute et une méfiance quant à la capacité des parents à veiller sainement sur leurs enfants

Une nouvelle fois, et sur ces questions fondamentales, les associations féminines ou les groupes d’aide aux femmes et aux enfants agressés dans un contexte familial, ne sont, ni sollicités, ni entendus par les parlementaires ou même par les délégations aux droits des femmes de l’Assemblée Nationale et du Sénat. Pourquoi ?

Cette proposition législative faite au travers d’un nouveau texte de loi par les députés Mallié-Decool nous parait totalement inappropriée.

Pour quelles raisons ?

 Parce que malgré des demandes répétées de très nombreux professionnels en pédopsychiatrie (1), il n’a été fait aucune réelle étude sur les conséquences de l’application de la loi depuis 7 ans maintenant.

 Parce que l’absence de sentiment de sécurité affective ressenti par des enfants mis en alternance continuelle de lieu de vie (parfois 4 foyers dans les familles recomposées) peut entrainer la constitution d’un attachement dit "désorienté - désorganisé", qui se manifeste par les symptômes au demeurant référencés et bien connus de la communauté scientifique.

 Parce que le mineur devient, dans le cadre dune résidence alternée imposée dans une ambiance conflictuelle, un enjeu pris dans un conflit de loyauté qui n’a plus d’autre choix que de dénier ses besoins personnels et individuels.

 Parce que de nombreuses mères séparées subissent le harcèlement judiciaire et moral de leur ex conjoint, qui utilisent la loi et brandissent l’étendard de leurs droits sans considération du bien être de l'enfant.


Le rapport d’information 2005/2006 du Sénat indique que c’est un mode de garde « contesté, à encadrer plus strictement et qui n'est pas adapté à toutes les situations ».


A propos de la loi 2002 et de ses effets pervers :

Cette loi de 2002, basée à priori sur la volonté de permettre aux enfants de conserver des contacts équivalents avec le père et la mère, possède de nombreux effets pervers:

• Dans les cas de séparation difficile, la résidence alternée est demandée par nombre de pères comme un moyen de vengeance, de pression et de contrôle sur la mère.

• L’application de cette loi est totalement dépendante de la subjectivité ou du bon sens du juge aux affaires familiales.

• Elle ne considère que les désirs des parents, sans tenir aucun compte des besoins spécifiques des enfants, qui varient en fonction de leur âge et de leur vécu familial depuis la naissance.


Parce qu’en validant cette demande de « partage d’enfant égalitaire » au nom des droits des parents, le législateur n’a pas pris en compte :

 La réalité de prise en charge des soins et des charges liées aux enfants AVANT la séparation parentale par chacun des deux parents (2)

 Les antécédents et la perpétuation de situations de violence masculine dans le cadre familial, voire parfois de violence psychologique ou de pathologies diverses, qui ne font aucunement entrave à l’exercice conjoint de l’autorité parentale et à la résidence alternée.

 les besoins psychoaffectifs des enfants concernés, incluant la prise en compte de leur âge et de leur évolution individuelle au cas par cas

 la configuration économique et sociale obligeant les parents à avoir la capacité financière pour assumer un rapprochement géographique afin de créer une proximité de domiciles

 l’existence ou non d’un consensus parental et donc dune réelle co-parentalité permettant à l’enfant de vivre cette alternance sans clivage

 la répartition des risques judiciaires en cas de mise en cause de la responsabilité civile des parents alors que l’enfant réside chez l’un, l’autre pouvant être tenu pour également responsable des dommages causés.

 Les critères et les moyens pour un parent de contester cette décision ou de revenir sur ce mode de garde s’il estime qu’elle va à l’encontre du bien être de son ou ses enfants


Il est urgent de fabriquer du savoir

Ainsi, pour faire avancer le débat et ne pas s'en tenir aux avis partisans des uns et des autres, nous demandons que la Direction Générale de la Santé sollicite pour avis les scientifiques français spécialistes du développement de l’enfant appartenant à la Société Française de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent et/ou à la WAIMH, qui sont les deux organisations officielles, afin d'obtenir un rapport circonstancié sur ce thème.

Avant que de renforcer une loi, il faut déjà faire l’état des lieux dans son actuelle application, qui, si l’on en croit le rapport 2008 de Mme Versini, Défenseure des Enfants, occasionne de nombreuses dérives. Elle y indique que : «… la souffrance de l’enfant peut être judiciairement insuffisamment évaluée et, paradoxalement, ses propres droits peuvent être masqués par la mise en œuvre des droits des parents. »


Association SOS les MAMANS – www.soslesmamans.com


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(1) Voir les rapports du PROFESSEUR MAURICE BERGER, CHEF DE SERVICE EN
PSYCHIATRIE DE L'ENFANT AU CHU DE SAINT-ETIENNE, LE PROFESSEUR ABRAM COEN, PEDOPSYCHIATRE MEMBRE DU LABORATOIRE DE RECHERCHE EN PSYCHOLOGIE DE PARIS XIII-VILLETANNEUSE,
LE PROFESSEUR LEVY-SOUSSAN , PEDOPSYCHIATRE, CHEF D'UN CMPP A PARIS, HANA ROTTMAN, PEDOPSYCHIATRE ET CHERCHEUR, le PROFESSEUR B. GOLSE, CHEF DE SERVICE DE PEDOPSYCHIATRIE, les PROFESSEURS NICOLE ET ANTOINE GUEDENEY CHEF DE SERVICE DE PEDOPSYCHIATRIE, le DOCTEUR MYRIAM SZEJER PEDOPSYCHIATRE ET CHERCHEUR, JACQUES EMIN, PSYCHOLOGUE, EXPERT PRES DES TRIBUNAUX, le PROFESSEUR TONNELIER, CHEF DE SERVICE DE PEDOPSYCHIATRIE, Le PROFESSEUR BRAZELTON, EDWIDGE ANTIER,PEDIATRE, le PROFESSEUR FOURNERET, CHEF DE SERVICE DE PEDOPSYCHIATRIE A LYON.
Ainsi que LE LIVRE NOIR DE LA GARDE ALTERNEE, J. Phelip, Ed. Dunod )

(2)Extrait du rapport Tabarot Juillet 2008 (page 12)
«la charge de la conciliation entre la vie familiale et la vie professionnelle repose encore essentiellement sur les femmes. Le fait que de plus en plus de femmes travaillent n’a pas conduit à un nouveau partage des responsabilités au sein des couples s’agissant de la garde, des soins et de l’éducation donnée aux enfants : ce sont très majoritairement les femmes qui continuent d’assumer l’essentiel des responsabilités. Ainsi, ce sont presque toujours les mères qui habillent les enfants, leur font faire leurs devoirs, qui restent à la maison lorsqu’un enfant est malade, et qui les emmènent et vont les chercher sur leur lieu d’accueil. »
Etudes et Résultats, DREES, avril 2007, « Entre maison, enfant(s) et travail : les diverses formes d’arrangement entre les couples »
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http://www.lapetition.be/en-ligne/non-limposition-de-la-rsidence-alterne-par-dfaut--4045.html

quarta-feira, 2 de fevereiro de 2011

ELES PARTILHARAM, E FORAM FELIZES PARA SEMPRE!

Era uma vez...
Um homem e uma mulher.

Num belo dia (belo como quem diz) esse homem e essa mulher encontraram-se, e logo à 1ª, conheceram-se*.

Passado muito pouco tempo, decidiram viver juntos.
Eles tinham tudo em comum.

Algum tempo depois, nasceu o fruto do seu amor.

Mas, não muito tempo depois, ainda o fruto era tão verdinho, o homem e a mulher decidiram separar-se.

Um e outro se recompuseram ** e, de acordo com as normas e as leis vigentes, resolveram encurtar ao máximo as distâncias, em prol do superior interesse do fruto que haviam tido.

Assim, passaram todos a viver na mesma casa, juntando os frutos de uns e de outros numa bela salada russa.

E viveram todos muito felizes.



* descobriram as afinidades sexuais
** formaram uma nova família

quarta-feira, 26 de janeiro de 2011

PINÓQUIO: AQUILO QUE AINDA NÃO SE DISSE!

Já toda a gente se perguntou porque é que Pinóquio não tem mãe.
Calculo que, mesmo depois de se transformar num menino de verdade, Pinóquio era um menino diferente: ele não teria umbigo, já que nunca teve mãe.

Na altura em que a história foi escrita, prevalecia a autoridade do pai, e a ideia de que um filho era criação do homem, sendo a mulher um mero receptáculo.

O pai é o criador.
A mãe nada é.

Portanto, Pinóquio surge à imagem e semelhança do pai.
Nasce fantoche, não é gente ainda.

Deve, pois, submeter-se à autoridade paterna (a lei do pai) e às regras sociais.

Mas Pinóquio, ainda que seja um boneco, em tudo o mais é uma criança.
Os seus desejos não se coadunam com os imperativos da sociedade.

Poderíamos mesmo fazer uma analogia entre as várias partes da história, e aquilo que sucede nos nossos dias.

Prometendo uma vida melhor para estes meninos, a sociedade persiste em mantê-los num mundo de ilusão e de engano (o gato e a raposa podem muito bem representar todo aquele que tenta convencer o outro de que age para o bem dele, quando na verdade apenas age para seu próprio bem) e de opressão (acreditando que a vida lhes seria mais sorridente, os meninos, uma vez mais enganados, acabam à mercê de um homem que os explorava e maltratava).

A sociedade, com todas as suas regras e as suas leis, engole-nos (Gepetto fora engolido por uma baleia e, inconscientemente, ou inconsequentemente, arrastou o "filho" para esse mesmo destino).

Uma criança não é uma tábua rasa.
Muito menos a projecção do pai.

Hoje há imensos Pinóquios por aí.
Querem, a toda a força, cortar-lhes o cordão umbilical.

Crianças (meninos e meninas) que os pais, sob um pretenso direito, retiram dos braços das mães, e exibem como troféus.

sábado, 8 de janeiro de 2011

DES IDÉES REÇUS QUI COMPROMETTENT LA SÉCURITÉ DES ENFANTS LORS DES LITIGES DE GARDE!

