sábado, 8 de janeiro de 2011

DES IDÉES REÇUS QUI COMPROMETTENT LA SÉCURITÉ DES ENFANTS LORS DES LITIGES DE GARDE!

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mercredi 3 octobre 2007

Des idées reçues compromettent la sécurité des enfants lors des litiges de garde (Partie I)
par Stephanie J. Dallam et Joyanna L. Silberg Imprimer


Un article du Leadership Council on Child Abuse and Interpersonal Violence. Article original : S.J. Dallam et J.L. Silberg. Myths that place children at risk during custody disputes. Sexual Assault Report, (Janv./fév. 2006) 9(3), 33-47. (PDF)


Le Leadership Council on Child Abuse & Custody est un organisme scientifique sans but lucratif dont la préoccupation est l’intérêt des enfants. Nous trouvons de plus en plus inquiétant le traitement des victimes de violence interfamiliale au moment des procédures de divorce et d’attribution de la garde des enfants. Le Leadership Council a examiné les comptes rendus d’une foule de causes où des enfants ont été confiés à la garde exclusive d’un parent qui, aux dires de l’enfant, l’agresse physiquement ou sexuellement. Bon nombre de ces enfants se sont vus interdire tout contact ou allouer des contacts limités avec le parent qui cherchait à protéger l’enfant de ces agressions - et ce malgré le fait que ce parent n’avait jamais été trouvé coupable de quelque tort à l’enfant. Dans la plupart de ces causes, les allégations de l’enfant étaient tout à fait crédibles.

Certains groupes se sont opposés à la divulgation de ce problème en prétendant que cette information cachait un agenda politique ou qu’elle était « anti-pères ». Notre analyse indique, au contraire, que le problème des abuseurs ou des agresseurs physiques qui obtiennent des droits de garde est très répandu et bien documenté par des études. Le fait de présenter cette information ne constitue pas une tentative de discréditer un groupe donné, mais bien un effort visant à sensibiliser la collectivité des professionnel-les à l’étendue de ce grave problème qui menace la sécurité des enfants.

La tolérance sociale des mythes dénoncés dans le présent texte facilite la tâche aux auteurs de violence familiale en leur accordant la garde de leurs victimes, en encourageant un déni collectif de l’échec de l’appareil judiciaire à protéger ces enfants. Nous, du Leadership Council, avons préparé cette analyse parce que nous croyons que la société dans son ensemble est gagnante lorsque le public a accès à des renseignements exacts concernant les sévices infligés aux enfants et les autres formes de violence interpersonnelle.

Présentation

Aux États-Unis (et en Amérique du Nord en général), environ un mariage sur deux se conclut par un divorce, impliquant plus d’un million d’enfants par an. Environ 10% de ces divorces sont marqués par un litige concernant la garde des enfants. Par ailleurs, la violence faite aux enfants constitue un problème très répandu dans nos sociétés et les familles ayant des antécédents de violence se terminent souvent par un divorce. Des préoccupations sur la sécurité des enfants sont au coeur de certains des procès de garde d’enfant les plus déchirants.

Malheureusement, on constate que les litiges de garde peuvent devenir une façon pour les conjoints violents et les agresseurs d’enfants d’étendre ou de maintenir leur contrôle et leur autorité sur leurs victimes après la dissolution du mariage. Même si la recherche n’a pas observé d’incidence plus élevée de fausses allégations de violence parentale ou conjugale dans le contexte de litiges de garde ou de droits de visite, le personnel judiciaire a tendance à être exagérément soupçonneux des déclarations faites à ce moment. De ce fait, les parents violentés et leurs enfants peuvent se voir revictimisés par l’appareil judiciaire après la séparation de l’agresseur.

Il n’est pas simple de déterminer quel parent devrait obtenir la garde principale lorsque les parents sont incapables de s’entendre à ce sujet. Les évaluateurs des questions de garde d’enfants sont souvent mal entraînés à reconnaître une situation de violence parentale ou conjugale et à en tenir compte. Pour cette raison, les observateurs des pratiques actuelles ont remarqué que les décisions prises en matière de garde d’enfants reposent trop souvent sur des idées reçues, des interprétations erronées des faits ou les préjugés de l’évaluateur. Voici un aperçu de certaines des idées reçues non fondées qui ajoutent au problème du manque de protection des enfants par les tribunaux familiaux contre la violence parentale.

Idée reçue no 1 : Les allégations de violences sexuelles sont chose commune dans les litiges de garde, et la grande majorité de ces allégations sont fausses, non fondées ou non corroborées.

Beaucoup de gens croient que les allégations de violence sont très courantes dans les litiges de garde et de divorce et qu’elles sont surtout utilisées par les mères pour s’assurer d’un avantage tactique. Lorsque des parents en situation d’antagonisme vivent des litiges d’ordre judiciaire, il est raisonnable de s’inquiéter de leurs motivations lorsqu’il y a allégations de violence. Cependant, les recherches ont toujours démontré que les allégations de violence sexuelle ne sont pas courantes dans les litiges de garde et les enquêtes approfondies indiquent qu’elles ne sont pas plus susceptibles d’être fausses que les allégations soulevées à d’autres moments.

Cette question a été examinée par un organisme de Denver (Colorado), l’Unité de recherche de l’Association of Family and Conciliation Courts. Son étude, menée sur deux ans, a exploré l’incidence et la validité des allégations d’agression sexuelle soulevées au moment d’un litige de garde. Contrairement à l’idée reçue selon laquelle les allégations de sévices sexuels au moment d’un litige de garde sont relativement courantes, cette étude a conclu que, dans les 12 États participant à l’étude, seulement 6% des causes de garde impliquaient des allégations d’agression sexuelle. Le préjugé voulant que ces allégations soient habituellement fausses a lui aussi été battu en brèche par les résultats de l’étude. Les enquêteurs ont acquis la conviction que la moitié des allégations étaient véridiques, que 17% des plaintes ne permettaient pas une détermination avec quelque degré de certitude, et que le tiers des cas ne semblaient pas associées à une agression. Toutefois, dans la plupart des cas où la plainte n’était pas corroborée par des faits, les évaluateurs ont jugé que les allégations avaient été faites de bonne foi et fondées sur des soupçons authentiques.

D’autres chercheurs ont trouvé des résultats semblables. Une étude menée en Australie (Brown et al., 1997) a conclu que le taux des fausses allégations au moment du divorce était d’environ 9%, soit à peu près le même que le taux des fausses allégations en temps normal. Schumann (2000) a compilé des études qui indiquaient une gamme de 1-5% d’allégations délibérément fausses et de 14-21% d’allégations erronées.

Il importe également de noter que lorsqu’il y a fausses allégations, ce ne sont pas toujours les mères qui accusent les pères. Nicholas Bala et John Schuman, deux professeurs de droit de l’Université Queen’s, au Canada, se sont penchés sur l’ensemble des décisions publiées rendues par des juges canadiens dans les causes où il y avait eu allégations de violence physique ou sexuelle dans le contexte d’une séparation des parents. Ils ont analysé 196 causes de droit de la famille jugées entre les années 1990 et 1998. Les résultats indiquent que, de l’avis des juges, un tiers seulement des causes d’agression d’enfants non démontrées découlant de litiges de garde impliquaient un mensonge délibéré par la partie plaignante en Cour. Dans ces causes, les juges ont constaté que les pères étaient plus susceptibles que les mères d’inventer de toutes pièces des accusations. En fait, 1,3% seulement des allégations déposées par des femmes ont été jugées délibérément fausses par les tribunaux civils, en comparaison de 21% des allégations semblables déposées par la partie masculine du couple en rupture. En conclusion, les données probantes disponibles réfutent la notion d’une épidémie d’allégations d’agression sexuelle lancées dans le contexte de litiges de garde et de droit de visite et démentent la notion voulant que de tels cas soient habituellement signalés par un parent vengeur ou gravement déséquilibré. Les recherches actuelles ne donnent aucune indication suggérant qu’un nombre significatif de parents déposent des signalements inventés pour remporter des litiges de garde d’enfants.

Pour en savoir plus, lire les documents suivants :


• Bala, Nicholas et John Schuman (2001). « Allégations de violence envers les enfants lorsque les parents sont séparés », site Web de Justice Canada, consulté le 1er sept. 2007.
• Brown, Thea, Margareta Frederico, Lesley Hewitt et Rosemary Sheehan (1998). « Problems and solutions in the management of child abuse allegations in custody and access disputes in the family court », dans Family and Conciliation Courts Review, 36(4), 431-443.
• Schuman, Theresa M. (2000). « Allegations of sexual abuse », dans Complex issues in child custody evaluations, sous la direction de Philip Stahl, Sage : Thousand Oaks, 43-68.
• Thoennes, Nancy et Patricia Tjaden. (1990). « The extent, nature, and validity of sexual abuse allegations in custody and visitation disputes », dans Child Sexual Abuse & Neglect, 14(2), 151-63.


Idée reçue no 2 : Les antécédents de violence conjugale n’ont aucun rapport avec la violence parentale.

Les personnes qui ont vécu de la violence conjugale craignent souvent pour la sécurité de leurs enfants - surtout après une séparation lorsqu’elles ne sont pas là pour s’interposer dans l’intérêt de l’enfant. D’aucuns ont laissé entendre que cette crainte était sans fondement, en prétendant qu’il n’existait pas de corrélation significative entre la violence conjugale et diverses formes de violence parentale. Toutefois, une foule de recherches démentent cette position, en démontrant que la dynamique de pouvoir qui conduit à la violence conjugale peut aussi résulter en des violences à l’égard des enfants. Comme l’indique un rapport de l’American Psychological Association, il est logique de prédire que les pères qui agressent la mère de leurs enfants utiliseront des techniques abusives de pouvoir et de contrôle pour maîtriser également leurs enfants. (APA, 1996)

À ce jour, plus de 30 études ayant examiné la co-occurrence de la violence conjugale et de la violence parentale ont constaté un important chevauchement. Dans l’ensemble, ces deux formes de violence ont été constatées dans 40% des familles étudiées, soit de 30% à 60% dans la majorité de ces familles (Appel et Holden, 1998, Edleson, 1999).

La donnée probante la plus convaincante provient d’un sondage représentatif mené à l’échelle des USA auprès de 3 363 parents américains. La violence conjugale a été reconnue comme un prédicteur statistiquement significatif d’agression physique contre les enfants ; plus la violence infligée au ou à la conjointe était sévère, plus il y avait de probabilités d’agression physique des enfants par le conjoint physiquement agressif. Cette relation est plus marquée pour les maris que pour les épouses. La probabilité d’agression des enfants par un mari violent augmente de 5% pour un acte de violence conjugale à près de 100% pour 50 actes de violence conjugale ou plus. La probabilité d’agression des enfants par une épouse augmente de 5% pour un acte de violence conjugale à 30% pour 50 actes de violence conjugale ou plus. Même s’il existe moins de recherches sur la co-incidence entre la violence conjugale et les agressions sexuelles d’enfants, les données existantes indiquent qu’il y a raison de s’inquiéter. G. Pavesa (1988) a procédé à une étude soigneusement contrôlée de 34 familles où il y avait eu inceste père-fille et a comparé ces familles à un groupe contrôle de 68 familles. Les filles de conjoints violents étaient 6,5 fois plus susceptibles que les autres filles d’être victimes d’inceste père-fille.

On a aussi localisé au moyen de sondages menés auprès d’enfants des preuves d’une co-occurrence entre la violence conjugale et les agressions sexuelles infligées aux jeunes. Par exemple, Roy (1988) a interviewé 146 enfants âgés de 11 à 17 ans qui avaient été exposés à de la violence conjugale. Près du tiers des filles (31%) soit indiquaient avoir été agressées sexuellement par leur père, soit présentaient des antécédents d’agression sexuelle au dossier. Un sondage mené auprès de 313 étudiantes de niveau collégial a révélé la même tendance. Neuf pour cent des femmes ont indiqué avoir observé une forme ou une autre d’affrontement physique entre leurs parents. Le fait d’assister à de la violence conjugale a été associé à celui d’avoir vécu des agressions physiques ou sexuelles au cours de l’enfance (Feerick & Haugaard, 1999).

Mais un enfant n’a même pas à être agressé physiquement ou sexuellement pour souffrir de la violence conjugale. Les études menées sur cette question de l’exposition des jeunes à la violence conjugale ont uniformément identifié toute une gamme de séquelles négatives chez eux (Kernic et al., 2003 ; Wolfe et al., 2003). En fait, les enfants exposés à de la violence conjugale peuvent afficher des niveaux de problèmes affectifs et comportementaux comparables à ceux d’enfants directement victimisés par de la violence physique ou sexuelle (Jaffe, Wolfe, et Wilson, 1990).

Pour plus de renseignements, on peut consulter les ressources suivantes :

• American Psychological Association. (1996). Report of the APA Presidential Task Force on Violence and the Family, Washington, D.C. : Auteure.
• Appel, A. E. et G. W. Holden (1998). « The Co-occurrence of Spouse and Physical Child Abuse : A Review and Appraisal », Journal of Family Psychology, 12(4), 578-599.
• Bancroft, L., et J. Silverman (2003). The Batterer as Parent. Thousand Oaks, Cal. : Sage.
• Bancroft, L. et J. Silverman (2002). Assessing risk to children from batterers.
• Edleson, J. L. (1999). PDF : « The overlap between child maltreatment and woman battering », Violence Against Women, 5(2), 134-154.
• Feerick, M. M. et J.L. Haugaard (1999). PDF : « Long-term Effects of Witnessing Marital Violence for Women : The Contribution of Childhood Physical and Sexual Abuse », Journal of Family Violence, 14(4), 377-398.
• Kernic, M.A., Wolf, M. E ., Holt, V.L., McKnight, B., Huebner, C.E. et F.P. Rivara (2003). « Behavioral problems among children whose mothers are abused by an intimate partner », Abuse & Neglect, 27(11), 1231-46.
• Jaffe, P. G., Wolfe, D. A. et S.K. Wilson (1990). Children of battered women. Newbury Park, Cal. : Sage Publications.
• Paveza, G. (1988). « Risk factors in father-daughter child sexual abuse », Journal of Interpersonal Violence, 3(3), 290-306.
• Ross, S. M. (1996). « Risk of physical abuse to children of spouse abusing parents », Child Abuse & Neglect, 20(7), 589-98.
• Roy , M. (1988). Children in the crossfire : Violence in the home - how does it affect our children ? , Deerfield Beach, Fl. : Health Communications.
• Straus, M. A. (1983). « Ordinary violence, child abuse, and wife beating : What do they have in common ? » Dans D. Finkelhor, R. J. Gelles, G. T. Hotaling, et M.A. Straus (éds.), The dark side of families : Current family violence research, Newbury Park, Cal. : Sage, pp. 213-234.
• Wolfe, D. W. Crooks, C. V., Lee, V., McIntyre-Smith, A. et P.G. Jaffe (2003). « The effects of exposure to domestic violence on children : A meta-analysis and critique », Clinical Child and Family Psychology Review, 6, 171-187.