ENCORE UNE FOIS, JE VOUS INVITE À LIRE CET ARTICLE.
LISEZ-LE BIEN.


mercredi 3 octobre 2007

Des idées reçues compromettent la sécurité des enfants lors des litiges de garde (Partie I)
par Stephanie J. Dallam et Joyanna L. Silberg Imprimer


Un article du Leadership Council on Child Abuse and Interpersonal Violence. Article original : S.J. Dallam et J.L. Silberg. Myths that place children at risk during custody disputes. Sexual Assault Report, (Janv./fév. 2006) 9(3), 33-47. (PDF)


Le Leadership Council on Child Abuse & Custody est un organisme scientifique sans but lucratif dont la préoccupation est l’intérêt des enfants. Nous trouvons de plus en plus inquiétant le traitement des victimes de violence interfamiliale au moment des procédures de divorce et d’attribution de la garde des enfants. Le Leadership Council a examiné les comptes rendus d’une foule de causes où des enfants ont été confiés à la garde exclusive d’un parent qui, aux dires de l’enfant, l’agresse physiquement ou sexuellement. Bon nombre de ces enfants se sont vus interdire tout contact ou allouer des contacts limités avec le parent qui cherchait à protéger l’enfant de ces agressions - et ce malgré le fait que ce parent n’avait jamais été trouvé coupable de quelque tort à l’enfant. Dans la plupart de ces causes, les allégations de l’enfant étaient tout à fait crédibles.

Certains groupes se sont opposés à la divulgation de ce problème en prétendant que cette information cachait un agenda politique ou qu’elle était « anti-pères ». Notre analyse indique, au contraire, que le problème des abuseurs ou des agresseurs physiques qui obtiennent des droits de garde est très répandu et bien documenté par des études. Le fait de présenter cette information ne constitue pas une tentative de discréditer un groupe donné, mais bien un effort visant à sensibiliser la collectivité des professionnel-les à l’étendue de ce grave problème qui menace la sécurité des enfants.

La tolérance sociale des mythes dénoncés dans le présent texte facilite la tâche aux auteurs de violence familiale en leur accordant la garde de leurs victimes, en encourageant un déni collectif de l’échec de l’appareil judiciaire à protéger ces enfants. Nous, du Leadership Council, avons préparé cette analyse parce que nous croyons que la société dans son ensemble est gagnante lorsque le public a accès à des renseignements exacts concernant les sévices infligés aux enfants et les autres formes de violence interpersonnelle.

Présentation

Aux États-Unis (et en Amérique du Nord en général), environ un mariage sur deux se conclut par un divorce, impliquant plus d’un million d’enfants par an. Environ 10% de ces divorces sont marqués par un litige concernant la garde des enfants. Par ailleurs, la violence faite aux enfants constitue un problème très répandu dans nos sociétés et les familles ayant des antécédents de violence se terminent souvent par un divorce. Des préoccupations sur la sécurité des enfants sont au coeur de certains des procès de garde d’enfant les plus déchirants.

Malheureusement, on constate que les litiges de garde peuvent devenir une façon pour les conjoints violents et les agresseurs d’enfants d’étendre ou de maintenir leur contrôle et leur autorité sur leurs victimes après la dissolution du mariage. Même si la recherche n’a pas observé d’incidence plus élevée de fausses allégations de violence parentale ou conjugale dans le contexte de litiges de garde ou de droits de visite, le personnel judiciaire a tendance à être exagérément soupçonneux des déclarations faites à ce moment. De ce fait, les parents violentés et leurs enfants peuvent se voir revictimisés par l’appareil judiciaire après la séparation de l’agresseur.

Il n’est pas simple de déterminer quel parent devrait obtenir la garde principale lorsque les parents sont incapables de s’entendre à ce sujet. Les évaluateurs des questions de garde d’enfants sont souvent mal entraînés à reconnaître une situation de violence parentale ou conjugale et à en tenir compte. Pour cette raison, les observateurs des pratiques actuelles ont remarqué que les décisions prises en matière de garde d’enfants reposent trop souvent sur des idées reçues, des interprétations erronées des faits ou les préjugés de l’évaluateur. Voici un aperçu de certaines des idées reçues non fondées qui ajoutent au problème du manque de protection des enfants par les tribunaux familiaux contre la violence parentale.

Idée reçue no 1 : Les allégations de violences sexuelles sont chose commune dans les litiges de garde, et la grande majorité de ces allégations sont fausses, non fondées ou non corroborées.

Beaucoup de gens croient que les allégations de violence sont très courantes dans les litiges de garde et de divorce et qu’elles sont surtout utilisées par les mères pour s’assurer d’un avantage tactique. Lorsque des parents en situation d’antagonisme vivent des litiges d’ordre judiciaire, il est raisonnable de s’inquiéter de leurs motivations lorsqu’il y a allégations de violence. Cependant, les recherches ont toujours démontré que les allégations de violence sexuelle ne sont pas courantes dans les litiges de garde et les enquêtes approfondies indiquent qu’elles ne sont pas plus susceptibles d’être fausses que les allégations soulevées à d’autres moments.

Cette question a été examinée par un organisme de Denver (Colorado), l’Unité de recherche de l’Association of Family and Conciliation Courts. Son étude, menée sur deux ans, a exploré l’incidence et la validité des allégations d’agression sexuelle soulevées au moment d’un litige de garde. Contrairement à l’idée reçue selon laquelle les allégations de sévices sexuels au moment d’un litige de garde sont relativement courantes, cette étude a conclu que, dans les 12 États participant à l’étude, seulement 6% des causes de garde impliquaient des allégations d’agression sexuelle. Le préjugé voulant que ces allégations soient habituellement fausses a lui aussi été battu en brèche par les résultats de l’étude. Les enquêteurs ont acquis la conviction que la moitié des allégations étaient véridiques, que 17% des plaintes ne permettaient pas une détermination avec quelque degré de certitude, et que le tiers des cas ne semblaient pas associées à une agression. Toutefois, dans la plupart des cas où la plainte n’était pas corroborée par des faits, les évaluateurs ont jugé que les allégations avaient été faites de bonne foi et fondées sur des soupçons authentiques.

D’autres chercheurs ont trouvé des résultats semblables. Une étude menée en Australie (Brown et al., 1997) a conclu que le taux des fausses allégations au moment du divorce était d’environ 9%, soit à peu près le même que le taux des fausses allégations en temps normal. Schumann (2000) a compilé des études qui indiquaient une gamme de 1-5% d’allégations délibérément fausses et de 14-21% d’allégations erronées.

Il importe également de noter que lorsqu’il y a fausses allégations, ce ne sont pas toujours les mères qui accusent les pères. Nicholas Bala et John Schuman, deux professeurs de droit de l’Université Queen’s, au Canada, se sont penchés sur l’ensemble des décisions publiées rendues par des juges canadiens dans les causes où il y avait eu allégations de violence physique ou sexuelle dans le contexte d’une séparation des parents. Ils ont analysé 196 causes de droit de la famille jugées entre les années 1990 et 1998. Les résultats indiquent que, de l’avis des juges, un tiers seulement des causes d’agression d’enfants non démontrées découlant de litiges de garde impliquaient un mensonge délibéré par la partie plaignante en Cour. Dans ces causes, les juges ont constaté que les pères étaient plus susceptibles que les mères d’inventer de toutes pièces des accusations. En fait, 1,3% seulement des allégations déposées par des femmes ont été jugées délibérément fausses par les tribunaux civils, en comparaison de 21% des allégations semblables déposées par la partie masculine du couple en rupture. En conclusion, les données probantes disponibles réfutent la notion d’une épidémie d’allégations d’agression sexuelle lancées dans le contexte de litiges de garde et de droit de visite et démentent la notion voulant que de tels cas soient habituellement signalés par un parent vengeur ou gravement déséquilibré. Les recherches actuelles ne donnent aucune indication suggérant qu’un nombre significatif de parents déposent des signalements inventés pour remporter des litiges de garde d’enfants.

Pour en savoir plus, lire les documents suivants :


• Bala, Nicholas et John Schuman (2001). « Allégations de violence envers les enfants lorsque les parents sont séparés », site Web de Justice Canada, consulté le 1er sept. 2007.
• Brown, Thea, Margareta Frederico, Lesley Hewitt et Rosemary Sheehan (1998). « Problems and solutions in the management of child abuse allegations in custody and access disputes in the family court », dans Family and Conciliation Courts Review, 36(4), 431-443.
• Schuman, Theresa M. (2000). « Allegations of sexual abuse », dans Complex issues in child custody evaluations, sous la direction de Philip Stahl, Sage : Thousand Oaks, 43-68.
• Thoennes, Nancy et Patricia Tjaden. (1990). « The extent, nature, and validity of sexual abuse allegations in custody and visitation disputes », dans Child Sexual Abuse & Neglect, 14(2), 151-63.


Idée reçue no 2 : Les antécédents de violence conjugale n’ont aucun rapport avec la violence parentale.

Les personnes qui ont vécu de la violence conjugale craignent souvent pour la sécurité de leurs enfants - surtout après une séparation lorsqu’elles ne sont pas là pour s’interposer dans l’intérêt de l’enfant. D’aucuns ont laissé entendre que cette crainte était sans fondement, en prétendant qu’il n’existait pas de corrélation significative entre la violence conjugale et diverses formes de violence parentale. Toutefois, une foule de recherches démentent cette position, en démontrant que la dynamique de pouvoir qui conduit à la violence conjugale peut aussi résulter en des violences à l’égard des enfants. Comme l’indique un rapport de l’American Psychological Association, il est logique de prédire que les pères qui agressent la mère de leurs enfants utiliseront des techniques abusives de pouvoir et de contrôle pour maîtriser également leurs enfants. (APA, 1996)

À ce jour, plus de 30 études ayant examiné la co-occurrence de la violence conjugale et de la violence parentale ont constaté un important chevauchement. Dans l’ensemble, ces deux formes de violence ont été constatées dans 40% des familles étudiées, soit de 30% à 60% dans la majorité de ces familles (Appel et Holden, 1998, Edleson, 1999).

La donnée probante la plus convaincante provient d’un sondage représentatif mené à l’échelle des USA auprès de 3 363 parents américains. La violence conjugale a été reconnue comme un prédicteur statistiquement significatif d’agression physique contre les enfants ; plus la violence infligée au ou à la conjointe était sévère, plus il y avait de probabilités d’agression physique des enfants par le conjoint physiquement agressif. Cette relation est plus marquée pour les maris que pour les épouses. La probabilité d’agression des enfants par un mari violent augmente de 5% pour un acte de violence conjugale à près de 100% pour 50 actes de violence conjugale ou plus. La probabilité d’agression des enfants par une épouse augmente de 5% pour un acte de violence conjugale à 30% pour 50 actes de violence conjugale ou plus. Même s’il existe moins de recherches sur la co-incidence entre la violence conjugale et les agressions sexuelles d’enfants, les données existantes indiquent qu’il y a raison de s’inquiéter. G. Pavesa (1988) a procédé à une étude soigneusement contrôlée de 34 familles où il y avait eu inceste père-fille et a comparé ces familles à un groupe contrôle de 68 familles. Les filles de conjoints violents étaient 6,5 fois plus susceptibles que les autres filles d’être victimes d’inceste père-fille.