Idée reçue no 3 : Les transferts de garde aux parents violents sont chose rare.

D’aucuns laissent entendre que les transferts de garde d’enfants à des parents agresseurs sont des événements exceptionnels. La plupart d’entre nous aimeraient qu’il en soit ainsi. Malheureusement, les études empiriques consacrées à ce problème ont maintes fois démontré que les hommes qui réclament la garde de leurs enfants l’obtiennent souvent, qu’ils aient ou non des antécédents de violence. Si les femmes sont plus susceptibles d’obtenir la garde des enfants, c’est habituellement parce qu’elles sont plus susceptibles de la demander. Dans les cas où les hommes demandent la garde, ils l’obtiennent plus souvent qu’autrement. Par ailleurs, selon un rapport de l’American Psychological Association, un père agresseur est plus susceptible qu’un père non violent de réclamer une garde exclusive et il a autant (sinon plus) de chances que la mère de se la voir attribuer (APA, 1996). Un rapport de l’American Judges Foundation signale que dans 70% des cas où un agresseur demande la garde, il arrive à convaincre le tribunal de la lui accorder.

La majorité des parents impliqués dans ce qu’on appelle un « divorce très conflictuel » avec litiges de garde d’enfants signalent des antécédents de violence conjugale ou parentale. Par exemple, une étude portant sur un échantillon de parents référés par les tribunaux à des évaluations liées à la garde d’enfants a fait valoir que la violence conjugale avait été mentionnée dans 75% des cas (Jaffe et Austin, 1995, cité dans Jaffe, Crooks et Poisson, 2003). Une autre étude a révélé que de 70% à 75% des parents référés à un service de counseling par les tribunaux familiaux en raison d’un échec de la médiation ou de litiges persistants au sujet des soins aux enfants ont décrit des antécédents maritaux qui incluaient des violences physiques (Johnston et Campbell, 1988).

Toutefois, le dépôt d’allégations de violence a souvent des conséquences plus adverses pour le parent violenté ou protecteur que pour le parent dont on dénonce la violence. Une étude à long terme financée par le National Institute of Justice américain, établit que les femmes qui informent les évaluateurs de garde qu’elles sont victimes de violence conjugale écopent souvent d’ordonnances de garde défavorables (Saccuzzo et Johnson, 2004). Les chercheurs ont constaté que 35% seulement des femmes ayant allégué de la violence conjugale ont obtenu la garde principale, en regard de 42% des femmes qui n’avaient pas allégué de telle violence. Les pères accusés de violence conjugale ont obtenu la garde principale dans 10% des cas, en regard de 9% des pères non accusés de violence conjugale. Donc, le fait de divulguer la violence conjugale a nui aux femmes qui ont révélé avoir été victimisées alors que les agresseurs allégués n’ont pas subi d’effets adverses - sauf dans les cas où le médiateur ou la médiatrice a noté des indications de violence dans des cas où la mère n’avait pas allégué de violence conjugale. Dans ces situations, les médiateurs ont recommandé deux fois plus souvent une protection des transferts d’enfant. C’est dire que les femmes qui ont été de l’avant avec des allégations de violence conjugale ont obtenu moins de protection pour elles et pour leurs enfants.

Une étude menée récemment par le Harborview Injury Prevention & Research Center, de Seattle (Wa.), confirme ces résultats (Kernic et al., 2005). Les chercheurs ont analysé la documentation concernant plus de 800 couples avec jeunes enfants de la région qui avaient demandé le divorce en 1998 et 1999, y compris 324 cas présentant des antécédents de violence conjugale. Ils ont constaté que les données probantes de violence conjugale ne semblaient pas modifier la façon dont les tribunaux décidaient de la garde d’enfants. En d’autres mots, les pères qui étaient violents étaient tout aussi susceptibles d’obtenir la garde lorsqu’ils la demandaient que les pères non violents. Seulement 17% des pères aux antécédents reconnus de violence conjugale se sont vu refuser des droits de visite et ces pères n’étaient pas plus susceptibles que les autres pères de faire surveiller par une tierce partie les visites des enfants.

D’autres préoccupations liées au traitement des cas de violence par les tribunaux familiaux émergent des conclusions de recherche de Neustein and Goetting (1999). Ceux-ci ont examiné les réactions de l’appareil judiciaire aux plaintes d’agression sexuelle des enfants déposés dans 300 litiges de garde maintes fois reportés devant les tribunaux familiaux. Les chercheurs ont constaté que dans les situations impliquant des allégations d’agression des enfants, la garde principale n’avait été attribuée au parent protecteur que dans 10% des cas, avec supervision des contacts avec l’agresseur allégué. Par contre, 20% de ces causes avaient eu un résultat surtout négatif, la garde physique et juridique de l’enfant ayant été remise au parent chez qui l’on alléguait des agressions sexuelles (voir p. 108). Dans le reste des cas, les juges ont décidé d’une garde partagée, sans mesures de surveillance des visites de l’enfant chez l’agresseur allégué.

Pour mieux comprendre les obstacles auxquels se heurtent les parents protecteurs dans l’appareil judiciaire, des chercheurs de la California State University à San Bernardino mènent en ce moment un sondage continu panaméricain (Stahly et al., 2004). Plus de 100 parents s’identifiant eux-mêmes comme parents protecteurs ont rempli à ce jour un formulaire comprenant 101 questions. Les résultats en sont assez scandaleux. Avant le divorce, 94% des mères protectrices interrogées disaient être le parent de première ligne de leur enfant et 87% en avaient la garde au moment de la séparation. Mais une fois signalées des situations d’agression de l’enfant, 27% seulement ont pu en conserver la garde après les procédures judiciaires. La plupart des parents protecteurs ont perdu la garde dans le contexte de procédures ex parte (dont elles n’avaient pas été informées et où elles n’étaient pas présentes), menées sans greffier.

La grande majorité de ces mères (97%) ont signalé que le personnel judiciaire n’avait pas tenu compte des rapports de violence ou en avait minimisé l’importance. Elles ont indiqué s’être senties punies pour avoir tenté de protéger leurs enfants et 65% d’entre elles ont été menacées de sanctions si elles « parlaient en public » de la cause. En tout, 45% des femmes disent avoir fait l’objet d’accusations de Syndrome d’aliénation parentale (SAP).

Les parents protecteurs ont indiqué avoir dépensé en moyenne plus de 80 000$ en frais judiciaires. Plus du quart des parents protecteurs disent avoir dû déclarer faillite en raison de leurs tentatives d’obtenir la garde de leurs enfants. Quatre-vingt cinq pour cent des parents protecteurs du sondage ont la conviction que leurs enfants sont encore l’objet d’agressions ; mais 63% de ces parents ont cessé de signaler ces violences par peur que l’on mette fin à tout contact avec leurs enfants. Onze pour cent des enfants en cause ont fait des tentatives de suicide, aux dires des répondantes.

Pour plus de renseignements, consulter les ressources suivantes :

• American Judges Foundation, Domestic Violence and the Court House : Understanding the Problem, Knowing the Victim. Forms of Emotional Battering Section, Threats to Harm or Take Away Children Subsection.
• American Psychological Association (1996). Report of the APA Presidential Task Force on Violence and the Family.
• Jaffe, P. Crooks, C. V., & Poisson, S. E. (2003). Report of the APA Presidential Task Force on Violence and the Family « Common Misconceptions in Addressing Domestic Violence in Child Custody Disputes ». Juvenile and Family Court Journal, 54(4), 57-67. http://www.ncjfcj.org/images/stories/dept/fvd/pdf/journal_4_fall_03_misconceptions.pdf PDF.
• Johnston, J. R. & Campbell, L. E. G. (1988). Impasses of divorce : The dynamics and resolution of family conflict. New York : The Free Press.
• Kernic, M. A., Monary-Ernsdorff, D. J., Koepsell, J. K., & Holt, V. L. (2005). « Children in the crossfire : child custody determinations among couples with a history of intimate partner violence ». Violence Against Women, 11(8), 991-1021.
• Leadership Council on Child Abuse and Interpersonal Violence. Bibliographie commentée d’études qui documentent la perte de droits de garde par les parents protecteurs au bénéfice des parents agresseurs.
• Neustein, A., & Goetting, A. (1999). « Judicial Responses to Protective Parents », Journal of Child Sexual Abuse, 4, 103-122 (p. 109).
• Saccuzzo, D. P. & Johnson, N. E. (2004). « Child Custody Mediation’s Failure to Protect : Why Should the Criminal Justice System Care ? », NIJ Journal, 251, p. 21. Distribué par le National Institute of Justice.
• Stahly, G. B., Krajewski, L., Loya, B. Uppal, K., German, G., Farris, W., Hilson, N., & Valentine, J. (2004). Protective mothers in child custody disputes : A study of judicial abuse. California State University, San Bernardino.

Lire la deuxième partie de cet article à cette page.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 26 septembre 2007.

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Voici la 2e partie de l’article intitulé « Certaines idées reçues compromettent la sécurité des enfants lors des litiges de garde ». On trouvera la première partie à cette page. Traduction de « Myths that place children at risk during custody disputes », article de S.J. Dallam et J.L. Silberg.


Idée reçue no 4 : Les bonnes mères ne perdent pas la garde de leurs enfants.

Beaucoup de gens prennent pour acquis que la seule façon dont une mère peut perdre la garde face à un homme accusé de violence conjugale ou parentale est que l’on prouve son incompétence comme parent. La plupart des gens ont de la difficulté à croire qu’un tribunal enlèverait un enfant à une mère qui a jusqu’à maintenant été son parent de première ligne si le seul crime de cette femme est d’avoir exprimé ses inquiétudes quant à sa sécurité ou celle de son enfant. Malheureusement, c’est bien cela qui arrive ; la question vraiment pertinente est de comprendre pourquoi.

Il n’existe pas de réponse unique à cette question. Il semble plutôt que divers facteurs soient en cause. Premièrement, il y a la conviction très répandue dans notre société qu’une personne qui semble normale et agit normalement ne pourrait jamais être un agresseur de femme ou d’enfant. Les agresseurs connaissent bien notre propension à prendre pour acquis que leurs comportements en privé sont conformes à leur image publique, et ils ont tendance à exploiter notre aveuglement collectif en se présentant en Cour comme le parent idéal (Salter, 2003). En contrepartie, les mères angoissées par la sécurité de leurs enfants donnent souvent une image d’agitation et l’impression d’exagérer le problème.

Comme le souligne un rapport rédigé par l’American Psychological Association :

Si le tribunal tient pour négligeables les antécédents de violence comme contexte du comportement de la mère lors d’une évaluation de ses qualités parentales, celle-ci peut sembler hostile, non coopérative ou mentalement instable. Par exemple, elle peut refuser de communiquer son adresse ou résister à des visites non supervisées, surtout si elle croit que son enfant court un danger. Les évaluateurs psychologiques qui minimisent l’importance de la violence exercée contre la mère ou qui se livrent à une lecture pathologique de ses réactions à cette violence peuvent en venir à l’accuser d’aliéner les enfants du père et peuvent recommander qu’on attribue leur garde à ce dernier malgré ses antécédents de violence. (APA, 1996)
Une deuxième raison qui amène des mères compétentes à perdre la garde au profit d’agresseurs allégués est que beaucoup de fonctionnaires judiciaires croient que la seule raison pour laquelle des femmes déposent des allégations d’agression lors de litiges de garde est l’obtention d’un avantage tactique. Pourtant, la recherche n’identifie aucun avantage de ce genre. En fait, les femmes qui allèguent des situations d’agression semblent écoper de décisions moins favorables que celles qui ne le font pas (voir, par exemple, Saccuzzo & Johnson, 2004). Cela tient peut-être à ce que les femmes qui signalent des agressions sont perçues comme fabricant de toutes pièces ou comme exagérant des incidents de violence afin de manipuler les juges (Doyne et al., 1999). Pour cette raison, certains avocats conseillent aux femmes de ne pas informer les tribunaux ou les médiateurs des situations d’agression d’enfants ou de violence conjugale parce que, ce faisant, elles risquent de perdre la garde au profit de l’agresseur. (« Custody Litigation... », Jurisfemme 1988 ; Saccuzzo & Johnson, 2004).

Une troisième source du problème est d’origine statutaire. La plupart des assemblées législatives ont aujourd’hui adopté des lois qui imposent aux tribunaux familiaux de favoriser les dispositions de garde conjointe et, lorsque cela s’avère impossible, de donner la préférence à celui des parents qui semble « le mieux disposé » envers un tel arrangement. En 2005, au moins 31 États américains avaient adopté des lois imposant aux tribunaux de déterminer dans quelle mesure chaque parent se montrait « coopératif » au moment de décider des dispositions de garde d’enfants (Gonzalez & Reichmann, 2005).

Le but de ces clauses du « parent coopératif » est de garantir que l’enfant ira au parent le plus susceptible de faciliter la relation de l’enfant avec l’autre parent. Il s’agit d’un objectif louable mais, en pratique, le résultat a été de pénaliser les parents qui expriment des inquiétudes liées à des agressions d’enfants ou de la violence conjugale (Dore, 2004). Les politiques favorisant le parent dit coopératif ont tendance à bénéficier aux agresseurs, qui s’objectent rarement à ce que le parent non agresseur ait accès à l’enfant. En contrepartie, les parents protecteurs doivent souvent tenter de limiter l’accès du parent violent à l’enfant. De plus, le simple fait de s’inquiéter d’éventuelles agressions suggère au tribunal que le parent protecteur est fondamentalement « non coopératif » et que l’on devrait donc lui refuser la garde (Dore, 2004). Des spécialistes ont conclu que la notion de parent coopératif est surtout utilisée contre le parent gardien ou le parent de première ligne, qui est habituellement la mère (Zorza, 1992).