On a aussi localisé au moyen de sondages menés auprès d’enfants des preuves d’une co-occurrence entre la violence conjugale et les agressions sexuelles infligées aux jeunes. Par exemple, Roy (1988) a interviewé 146 enfants âgés de 11 à 17 ans qui avaient été exposés à de la violence conjugale. Près du tiers des filles (31%) soit indiquaient avoir été agressées sexuellement par leur père, soit présentaient des antécédents d’agression sexuelle au dossier. Un sondage mené auprès de 313 étudiantes de niveau collégial a révélé la même tendance. Neuf pour cent des femmes ont indiqué avoir observé une forme ou une autre d’affrontement physique entre leurs parents. Le fait d’assister à de la violence conjugale a été associé à celui d’avoir vécu des agressions physiques ou sexuelles au cours de l’enfance (Feerick & Haugaard, 1999).

Mais un enfant n’a même pas à être agressé physiquement ou sexuellement pour souffrir de la violence conjugale. Les études menées sur cette question de l’exposition des jeunes à la violence conjugale ont uniformément identifié toute une gamme de séquelles négatives chez eux (Kernic et al., 2003 ; Wolfe et al., 2003). En fait, les enfants exposés à de la violence conjugale peuvent afficher des niveaux de problèmes affectifs et comportementaux comparables à ceux d’enfants directement victimisés par de la violence physique ou sexuelle (Jaffe, Wolfe, et Wilson, 1990).

Pour plus de renseignements, on peut consulter les ressources suivantes :

• American Psychological Association. (1996). Report of the APA Presidential Task Force on Violence and the Family, Washington, D.C. : Auteure.
• Appel, A. E. et G. W. Holden (1998). « The Co-occurrence of Spouse and Physical Child Abuse : A Review and Appraisal », Journal of Family Psychology, 12(4), 578-599.
• Bancroft, L., et J. Silverman (2003). The Batterer as Parent. Thousand Oaks, Cal. : Sage.
• Bancroft, L. et J. Silverman (2002). Assessing risk to children from batterers.
• Edleson, J. L. (1999). PDF : « The overlap between child maltreatment and woman battering », Violence Against Women, 5(2), 134-154.
• Feerick, M. M. et J.L. Haugaard (1999). PDF : « Long-term Effects of Witnessing Marital Violence for Women : The Contribution of Childhood Physical and Sexual Abuse », Journal of Family Violence, 14(4), 377-398.
• Kernic, M.A., Wolf, M. E ., Holt, V.L., McKnight, B., Huebner, C.E. et F.P. Rivara (2003). « Behavioral problems among children whose mothers are abused by an intimate partner », Abuse & Neglect, 27(11), 1231-46.
• Jaffe, P. G., Wolfe, D. A. et S.K. Wilson (1990). Children of battered women. Newbury Park, Cal. : Sage Publications.
• Paveza, G. (1988). « Risk factors in father-daughter child sexual abuse », Journal of Interpersonal Violence, 3(3), 290-306.
• Ross, S. M. (1996). « Risk of physical abuse to children of spouse abusing parents », Child Abuse & Neglect, 20(7), 589-98.
• Roy , M. (1988). Children in the crossfire : Violence in the home - how does it affect our children ? , Deerfield Beach, Fl. : Health Communications.
• Straus, M. A. (1983). « Ordinary violence, child abuse, and wife beating : What do they have in common ? » Dans D. Finkelhor, R. J. Gelles, G. T. Hotaling, et M.A. Straus (éds.), The dark side of families : Current family violence research, Newbury Park, Cal. : Sage, pp. 213-234.
• Wolfe, D. W. Crooks, C. V., Lee, V., McIntyre-Smith, A. et P.G. Jaffe (2003). « The effects of exposure to domestic violence on children : A meta-analysis and critique », Clinical Child and Family Psychology Review, 6, 171-187.


Idée reçue no 3 : Les transferts de garde aux parents violents sont chose rare.

D’aucuns laissent entendre que les transferts de garde d’enfants à des parents agresseurs sont des événements exceptionnels. La plupart d’entre nous aimeraient qu’il en soit ainsi. Malheureusement, les études empiriques consacrées à ce problème ont maintes fois démontré que les hommes qui réclament la garde de leurs enfants l’obtiennent souvent, qu’ils aient ou non des antécédents de violence. Si les femmes sont plus susceptibles d’obtenir la garde des enfants, c’est habituellement parce qu’elles sont plus susceptibles de la demander. Dans les cas où les hommes demandent la garde, ils l’obtiennent plus souvent qu’autrement. Par ailleurs, selon un rapport de l’American Psychological Association, un père agresseur est plus susceptible qu’un père non violent de réclamer une garde exclusive et il a autant (sinon plus) de chances que la mère de se la voir attribuer (APA, 1996). Un rapport de l’American Judges Foundation signale que dans 70% des cas où un agresseur demande la garde, il arrive à convaincre le tribunal de la lui accorder.

La majorité des parents impliqués dans ce qu’on appelle un « divorce très conflictuel » avec litiges de garde d’enfants signalent des antécédents de violence conjugale ou parentale. Par exemple, une étude portant sur un échantillon de parents référés par les tribunaux à des évaluations liées à la garde d’enfants a fait valoir que la violence conjugale avait été mentionnée dans 75% des cas (Jaffe et Austin, 1995, cité dans Jaffe, Crooks et Poisson, 2003). Une autre étude a révélé que de 70% à 75% des parents référés à un service de counseling par les tribunaux familiaux en raison d’un échec de la médiation ou de litiges persistants au sujet des soins aux enfants ont décrit des antécédents maritaux qui incluaient des violences physiques (Johnston et Campbell, 1988).

Toutefois, le dépôt d’allégations de violence a souvent des conséquences plus adverses pour le parent violenté ou protecteur que pour le parent dont on dénonce la violence. Une étude à long terme financée par le National Institute of Justice américain, établit que les femmes qui informent les évaluateurs de garde qu’elles sont victimes de violence conjugale écopent souvent d’ordonnances de garde défavorables (Saccuzzo et Johnson, 2004). Les chercheurs ont constaté que 35% seulement des femmes ayant allégué de la violence conjugale ont obtenu la garde principale, en regard de 42% des femmes qui n’avaient pas allégué de telle violence. Les pères accusés de violence conjugale ont obtenu la garde principale dans 10% des cas, en regard de 9% des pères non accusés de violence conjugale. Donc, le fait de divulguer la violence conjugale a nui aux femmes qui ont révélé avoir été victimisées alors que les agresseurs allégués n’ont pas subi d’effets adverses - sauf dans les cas où le médiateur ou la médiatrice a noté des indications de violence dans des cas où la mère n’avait pas allégué de violence conjugale. Dans ces situations, les médiateurs ont recommandé deux fois plus souvent une protection des transferts d’enfant. C’est dire que les femmes qui ont été de l’avant avec des allégations de violence conjugale ont obtenu moins de protection pour elles et pour leurs enfants.

Une étude menée récemment par le Harborview Injury Prevention & Research Center, de Seattle (Wa.), confirme ces résultats (Kernic et al., 2005). Les chercheurs ont analysé la documentation concernant plus de 800 couples avec jeunes enfants de la région qui avaient demandé le divorce en 1998 et 1999, y compris 324 cas présentant des antécédents de violence conjugale. Ils ont constaté que les données probantes de violence conjugale ne semblaient pas modifier la façon dont les tribunaux décidaient de la garde d’enfants. En d’autres mots, les pères qui étaient violents étaient tout aussi susceptibles d’obtenir la garde lorsqu’ils la demandaient que les pères non violents. Seulement 17% des pères aux antécédents reconnus de violence conjugale se sont vu refuser des droits de visite et ces pères n’étaient pas plus susceptibles que les autres pères de faire surveiller par une tierce partie les visites des enfants.

D’autres préoccupations liées au traitement des cas de violence par les tribunaux familiaux émergent des conclusions de recherche de Neustein and Goetting (1999). Ceux-ci ont examiné les réactions de l’appareil judiciaire aux plaintes d’agression sexuelle des enfants déposés dans 300 litiges de garde maintes fois reportés devant les tribunaux familiaux. Les chercheurs ont constaté que dans les situations impliquant des allégations d’agression des enfants, la garde principale n’avait été attribuée au parent protecteur que dans 10% des cas, avec supervision des contacts avec l’agresseur allégué. Par contre, 20% de ces causes avaient eu un résultat surtout négatif, la garde physique et juridique de l’enfant ayant été remise au parent chez qui l’on alléguait des agressions sexuelles (voir p. 108). Dans le reste des cas, les juges ont décidé d’une garde partagée, sans mesures de surveillance des visites de l’enfant chez l’agresseur allégué.

Pour mieux comprendre les obstacles auxquels se heurtent les parents protecteurs dans l’appareil judiciaire, des chercheurs de la California State University à San Bernardino mènent en ce moment un sondage continu panaméricain (Stahly et al., 2004). Plus de 100 parents s’identifiant eux-mêmes comme parents protecteurs ont rempli à ce jour un formulaire comprenant 101 questions. Les résultats en sont assez scandaleux. Avant le divorce, 94% des mères protectrices interrogées disaient être le parent de première ligne de leur enfant et 87% en avaient la garde au moment de la séparation. Mais une fois signalées des situations d’agression de l’enfant, 27% seulement ont pu en conserver la garde après les procédures judiciaires. La plupart des parents protecteurs ont perdu la garde dans le contexte de procédures ex parte (dont elles n’avaient pas été informées et où elles n’étaient pas présentes), menées sans greffier.

La grande majorité de ces mères (97%) ont signalé que le personnel judiciaire n’avait pas tenu compte des rapports de violence ou en avait minimisé l’importance. Elles ont indiqué s’être senties punies pour avoir tenté de protéger leurs enfants et 65% d’entre elles ont été menacées de sanctions si elles « parlaient en public » de la cause. En tout, 45% des femmes disent avoir fait l’objet d’accusations de Syndrome d’aliénation parentale (SAP).

Les parents protecteurs ont indiqué avoir dépensé en moyenne plus de 80 000$ en frais judiciaires. Plus du quart des parents protecteurs disent avoir dû déclarer faillite en raison de leurs tentatives d’obtenir la garde de leurs enfants. Quatre-vingt cinq pour cent des parents protecteurs du sondage ont la conviction que leurs enfants sont encore l’objet d’agressions ; mais 63% de ces parents ont cessé de signaler ces violences par peur que l’on mette fin à tout contact avec leurs enfants. Onze pour cent des enfants en cause ont fait des tentatives de suicide, aux dires des répondantes.

Pour plus de renseignements, consulter les ressources suivantes :

• American Judges Foundation, Domestic Violence and the Court House : Understanding the Problem, Knowing the Victim. Forms of Emotional Battering Section, Threats to Harm or Take Away Children Subsection.
• American Psychological Association (1996). Report of the APA Presidential Task Force on Violence and the Family.
• Jaffe, P. Crooks, C. V., & Poisson, S. E. (2003). Report of the APA Presidential Task Force on Violence and the Family « Common Misconceptions in Addressing Domestic Violence in Child Custody Disputes ». Juvenile and Family Court Journal, 54(4), 57-67. http://www.ncjfcj.org/images/stories/dept/fvd/pdf/journal_4_fall_03_misconceptions.pdf PDF.
• Johnston, J. R. & Campbell, L. E. G. (1988). Impasses of divorce : The dynamics and resolution of family conflict. New York : The Free Press.
• Kernic, M. A., Monary-Ernsdorff, D. J., Koepsell, J. K., & Holt, V. L. (2005). « Children in the crossfire : child custody determinations among couples with a history of intimate partner violence ». Violence Against Women, 11(8), 991-1021.
• Leadership Council on Child Abuse and Interpersonal Violence. Bibliographie commentée d’études qui documentent la perte de droits de garde par les parents protecteurs au bénéfice des parents agresseurs.
• Neustein, A., & Goetting, A. (1999). « Judicial Responses to Protective Parents », Journal of Child Sexual Abuse, 4, 103-122 (p. 109).
• Saccuzzo, D. P. & Johnson, N. E. (2004). « Child Custody Mediation’s Failure to Protect : Why Should the Criminal Justice System Care ? », NIJ Journal, 251, p. 21. Distribué par le National Institute of Justice.
• Stahly, G. B., Krajewski, L., Loya, B. Uppal, K., German, G., Farris, W., Hilson, N., & Valentine, J. (2004). Protective mothers in child custody disputes : A study of judicial abuse. California State University, San Bernardino.

Lire la deuxième partie de cet article à cette page.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 26 septembre 2007.

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Voici la 2e partie de l’article intitulé « Certaines idées reçues compromettent la sécurité des enfants lors des litiges de garde ». On trouvera la première partie à cette page. Traduction de « Myths that place children at risk during custody disputes », article de S.J. Dallam et J.L. Silberg.


Idée reçue no 4 : Les bonnes mères ne perdent pas la garde de leurs enfants.

Beaucoup de gens prennent pour acquis que la seule façon dont une mère peut perdre la garde face à un homme accusé de violence conjugale ou parentale est que l’on prouve son incompétence comme parent. La plupart des gens ont de la difficulté à croire qu’un tribunal enlèverait un enfant à une mère qui a jusqu’à maintenant été son parent de première ligne si le seul crime de cette femme est d’avoir exprimé ses inquiétudes quant à sa sécurité ou celle de son enfant. Malheureusement, c’est bien cela qui arrive ; la question vraiment pertinente est de comprendre pourquoi.

Il n’existe pas de réponse unique à cette question. Il semble plutôt que divers facteurs soient en cause. Premièrement, il y a la conviction très répandue dans notre société qu’une personne qui semble normale et agit normalement ne pourrait jamais être un agresseur de femme ou d’enfant. Les agresseurs connaissent bien notre propension à prendre pour acquis que leurs comportements en privé sont conformes à leur image publique, et ils ont tendance à exploiter notre aveuglement collectif en se présentant en Cour comme le parent idéal (Salter, 2003). En contrepartie, les mères angoissées par la sécurité de leurs enfants donnent souvent une image d’agitation et l’impression d’exagérer le problème.

Comme le souligne un rapport rédigé par l’American Psychological Association :

Si le tribunal tient pour négligeables les antécédents de violence comme contexte du comportement de la mère lors d’une évaluation de ses qualités parentales, celle-ci peut sembler hostile, non coopérative ou mentalement instable. Par exemple, elle peut refuser de communiquer son adresse ou résister à des visites non supervisées, surtout si elle croit que son enfant court un danger. Les évaluateurs psychologiques qui minimisent l’importance de la violence exercée contre la mère ou qui se livrent à une lecture pathologique de ses réactions à cette violence peuvent en venir à l’accuser d’aliéner les enfants du père et peuvent recommander qu’on attribue leur garde à ce dernier malgré ses antécédents de violence. (APA, 1996)
Une deuxième raison qui amène des mères compétentes à perdre la garde au profit d’agresseurs allégués est que beaucoup de fonctionnaires judiciaires croient que la seule raison pour laquelle des femmes déposent des allégations d’agression lors de litiges de garde est l’obtention d’un avantage tactique. Pourtant, la recherche n’identifie aucun avantage de ce genre. En fait, les femmes qui allèguent des situations d’agression semblent écoper de décisions moins favorables que celles qui ne le font pas (voir, par exemple, Saccuzzo & Johnson, 2004). Cela tient peut-être à ce que les femmes qui signalent des agressions sont perçues comme fabricant de toutes pièces ou comme exagérant des incidents de violence afin de manipuler les juges (Doyne et al., 1999). Pour cette raison, certains avocats conseillent aux femmes de ne pas informer les tribunaux ou les médiateurs des situations d’agression d’enfants ou de violence conjugale parce que, ce faisant, elles risquent de perdre la garde au profit de l’agresseur. (« Custody Litigation... », Jurisfemme 1988 ; Saccuzzo & Johnson, 2004).

Une troisième source du problème est d’origine statutaire. La plupart des assemblées législatives ont aujourd’hui adopté des lois qui imposent aux tribunaux familiaux de favoriser les dispositions de garde conjointe et, lorsque cela s’avère impossible, de donner la préférence à celui des parents qui semble « le mieux disposé » envers un tel arrangement. En 2005, au moins 31 États américains avaient adopté des lois imposant aux tribunaux de déterminer dans quelle mesure chaque parent se montrait « coopératif » au moment de décider des dispositions de garde d’enfants (Gonzalez & Reichmann, 2005).

Le but de ces clauses du « parent coopératif » est de garantir que l’enfant ira au parent le plus susceptible de faciliter la relation de l’enfant avec l’autre parent. Il s’agit d’un objectif louable mais, en pratique, le résultat a été de pénaliser les parents qui expriment des inquiétudes liées à des agressions d’enfants ou de la violence conjugale (Dore, 2004). Les politiques favorisant le parent dit coopératif ont tendance à bénéficier aux agresseurs, qui s’objectent rarement à ce que le parent non agresseur ait accès à l’enfant. En contrepartie, les parents protecteurs doivent souvent tenter de limiter l’accès du parent violent à l’enfant. De plus, le simple fait de s’inquiéter d’éventuelles agressions suggère au tribunal que le parent protecteur est fondamentalement « non coopératif » et que l’on devrait donc lui refuser la garde (Dore, 2004). Des spécialistes ont conclu que la notion de parent coopératif est surtout utilisée contre le parent gardien ou le parent de première ligne, qui est habituellement la mère (Zorza, 1992).

Certains États américains ont tenté de rectifier les injustices découlant de la préférence accordée au parent coopératif en adoptant des présomptions contre l’attribution de la garde à un auteur de violence conjugale. Malheureusement, ces présomptions ne sont pas toujours respectées, surtout lorsque les dispositions favorisant le « parent coopératif » demeurent en vigueur. Par exemple, Morrill et al. (2005) ont évalué dans six États l’efficacité des lois établissant une présomption contre l’attribution de la garde à un auteur de violence conjugale. Les enquêteurs se sont penchés sur 393 ordonnances de garde ou de droit de visite dans des situations où le père avait agressé la mère et ils ont interrogé par sondage 60 juges ayant rédigé ces ordonnances. Ils ont conclu que les enfants n’étaient pas protégés dans les états munis d’une présomption statutaire défavorable à l’attribution de la garde à un agresseur dans tous les cas où les lois de l’État comprenaient aussi une disposition de « parent coopératif » et une présomption de garde conjointe. Un quatrième facteur qui entraîne parfois la perte de la garde par des mères compétentes est l’absence de normes rigoureuses qui permet à des théories pseudo-scientifiques d’influencer les décisions des tribunaux en matière de garde d’enfants, où a vu au cours des années un certain nombre de « syndromes » être créés pour présenter comme pathologiques les réactions des parents qui cherchent à protéger leur enfant d’un conjoint agresseur. Le plus populaire de ces syndromes, le prétendu « Syndrome d’aliénation parentale », fait l’objet de la prochaine section.

Pour plus de renseignements, consultez les ressources suivantes :

* American Psychological Association. Report of the APA Presidential Task Force on Violence and the Family
* Association nationale de la femme et du droit. « Custody litigation and the child sexual abuse backfire syndrome », Jurisfemme, 8(21) (1988, Hiver).
* Dore, Margaret K. (2004). « The "Friendly Parent" Concept : A Flawed Factor for Child Custody », Loyola Journal of Public Interest Law, 6, 41-56.
* Doyne, S. E., J.M. Bowermaster, J.R. Meloy, D. Dutton, P. Jaffe, S. Temko et P. Mones (1999). « Custody disputes involving domestic violence : Making children’s needs a priority ». Juvenile and Family Court Journal, 50(2), 1-12.
* Gonzalez, A. M., et L.M. Reichmann. (2005). « Representing Children in Civil Cases Involving Domestic Violence ». Family Law Quarterly, 39(1), 197-220.
* Johnson, N. E., Saccuzzo, D. P., & Koen, W. J. (2005). « Child custody mediation in cases of domestic violence : Empirical evidence of a failure to protect », Violence Against Women, 11(8), 1022-1053.
* Leadership Council on Child Abuse and Interpersonal Violence (non daté). Eight Myths about Child Sexual Abuse.
* Morrill, A. C., J. Dai, S. Dunn, I. Sung, et K. Smith (2005). « Child custody and visitation decisions when the father has perpetrated violence against the mother ». Violence Against Women, 11(8), 1076-1107.
* Saccuzzo, D. P. et N.E. Johnson(2004). « Child Custody Mediation’s Failure to Protect : Why Should the Criminal Justice System Care ? » NIJ Journal, 251, p. 21. Distribué par le National Institute of Justice.
* Salter, A. C. (2003). Predators : Pedophiles, rapists and other sex offenders : Who they are, how they operate, and how we can protect ourselves and our children. New York : Basic Books.
* Zorza, J. (1992). « Friendly parent provisions in custody determinations ». Clearinghouse Review, 26(8), p. 924.