Certains États américains ont tenté de rectifier les injustices découlant de la préférence accordée au parent coopératif en adoptant des présomptions contre l’attribution de la garde à un auteur de violence conjugale. Malheureusement, ces présomptions ne sont pas toujours respectées, surtout lorsque les dispositions favorisant le « parent coopératif » demeurent en vigueur. Par exemple, Morrill et al. (2005) ont évalué dans six États l’efficacité des lois établissant une présomption contre l’attribution de la garde à un auteur de violence conjugale. Les enquêteurs se sont penchés sur 393 ordonnances de garde ou de droit de visite dans des situations où le père avait agressé la mère et ils ont interrogé par sondage 60 juges ayant rédigé ces ordonnances. Ils ont conclu que les enfants n’étaient pas protégés dans les états munis d’une présomption statutaire défavorable à l’attribution de la garde à un agresseur dans tous les cas où les lois de l’État comprenaient aussi une disposition de « parent coopératif » et une présomption de garde conjointe. Un quatrième facteur qui entraîne parfois la perte de la garde par des mères compétentes est l’absence de normes rigoureuses qui permet à des théories pseudo-scientifiques d’influencer les décisions des tribunaux en matière de garde d’enfants, où a vu au cours des années un certain nombre de « syndromes » être créés pour présenter comme pathologiques les réactions des parents qui cherchent à protéger leur enfant d’un conjoint agresseur. Le plus populaire de ces syndromes, le prétendu « Syndrome d’aliénation parentale », fait l’objet de la prochaine section.

Pour plus de renseignements, consultez les ressources suivantes :

* American Psychological Association. Report of the APA Presidential Task Force on Violence and the Family
* Association nationale de la femme et du droit. « Custody litigation and the child sexual abuse backfire syndrome », Jurisfemme, 8(21) (1988, Hiver).
* Dore, Margaret K. (2004). « The "Friendly Parent" Concept : A Flawed Factor for Child Custody », Loyola Journal of Public Interest Law, 6, 41-56.
* Doyne, S. E., J.M. Bowermaster, J.R. Meloy, D. Dutton, P. Jaffe, S. Temko et P. Mones (1999). « Custody disputes involving domestic violence : Making children’s needs a priority ». Juvenile and Family Court Journal, 50(2), 1-12.
* Gonzalez, A. M., et L.M. Reichmann. (2005). « Representing Children in Civil Cases Involving Domestic Violence ». Family Law Quarterly, 39(1), 197-220.
* Johnson, N. E., Saccuzzo, D. P., & Koen, W. J. (2005). « Child custody mediation in cases of domestic violence : Empirical evidence of a failure to protect », Violence Against Women, 11(8), 1022-1053.
* Leadership Council on Child Abuse and Interpersonal Violence (non daté). Eight Myths about Child Sexual Abuse.
* Morrill, A. C., J. Dai, S. Dunn, I. Sung, et K. Smith (2005). « Child custody and visitation decisions when the father has perpetrated violence against the mother ». Violence Against Women, 11(8), 1076-1107.
* Saccuzzo, D. P. et N.E. Johnson(2004). « Child Custody Mediation’s Failure to Protect : Why Should the Criminal Justice System Care ? » NIJ Journal, 251, p. 21. Distribué par le National Institute of Justice.
* Salter, A. C. (2003). Predators : Pedophiles, rapists and other sex offenders : Who they are, how they operate, and how we can protect ourselves and our children. New York : Basic Books.
* Zorza, J. (1992). « Friendly parent provisions in custody determinations ». Clearinghouse Review, 26(8), p. 924.


Idée reçue no 5 : Le syndrome d’aliénation parentale est un phénomène courant et bien documenté.

Les personnes qui acceptent l’idée reçue selon laquelle les mères lancent fréquemment de fausses allégations d’agression peuvent tenter d’expliquer ce phénomène en s’appuyant sur une théorie juridique intitulée le Syndrome d’aliénation parentale (SAP). D’aucuns laissent entendre que cette théorie a un fondement scientifique et que le SAP est un phénomène bien documenté.

Bien que la désaffection des enfants à l’égard d’un des parents ou des deux puisse se produire au cours d’un divorce acrimonieux, la notion de Syndrome d’aliénation parentale (SAP) n’a aucune base scientifique et on n’y a jamais démontré une explication valide de cette désaffection. En fait, le Dr Richard Gardner, créateur de cette thèse, a élaboré cette théorie à titre de consultant payé par des hommes accusés d’agression sexuelle envers leurs enfants. Le syndrome a donc été créé comme théorie servant à la défense pour contrer les allégations d’agression sexuelle portées par des enfants (Dallam, 1999).

Gardner définit le SAP comme suit :

Le syndrome d’aliénation parentale (SAP) est un trouble qui apparaît surtout dans le contexte de litiges de garde d’enfants. Sa principale manifestation est la campagne de dénigrement de l’enfant contre un parent, une campagne n’ayant aucune justification. Elle résulte de la combinaison de l’indoctrination par un parent qui se livre à une programmation de l’enfant (lavage de cerveau) et des apports spécifiques de l’enfant au dénigrement du parent ciblé. (...)
Gardner définit le SAP comme un trouble psychiatrique survenant au cours de litiges de garde d’enfant arbitré dans le contexte de procédures contradictoires. La théorie de Gardner dépeint le parent protégé ou protecteur de l’enfant (qui est habituellement la mère aux termes du SAP) comme un agent machiavélique d’ »aliénation » qui est pratiquement seul responsable de tourner un enfant vulnérable contre le parent écarté (habituellement le père aux termes du SAP). L’enfant est donc considéré comme souffrant d’un désordre mental et le parent protecteur « aliénant », comme la cause unique du désordre. Lorsque ce parent est jugé comme présentant la version « sévère » de ce problème, le Dr Gardner recommandait l’attribution d’une garde exclusive à l’autre parent, le parent par qui l’enfant se dit agressé. Le principal remède proposé pour guérir cette prétendue maladie mentale est donc de placer l’enfant en contact accru avec un agresseur allégué, en limitant ou interrompant complètement ses contacts avec le parent protecteur.

Il importe de souligner que Gardner n’a jamais soumis sa théorie à des essais cliniques et que celle-ci n’a jamais été reconnue comme un syndrome valide. Malgré ces défauts, le SAP a acquis une certaine crédibilité en Cour parce que cette théorie correspond bien à la préférence des tribunaux pour le parent dit coopératif. Par ailleurs, certains tribunaux ont accrédité le SAP parce qu’il semble expliquer un phénomène bien connu dans les litiges de garde : la lutte souvent pleine d’acrimonie que mènent certains parents pour l’affection de leur enfant.

Malheureusement, le Syndrome d’aliénation parentale présente au tribunal, tout comme la notion de parent coopératif sur laquelle il est fondé, un paradoxe qui semble saper toute prise de décision rationnelle au moment de déterminer l’intérêt de l’enfant. Selon la théorie du SAP, les mesures que prend un parent gardien inquiet pour trouver une aide professionnelle qui diagnostiquerait, traiterait et protègerait l’enfant deviennent autant de preuves d’« aliénation ».

L’avocat Richard Ducote (2002) a écrit en 2002 :

« Un des paradoxes les plus ironiques du "SAP" est que plus il existe de preuves valides de véritables agressions sexuelles, plus Gardner et ses adeptes s’acharnent dans leur diagnostic d’un "SAP". Ainsi, le "SAP" est la tactique rêvée pour un avocat de la défense puisque plus il y a de preuves du crime, plus la défense accumule d’arguments. »
Dans les revues professionnelles, le SAP est cité en exemple des arguments pseudo-scientifiques présentés aux tribunaux comme preuve médico-légale se voulant crédible. Par exemple, dans un article de la revue Professional Psychology : Research and Practice, Rotgers and Barrett (1996) citent la théorie du SAP comme exemple patent d’une théorie non scientifique illustrant une « logique inversée ». De plus, le SAP a été largement discrédité dans la sphère universitaire en raison de son préjugé anti-femmes et anti-enfants et de son échec à tenir compte d’autres explications possibles pour les comportements des parties en cause.

De plus, certains critiques ont fait remarquer que les méthodes utilisées par Gardner pour déterminer la véracité d’une allégation d’agression sont gravement biaisées en faveur de l’agresseur d’enfants allégué. La Dre Lisa Amaya-Jackson, professeure adjointe de psychiatrie et directrice médicale des Services de traitement des traumatismes d’enfants et d’adolescents à l’Université Duke, et Mark D. Everson, Ph.D., professeur clinique adjoint en psychiatrie et directeur du Programme de traumatisme et de maltraitance des enfants à l’Hôpital de l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill, ont critiqué l’ouvrage publié par Gardner, Protocols for the Sex-Abuse Evaluation, et trouvé « gravement déficient » le système utilisé par l’auteur pour détecter l’agression sexuelle chez l’enfant. Voici ce qu’ils en disent : « On peut remarquer un biais dans les tentatives de l’auteur pour discréditer les allégations portées par les enfants en se servant de notions limitées et souvent simplistes du comportement que sont censés avoir les enfants agressés sexuellement. »

Ces critiques font également remarquer que tout en soulignant l’importance de la neutralité et de l’objectivité des évaluateurs, Gardner communique un « préjugé marqué à l’effet que la très grande majorité des allégations, surtout dans le contexte de causes de garde, sont fausses et que les méthodes d’évaluation recommandées par l’auteur sont biaisées de façon à valider cette conclusion. » Amaya-Jackson et Everson (1996) concluent : « La meilleure façon de décrire ce livre est sans doute d’y reconnaître une recette pour qualifier de fausses des allégations d’agression sexuelle, sous un couvert d’objectivité clinique et scientifique. Nous soupçonnons que ce sera un best-seller dans le milieu des avocats de la défense. »

Une étude récente (citée par Johnston et Kelly, 2004) a évalué les nombreux facteurs pouvant contribuer au rejet d’un parent par un enfant. Ils ont conclu que des facteurs tout aussi importants que les comportements aliénants d’un parent étaient les expériences réelles de violence vécues par l’enfant ou l’absence de chaleur parentale dans son interaction avec le parent rejeté.

Il ne s’agit pas de suggérer que les allégations de violence sont toujours exactes ou que les parents ne tentent jamais de manipuler leurs enfants à l’occasion de litiges de garde. Cependant, les tribunaux familiaux doivent être sensibilisés à une approche plus scientifique et plus sophistiquée des éléments complexes en jeu dans l’attribution d’une garde d’enfants. Les plus récentes recherches consacrées aux enfants impliqués dans un litige de garde font valoir l’importance d’examiner les facteurs multiples, interdépendants et souvent complexes qui affectent les sentiments d’un enfant à l’égard de ses parents. En contrepartie, des théories simplistes comme le SAP ne sont pas suffisamment scientifiques pour autoriser la détermination de relations de cause à effet et elles peuvent exposer les enfants au risque d’une revictimisation au tribunal de la famille.

Pour plus de renseignements, consultez les ressources suivantes :

• Amaya-Jackson, L. et M. D. Everson (1996). « Book Reviews : Protocols for the Sex-Abuse Evaluation ». Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry, 35(7), 966-967.
• Dallam, S. J. (1999). « Parental Alienation Syndrome : Is it scientific ? », dans E. St.Charles et L. Crook (dir.), Exposé : The failure of family courts to protect children from abuse in custody disputes. Los Gatos, Cal : Our Children Charitable Foundation.
• Dallam, S. J. (1998). « Dr. Richard Gardner : A review of his theories and opinions on atypical sexuality, pedophilia, and treatment issues », Treating Abuse Today, 8(1), 15-23.
• Dallam, S. J. (non daté). Are Allegations of Sexual Abuse That Arise During Child Custody Disputes Less Likely to Be Valid ? An Annotated Review of the Research.
• Ducote, R. (2002). « Guardians Ad Litem in Private Custody Litigation : The Case for Abolition », Loyola Journal of Public Interest Law, 3, 141.
• Gardner, R. A. (2003). « The Judiciary’s Role in the Etiology, Symptom Development, and Treatment of the Parental Alienation Syndrome (PAS) », American Journal of Forensic Psychology, 21 (1).
• Rotgers, F. et D. Barrett (1996). « Daubert v. Merrell Dow and expert testimony by clinical psychologists : Implications and recommendations for practice ». Professional Psychology : Research and Practice, 27(5), 467-74.
• Johnston, J. R. et J. B. Kelly (2004). « Commentary on Walker, Brantley, and Rigsbee (2004) "A critical analysis of parental alienation syndrome and its admissibility in the family court" ». Journal of Child Custody, 1(4), 77-89.

Idée reçue no 6 : Les enfants confiés à une femme sont plus susceptibles d’être violentés que s’ils étaient confiés à un homme.

Le mythe selon lequel les femmes seraient plus violentes à l’égard des enfants que les hommes est présentement véhiculé par certains groupes extrémistes (Note du traducteur : il s’agit du lobby masculiniste ). Cette prétention repose en partie sur un rapport statistique produit par le ministère américain de la Santé et des Services sociaux (HHS) qui ventile par genre les rapports confirmés d’agression et de négligence à l’endroit des enfants. L’analyse du HHS démontre que parmi les enfants maltraités par leurs parents, 40,8% des victimes ont été maltraitées par leur mère agissant seule, 18,8% ont été maltraitées par leur père agissant seul et 16,9% par les deux parents. Certaines personnes tentent de travestir cette statistique pour laisser entendre que les enfants courent plus de risques aux soins de leur mère que de leur père.

Mais en examinant le rapport du HHS, il est important de noter que la plupart des cas de maltraitance confirmée se résumait à de la négligence d’enfants de moins de trois ans. Comme les femmes ont tendance à consacrer beaucoup plus d’heures que les hommes au soin des très jeunes enfants dans notre société, il est logique que, dans l’ensemble, un jeune enfant soit plus susceptible de vivre de la maltraitance aux mains d’une femme qu’à celles d’un homme.(1) Mais cela ne suggère en rien qu’un enfant est plus en sécurité entre les mains d’un père que d’une mère.

Une récente étude représentative de contrôle de cas a passé en revue 8 ans de données analysant les décès d’enfants au Missouri. Les enquêteurs ont découvert que les femmes n’étaient les auteures que de 26% des blessures fatales infligées aux jeunes enfants (Schnitzer et Ewigman, 2005). La vaste majorité des agresseurs étaient des hommes (71,2%). Dans la plupart des cas, l’agresseur était le père de la victime (34,9%) ou un partenaire sexuel de la mère (24,2%). La mère de l’enfant n’était l’agresseur que dans 19,7% des décès (Tableau 1).

TABLEAU 1. Blessures fatales infligées aux jeunes enfants :
Genre de l’agresseur et sa relation à l’enfant décédé*
Genre et relation Pourcentage Total
Hommes 71,2%
--------------------------------------------------------------------------------

Père biologique 34,9%

--------------------------------------------------------------------------------

Nouveau partenaire de la mère 24,2%

--------------------------------------------------------------------------------

Autre membre masculin de la famille 4,5%

--------------------------------------------------------------------------------

Homme non membre de la famille 3,0%

--------------------------------------------------------------------------------

Beau-père 2,3%

--------------------------------------------------------------------------------

Gardien d’enfant 1,5%

--------------------------------------------------------------------------------

Père de famille d’accueil 0,8%
Femmes 25,8%

--------------------------------------------------------------------------------

Mère biologique 19,7

--------------------------------------------------------------------------------

Gardienne d’enfant 3,0

--------------------------------------------------------------------------------

Autre membre féminin de la famille 1,5

--------------------------------------------------------------------------------

Nouvelle partenaire du père 0,8

--------------------------------------------------------------------------------

Femme, non membre de la famille 0,8
Genre inconnu 3%

--------------------------------------------------------------------------------

Gardien-ne d’enfant ou autre personne non membre de la famille 3%
Total 100
* Adapté de Schnitzer et Ewigman, 2005, Tableau 3



--------------------------------------------------------------------------------

Cette recherche a amené Schnitzer et Ewigman (2005) à conclure que la situation la plus sécuritaire pour les enfants est de vivre dans un foyer avec leurs deux parents biologiques ou avec un parent biologique et aucun autre adulte. Les enfants semblaient vivre les plus grands risques dans les foyers qui incluaient des hommes ne faisant pas partie de leur famille.

D’autres études récentes ont produit des conclusions semblables. Par exemple, Starling et al. (1995) ont identifié les auteur-es de traumatismes crâniens fatal et non fatals sur une période de 12 ans (1982-1994) au Children’s Hospital de Denver (Colorado). Au total, 68,5% des agresseurs étaient de sexe masculin, les pères, les beaux-pères et les partenaires sexuels de la mère commettant plus de 60% des crimes (les pères constituaient 37% des agresseurs, suivis des partenaires sexuels à 20,5%). Les hommes avaient également tendance à infliger les blessures les plus graves. Ils étaient les agresseurs dans 74,2% des cas de traumatismes crâniens fatals. Le principal groupe d’agresseurs de sexe féminin était constitué des gardiennes d’enfant, responsables de 17,3% des cas. Les mères n’étaient responsables que de 12,6% des cas de traumatismes crâniens dus à des agressions. Les tribunaux devraient être attentifs aux façons dont les données statistiques peuvent être manipulées dans l’évaluation de la sécurité des conditions de vie des enfants. Il faut également garder à l’esprit que des données collectives ne peuvent nous apprendre quelles sont les meilleures conditions de vie pour un enfant dans une situation particulière. Le meilleur indicateur dont nous disposons présentement pour juger de la propension à de futures violences est le comportement passé (Crowley, 2005). C’est dire que les déterminations d’attribution de garde exigent un examen attentif des faits au dossier plutôt que des effets de manchette rhétoriques. Les tribunaux doivent se montrer particulièrement attentifs aux témoignages issus de l’enfant lui-même quant à toute agression ou négligence, à ses observations des interactions entre chaque parent et l’enfant et aux indications qu’un parent a déjà usé de violence à l’endroit d’autres membres du ménage.

Pour plus de renseignements, consultez les ressources suivantes :

• Crowley, B. (2003). « The Assessment of Danger in Everyday Practice », Psychiatric Times, 20(6).
• Schnitzer, P.G. et B.G. Ewigman (2005). « Child Deaths Resulting From Inflicted Injuries : Household Risk Factors and Perpetrator Characteristics », Pediatrics, 116(5), 687-693.
• Starling, S. P., J.R. Holden et C. Jenney (1995). « Abusive head trauma : The relationship of perpetrators to their victims ». (Résumé), Pediatrics, 95, 259-262.
• U.S. Department of Health and Human Services (2005). Child Maltreatment 2003 : Reports from the States to the National Child Abuse and Neglect Data Systems - National statistics on child abuse and neglect.

Note

1. Lorsque nous portons des jugements en nous basant sur des données statistiques, nous devons situer ces chiffres dans le contexte de leur dénominateur plutôt que de simplement comparer les données brutes. En d’autres mots, pour que ces statistiques fassent sens, il nous faut comparer des taux de maltraitance ajustés en fonction du nombre d’heures de contact avec l’enfant. À titre d’illustration, considérons l’exemple suivant. Si nous comparons le nombre de meurtres survenus dans n’importe quelle petite ville des États-Unis avec celui enregistré dans n’importe quelle grande ville, nous aurons l’impression que les grandes villes sont très dangereuses simplement parce que beaucoup plus de gens y meurent. Ce n’est que lorsque les taux de meurtre sont ajustés en fonction de la population de chaque collectivité que l’on peut déterminer quelle ville est réellement la plus sécuritaire. Par exemple, si 20 personnes étaient tuées dans une grande ville et que 2 personnes étaient tuées dans un village, d’aucuns pourraient prétendre que les villages sont des endroits beaucoup plus sécuritaires. Toutefois, en corrigeant notre perspective pour tenir compte des populations réelles, nous découvririons peut-être que la grande ville compte 100 000 personnes et le village n’en compte que 100. Dans cette situation, le taux réel de meurtres serait de 20 sur 100 000 dans la grande ville et de 2 000 sur 100 000 dans le village, soit 100 fois supérieur à celui de la grande ville ! C’est pour cette raison que les statistiques de maltraitance en fonction du genre de la personne responsable des soins doivent absolument prendre en compte la quantité de temps réellement passée auprès de l’enfant.

Pour vous abonner à la publication Sexual Assault Report, contacter : Civic Research Institute. P.O. Box 585, Kingston, NJ 08528 USA.
Tél : 609-683-4450. Fax : 609-683-7291. Courriel.

Version originale de cet article : « Myths that place children at risk during custody disputes », par S.J. Dallam et J.L. Silberg.


Traduction : Martin Dufresne. Publication en français autorisée par les auteures.

Revenir à la première partie de cet article.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 27 septembre 2007.

© Sisyphe 2002-2011

FONTE: un article publié dans le site http://sisyphe.org
(je n'ai pas vu aucun rappel de privacité, donc j'espère ne pas avoir infrigé aucune règle. Si c'est le cas, je m'excuse dès maintenant)

LE DISCOURS MASCULINISTE DANS LES FORUNS DE DISCUSSION

(...)
4) L’enfant, un enjeu majeur

En France ( Le Monde, 8 mars 2001), comme dans la totalité des pays du monde, les femmes assument la majeure partie du travail domestique et parental. Pourtant, dans le cas de divorces, certaines associations de masculinistes tentent de promouvoir des théories conformes à leurs objectifs : « Les enfants s’en sortent bien mieux quand ils vivent seuls avec leur père qu’avec leur mère. Les garçons comme les filles sont en meilleure santé, et ont un meilleur équilibre psychologique,développent de meilleures performances scolaires et sociales ». [8]

En cas de divorce, en France, alors que les statistiques révèlent que 66% des pensions seraient versées irrégulièrement ou non payées, le discours masculiniste s’attache à nier la réalité statistique :

Parler de la "majorité de pères refusant ou faisant obstruction au paiement de la pension alimentaire", ça me paraît un tout petit peu surestimé (adede, 30/07/2002, CDG)

Une tendance croissante consiste donc pour ces hommes à utiliser l’enfant comme moyen d’identification à leur lutte contre les femmes. Cette stratégie est ancienne. Dès 1987, un homme qui avait été condamné à dix mois de prison pour avoir kidnappé ses enfants est néanmoins élu premier président du Conseil canadien des droits de la famille, la nouvelle fédération canadienne des groupes d’hommes divorcés : "ses commettants l’ovationnent lorsqu’il se dit encore fier de son geste" ( Source : Masculinisme et criminalité sexiste, op. cit.) Ils vont même parfois plus loin : Martin Dufresne rappelle, qu’ "il y a 15 ans, l’Association des hommes séparés et divorcés du Québec (AHSD) incitait les hommes à refuser de payer toute pension alimentaire aux enfants s’ils étaient insatisfaits d’une ordonnance de divorce."

Enfin, certains masculinistes nient tout bonnement les accusations de violence sexiste concernant les hommes : "plus de 80% d’entre eux seraient innocents", alors que les études sur le thème estiment les fausses allégations à environ 2-3%(Josée Panet-Raymond, Journal de Montréal, 12 mars 1998). Une association a été créée en 1992 (the False Memory Syndrome Foundation, Fondation du Syndrôme des faux souvenirs), en vue d’aider les hommes accusés d’inceste par leurs enfants à se protéger contre les poursuites civiles. (Collectif masculin contre le sexisme 1994, cité par M. Dufresne, op.cit )

La France n’a rien à envier aux États-Unis : à l’association SOS-Papa, se tiendraient des réunions destinées aux pères accusés d’attouchements sexuels sur leur(s) enfant(s). Dans "La douleur des pères" [9], Bernard Fillaire, écrivain spécialiste des sectes, et proche de l’association, écrit : « C’est le seul lieu où un père sait, les premières semaines suivant l’accusation, que sa parole ne sera pas remise en cause. Et même si rien ne garantit qu’il n’y a pas un coupable dans l’assemblée, ce qui les réunit est la force avec laquelle ils affirment leur innocence et leur droit de voir librement leur enfant » .

En février 2002, une quinzaine de mères et un père français sont venus se réfugier en Suisse Romande, pour échapper à des décisions de justice qui étaient, à leurs yeux, susceptibles de mettre la vie de leur enfant en danger. "S’il ne s’agissait que de deux ou trois cas, on pourrait parler de faits divers, mais là, nous sommes face à un phénomène de société", estime Georges Glatz, député vaudois et délégué à la Commission de prévention des mauvais traitements (CCMT).

Le psychiatre Gérard Salem, président de cette commission et chargé d’expertiser les dossiers affirme qu’une "majorité d’entre elles sont tout à fait crédibles. J’ai été stupéfait, en étudiant les dossiers, de constater que des certificats médicaux en bonne et due forme puissent être balayés par des juges tandis que certaines expertises bâclées se bornant à une ou deux consultations ont été prises en considération. Il me semble que l’on conclut un peu vite dans certains tribunaux français."

Selon Catherine Bonnet, pédopsychiatre, "Il y a un puissant contre-courant en France, étayé par des auteurs comme Bernard Fillaire, qui dénonce la douleur des pères et met en garde la société contre des mères hystériques qui utilisent le soupçon d’inceste comme arme dans le divorce. Ce courant est très utile pour protéger des notables et pour masquer l’existence des réseaux pédophiles." [10]
(...)

FONTE: http://sisyphe.org/


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(...)
Demande de précisions[modifier]
L'article ne donne pas beaucoup de détails sur le/les point(s) de vue du masculinisme. J'aimerais savoir si pour le masculinisme :

Les objectifs du masculinisme et du féminisme sont : communs, proches, compatibles, incompatibles, opposés ? (du féminisme non-essentialiste, hein, sinon c'est mal parti)
Excusez-moi d'intervenir, mais il n'existe pas de "féminisme essentialiste" Unisexe (d) 28 février 2009 à 14:21 (CET)
L'avortement "de paternité" pourrait être pratiqué durant toute la grossesse ou uniquement pendant la période légale d'avortement ? (ce n'est pas une question provoc', je me demande sincèrement si il vaudrait mieux "brider" cette possibilité -qui n'en a pas besoin du point de vue biologique- ou autoriser le papa à "avorter" quand la maman ne le peut plus.)
Le masculinisme préfère-t-il obtenir un allongement des peines de prisons pour les femmes, ou rien ? Et plus généralement, le masculinisme s'interroge-t-il sur la possibilité d'obtenir un nivellement par le bas des conditions qui pourraient être actuellement meilleures pour les femmes ?
Le masculinisme recherche-t-il uniquement une parité entre les sexes, ou a-t-il aussi d'autres revendications ? (Je ne parle pas des cas précis dans lesquels l'un ou l'autre sexe sont discriminés, mais de revendications complètement différentes.)
(...)


FONTE: Wikipédia, (Discussion:Masculinisme)


Nota: je n'ai jamais dans ma vie vu une page telle comme celle-ci!
Très difficile à lire, et encore plus à comprendre!


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L'homme devrait-il avoir le droit de refuser sa paternité ?
Anonyme, Mercredi, Juillet 14, 2004 - 18:51
(Analyses | Femmes / Women / Mujeres | Hommes / Men / Hombres)


Author:
Jésus
First paragraph (Teaser):
@propos de l’avortement, de la maternité et de la paternité
La femmes ont gagné le droit sur leur corps et sur « le fruit de leur corps » i.e. fœtus

Rest of the text:
Pourquoi l’homme se battrait-il pas pour avoir le droit de refuser sa paternité? Question absurde? Pas tant que ça. Je crois qu’il y aurait symétrie de droit entre les hommes et les femmes.

Voici comment s’exercerait ce droit :

Après une confirmation médicale disant que notre compagne est effectivement enceinte, l'homme aurait.....euh....disons 3 mois pour accepter ou refuser sa paternité!
Trop révolutionnaire ?

La femme a demandé et obtenu le droit de faire ce qu'elle voulait avec "le fruit de son corps"'...est-ce que le pendant masculin de ce droit serait pour l'homme d'avoir le droit de refuser de reconnaître l'embryon résultant de "son fruit" i.e. son sperme ?

La femme a le droit de le faire avorter ET/OU DE L'IMPOSER AU PÈRE même s'il ne le désire pas...alors si l'homme refuse d'être père AVANT la naissance, n'est ce pas la même chose que la mère qui refuse SA maternité AVANT la naissance? Si la femme se retrouve désemparée par la décision du père, elle n'a qu'elle a blâmer car elle ne s'est pas assurée du consentement du père AVANT de coucher avec lui.....

Mais si elle ne se sens pas capable de l'élever toute seule, elle a encore LE DROIT et la POSSIBILITÉ de l'avorter !!!! L'HOMME N’A AUCUN DE CES CHOIX...et ce JAMAIS !!!!

Voici 4 scénarios:

Scénario # 1

La femme a reçu la confirmation qu'elle est enceinte et elle veut le garder, l'homme a 3 mois pour accepter ou refuser de reconnaître le "fruit de son sperme".