Idée reçue no 5 : Le syndrome d’aliénation parentale est un phénomène courant et bien documenté.

Les personnes qui acceptent l’idée reçue selon laquelle les mères lancent fréquemment de fausses allégations d’agression peuvent tenter d’expliquer ce phénomène en s’appuyant sur une théorie juridique intitulée le Syndrome d’aliénation parentale (SAP). D’aucuns laissent entendre que cette théorie a un fondement scientifique et que le SAP est un phénomène bien documenté.

Bien que la désaffection des enfants à l’égard d’un des parents ou des deux puisse se produire au cours d’un divorce acrimonieux, la notion de Syndrome d’aliénation parentale (SAP) n’a aucune base scientifique et on n’y a jamais démontré une explication valide de cette désaffection. En fait, le Dr Richard Gardner, créateur de cette thèse, a élaboré cette théorie à titre de consultant payé par des hommes accusés d’agression sexuelle envers leurs enfants. Le syndrome a donc été créé comme théorie servant à la défense pour contrer les allégations d’agression sexuelle portées par des enfants (Dallam, 1999).

Gardner définit le SAP comme suit :

Le syndrome d’aliénation parentale (SAP) est un trouble qui apparaît surtout dans le contexte de litiges de garde d’enfants. Sa principale manifestation est la campagne de dénigrement de l’enfant contre un parent, une campagne n’ayant aucune justification. Elle résulte de la combinaison de l’indoctrination par un parent qui se livre à une programmation de l’enfant (lavage de cerveau) et des apports spécifiques de l’enfant au dénigrement du parent ciblé. (...)
Gardner définit le SAP comme un trouble psychiatrique survenant au cours de litiges de garde d’enfant arbitré dans le contexte de procédures contradictoires. La théorie de Gardner dépeint le parent protégé ou protecteur de l’enfant (qui est habituellement la mère aux termes du SAP) comme un agent machiavélique d’ »aliénation » qui est pratiquement seul responsable de tourner un enfant vulnérable contre le parent écarté (habituellement le père aux termes du SAP). L’enfant est donc considéré comme souffrant d’un désordre mental et le parent protecteur « aliénant », comme la cause unique du désordre. Lorsque ce parent est jugé comme présentant la version « sévère » de ce problème, le Dr Gardner recommandait l’attribution d’une garde exclusive à l’autre parent, le parent par qui l’enfant se dit agressé. Le principal remède proposé pour guérir cette prétendue maladie mentale est donc de placer l’enfant en contact accru avec un agresseur allégué, en limitant ou interrompant complètement ses contacts avec le parent protecteur.

Il importe de souligner que Gardner n’a jamais soumis sa théorie à des essais cliniques et que celle-ci n’a jamais été reconnue comme un syndrome valide. Malgré ces défauts, le SAP a acquis une certaine crédibilité en Cour parce que cette théorie correspond bien à la préférence des tribunaux pour le parent dit coopératif. Par ailleurs, certains tribunaux ont accrédité le SAP parce qu’il semble expliquer un phénomène bien connu dans les litiges de garde : la lutte souvent pleine d’acrimonie que mènent certains parents pour l’affection de leur enfant.

Malheureusement, le Syndrome d’aliénation parentale présente au tribunal, tout comme la notion de parent coopératif sur laquelle il est fondé, un paradoxe qui semble saper toute prise de décision rationnelle au moment de déterminer l’intérêt de l’enfant. Selon la théorie du SAP, les mesures que prend un parent gardien inquiet pour trouver une aide professionnelle qui diagnostiquerait, traiterait et protègerait l’enfant deviennent autant de preuves d’« aliénation ».

L’avocat Richard Ducote (2002) a écrit en 2002 :

« Un des paradoxes les plus ironiques du "SAP" est que plus il existe de preuves valides de véritables agressions sexuelles, plus Gardner et ses adeptes s’acharnent dans leur diagnostic d’un "SAP". Ainsi, le "SAP" est la tactique rêvée pour un avocat de la défense puisque plus il y a de preuves du crime, plus la défense accumule d’arguments. »
Dans les revues professionnelles, le SAP est cité en exemple des arguments pseudo-scientifiques présentés aux tribunaux comme preuve médico-légale se voulant crédible. Par exemple, dans un article de la revue Professional Psychology : Research and Practice, Rotgers and Barrett (1996) citent la théorie du SAP comme exemple patent d’une théorie non scientifique illustrant une « logique inversée ». De plus, le SAP a été largement discrédité dans la sphère universitaire en raison de son préjugé anti-femmes et anti-enfants et de son échec à tenir compte d’autres explications possibles pour les comportements des parties en cause.

De plus, certains critiques ont fait remarquer que les méthodes utilisées par Gardner pour déterminer la véracité d’une allégation d’agression sont gravement biaisées en faveur de l’agresseur d’enfants allégué. La Dre Lisa Amaya-Jackson, professeure adjointe de psychiatrie et directrice médicale des Services de traitement des traumatismes d’enfants et d’adolescents à l’Université Duke, et Mark D. Everson, Ph.D., professeur clinique adjoint en psychiatrie et directeur du Programme de traumatisme et de maltraitance des enfants à l’Hôpital de l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill, ont critiqué l’ouvrage publié par Gardner, Protocols for the Sex-Abuse Evaluation, et trouvé « gravement déficient » le système utilisé par l’auteur pour détecter l’agression sexuelle chez l’enfant. Voici ce qu’ils en disent : « On peut remarquer un biais dans les tentatives de l’auteur pour discréditer les allégations portées par les enfants en se servant de notions limitées et souvent simplistes du comportement que sont censés avoir les enfants agressés sexuellement. »

Ces critiques font également remarquer que tout en soulignant l’importance de la neutralité et de l’objectivité des évaluateurs, Gardner communique un « préjugé marqué à l’effet que la très grande majorité des allégations, surtout dans le contexte de causes de garde, sont fausses et que les méthodes d’évaluation recommandées par l’auteur sont biaisées de façon à valider cette conclusion. » Amaya-Jackson et Everson (1996) concluent : « La meilleure façon de décrire ce livre est sans doute d’y reconnaître une recette pour qualifier de fausses des allégations d’agression sexuelle, sous un couvert d’objectivité clinique et scientifique. Nous soupçonnons que ce sera un best-seller dans le milieu des avocats de la défense. »

Une étude récente (citée par Johnston et Kelly, 2004) a évalué les nombreux facteurs pouvant contribuer au rejet d’un parent par un enfant. Ils ont conclu que des facteurs tout aussi importants que les comportements aliénants d’un parent étaient les expériences réelles de violence vécues par l’enfant ou l’absence de chaleur parentale dans son interaction avec le parent rejeté.

Il ne s’agit pas de suggérer que les allégations de violence sont toujours exactes ou que les parents ne tentent jamais de manipuler leurs enfants à l’occasion de litiges de garde. Cependant, les tribunaux familiaux doivent être sensibilisés à une approche plus scientifique et plus sophistiquée des éléments complexes en jeu dans l’attribution d’une garde d’enfants. Les plus récentes recherches consacrées aux enfants impliqués dans un litige de garde font valoir l’importance d’examiner les facteurs multiples, interdépendants et souvent complexes qui affectent les sentiments d’un enfant à l’égard de ses parents. En contrepartie, des théories simplistes comme le SAP ne sont pas suffisamment scientifiques pour autoriser la détermination de relations de cause à effet et elles peuvent exposer les enfants au risque d’une revictimisation au tribunal de la famille.

Pour plus de renseignements, consultez les ressources suivantes :

• Amaya-Jackson, L. et M. D. Everson (1996). « Book Reviews : Protocols for the Sex-Abuse Evaluation ». Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry, 35(7), 966-967.
• Dallam, S. J. (1999). « Parental Alienation Syndrome : Is it scientific ? », dans E. St.Charles et L. Crook (dir.), Exposé : The failure of family courts to protect children from abuse in custody disputes. Los Gatos, Cal : Our Children Charitable Foundation.
• Dallam, S. J. (1998). « Dr. Richard Gardner : A review of his theories and opinions on atypical sexuality, pedophilia, and treatment issues », Treating Abuse Today, 8(1), 15-23.
• Dallam, S. J. (non daté). Are Allegations of Sexual Abuse That Arise During Child Custody Disputes Less Likely to Be Valid ? An Annotated Review of the Research.
• Ducote, R. (2002). « Guardians Ad Litem in Private Custody Litigation : The Case for Abolition », Loyola Journal of Public Interest Law, 3, 141.
• Gardner, R. A. (2003). « The Judiciary’s Role in the Etiology, Symptom Development, and Treatment of the Parental Alienation Syndrome (PAS) », American Journal of Forensic Psychology, 21 (1).
• Rotgers, F. et D. Barrett (1996). « Daubert v. Merrell Dow and expert testimony by clinical psychologists : Implications and recommendations for practice ». Professional Psychology : Research and Practice, 27(5), 467-74.
• Johnston, J. R. et J. B. Kelly (2004). « Commentary on Walker, Brantley, and Rigsbee (2004) "A critical analysis of parental alienation syndrome and its admissibility in the family court" ». Journal of Child Custody, 1(4), 77-89.

Idée reçue no 6 : Les enfants confiés à une femme sont plus susceptibles d’être violentés que s’ils étaient confiés à un homme.