Scénario # 2

La femme a reçu la confirmation qu'elle est enceinte et elle ne veut pas le garder, dans ce cas-ci le droit de l'homme n'a pas préséance sur le droit de la femme de décider du sort du "fruit de son corps". Si l'homme voulait un enfant, il n'avait qu'à s'assurer que son désir était partagé !

Scénario # 3

La femme a reçu la confirmation qu'elle est enceinte mais ne le dit pas à son copain, l'homme a, A PARTIR DE LA DATE qu'il reçoit la confirmation, 3 mois POUR ACCEPTER OU REFUSER de reconnaître sa paternité....

Scénario # 4

Comme une femme qui se fait avorter... un homme qui refuserait sa paternité pourait continuer à vivre avec la même femme.

Documents inclus Taille
17576.jpg 0 octets

FONTE: http://quebec.indymedia.org

(lisez le commentaire que Martin Dufresne a fait à cet article)

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Et voilà un blog que je viens juste de découvrir. Lisez bien sa page d'accueil:

http://pereslesmalgrenous.com/




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JE PRÉCISE:

JE NE SUIS PAS FÉMINISTE. CE QUE JE DÉFENDS CE N'EST PAS L'ÉGALITÉ TELLE COMME DÉFENDENT LES UNS ET LES AUTRES, MAIS LE RESPECT, QUOI QUE CE SOIT NOTRE POSITION OU NOTRE CHOIX (IL Y A UN BIEN NOMBRE DE MÈRES QUI AIMERAIENT ÊTRE MÈRES AU FOYER, ET MÊME AVOIR PLUS D'ENFANTS, MAIS ONT-ELLES LE CHOIX?). CE QUE JE DÉFENDS, APRÈS TOUT, C'EST QU'ON ACCEPTE NOS DIFFÉRENCES ET QUE NOUS VIVIONS TEL COMME ON VEUT, SANS QUE L'UN PUISSE OPRIMER L'AUTRE. CELÀ C'EST L'EGALITÉ, CE N'EST PAS QU'UN HOMME ET UNE FEMME SE COMPORTENT DE LA MÊME FAÇON ET FASSENT ABSOLUMENT LES MÊMES CHOSES.

CE N'EST PAS:

-PARCE QUE JE N'AI PAS LA MÊME FORCE;
-PARCE QUE J'AI QUELQUES MILLIONS DE NEURONES DE MOINS (CE QUI NE VEUT PAS DIRE QU'UNE FEMME EST MOINS INTELLIGENTE, MÊME PARCE QU'IL EXISTE PLUSIEURES SORTES D'INTELLIGENCE);
-PARCE QUE J'AIME BIEN M'OCCUPER DES TÂCHES MÉNAGÈRES ET DE MES ENFANTS, ET JE DÉCIDE LE FAIRE À TEMPS ENTIER;
-PARCE QUE JE GAGNE MOINS (MÊME SI JE FAIS PLUS...)
-PARCE QUE JE ME COMPORTE, JE PENSE ET JE SENS D'UNE MANIÈRE DIFFÉRENTE DE L'HOMME...

QU'ON A LE DROIT DE ME TRAITER COMME QUELQU'UN D'INFÉRIEUR, ET DE NE PAS ME RESPECTER TELLE COMME QUELQU'UN D'AUTRE!

ALORS, CE QUE JE DEMANDE TOUJOURS C'EST TOUT SIMPLEMENT QU'ON AIT LE DROIT D'ÊTRE ACCEPTÉES ET D'ÊTRE RESPECTÉES.TELLES COMME NOUS SOMMES.



Pais e Filhos
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quinta-feira, 6 de janeiro de 2011

UNE MÈRE COURAGEUSE, QUI A DÉFENDU SA FILLE JUSQU'À SON DERNIER SOUFFLE!

Cette mère s'appelle Marisella.

Elle est la mère de cinq enfants.
Elle a emigré aux États-Unis pour leur donner une meilleure vie.

Un jour, sa fille Rubi, qui n'a que 15 ans,se prend d'amour pour un garçon. C'est un garçon que Marisella avait embauché comme aprenti dans sa petite fabrique de meubles.Il s'appelle Rafael.

La jeune fille s'enfuit avec son "grand amour".
En octobre 2007 elle accouche d'une fille.

Quelques mois plus tard, elle dira à sa mère que les choses ne vont pas bien. Rafael ne travaille pas. Elle suplie à sa mère de ne pas intervenir.

En août 2008, Rubi disparait. Rafael dit qu'elle est partie avec un amant, en emmenant la petite avec elle.

Marisella ne le croit pas. Ses frères non plus.
Et quand Rafael s'en va sans donner aucune adresse, cette mère décide de déposer plainte pour enlèvement et assassinat.

Marisella ne s'arretera jamais.
Elle le cherchera partout.

Elle interroge ses voisins, et découvre qu'il battait sa fille.
Où est-elle, donc?

Un jour elle parvient à piéger Rafael, qui avoue à la police avoir tué Rubi. Ils se sont disputés, il l'a frappée, elle a perdu connaissance.

Quand il s'est rendu compte qu'elle était morte, il l'a sciée en morceaux et les a mis dans une décharge.

Il indique même l'endroit, et on y récupère une jambe, un bras, une omoplate et plusieurs fragments du crâne. Les médicins légistes confirment: c'est bien Rubi qui est là.

Et la fillette? Elle est chez sa grand-mère (paternelle, évidemment).
Marisella demande sa garde au tribunal des affaires familiales.

Le 26 avril Rafael est jugé et libéré par manque de preuves matérielles(étonnant !!!)

Marisella ne l'accepte pas, et continue de se battre.
Désormais, tous les soirs elle campe devant le palais du Gouverneur, avec une banderolle sur laquelle on peut lire "Justice pour Rubi".

Le 16 décembre dérnier, elle était là.
Soudain, une voiture blanche se gare le long du troittoir et trois hommes en sortent.

Marisella comprends, tout de suite, qu'elle est en danger.
Ne pouvant pas entrer dans le palais (les portes étaient fermées, à cette heure-là), elle court de l'autre côté, en appelant au secours.

L'un des trois -il s'agit de Rafael- l'attrappe et lui loge une balle sur le crâne.

Marisella meurt quelques heures après son admission à l'hôpital.
Elle ne peut plus crier.Elle ne peut plus se battre.

Elle reste quand même, et pour toujours, une brave femme, qui s'est battue courageusement jusqu'à la mort pour que la justice se fasse.


Il y a des preuves matérielles: sur la vidéo qui a enregistré son meurtre on a reconnu son assassin.

L'amour de cette mère l'a emporté jusqu'où elle pouvait aller.
On espère que Rafael ne s'en sortira pas, cette fois.


Note: ce post, je l'ai écrit à l'aide de l'article "Jusqu'à son dernier souffle", paru sur LE NOUVEAU DETECTIVE nº1477

quarta-feira, 5 de janeiro de 2011

QUELLE JUSTICE POUR UN PARENT PROTECTEUR?!

Et voilà un post qui n'est, vraiment, pas le mien.
C'est à dire,les textes (3) ne sont pas les miens.

J'ai pris cet extrait d'un autre blog, que je vous invite à visiter, sur

http://fionaetmilla.blogspot.com

J'ai essayé de savoir comment vont les choses à présent, mais pour l'instant je n'ai rien découvert.

Cependant, étant donné la gravité de cette affaire, et sachant que d'autres se déroulent de la même manière, j'ai décidé de mettre ici les mots d'une mère qui se sentait toute seule dans une lutte pour sauver ses filles.

La justice belge, au lieu de la protéger -et surtout protéger ses enfants- l'a accusée d'avoir aliéné les filles de leur père et de la famille paternelle et, plus tard, a même dit que cette mère souffrait du syndrôme de Münchausen.

Je vous prie de lire le texte suivant.
Il n'y a aucun doute.

Fénix Renascida







Recados de Crianças








ISOLEMENT DU PARENT PROTECTEUR

Le parent protecteur, se fiant à la justice de son pays et aux institutions d’aide pour l’enfance, va avoir le réflexe, comme n’importe quel autre parent se retrouvant dans cette même situation, de s’adresser à celles-ci afin de leur confier les révélations d’abus de son enfant et espérer la mise en place urgente des mesures d’aide pour celui-ci. Hélas, le parent protecteur va vite se rendre compte de sa grande solitude face à l’aide qu’il souhaite apporter à son enfant, surtout lorsqu’il comprendra que les pervers institutionnalisés souhaitent le séparer de celui-ci et l’incriminer d’une « pseudo-dangérosité » afin de le discréditer et d’étouffer la vérité des actes criminels commis sur son enfant par les membres du réseau pédophile.

Comment isoler le parent protecteur c’est-à-dire celui qui souhaite protéger son enfant de la violence sexuelle qu’il a subie ?

Les objectifs visés par les pervers institutionnalisés sont identiques à ceux visés pour isoler l’enfant victime d’abus sexuels ; à savoir :

Isolement psychologique : rendre le parent protecteur non crédible en l’étiquetant d’ « aliénant » pour son enfant, c’est-à-dire atteint du « syndrome d’aliénation parentale ».
Le SAP a été défini en 1986 par Richard Gardner, professeur de pédopsychiatrie à l’université de Columbia. Selon lui, il s’agit d’un désordre psychologique qui atteindrait l’enfant lorsque l’un des parents effectue sur lui, de manière implicite, un « lavage de cerveau » visant à détruire l’image de l’autre parent. Lorsque l’opération réussit, l’enfant rejette ou diabolise ce parent qu’il aimait auparavant, et fait indissolublement corps avec le parent aliénant, conformément au désir de celui-ci. Cette théorie est dangereuse non pas dans son fondement mais dans l’utilisation qu’en font les pervers institutionnalisés afin de procéder à l’éloignement du parent protecteur de son enfant. En effet, cette théorie est souvent utilisée dans les procédures judiciaires comme stratégie pour discréditer le parent protecteur et, de cette façon, rendre peu crédible les révélations d’abus de son enfant. Les pervers institutionnalisés diront que le parent protecteur a une « relation

fusionnelle » avec son enfant, qu’il est « aliénant » pour lui et donc « dangereux ». De cette façon, on procèdera au placement de l’enfant en institution afin de l’éloigner du parent protecteur. Cette théorie sera utilisée dans les cas ou’ il n’y a pas de signes physiques d’abus sur l’enfant.

En revanche, dans les cas d’enfants victimes d’abus sexuels ou’ il y a des signes physiques de ces abus (fissures anales, vulvites et vaginites, lésions de l’hymen), les pervers institutionnalisés diront que le parent protecteur est atteint d’une maladie psychiatrique : « le syndrome de Münchausen par procuration ». Ce syndrome décrit un trouble du comportement d’un adulte envers un enfant : la maltraitance de l’adulte sur l’enfant qui consiste en la production volontaire de symptômes physiques ou psychiques.

De cette façon, en taxant le parent protecteur d’ «aliénant » ou de « malade dangereux », il sera plus aisé, pour les pervers institutionnalisés, de le séparer de son enfant. L’abus de ces deux théories dans les procédures judiciaires ajoutera un autre traumatisme à l’enfant puisqu’il n’est pas cru dans son dramatique récit et est donc totalement nié dans sa souffrance et la violence qu’il a subies.

Isolement physique et/ou géographique: cette seconde étape est consécutive à la première (isolement psychologique). Dans ce cas, le parent protecteur, nommé « dangereux » par les pervers institutionnalisés sera isolé dans un centre psychiatrique ou un établissement carcéral .

Isolement social et professionnel: cette troisième étape est consécutive aux deux précédentes (isolement psychologique et physique et/ou géographique). Le but recherché des pervers institutionnalisés est d’isoler le parent protecteur de son tissu social et familial de référence : détériorer son identité psychologique, sociale et professionnelle. Les frais de procédures et le harcèlement juridico-institutionnel envers le parent protecteur augmenteront sa détresse psychologique et économique. Les frais de procédures judiciaires est un autre moyen utilisé par les pervers institutionnalisés pour étouffer la manifestation de la vérité des crimes infligés sur l’enfant victime, en freinant le parent protecteur dans la continuation de ses actions judiciaires.


Tout ceci est le reflet de notre drame vécu durant cinq années pour tenter de sauvegarder mes deux enfants de l’enfer de la pédo-criminalité.

Je tiens à préciser que mon vécu m’appartient et je ne peux donc le transposer à d’autres situations. Je ne souhaite donc pas généraliser mon histoire, qui s’est orientée vers la protection criminelle par les pervers institutionnalisés, au lieu de la protection de mes deux enfants. Cela serait excessif de ma part d’affirmer que toutes les personnes fonctionnant au sein du Tribunal et des institutions de Mons (Belgique) sont corrompues ou n’assument pas pleinement leurs responsabilités. Les pervers institutionnalisés qui ont eu un rôle dans la non protection de mes enfants se reconnaîtront et devront, un jour, purger leur conscience, en espérant qu’ils en aient une !

L’aide tant recherchée pour mes enfants et que je n’ai pas trouvée en Belgique, m’a contrainte à venir en Italie dans le but que justice soit faite et qu’enfin, mes enfants soient reconnues victimes d’abus sexuels par leur père (Antonini Rocco), leur grand-père paternel (Antonini Roberto) et d’autres adultes (le père et le grand-père accompagnaient ma fille aînée, Fiona, dans des lieux ou’ étaient présents d’autres adultes qui abusaient d’elle et d’autres enfants présents).

Suite au mandat d’arrêt pour enlèvement d’enfants émis par la juge Laloux Véronique du Tribunal de Mons (Belgique), j’ai été arrêtée en Italie. Je suis restée quatre jours en prison et seize jours d’arrêt à domicile. Ensuite, j’ai été jugée par la Cour d’appel de Ancona (Italie) et libérée sans condition. Au moment de mon arrestation, mes enfants ont été arrachées à moi et placées dans une institution italienne durant sept mois. Je n’ai pu obtenir des droits de visite que deux mois après l’enfermement de mes enfants, à raison de quatre heures par mois.

Mes enfants étaient en détresse et se sentaient perdues dans un contexte étranger puisqu’elles ne comprenaient pas la langue italienne (leur langue maternelle étant le français) et qu’elles étaient coupées de leur famille et de tous leurs repères familiers.

Malgré les pressions des autorités belges pour rapatrier mes enfants, la Cour d’appel de Ancona (Italie) a révoqué le rapatriement de celles-ci en Belgique, en tenant compte du danger que mes deux filles encouraient en retournant chez leur père.

Il n’existe aucune place aux mots pour exprimer l’entière souffrance de mes enfants, de ma famille entière et de moi-même. Il s’agit d’ une agonie lente et douloureuse que l’on vit au quotidien ; ceci face à l’impuissance des gens qui nous sont proches et qui nous soutiennent mais également face à la lâcheté et au désintérêt absolu des autorités et des institutions qui pourraient prendre des décisions pour la sauvegarde de mes enfants, et qui ne le font pas !

Le 17 mai 2007, le Tribunal de la jeunesse de Ancona (Italie), alors qu’il n’était pas compétent, a émis une décision de rapatriement de mes enfants, en Belgique. Cette décision a donc chevauché ILLEGALEMENT celle de la Cour d’appel de Ancona (qui avait précédemment révoqué le rapatriement).

Le 19 mai 2007, dans le secret le plus strict et sans que je sois avertie, mes enfants ont été enlevées, lors d’une promenade avec d’autres enfants de l’institution, et rapatriées en Belgique chez leur père bourreau.

En mai 2008, la Cour Suprême de Cassation à Rome a cassé la décision émise par le Tribunal de la jeunesse de Ancona, en reconnaissant son incompétence et en affirmant le maintien de mes enfants sur le territoire italien. Mais trop tard ! Mes enfants sont actuellement en Belgique !

Depuis deux ans, je suis sans nouvelle de mes enfants. Le père et les pervers institutionnalisés de Mons (Belgique) s’opposant catégoriquement à tout contact entre mes enfants et moi-même (même par téléphone !), ceci en faisant une absolue abstraction de l’intérêt de mes enfants et en niant totalement les lois internationales sur les Droits de l’Enfant et de l’Homme.

Malgré les diverses requêtes que mes parents et moi-même avons déposées afin d’obtenir ces contacts, les autorités de Mons (Belgique) restent hermétiques et prennent diverses excuses afin d’éloigner ces contacts : ralentissement des procédures civiles, renvoi des audiences au rôle, fixation des audiences dans des délais extrêmement longs (9 mois à un an entre deux audiences), etc.

Le maintien de cette négation de contacts avec mes enfants sert, pour les pervers institutionnalisés, de chantage affectif afin que j’arrête la procédure pénale et que j’enlève les accusations de viols sur mineurs à charge du père, du grand-père paternel et « X ».

En effet, le 21 décembre 2007, le directeur du Service de Protection Judiciaire et de l’Aide à la Jeunesse de Mons, Monsieur BENSAIDA Taoufik, me convoque pour un entretien prévu le 20 décembre 2007 en Belgique. Ne pouvant m'y rendre (car je suis bloquée en Italie suite au mandat d'arrêt européen lancé par mon ex-mari Rocco ANTONINI contre moi pour enlèvement d'enfants; alors que ce même mandat a été révoqué en Italie!), ce sont les avocats des deux parties et le père, Rocco ANTONINI qui y sont présents. Monsieur Taoufik BENSAIDA, déclare durant cet entretien qu'un contact téléphonique sera autorisé entre mes deux filles et moi-même, le 21 décembre 2007 à 17h. Un simple coup de fil qui représentait, pour moi, un soulagement et un espoir énorme puisque je suis sans nouvelle de mes deux enfants depuis le jour de leur rapatriement en Belgique, c’est-à-dire depuis le 19 mai 2007. Cela faisait donc SEPT MOIS que j’étais sans nouvelle de mes deux enfants ! Tout contact même téléphonique ayant été refusé par le père et ses avocats, Maître BARTHELEMY Jean-Emmanuel et Maître DEPETRIS Nathalie, avocats au Barreau de Mons.

Le lendemain, au lieu d'avoir comme convenu mes filles au bout du fil, c’est Monsieur BENSAIDA qui était au téléphone et qui m’expliquait que je devais cesser la "guerre" , « changer de position », « ne plus faire de bruit autour de cette histoire »…. si j’espèrais revoir mes filles. Monsieur BENSAIDA m’a suggéré de retirer mes accusations de pédophilie à charge du père et du grand père paternel.



Pensamentos
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Por mieux comprendre cette affaire, lisez ce texte que j'ai trouvé sur
http://collectif-inceste.org/

Les évènements

Maria-Pia Maoloni et Rocco Antonini vivaient près de Mons (Belgique), avec leurs deux petites filles et s’aimaient comme tout jeune couple. Lui est éducateur dans un centre pour enfants handicapés près de Charleroi et elle, enseignante en psychologie dans le supérieur, dans la région de Mons. Rocco est le fils de Roberto Antonini, condamné pour trafic de faux tableaux en 1998 et 2006 avec la complicité d’avocats (voir les liens avec l'asbl maison Leon Losseau - asbl = asso sans but lucratif = asso loi 1901, mais en Belgique), d'un notaire et autres notables (affaire Glineur- Debouche) dans la région de Mons et Bruxelles.
Le mariage bascule en janvier 2004, suite aux révélations de leur fille Fiona à sa maman et à la découverte d’images pornographiques dont certaines à tendance pédophilique ainsi que de centaines de photos d’enfants et de gens inconnus sur l’ordinateur de Rocco. Il ne s’agit pas de pédopornographie, décrétera ultérieurement un juge (alors que récemment l’expertise du disque dur a été faite en Italie dont la Justice a considéré ce contenu comme pédopornographique). Fiona accuse son père ainsi que son grand-père paternel. Elle assure également avoir été abusée par d’autres hommes, en présence d’autres enfants, donnant la description d’un endroit luxueux.
Dès ces révélations, le père a traité sa fille de menteuse et il a quitté le domicile conjugal dans la semaine, jour où il portera plainte contre sa femme pour aliénation parentale. Il reviendra néanmoins quelques jours plus tard, accompagné de son père et d'un serrurier, pour dérober l’ordinateur portable et d’autres appareils vidéo. Elle porte alors plainte contre lui et contre le grand-père pour viol et attouchements sur mineurs, et pour vol.
Aucune enquête sociale réelle et sérieuse n’a été faite chez le grand-père alors que Fiona a donné beaucoup de détails. Ils ont toutefois eu l’interdiction de voir les enfants en dehors de "l’espace rencontre" mais ces visites n’étaient pas toujours surveillées.
Les enfants furent placés en décembre 2004, sous prétexte que la mère "pourrait devenir dangereuse si une autre vérité (judiciaire) se faisait jour". Durant cette période, la mère toujours accusée d’aliénation parentale, s’est évertuée à prouver tout d’abord qu’elle était saine d’esprit. Outre plusieurs rapports de psychologues faits à la demande de la maman, un rapport (unilatéral) très approfondi de sa personnalité a été établi suite à 6 visites, par un médecin psychiatre très renommé à Bruxelles (Dr Golzberg), expert auprès des Tribunaux, afin de contrecarrer les expertises faites à Charleroi, par un centre (C-Bex) désigné à cet effet par la Justice de Mons, où ne travaillent que de jeunes psychologues sans expérience (diplômées en 2003 et 2004). Un autre médecin psychiatre, de Bruxelles (Dr Hebborn), qu’elle a consulté volontairement et régulièrement pendant cette période de placement des enfants, a également attesté de sa normalité.
A leur sortie de l’institution, six mois plus tard (juin 2005), la garde fut accordée à la mère moyennant un droit de visite au père, sans surveillance, un w-e sur 2 et la moitié des vacances mais interdisant tout contact avec les grands-parents paternels. Au résultat, après quelques mois, Fiona et Milla revenaient de chez leur père en pleurant et disant qu’elles avaient mal. Les examens gynécologiques ont démontré à chaque fois qu'elles avaient des vulvites et fissures anales, Fiona a même parlé des attouchements qu’elle avait subis de la part de son père au service des urgences d’un hôpital de Mons, ainsi qu’à plusieurs reprises à son généraliste et au pédiatre. Ces éléments n’ont jamais été pris en considération par la Justice montoise qui parle de médecins "complaisants" ! La maîtresse de classe de Fiona a également témoigné mais ceci est resté sans effet. Plus de 30 témoins, dont la plupart ont déposé un témoignage à la police, n’ont pas été pris en considération.
Child focus et son célèbre service de "mesures préventives vis-à-vis de parents, ou même d’enfant une fois alerté d’un cas potentiel de l'exploitation sexuelle", envoya Maria-Pia chez SOS-ENFANTS de Mons, lesquels n’ont jamais été disposés non plus à la recevoir alors que les enfants se plaignaient en rentrant de chez leur père.
"Fiona aurait beaucoup d’imagination et leur mère aurait elle-même infligé les blessures aux enfants", assurèrent les accusés, thèse qui fut reprise par le Parquet de Mons. Or, le Dr Murillo Perdomo, docteur en psychologie et expert auprès des Tribunaux (à un niveau national et international), qui a fait le suivi psychothérapeutique de Fiona pendant plus d’un an, a envoyé des déclarations spontanées au Parquet de Mons pour leur signaler que les enfants étaient en danger en présence de leur père et dans le milieu paternel, mais ces déclarations n’ont jamais été prises en considération et le spécialiste n’a jamais été entendu, même lors de son déplacement au tribunal de Mons. Bien au contraire, la justice a considéré cela comme un entêtement de la mère à vouloir prouver ce qui ne l’était pas et a décidé de replacer les enfants en institution durant les vacances d’été 2006.
Le 4 octobre 2006, après presque 2 ans d'immobilisme, Maria-Pia emmena ses filles en Italie, au cours d'une période de vacances scolaires qui lui correspondait et alors qu'elle assumait légalement la garde des petites. Ce fut le départ d’un chassé-croisé de procédures d’urgence. Il ne fallut que quarante-huit heures à la justice belge pour lancer un mandat d’arrêt international, l'accusant d’enlèvement parental alors qu’elle avait la garde principale de ses enfants au moment de son départ. Elle fut emprisonnée quatre jours, puis assignée à résidence pendant deux semaines. Le temps que la Cour d’Appel d’Ancône (Italie) décrète qu’il n’y avait aucun fait constitutif d'enlèvement parental en octobre 2006 et la libère, la Justice belge (montoise) avait déchu la mère de ses droits et décidé de rendre les enfants aux présumés pédophiles, sous la décision du Tribunal des Mineurs d’Ancône (qui s’était basé sur le jugement du Tribunal de la Jeunesse de Mons qui venait d'accorder l’autorité exclusive au père).
Quant aux deux enfants, elles furent mises dans une institution italienne dès le début de leur arrivée en Italie, suite à l’arrestation de leur maman. Les deux parents n’avaient la possibilité de les voir qu’au bout de 3 mois à raison d’une fois tous les 15 jours à tour de rôle.
Un autre Arrêt de la Cour d’Appel d’Ancône avait rejeté l’extradition des enfants en décembre 2006. Malgré cela, le juge du Tribunal des Mineurs italien a décidé d’extrader les enfants en mai 2007. Elles ont donc été enlevées avec la complicité de certaines autorités des deux pays. Les enfants ont été rendues à leur père dont l’instruction pour viol est toujours ouverte en Italie et en Belgique. En Italie, un recours en Cassation a été lancé contre la décision de rapatriement des enfants.
Plus de onze mille italiens avaient signé une pétition pour leur protection avant cette expatriation. En Italie, les associations descendirent dans les rues : les marches de protestations se succédèrent.

Alors que, depuis novembre 2006, les noms de Rocco Antonini et Maria Pia Maoloni couvrent la presse italienne, les sites Internet, et que celle-ci est régulièrement invitée sur des plateaux de télévisions italiens, la presse belge a maintenu l'omertà (loi du silence) sur leur histoire.
Le Sénateur italien Antonio Gentile a posé officiellement une question parlementaire à Clemente Mastella, à l’époque Ministre italien de la Justice, sur le comportement de son administration et les éventuelles "pressions de la Belgique". Laurette Onkelinx serait intervenue auprès du ministre italien lors d’un voyage à Rome. En novembre 2006 déjà, juste avant l’Arrêt de la Cour d’Appel d’Ancône interdisant le rapatriement, un avion militaire belge attendait les enfants pour les rapatrier (cfr presse italienne); suite à l’échec de ce rapatriement, le Procureur du Roi Dehalu (de Mons) s’était lui-même déplacé jusqu’à Rome.
Une manifestation importante s’est faite le 20 juin 2007 devant l'ambassade de Belgique à Rome afin de contester la décision de rapatriement des enfants.
Actuellement, un grand avocat italien, Maître Taormina, a décidé de prendre en main, en Italie, la défense des intérêts de la maman et de ses enfants, et par là, de déclarer la guerre à la pédophilie au niveau européen. Tandis qu’en Belgique les choses continuent d'être tues de manière réellement suspecte…
Concernant le volet médico-psychologique, à la demande de l’avocat de la maman, deux expertises supplémentaires et approfondies de la maman ont été réalisées, l’une à Rome, l’autre à Milan, par deux des plus grands experts italiens (Prof. Bruno Francesco et Prof. Gagliardi) et leur équipe attestant, de part et d’autre, n'avoir détecté aucune présence du syndrome de Munchausen par procuration, chez elle, et qu’elle ne représente aucun danger ni pour elle-même, ni pour ses enfants, ni pour autrui.
D’autre part, le recours en Cassation a été gagné ce 27 mai 2008, il casse le jugement du Tribunal des Mineurs de Ancona (qui extradait les enfants en Belgique) et ceci sans pourvoi. Ce qui signifie que la Cour Suprême considère que le rapatriement des enfants en Belgique est illégal et qu’il n’y a pas eu enlèvement d’enfant par la mère, aux yeux de la Justice italienne.
Par ailleurs, la Justice italienne a continué son instruction concernant les faits de viols de la part du grand-père (citoyen italien) et du père; cela a abouti dernièrement au "renvoi au jugement" de la part du Procureur italien et il y aura donc un procès contre le grand-père dont l’audience d’introduction a eu lieu ce 19 décembre 2008 en Italie. La maman se constitue partie civile.
Depuis lors, il y a eu également ouverture d’une instruction pénale pour faits de viols contre le père, ce qui nécessita des démarches plus complexes, vu que celui-ci est de nationalité belge, mais elle est actuellement en cours et risque de suivre celle du grand-père puisqu’ils sont accusés des mêmes faits.
On doit également parler des expertises des dessins de Fiona, qui ont été faites dernièrement par les Dr.Crotti et Magni et qui attestent que celle-ci subit toujours actuellement des abus sexuels.
A ce jour, la maman n’a toujours aucun contact direct avec ses deux petites filles (10 et 6 ans) depuis le jour de leur rapatriement, c’est-à-dire, début mai 2007 et reste sans le moindre contact avec elles car leur père et son avocat, ainsi que le SPJ de Mons lui refusent tout contact même téléphonique, ce qui est inadmissible et constitue en soi un déni de droit.
Depuis le 19 décembre le grand-père paternel, Roberto Antonini est inculpé pour calomnies, pédopornographie et abus sexuels sur sa petite-fille ainée ...
Résumé officiel du Comité de soutien.

terça-feira, 4 de janeiro de 2011

SYNDRÔME D'ALIÉNATION PARENTALE: UNE THÉORIE PRO-PÉDO!