Le mythe selon lequel les femmes seraient plus violentes à l’égard des enfants que les hommes est présentement véhiculé par certains groupes extrémistes (Note du traducteur : il s’agit du lobby masculiniste ). Cette prétention repose en partie sur un rapport statistique produit par le ministère américain de la Santé et des Services sociaux (HHS) qui ventile par genre les rapports confirmés d’agression et de négligence à l’endroit des enfants. L’analyse du HHS démontre que parmi les enfants maltraités par leurs parents, 40,8% des victimes ont été maltraitées par leur mère agissant seule, 18,8% ont été maltraitées par leur père agissant seul et 16,9% par les deux parents. Certaines personnes tentent de travestir cette statistique pour laisser entendre que les enfants courent plus de risques aux soins de leur mère que de leur père.

Mais en examinant le rapport du HHS, il est important de noter que la plupart des cas de maltraitance confirmée se résumait à de la négligence d’enfants de moins de trois ans. Comme les femmes ont tendance à consacrer beaucoup plus d’heures que les hommes au soin des très jeunes enfants dans notre société, il est logique que, dans l’ensemble, un jeune enfant soit plus susceptible de vivre de la maltraitance aux mains d’une femme qu’à celles d’un homme.(1) Mais cela ne suggère en rien qu’un enfant est plus en sécurité entre les mains d’un père que d’une mère.

Une récente étude représentative de contrôle de cas a passé en revue 8 ans de données analysant les décès d’enfants au Missouri. Les enquêteurs ont découvert que les femmes n’étaient les auteures que de 26% des blessures fatales infligées aux jeunes enfants (Schnitzer et Ewigman, 2005). La vaste majorité des agresseurs étaient des hommes (71,2%). Dans la plupart des cas, l’agresseur était le père de la victime (34,9%) ou un partenaire sexuel de la mère (24,2%). La mère de l’enfant n’était l’agresseur que dans 19,7% des décès (Tableau 1).

TABLEAU 1. Blessures fatales infligées aux jeunes enfants :
Genre de l’agresseur et sa relation à l’enfant décédé*
Genre et relation Pourcentage Total
Hommes 71,2%
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Père biologique 34,9%

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Nouveau partenaire de la mère 24,2%

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Autre membre masculin de la famille 4,5%

--------------------------------------------------------------------------------

Homme non membre de la famille 3,0%

--------------------------------------------------------------------------------

Beau-père 2,3%

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Gardien d’enfant 1,5%

--------------------------------------------------------------------------------

Père de famille d’accueil 0,8%
Femmes 25,8%

--------------------------------------------------------------------------------

Mère biologique 19,7

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Gardienne d’enfant 3,0

--------------------------------------------------------------------------------

Autre membre féminin de la famille 1,5

--------------------------------------------------------------------------------

Nouvelle partenaire du père 0,8

--------------------------------------------------------------------------------

Femme, non membre de la famille 0,8
Genre inconnu 3%

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Gardien-ne d’enfant ou autre personne non membre de la famille 3%
Total 100
* Adapté de Schnitzer et Ewigman, 2005, Tableau 3



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Cette recherche a amené Schnitzer et Ewigman (2005) à conclure que la situation la plus sécuritaire pour les enfants est de vivre dans un foyer avec leurs deux parents biologiques ou avec un parent biologique et aucun autre adulte. Les enfants semblaient vivre les plus grands risques dans les foyers qui incluaient des hommes ne faisant pas partie de leur famille.

D’autres études récentes ont produit des conclusions semblables. Par exemple, Starling et al. (1995) ont identifié les auteur-es de traumatismes crâniens fatal et non fatals sur une période de 12 ans (1982-1994) au Children’s Hospital de Denver (Colorado). Au total, 68,5% des agresseurs étaient de sexe masculin, les pères, les beaux-pères et les partenaires sexuels de la mère commettant plus de 60% des crimes (les pères constituaient 37% des agresseurs, suivis des partenaires sexuels à 20,5%). Les hommes avaient également tendance à infliger les blessures les plus graves. Ils étaient les agresseurs dans 74,2% des cas de traumatismes crâniens fatals. Le principal groupe d’agresseurs de sexe féminin était constitué des gardiennes d’enfant, responsables de 17,3% des cas. Les mères n’étaient responsables que de 12,6% des cas de traumatismes crâniens dus à des agressions. Les tribunaux devraient être attentifs aux façons dont les données statistiques peuvent être manipulées dans l’évaluation de la sécurité des conditions de vie des enfants. Il faut également garder à l’esprit que des données collectives ne peuvent nous apprendre quelles sont les meilleures conditions de vie pour un enfant dans une situation particulière. Le meilleur indicateur dont nous disposons présentement pour juger de la propension à de futures violences est le comportement passé (Crowley, 2005). C’est dire que les déterminations d’attribution de garde exigent un examen attentif des faits au dossier plutôt que des effets de manchette rhétoriques. Les tribunaux doivent se montrer particulièrement attentifs aux témoignages issus de l’enfant lui-même quant à toute agression ou négligence, à ses observations des interactions entre chaque parent et l’enfant et aux indications qu’un parent a déjà usé de violence à l’endroit d’autres membres du ménage.

Pour plus de renseignements, consultez les ressources suivantes :

• Crowley, B. (2003). « The Assessment of Danger in Everyday Practice », Psychiatric Times, 20(6).
• Schnitzer, P.G. et B.G. Ewigman (2005). « Child Deaths Resulting From Inflicted Injuries : Household Risk Factors and Perpetrator Characteristics », Pediatrics, 116(5), 687-693.
• Starling, S. P., J.R. Holden et C. Jenney (1995). « Abusive head trauma : The relationship of perpetrators to their victims ». (Résumé), Pediatrics, 95, 259-262.
• U.S. Department of Health and Human Services (2005). Child Maltreatment 2003 : Reports from the States to the National Child Abuse and Neglect Data Systems - National statistics on child abuse and neglect.

Note

1. Lorsque nous portons des jugements en nous basant sur des données statistiques, nous devons situer ces chiffres dans le contexte de leur dénominateur plutôt que de simplement comparer les données brutes. En d’autres mots, pour que ces statistiques fassent sens, il nous faut comparer des taux de maltraitance ajustés en fonction du nombre d’heures de contact avec l’enfant. À titre d’illustration, considérons l’exemple suivant. Si nous comparons le nombre de meurtres survenus dans n’importe quelle petite ville des États-Unis avec celui enregistré dans n’importe quelle grande ville, nous aurons l’impression que les grandes villes sont très dangereuses simplement parce que beaucoup plus de gens y meurent. Ce n’est que lorsque les taux de meurtre sont ajustés en fonction de la population de chaque collectivité que l’on peut déterminer quelle ville est réellement la plus sécuritaire. Par exemple, si 20 personnes étaient tuées dans une grande ville et que 2 personnes étaient tuées dans un village, d’aucuns pourraient prétendre que les villages sont des endroits beaucoup plus sécuritaires. Toutefois, en corrigeant notre perspective pour tenir compte des populations réelles, nous découvririons peut-être que la grande ville compte 100 000 personnes et le village n’en compte que 100. Dans cette situation, le taux réel de meurtres serait de 20 sur 100 000 dans la grande ville et de 2 000 sur 100 000 dans le village, soit 100 fois supérieur à celui de la grande ville ! C’est pour cette raison que les statistiques de maltraitance en fonction du genre de la personne responsable des soins doivent absolument prendre en compte la quantité de temps réellement passée auprès de l’enfant.

Pour vous abonner à la publication Sexual Assault Report, contacter : Civic Research Institute. P.O. Box 585, Kingston, NJ 08528 USA.
Tél : 609-683-4450. Fax : 609-683-7291. Courriel.

Version originale de cet article : « Myths that place children at risk during custody disputes », par S.J. Dallam et J.L. Silberg.


Traduction : Martin Dufresne. Publication en français autorisée par les auteures.

Revenir à la première partie de cet article.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 27 septembre 2007.

© Sisyphe 2002-2011

FONTE: un article publié dans le site http://sisyphe.org
(je n'ai pas vu aucun rappel de privacité, donc j'espère ne pas avoir infrigé aucune règle. Si c'est le cas, je m'excuse dès maintenant)

sábado, 1 de janeiro de 2011

L'ENFANT D'ABORD!

Garde partagée ou résidence alternée : l’enfant d’abord
par Jacqueline Phélip





Avant d’aborder un sujet, aussi sensible que douloureux, il est nécessaire d’apporter quelques précisions :

Définition

Une résidence alternée est le passage d’un enfant, d’un foyer à l’autre.
Elle peut se faire à des rythmes variés, et non systématiquement une semaine chez l’un, une semaine chez l’autre.

Il faut distinguer

Les résidences alternées organisées à l’amiable par les parents (les plus nombreuses) des résidences alternées imposées par des juges aux affaires familiales.
Ce sont ces dernières qui posent le plus de problèmes, et des problèmes graves.

Notre experience

Après deux ans et demi, environ, d’existence, nous avons reçu plus de huit cents appels de parents. 350 dossiers concernent des enfants de 0 à 9 ou 10 ans.
Tous ces enfants ont été soumis à des rythmes d’alternance inadéquats imposés :

Quel que soit l’âge de l’enfant
Quel que soit le conflit parental et la non-communication entre les parents
Sans tenir compte des violences conjugales
Sans tenir compte du modus vivendi qui précédait la séparation et sans déterminer celui qui était le principal pourvoyeur de soins
Sans respect pour le désir profond de l’enfant lorsqu’il est à même de le formuler.

Contexte

Dans 50 à 60% des cas qui nous sont soumis, la séparation est due à des violences conjugales de toute nature : physiques (parfois graves) mais aussi psychologiques, sexuelles, etc.... (nous rejoignons en cela les statistiques canadiennes). Dans 20% des cas au désintérêt total du conjoint pour la famille et les enfants. Dans quelques cas( moins de 1%)le père a cherché à évincer la mère dès la naissance de l’enfant.

La résidence alternée paritaire

Dans ce contexte, elle est exigée par les pères le plus souvent :

Pour se « venger » de la conjointe qui a pris l’initiative de la séparation (aujourd’hui, dans 70 à 75% des cas ce sont les femmes qui demandent la séparation).
Pour ne pas payer de pension alimentaire.
Sous la pression des grands parents paternels.

Justice

Nous pouvons observer l’arbitraire auquel sont soumis les enfants en fonction des juges aux affaires familiales dont ils dépendent.

- Ces derniers n’ont aucune formation sur le développement psychoaffectif des enfants.
- Certains enlèvent la garde totale de très jeunes enfants à leur mère pour la confier au père sans autre raison qu’idéologique et sans s’assurer que le père s’était investi un minimum auparavant.
- Ils sont débordés par le nombre de dossiers.
- Ils n’ont aucun moyen fiable de faire la lumière sur chaque situation familiale (enquêtes sociales ou expertises psychologiques laissent souvent à désirer).
Enfants

Tous ces enfants sont en grande souffrance.