Este artigo encontra-se no site
http://justice-medecine.blog.droitfondamental.eu/

Sugiro, vivamente, a sua leitura.

Sugiro, igualmente, a leitura do artigo que podeis encontrar em
http://www.undde.org/


Sobre Léo Thiers-Vidal, sugiro a leitura do seu próprio testemunho, em
http://leothiersvidal.unblog.fr/

Não podia deixar de pôr aqui este vídeo (a 3ª parte de 3), com um caso elucidativo.
(eu assinei já esta petição, e vou pô-la na margem direita deste blog)

segunda-feira, 3 de janeiro de 2011

UN PROGRAMME TROMPEUR QUI PRIVE LES ENFANTS DE LEUR MÈRE!

vendredi 14 novembre 2003


États-Unis
Un programme qui prive les enfants de leur mère
par Liz Richards


J’œuvre auprès de plaignantes mères de famille depuis 1995. Un jour, j’ai été informée, par leurs dirigeants eux-mêmes, qu’un organisme de défense des droits des pères de Virginie du Nord utilisait un programme fédéral de garde d’enfants comme stratégie dite de " terre brûlée" contre les mères.

Ma banque de données, plus de 850 demandes, inclut 80 plaintes provenant de Virginie du Nord, la plupart concernant les droits des pères. Et, bien qu’ils parlent de " garde commune " et d’" éducation conjointe ", en réalité, cela se traduit par du harcèlement juridique et des enfants privés de leur mère.

Les gens supposent que les tribunaux sont en faveur des mères. Or, il existe une hostilité profonde envers les mères qui se plaignent. Un phénomène de sympathie inversée envers les hommes perçus comme opprimés résulte souvent en un backlash contre les femmes.

Les hommes emploient ce stratagème pour obtenir la garde des enfants ainsi que pour bénéficier d’obligations financières réduites - allant même jusqu’à provoquer des querelles pour susciter des plaintes. Les hommes ont appris qu’ils pouvaient mentir au tribunal et justifier leur comportement inadéquat en accusant les femmes. Peu de gens osent les confronter, tandis que les femmes sont sommées de se taire - tant par leur propre famille que par leurs avocats.

Ces porte-flambeaux des droits du père font en fait partie d’une branche secrète d’une organisation juridique basée en Californie, l’Association des tribunaux de la famille et de médiation (Association of Family and Conciliation Courts), qui les utilisent pour créer des litiges. Le Conseil des droits des enfants (Children’s Rights Council) et la Coalition américaine pour les pères et les enfants (American Coalition for Fathers and Children), basés en Virginie, sont des groupes très actifs au sein de cette association.

Le Conseil des droits des enfants est lié de près aux juges et aux professionnels de l’Association des tribunaux de la famille et de médiation, et lui fournit les cas de ses membres. Ce conflit d’intérêt demeure secret.

Le Conseil des droits des enfants est également affilié à des psychologues pro-pédophiles, tels Richard Gardner et Ralph Underwager, dont les thèses - fortement critiquées - en faveur des abuseurs/pédophiles, sont utilisées en cour pour masquer les abus et attribuer la garde aux pères.

Le Conseil des droits des enfants et la Coalition américaine pour les pères et les enfants ont mis en œuvre un programme fédéral relatif à la " garde-type ", basé sur les méthodologies de Gardner, bien que celui-ci soit dénoncé par beaucoup de membres de la profession juridique comme faisant la promotion de la pédophilie.

Tant la Revue trimestrielle de droit de la famille (Family Law Quarterly), la branche californienne de l’Organisation Nationale des Femmes (California National Organization for Women) que l’Université de Wellesley ont publié des rapports confirmant la tendance de plus en plus répandue des tribunaux à attribuer la garde des enfants aux hommes abuseurs, tandis qu’ils restreignent les mères victimes à un droit de visite limité.

Les programmes de garde pour les pères sont financés par le Service d’exécution des ordonnances de pension alimentaire aux enfants (Child Support Enforcement Office), du Ministère fédéral de la santé et des services aux citoyens, un département dirigé par les alliés des droits des pères depuis dix ans.

Tant David Gray Ross, ex-commissaire du Service d’exécution des ordonnances de pension alimentaire aux enfants, que l’actuel secrétaire adjoint du Ministère fédéral de la santé et des services aux citoyens, Wade Horn, ont contribué à transformer le ministère en agence de garde pour les pères, par l’intermédiaire des programmes " Accès/Visite " et " Père responsable " incorporant les méthodologies de Gardner.

Alors que ces programmes sont présentés au public comme favorisant une " paternité responsable ", les documents officiels indiquent que le but est de fournir gratuitement aux pères des avocats pour plaider leur cause et obtenir la garde des enfants.

Ces programmes étatiques sont si biaisés en faveur des abuseurs qu’à Tacoma (Washington), le programme a assumé les frais de l’avocat du tireur isolé de Beltway (Beltway Sniper) John Allen Muhammad, - dont un voyage à l’est des États-Unis à la recherche de l’ex-conjointe de son client.

Le Ministère de la Santé de Virginie gère plusieurs de ces programmes et a d’ailleurs alloué au Conseil pour les droits des enfants une subvention pour la mise en place de centres de visites.

Mais des personnes qui surveillent ce genre d’activités ont dénoncé les pratiques malhonnêtes ayant cours dans ces centres, comme la manipulation des chiffres pour obtenir plus de financement ou l’omission de mentionner au tribunal le comportement violent d’un père afin qu’il obtienne la garde des enfants.

En outre, Wade Horn a initié une Campagne de Paternité de Virginie (Virginia Fatherhood Campaign), en ayant recours à son ancienne organisation, l’Initiative de Paternité Nationale (National Fatherhood Initiative), qu’il rémunère, sur une base annuelle, à titre de consultant. Après que j’eus identifié des contradictions majeures révélées par des entrevues avec la plupart des bénéficiaires de la Campagne de Paternité de Virginie, un rapport de vérification de l’État a confirmé que la conjointe de Horn travaillait pour l’Initiative de Paternité Nationale et que le programme référait des hommes à des groupes de pères afin de les " aider " avec leurs problèmes de pension alimentaire et de garde d’enfants.

La division virginienne d’exécution des ordonnances de pension alimentaire aux enfants (Virginia Division of Child Support Enforcement) gère un autre programme en collaboration avec la Campagne de Paternité de Virginie , en procurant une aide spéciale aux pères. Ainsi, cette agence étatique viole les règles de l’éthique en fournissant des services juridiques aux adversaires des clients pour lesquels ils sont mandatés par le Congrès.

Le Service d’exécution des ordonnances de pension alimentaire aux enfants a pour mission de faire exécuter les ordonnances, et non de divulguer des astuces à l’autre partie sur la façon de contourner la loi. Si les législateurs et les fonctionnaires du Ministère de la Santé estiment que les hommes ont besoin d’une aide additionnelle afin de ne pas perdre leur cause en cour, il suffit alors de créer un organisme de promotion des droits des hommes, et non pas de se cacher derrière des noms tels que " paternité responsable " et autres revendications trompeuses afin d’inciter les pères à les appuyer.

Les programmes de paternité causent un grave préjudice aux enfants et à leurs mères. Ils devraient être abandonnés immédiatement - et faire l’objet d’enquêtes.

(Révision de la traduction : Nathalie Durand)

Northern Virginia, Opinion Section 14-Jan-03
Reproduction sur Sisyphe autorisée par l’auteure. On peut la joindre à LIZGOAL@aol.com

Mis en ligne sur Sisyphe, le 7 novembre 2003

© Sisyphe 2002-2010

FONTE: http://sisyphe.org/



Crianças
Imagens e recados para Orkut no Glimboo!






Underwager, co-inventeur du sap: interview

Paidika : Selon vous, le choix de la pédophilie est-il un choix responsable pour les individus ?

Ralph Underwager : Certainement. J'ai été frappé en apprenant à mieux connaître et comprendre les personnes qui choisissent la pédophilie, de voir à quel point elles se laissent définir par d'autres personnes. Cette définition est habituellement et avant tout négative. Les pédophiles dépensent beaucoup de temps et d' énergie à défendre leur choix. Je ne pense pas qu'un pédophile ait à faire cela.

Les pédophiles peuvent affirmer fièrement et courageusement leur choix. Ils peuvent dire que leur volonté est de trouver la meilleure façon d'aimer. Je suis également théologien, et en tant que théologien, je crois que c'est la volonté de Dieu qu'il existe de la proximité et de l'intimité, de l'unité de la chair entre les gens.

Un pédophile peut dire : "Cette proximité est une possibilité pour moi au sein des choix que j'ai fait." Les pédophiles sont trop sur la défensive. Je pense que les pédophiles peuvent affirmer qu'ils choisissent de vivre l'intimité et l'amour. Avec fierté, ils peuvent dire "Je crois que ceci fait vraiment partie de la volonté de Dieu". Ils ont le droit d'affirmer ces choses pour eux-mêmes en tant que choix personnels. Mais c'est une autre question de savoir s'ils arrivent à persuader d'autres personnes qu'ils ont raison (rire).

Paidika : Vous dites que les pédophiles devraient affirmer le fait qu'ils croient que la pédophilie fait partie de "la volonté de Dieu". Cela veut-il également dire que lorsqu'un pédophile mentionne la volonté de Dieu, cela implique qu' il connaît réellement la volonté de Dieu ?

Ralph Underwager : (riant) Evidemment, je ne suis pas en lien direct avec la volonté de Dieu. Mais je pense que c'est la volonté de Dieu que nous soyons libres. Je crois que la volonté de Dieu est que nous disposions d'une liberté absolue. Pas de conditions, pas de contingences. Lorsque l'apôtre saint Paul dit "Toute chose m'est légitime", il ne le dit pas une fois mais à quatre reprises. "Toute chose m'est légitime". Il ajoute également que tout ne marche pas toujours.

Paidika : Votre analyse de l'hystérie autour de la sexualité des enfants réfère à la rupture du contrat social et à un dysfonctionnement religieux/mythique. Reconnaissez-vous d'autres causes que celles-ci ?

Ralph Underwager : Je rajouterais le féminisme radical, qui inclut une forte dose de haine des hommes. Je pense que d'une façon très concrète ces femmes peuvent être jalouses du fait que des hommes soient capables de s'aimer, d'être des camarades, amis, proches, intimes, de travailler de façon coopérative, de fonctionner en groupe. Cela peut rendre des femmes jalouses que des hommes affirment que la masculinité peut inclure l'intimité et la proximité liées au sexe. Ceci s'appliquerait autant pour les liens entre hommes, que pour la sexualité pédophile. La femme est jalouse de cette connexion. Elle dit, "Attends voir, nous n'allons pas vous laisser faire ça!"

Paidika : N'est-ce pas un souhait raisonnable pour les pédophiles de vouloir obtenir la décriminilisation de la sexualité pédophile? Ce n'est peut-être pas réaliste aujourd'hui aux Etats Unis mais n'est-ce tout de même pas un but légitime ?

Ralph Underwager : Oh oui, certainement, certainement. Je veux dire, Jésus a dit: "Je ne veux vraiment pas faire ceci. Je ne veux pas monter là vers le Calvaire." De même pour la décriminalisation, la vraie question est: si on n'y est pas, comment va-t-on y arriver ?

Paidika : Des conseils ?

Ralph Underwager : Prenez le risque, assumez les conséquences du risque, et affirmez: ceci est quelque chose de bien. Les pédophiles doivent devenir plus positifs et affirmer que la pédophilie est une expression acceptable de la volonté de Dieu d'amour et d'unité entre les humains.

Ce serait bien si quelqu'un pourrait obtenir un fonds important de recherche afin de faire une étude longitudinale de, disons, 100 garçons de 12 ans en relation avec des pédophiles aimants. Quiconque ferait cette étude aurait à suivre ces garçons à des intervalles de 5 ans pendant 20 ans. Ceci est impossible aujourd'hui aux États Unis. On parle donc d'un futur très éloigné.


FONTE: http://forum.aufeminin.com/



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Underwager was a prolific defense expert for people accused of child sexual abuse. By the late 1980s, he had appeared in court on behalf of defendants in child sexual abuse cases more than 200 times in the US, Canada, Australia, New Zealand and Britain.[8] In court and in the media, Underwager claimed that 60% of women sexually abused in childhood reported that the experience was good for them,[9] he characterized child protection investigations as nothing less than an "assault on the family as an institution"[10] and he alleged that 75% of mothers alleging sexual abuse in custody proceedings suffered from a "severe personality disorder" that prompted them to manufacture false allegations.[11] He claimed that forensic interviews with children inevitably lead the child to confabulate an account of satanic ritual abuse because the "fantasy world of children is filled with mayhem, murder, cannibalism, blood and gore".[12] He claimed that all forensic interviews with children provoked this sadistic sexual fantasy life, creating "psychotic" and sexualized children who were "ruined for life".[13]

Anna Salter claimed that in response to her criticism of his courtroom testimony and for claiming he lied in order to help child molesters evade punishment, Underwager filed several unsuccessful suits against Salter as well as other threatening actions.[14]

FONTE: Wikiédia



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Dr. Salter received her Ph.D. in Clinical Psychology and Public Practice from Harvard University and obtained a Masters Degree in Child Study from Tufts. She was a Teaching Fellow at both Universities.

Dr. Salter has lived in Madison Wisconsin since 1996 and consults half time to the Wisconsin Department of Corrections. In addition, she lectures and consults on sex offenders and victims throughout the United States and abroad. She has keynoted conferences on sexual abuse in Australia, New Zealand, Scotland and England. In all, she has conducted trainings in 45 states and 8 countries. Dr. Salter also evaluates sex offenders for civil commitment proceedings and other purposes. She testifies as an expert witness in sexual abuse civil and criminal cases.