Les plus petits (de 0 à 3 ou 4 ans)
Ils présentent des symptômes divers et variés, parfois très importants, en fonction de leur sensibilité propre, qui ont été observés et décrits dans la littérature scientifique lors des séparations mère-enfant et dont on sait que les conséquences possibles n’apparaîtront qu’à l’adolescence sous des formes diverses : angoisse flottante, états dépressifs et tentatives de suicide, troubles du comportement, difficulté à s’attacher aux autres de façon profonde et durable etc....

Ils redeviennent fusionnels avec leur mère, alors que dans une situation normale, l’inverse devrait se produire.

Au-delà et jusqu’à 8- 9-10 ans (selon les situations personnelles)
Ils ont un comportement de mal-être avec repli sur soi, tristesse, dépression, lassitude, grande fatigue, colère agressive etc.

Certains menacent de fuguer ou de se suicider, alors qu’ils n’ont que 7 ou 8 ans.

Conséquences annexes

Alors même que l’on parle de l’ampleur des violences conjugales, une résidence alternée rend mère et enfants otages de l’agresseur.
Alors que le chômage sévit, nombre de ces jeunes mères ne peuvent accepter un emploi qui les éloigne du domicile paternel.
Si la résidence alternée exempte souvent les pères de toute pension alimentaire, ces derniers laissent, dans nombre de cas, la mère payer l’entretien complet de l’enfant et assumer toutes les tâches se rapportant à ce dernier( visites médicales, achats le concernant).

Quelques chiffres et précisions

Il faut savoir qu’il est quasiment impossible de faire reconnaître à la justice la détresse de ces enfants :
Les symptômes qu’ils présentent se produisent au domicile maternel (chez le parent, en fait, qui est ressenti par l’enfant comme le plus sécurisant. C’est à-dire la mère dans la majorité des cas).
Les médecins, pédiatres ou pédopsychiatres, qui examinent ces enfants ne peuvent faire de certificat sous peine de sanctions du Conseil de l’Ordre.
Les pères, convoqués par ces mêmes médecins refusent de se rendre à la consultation.
Les statistiques montrent que les pères non divorcés ou séparés passent en moyenne 16 ou 17 minutes par jour à s’occuper de leurs enfants. C’est encore très peu et ne suffit pas à créer un lien suffisamment sécurisé pour avoir leur enfant à mi-temps après la séparation, d’autant que nombre d’entre eux ne changent rien à leur façon de vivre qui précédait cette séparation.
Ils s’occupent très rarement eux-mêmes des bébés ou très jeunes enfants et ceux-ci sont alors soumis à une succession de pourvoyeurs de soins (ce qui est nocif et même dangereux).
Les femmes ont des emplois et des salaires le plus souvent inférieurs à ceux des hommes ; ce sont elles qui, majoritairement, quittent leur emploi ou sacrifient une carrière pour se consacrer aux enfants : elles sont donc lourdement pénalisées par des résidences alternées qui exemptent les pères de toute contribution financière, alors même qu’elles sont empêchées de trouver du travail ailleurs que sur place.
Les jeunes mères d’aujourd’hui, dans leur grande majorité, contrairement à celles de la génération précédente (et contrairement à l’intox à laquelle nous sommes soumis) sont conscientes de l’importance d’un père pour l’enfant.

Elles acceptent volontiers une résidence alternée lorsqu’elles lui font confiance car il s’est impliqué efficacement dans les tâches parentales jusqu’à la séparation.

Ce ne sont pas les familles monoparentales féminines qui nuisent aux enfants mais l’absence de rôle de père (y compris quand le père est présent) et la grande précarité.
Une étude de l’INSERM récente dévoile qu’un enfant sur 8 a des troubles de santé mentale
L’hyperactivité, symptôme qui traduit une lutte contre l’angoisse et la peur de l’abandon a presque doublé en dix ans.
L’âge des premières tentatives de suicide ne cesse de s’abaisser (on parle de dix ans aujourd’hui).

En conclusion

Il y a une majorité de bons et même très bons pères. Mais ceux qui exigent leur part égale d’enfant, lorsque ce dernier est encore jeune (alors qu’ils savent les risques qu’ils lui font prendre) ou lorsque l’enfant dit et montre son grand mal-être, et qui répondent : « c’est mon droit » ou « c’est comme ça, un point c’est tout » ont le profil de ceux que décrit M. Berger lorsqu’il les voit en expertise : ce sont des hommes qui imposent leur loi, au lieu de la dire.
Les nombreux pères qui font appel à nous éprouvent une grande anxiété de l’inconnu que représente l’après séparation, dans le lien qu’ils vont avoir avec leur enfant. Nous leur expliquons qu’en passant en force, ils hypothèquent la qualité de ce lien, alors qu’une progressivité va l’assurer, amenant l’enfant lui-même à demander, peut-être, une résidence alternée paritaire voire le souhait d’aller vivre chez son père. Et dans ces cas-là, de la même façon, l’enfant doit être entendu et respecté.

L’ENFANT D’ABORD
Nous avons créé cette association, à la demande de plusieurs pédopsychiatres, à l’automne 2002.

Jacqueline Phélip, sa présidente, appartient en effet à une famille qui compte plusieurs médecins. Son époux a dirigé un service hospitalo-universitaire et présidé plusieurs sociétés scientifiques et elle a elle-même une formation de sage-femme.

A la suite de la loi de mars 2002, qui octroyaient aux juges aux affaires familiales le pouvoir d’imposer une résidence alternée, un grand nombre d’enfants, des tout bébés pour certains, ont développé différentes pathologies, pour certaines très sévères.

Nous avons été quelques-uns, par ailleurs, à avoir le triste privilège de pouvoir observer les dégâts sur un bébé, à l’époque âgé de 8 ou 9 mois, provoqués par un mode d’hébergement inadapté : sa détresse, son angoisse incommensurable au moment des départs, son visage qui devenait livide, figé, le regard vide (visage de « cire » dit la littérature scientifique, visage de « mort » décrivent les mères). Puis, nous avons assisté à quelques retours : un bébé qui hurlait dès que sa mère disparaissait de sa vue, qui était prostré ou bien jetait tous ses jouets à travers la pièce... etc.

Cette jeune mère saisit la justice pour que les vacances d’été soient au moins fractionnées en petites périodes et non en un mois d’affilée, comme l’exigeait le père. A notre stupéfaction ce fut refusé par le juge.

Cet enfant, à 3 ans, a eu des troubles sphinctériens sévères, à 4 ans des troubles phobiques. Aujourd’hui elle aime son père, mais ne lui fait pas confiance et exprime une forme de rejet.

Notre position charnière entre enfants d’un côté et système judiciaire de l’autre, est riche d’enseignements, que seule cette articulation peut donner.

Jacqueline Phélip, présidente de l’association « L’enfant d’abord »

Site L’enfant d’abord
Courriel

À lire

Jacqueline Phélip, Le Livre noir de la garde alternée, Dunot, Paris, 2006, préface du Dr Maurice Berger, 226 pages.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 10 février 2005.


Autres articles

Dr Maurice Berger, « La résidence alternée : une loi pour les adultes ? »
Dr Maurice Berger, « Le droit d’hébergement du père concernant un bébé », dernière mise à jour, le 7 octobre 2004.
« Entrevue avec le Dr Maurice Berger sur son livre L’échec de la protection de l’enfance », 2004.
« Lettre de l’Association française de psychiatrie à M. Dominique Perven, Garde des Sceaux et à M. François Mattei, ministre de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées. Objet : Loi du 04.03.02 - Intervention du Docteur Berger », le 31 juillet 2002.
« L’influence des groupes de pères séparés sur le droit de la famille en Australie ».
« Mythes et réalités sur la garde des enfants et le droit de visite »


© Sisyphe 2002-2010







Le Livre noir de la garde alternée, par Jacqueline Phélip

La loi du 4 mars 2002 relative à 1’autorité parentale a octroyé aux juges le pouvoir d’imposer une résidence alternée, au nom de « l’intérêt supérieur de l’enfant ». Or cette loi n’a prévu aucun garde-fou qui pourrait éclairer leurs décisions. Cet « intérêt supérieur » constitue une formule théorique qui désigne essentiellement l’intérêt des parents. Ces enfants de 0 à 6 ans le plus souvent, mais aussi plus âgés, sont très souvent traités comme des biens indivis qui relèveraient d’un droit de propriété. Ils sont donc partagés, condamnés à mener une double vie, sans repère fixe affectif ni géographique, avec toutes les conséquences qui s’ensuivent sur la construction de leur personnalité.

Malgré les travaux des pays anglo-saxons qui nous ont précédés dans la voie de la résidence alternée et en constatent souvent les méfaits chez nombre d’enfants, la loi définitive a durci sur certains points la proposition initiale. Ce livre, qui s’appuie sur de nombreux témoignages de parents et sur les analyses d’avocats, de pédopsychiatres et de psychanalystes, a pour objet de briser cette quiétude, d’informer, d’interpeller les consciences, de provoquer si possible une réaction politique pour modifier le texte de loi.

Jacqueline Phélip, Le Livre noir de la garde alternée, préface de Maurice Berger, m.d., Dunod, Paris, 2006, Collection Enfances, 226 pages, ISBN 2 10 050365 0.

Site Internet des éditions Dunod.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 28 janvier 2007





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FONTE: http://sisyphe.org/

sexta-feira, 24 de dezembro de 2010

sábado, 18 de dezembro de 2010

PAIS SEPARADOS DISFARÇAM-SE DE HERÓIS

São militantes de Fathers 4 justice e de outros movimentos de pais separados que reclamam (ou melhor, exijem) os seus direitos.
Porque eles querem ser os heróis na vida dos seus filhos.
Dizem que lutam pela justiça, e pelos interesses destes.

Mas um herói, tanto quanto sei, caracteriza-se essencialmente pelo seu altruismo e uma grande nobreza de carácter.
Não é o caso destes pais.
Ou pelo menos não é o caso da maioria.

Sem sequer falar da figura ridícula que fazem, estes pais têm tido atitudes pouco nobres e pouco altruístas.


Nunca um herói engendraria um plano para raptar o filho mais novo de Tony Blair, na altura com 5 anos, sem se preocupar minimamente com o que iria sentir a criança, vendo-se separada dos pais (principalmente da mãe).
Tudo para obrigarem o governo a aceitar aquilo que eles exijem.

Provavelmente, se o plano tivesse ido para a frente (não o foi porque houve quem o tivesse descobrido a tempo) este menino imaginaria que o pai, o seu super-herói, o viria salvar dos vilões e o levaria de volta para os braços da mãe.

Pais assim assemelham-se mais a anti-heróis, cujos actos revelam uma clara sede de vingança, servindo os seus próprios caprichos.

Um pai que pensa que é bom para a criança, muitas vezes de tenra idade, estar separada da mãe, e que consegue suprir a falta desta, pensa errado. Não aje por amor, e sim por ódio.

Para mim um autêntico super-herói é aquele pai que é capaz de passar por cima dos seus desejos em benefício dos filhos.
Um pai que não os abandona, mas que também nada impõe.

Uma difícil missão, eu sei.
Ninguém disse que era fácil ser super-herói.


quinta-feira, 16 de dezembro de 2010

O DECRETO DO REI LEÃO!

Eu, rei de todos os animais e de todas as bestas (Homem incluído), ordeno que, a partir de hoje, se institua a Guarda Compartilhada como regra.

É sabido que a maior parte das nossas fêmeas fazem o grosso do trabalho, sendo elas a providenciar a caça e a ensinar as nossas crias a fazê-lo.

Quando estas são ainda demasiado pequenas, somos nós a fazer de babysiting (tal como se passa com a espécie humana) e, não estando o pai, a cria é deixada com outros elementos do bando ou da manada (tal como as crias dos humanos, que são deixadas em creches, a cargo de amas, ou mesmo, dos avós).

É tempo da mudança.

Doravante eu determino que as crias tenham dois ninhos ou duas tocas, consoante o caso. Enfim, dois lares.

Porque entendo que as crias precisam de ambos os progenitores, e não está escrito na Natureza que é a fêmea quem as deve guardar e educar.

Embora sendo eu um animal muito fiel, estou consciente dos casos em que as crias nem chegam a conhecer o seu progenitor, e está claro que essas crias correm um sério risco de não se desenvolverem de forma apropriada, guardando traumas que podem invalidar a sua vida futura.

É de todo o interesse, pois, que se faça essa mudança.
Sigamos o exemplo do Homem, bestial nas suas ideias e invenções.

Nós também podemos subverter a nossa natureza.
Melhor, podemos acabar com ela.

Assim vos fala o vosso rei.
Quem de vós ousar desobedecer, será punido.


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quarta-feira, 15 de dezembro de 2010

A REBELIÃO DOS TIGRES!

O que se passa na selva?
Aparentemente, uma rebelião dos tigres machos.



Assim fala um:

-Porque é que as fêmeas hão-de ter primazia sobre as crias, só pelo facto de serem elas a carregarem-nas no ventre e de as amamentarem?

Nós, machos, também sabemos cuidar das nossas crias tão bem como as mães, talvez até melhor!

Além disso,fomos nós que irrigámos o ventre delas, e as nossas crias, quando nascem, já não precisam mais daquela casca. Não tem que ser a fêmea a prestar-lhes, em exclusivo, todos os cuidados.

Elas dizem que o fazem porque lhes foi dado pela natureza.
Falam de instinto materno. Então, e o instinto paterno?

Elas falam do amor. Qual amor?
O amor materno não existe! Está provado.

Só por sermos machos, nós somos discriminados.
As crias ficam sempre com a mãe.

Não aceitamos mais esta derrota!
Guarda compartilhada, já!

E que as fêmeas sejam punidas ou internadas, pois são umas doentes e desiquilibradas. Só olham para o seu umbigo.
Fazem-se donas das nossas crias.

Elas que tenham cuidado, muito cuidado!
Elas agora já não fazem aquilo que querem e bem lhes apetece!
Ai não fazem não!

Já há uma lei que pune as mães que não forem bem comportadinhas,
e já se nota uma diferença no discurso e nas atitudes de algumas delas.


Por acaso somos alguns criminosos?
Porque não havemos de estar com as nossas crias tanto tempo quanto elas?

As crias são 50% nossas!
Não queremos menos do que 50%!


NOTA: Alguns dos termos aplicados foram emprestados do discurso de alguns seres humanos. Descubra quais.

Não percas o próximo post:
O DECRETO DO REI LEÃO!

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sábado, 11 de dezembro de 2010

LEI DA GUARDA COMPARTILHADA: UMA LEI DE GENTE MIMADA!

Estava eu agora a lembrar-me do caso daquela mãe que não se pôde mudar para os Estados Unidos com os filhos, para se juntar ao seu actual companheiro (de quem, aliás, esperava um filho, pois que se encontrava grávida).

O tribunal considerou que as crianças precisavam de ambos os pais. Não era bom separá-las do pai, com quem conviviam com frequência, da mesma forma que não seria bom para elas deixar de ver a mãe, com quem elas viviam.

Desconheço se a mãe acabou por ficar, obrigando o seu actual companheiro a vir juntar-se a ela ao Brasil (se é que, de facto, ele podia largar tudo, talvez mesmo outros filhos, para vir ter com a sua companheira, sujeito, também ele, a essa decisão). Desconheço se esta mãe acabou por se juntar ao companheiro, deixando os filhos atrás. Desconheço, mesmo, como ficou esta mulher, vistas as circunstãncias. Desconheço como ficou a relação dela com o companheiro.

Agora eu pergunto:

1º Terá este pai agido bem?

2º Não é também do interesse desta nova criança (acredito que já terá nascido) conviver com ambos os pais e os irmãos, e que todos se sintam felizes?

Em todos os textos que versam sobre a problemática da separação de um casal, e dos conflitos que esta pode originar, há um denominador comum, essencial para que a criança não seja a principal afectada. Fala-se, então, da MATURIDADE DOS PAIS.

Pede-se que pai e mãe consigam suplantar as suas atitudes narcísicas, e conversar com os filhos, no sentido de lhes fazer ver que eles não são de forma alguma culpados pela sua separação, e que um e outro continuarão a amá-los da forma que sempre amaram, aconteça o que acontecer.

Há que lhes explicar que as coisas não serão certamente iguais, mas que ambos farão tudo para os poupar a grandes sofrimentos, ficando garantido o contacto, mediante as possibilidades, com o outro progenitor (aquele que sai de casa).

Aquele pai que diz "NÃO QUERO ver os meus filhos de 15 em 15 dias! QUERO vê-los todos os dias! Guarda Compartilhada JÁ!" não revela a mesma maturidade que aquele que diz "Eu estou bem e feliz, se os meus filhos estiverem BEM e FELIZES, e eu puder estar com eles TANTAS VEZES QUANTO AS QUE FOREM POSSÍVEL".


Um pai que diga à sua ex-mulher, mãe dos seus filhos, que pode ir para onde bem queira, mas que estes permanecem com ele, e que não autorize a sua saída do país, revela, haveis de convir, uma atitude narcísica.
Meter uma pessoa entre a espada e a parede não me parece uma atitude muito madura. Não é de gente que se diz responsável.

No meu caso, em particular, tanto o meu ex-companheiro como o meu actual companheiro são oriúndos da mesma localidade. Dir-se-ia que temos tudo para estabelecer um modo de guarda compartilhada, ficando a minha filha mais velha a ganhar, pois que beneficiaria de um maior convívio comigo e com a sua (única) irmã.

Contudo, o meu ex sempre soube que eu não gostava de viver ali. Isso não o impediu, na altura da nossa separação, de me pedir insistentemente que eu ficasse, porque a menina também era filha dele. Coisa que eu fiz, aguentando dois longos anos, que me levaram a um estado depressivo.

Antes que o meu estado se agravasse, resolvi mudar-me. Não fugi, pois que ele estava informado dessa minha decisão. O resto da história, vós já conheceis (ler o meu perfil).

O meu actual companheiro sabe de tudo isto. Sabe que não tenho qualquer intenção de voltar a viver nesse lugar.

Entendo que a felicidade das minhas filhas não passa principalmente pela minha presença, mas por me verem psicologicamente bem e feliz. A minha mais velha não me vê tantas vezes quantas gostaria -por força de uma decisão que, ainda por cima, foi contrária aos desejos dela- mas vê-me em muito melhor estado do que aquele em que me via em outros tempos.

Não me parece que ver-me todos os dias em estado depressivo, talvez mesmo internada num hospital psiquiátrico qualquer, seja do seu Superior Interesse.

Se, porventura, o meu actual companheiro me faz o mesmo que o anterior, exigindo que eu vá viver para a terra dele, coisa que eu me recusarei terminantemente a fazer, quem de nós estará a ser egoísta? Eu, que velo pela minha saúde, por forma a que as minhas filhas sejam felizes, ou ele, que vela pelos seus interesses?

Como pode uma pessoa, que aje segundo os seus interesses, impingindo ao outro aquilo que ele sabe que irá prejudicar essa outra pessoa, educar os filhos? Não serão estes os maiores prejudicados?

No momento em que um pai souber escutar e compreender o outro, sem lhe fazer qualquer tipo de imposições, e ambos souberem transmitir a confiança aos filhos, respeitando a vontade destes e garantindo que ambos, pai e mãe, estarão presentes na sua vida -nos dias de hoje, com meios de transporte e tecnológicos à disposição, não há nada que, com boa vontade, não se faça-, mesmo que a presença de um não seja proporcional à do outro (há muitas formas de se fazer presente, mesmo estando ausente, até mesmo através das palavras do progenitor que tem a guarda, ao lembrar aos filhos o quanto o outro os ama), aí sim, teremos pais realmente maduros e responsáveis.

Ora, até onde me é permitido compreender, a lei da guarda compartilhada não reflecte -bem pelo contrário- esta atitude. Parece-me mais uma lei de meninos grandes mimados, habituados a terem tudo o que querem. Uma lei de gente narcísica e imatura.


Sem dúvida um reflexo dos nossos tempos.






SUGESTÃO:

Aconselho a leitura de um blog que eu acabo de descobrir.
http://pugnacitas.blogspot.com/2010/11/lei-cria-nova-doenca.html

(encontrei lá a resposta de um certo senhor que se dignou também a responder-me há dias, embora comigo não tenha sido tão "simpático")

RECUSO-ME A SER BARRIGA DE ALUGUER!!!!!!!!!!!!!


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