Before moving to Madison, Dr. Salter was on the faculty of Dartmouth Medical School in Lebanon, New Hampshire in the Departments of Psychiatry and Maternal and Child Health. While there, she was Director of Psycho-social Training for the Pediatric Residency Program, Director of Child Psychiatry Consultation to the Pediatric Ward, Co-Director of the Parenting Clinic, Assistant Director of the Children-at-Risk Program and Director of the Parents in Distress Program. She also won the Saul Blatman Teaching Award in the Department of Pediatrics and Maternal and Child Health.

Dr. Salter is the 1997 winner of the Significant Achievement Award from the Association for the Treatment of Sexual Abusers.

She is the author of three nonfiction books:

Predators: Pedophiles, Rapists and Other Sex Offenders: Who They Are, How They Operate and How We Can Protect Ourselves and Our Children. (2003) New York: Basic Books

Transforming Trauma: A Guide to Understanding and Treating Adult Survivors of Child Sexual Abuse. (1995), Newbury Park, CA, Sage Publications

Treating Child Sex Offenders and Victims: A Practical Guide. (1988) Newbury Park, CA, Sage Publications.

In addition she has produced two educational video tapes:

Truth, Lies and Sex Offenders

Sadistic Offenders: How They Think, What They Do

Dr. Salter has also published four forensic mysteries:

Shiny Water

Fault Lines

White Lies

Prison Blues

Prison Blues has been nominated for a 2003 Edgar Allan Poe Award in the category of Best Original Paperback.

FONTE: http://annasalter.com/biography.html

domingo, 2 de janeiro de 2011

DAR DUAS BOFETADAS À EX-MULHER NÃO É VIOLÊNCIA DOMÉSTICA

Esta notícia, soube-a eu a partir de um blog que estou a seguir.
Quem quiser pode conferi-lo em
http://parafusovadio.blogspot.com
(chamo a atenção para o terceiro comentário, em particular)


'Dar duas bofetadas na ex-mulher não é violência doméstica'
7 de Dezembro, 2010

O Tribunal da Relação de Coimbra indeferiu o recurso interposto pelo Ministério Público para condenar por violência doméstica um homem que deu duas bofetadas na mulher com quem vivera maritalmente durante 14 anos, em Buarcos, Figueira da Foz.
Na primeira instância, o homem, engenheiro electrónico, foi condenado pelo crime de ofensa à integridade simples, na pena de 140 dias de multa, à razão diária de 7 euros, e ainda no pagamento à ex-mulher, professora na Universidade de Aveiro, da quantia de 500 euros a título de danos não patrimoniais.

O Ministério Público (MP) recorreu, pedindo a condenação pelo crime de violência doméstica, que é punível com uma pena entre um e cinco anos de prisão, subindo o limite mínimo para dois anos se os factos se registarem no domicílio da vítima.

As penas podem ainda subir até aos oito anos se dos maus tratos resultar ofensa à integridade física grave ou até dez se deles resultar a morte.

No entanto, a Relação indeferiu o recurso, alegando que, pelos factos provados, não se evidenciou que o arguido tivesse procurado agredir a ex-mulher «perante terceiros, de forma a sujeitá-la a vexame e humilhação pública».

«A conduta do arguido não se afigura, só por si, suficiente para representar a afectação do bem jurídico protegido pela norma que incrimina a violência doméstica, não consubstanciando uma ofensa à dignidade da pessoa humana, que coloque a ofendida numa situação humanamente degradante», segundo o acórdão.

Os factos remontam a 22 de Julho de 2009, quando o arguido foi à casa da ex-mulher para levar a filha de ambos para passar férias com uma tia em Itália, como havia sido combinado pelos dois.

Na altura, gerou-se uma discussão entre ambos e, quando a mulher subia as escadas do prédio onde mora, o arguido abeirou-se dela e desferiu-lhe duas bofetadas na cara, uma agressão presenciada por uma pessoa que ali passava.

Segundo o tribunal, o arguido agiu sempre de forma livre e voluntária, com «plena consciência de que não lhe era permitido atingir a integridade física da mãe dos seus filhos, submetendo-a a violência física».

No entanto, o tribunal considerou tratar-se apenas de um crime de ofensa à integridade física simples, uma vez que o comportamento do arguido não foi reiterado e a agressão em causa «não revela uma intensidade, ao nível do desvalor, da acção e do resultado, que seja suficiente para lesar o bem jurídico protegido - mediante ofensa da saúde psíquica, emocional ou moral, de modo incompatível com a dignidade da pessoa humana».

Segundo o Código Penal, como lembra o MP no seu recurso, incorre num crime de violência doméstica «quem, de modo reiterado ou não, infligir maus tratos físicos ou psíquicos, incluindo castigos corporais, privações da liberdade e ofensas sexuais, ao cônjuge ou ex-cônjuge, a pessoa de outro ou do mesmo sexo com quem o agente mantenha ou tenha mantido uma relação análoga à dos cônjuges, ainda que sem coabitação».

Lusa / SOL

LA PARANOIA PATERNELLE, JUSQU'OÙ IRA-T-ELLE?

Nos próximos dias irei trazer artigos que falam por si.
Palavras de gente "pequena" como eu, que vêm reforçar aquilo que eu tenho dito até aqui.

Nada que eu já não soubesse, ou tivesse percebido.
Só que eu não diria melhor.

Ao lerdes isto, ireis ver o quão próximo está da verdade, e da realidade. Só não vê quem for cego.
Se necessário, usai o tradutor Google, que tenho aqui no blog.

Nunca é demais lembrar que tenho a sondagem, logo por cima do tradutor, e algumas petições mais abaixo, igualmente na margem direita, que eu gostava que lesseis e, sendo o vosso caso ou estando vós de acordo, assinásseis.

Não percam os próximos posts.
Aí se diz a verdade, e nada mais do que a verdade.

Obrigada, e boa leitura.




mercredi 11 février 2004


La paranoïa paternelle triomphera-t-elle ?

L’organisation des pères en colère
par Trish Wilson

Depuis des années, au Canada et au Québec comme en France et partout en Europe, des lobbies s’organisent pour défendre les "droits des pères" contre celles qu’ils considèrent comme des ennemies, les mères et les féministes. Ils utilisent notamment Internet pour diffuser une propagande à laquelle les législateurs prêtent une oreille bienveillante. Certains de ces groupes s’inspirent du "modèle américain" en la matière, dont voici une illustration.


Au fur et à mesure que les pères disparaissent de la vie de millions de femmes et d’enfants, ils resurgissent dans des bulletins de liaison, des groupes locaux d’activisme et dans le cyberespace comme membres de mouvements farouchement engagés en faveur des " droits des pères ", dont la mission déclarée est de " se défendre ".

Se défendre contre quoi ? Contre le pouvoir des femmes et des enfants, évidemment. Même si les déclarations publiques de ces organisations regorgent de bons sentiments - aider les hommes à devenir de meilleurs pères, par exemple - et de platitudes telles que " Les pères sont plus que des chèques de paie ", leurs membres ne sont pas de bons pères recherchant de l’aide mais plutôt des hommes en colère (souvent appuyés par des femmes qui les soutiennent) recherchant un élargissement des privilèges masculins. Leurs communications dans le privé sont de véritables diatribes contre le soutien alimentaire des enfants et en faveur de la prise de contrôle sur les femmes. On n’y trouve jamais la moindre allusion à la relation père-enfant.

De nos jours, les militants pour les droits des pères, comme c’est le cas des sympathisants des milices d’extrême-droite, sont particulièrement actifs sur l’Internet. Des cybergroupes tels Fathers’ Manifesto y recrutent des membres de façon très active et y répandent de la désinformation. Le Manifesto est une organisation parapluie fondée par John Knight, président de l’American Institute for Men basé en Californie. Bien que Knight se soit semble-t-il récemment retrouvé en prison et que le site de Manifesto ait disparu du Web, les signataires de celui-ci, provenant d’un large éventail de groupes militant pour les droits des pères, promeuvent activement son programme.

Ce programme consiste à attaquer les femmes qui élèvent seules leurs enfants, en prétendant que leur façon d’élever leurs enfants est la cause de la plupart des maux allant des hauts taux de criminalité juvénile aux faibles résultats des jeunes aux tests d’évaluation préparatoires au niveau collégial (les SAT, " scholastic assessment tests ").

À l’échelle nationale, les membres de ces groupes présentent des requêtes aux tribunaux pour que la garde exclusive soit toujours attribuée au père - peu importe que celui-ci ne se soit jamais occupé de son enfant ou qu’il ait un passé de violence conjugale ou d’abus. Ils font également du lobbying en faveur de mesures législatives qui donnent plus de pouvoir aux pères.

Ces groupes ont comme priorité l’élimination de l’aide sociale, des coupons de nourriture, des programmes de logement social, de la sécurité sociale, des pensions alimentaires ordonnées par les tribunaux, et de tout autre " transfert de biens qui encourage ou rend possible l’absence de père. "

Une recommandation particulièrement appropriée, surtout dans le contexte de la nouvelle loi sur la réforme de l’aide sociale, est celle qui consiste à exiger que l’on confie immédiatement au père tout enfant dont la mère présente une demande d’aide sociale. On pouvait lire l’exhortation suivante sur une liste de diffusion électronique : " Messieurs, empressez-vous de présenter vos demandes de garde d’enfant [dès que maman décide de recourir à l’aide sociale]. " Un autre cybergroupe, qui a aussi un site Internet , le Men’s Action Network (MAN, le réseau d’action masculin)

Des groupes militant pour les droits des pères se sont infiltrés dans les listes de diffusion électronique consacrées à la violence conjugale, au viol et au droit familial et suggèrent de pourchasser les groupes de femmes qui s’opposent à leurs points de vue.

Que doit faire une femme une fois qu’on a mis en place de telles " mesures de protection " ? Dans un récent message affiché sur la liste de diffusion Talk Man consacré aux femmes, " Jimmy " (un membre du réseau Man’s Health Network, une organisation basée à Washington, D.C., qui a des liens indirects avec celle de Gary Bauer, président de American Values , ancien conseiller de Ronald Reagan sur la politique intérieure), citait ses extraits préférés d’une liste des qualités de la " femme parfaite " : " 1) Elle sait quand se taire. 2) Elle sait quand se soumettre au désir de l’homme. "

Dans une autre liste affichée par Jimmy, qui lui avait été envoyée par " Ben ", intitulée " 69 raisons pour lesquelles les femmes ne devraient pas avoir la liberté d’expression ", on se moque des femmes par des affirmations telles que " 27) Si elles n’ont pas le droit de s’exprimer, elles ne pourront pas pleurnicher qu’elles se font violer. " " 29) Une seule paire de lèvres doit s’exprimer à la fois. " La citation la plus parlante est sans doute : " 40) La seule façon pour les femmes d’accéder à l’égalité est de renoncer à beaucoup de choses. " - point de vue partagé par la majorité des hommes faisant partie du mouvement. En présentant ces citations, Jimmy déclarait que la femme de Ben l’avait quitté. Faut-il s’en étonner ?

Une consultation rapide des groupes de discussion (messages et réponses) révèle les objectifs réels du mouvement - et l’ampleur réelle de sa misogynie. Dans un forum intitulé " Garde paternelle - Pas d’exception ", Daniel Amneus, un signataire du Manifesto, établit une relation entre la taille plus réduite du cerveau des femmes et une intelligence féminine réduite. Animé par une hargne étonnante, il écrit ceci :

Les femmes gagnent en moyenne 42 pour cent de moins que les hommes et cela serait essentiellement le résultat de la discrimination. Ce revenu inférieur n’aurait-il donc rien à voir avec le fait que leur cerveau est moins volumineux, que leurs muscles sont plus faibles, qu’elles sont plus petites en taille, ou qu’elles ont un tonus moindre ? Tous ces aspects ne seraient-ils que de menus détails qui n’auraient que peu d’effet sur la productivité d’une travailleuse ?
Les groupes de revendication des droits des hommes se sont aussi infiltrés dans les listes de diffusion électronique et les groupes de discussion consacrés à la violence conjugale, au viol et au droit familial, dans le but évident de faire dérailler tout échange intelligent. De façon outrageuse, la lettre d’information du National Council for Men (Conseil national des hommes), le Mens’ and Fathers’ Activism Report (le Rapport sur la revendication des hommes et des pères), accessible sur l’Internet, invite ouvertement à pourchasser tout groupe qui s’oppose à ses points de vue. L’action la plus haineuse (et complètement illégale) à laquelle il s’est livré a consisté en une exhortation écrite à exercer un harcèlement téléphonique sur la ligne d’aide mise sur pied par le ministère fédéral de la Justice, la National Domestic Violence Hotline.

Bien sûr, les groupes de revendication des droits des pères continuent d’imposer leur ordre du jour aux tribunaux et aux assemblées législatives. Dans ces cadres, leurs principaux outils sont le fiel et la désinformation. Les chiffres sont faussés ou mentionnés sans aucune référence à une source.

Lorsqu’on les presse de révéler leurs sources, leurs membres et lobbyistes se fâchent, comme le fit récemment Richard Bennett, directeur de la section de la Silicon Valley de la Coalition of Parental Support (COPS - Coalition pour le soutien parental), l’organisme qui avait soutenu la contestation ratée de la présomption en faveur de la garde partagée proposée par le projet de loi AB 999 de la Californie. Le groupe était également le promoteur de la loi SB 509, qui abolit la pension alimentaire viagère. Interpellé à propos de son invraisemblable affirmation que la majorité des mères divorcées ne travaillent pas, Bennett rétorque ceci :

Il faut que vous consentiez à examiner les données du Bureau de la Statistique (U. S. Census Bureau) au lieu de passer votre temps à vous regarder le nombril. Une majorité de mères mariées travaillent à l’extérieur de la maison et une majorité de mères célibataires ne le font pas. Bon, je vous concéderai qu’un grand nombre de celles-ci sont des cas de " reines-assistées sociales-jamais mariées " et non de véritables cas de mères divorcées. Il n’en reste pas moins que plus de 4 millions de mères célibataires ne pourvoient pas aux besoins de leurs enfants et comptent sur le gouvernement ou sur papa pour le faire. Pas étonnant qu’elles ne soient pas mariées !
Tirons la situation au clair une fois pour toutes. Les rapports de population du U.S. Census Bureau pour 1988 (Bureau fédéral de la statistique des États-Unis) montrent que 70 pour cent des femmes qui recevaient une pension alimentaire pour leur enfant avaient travaillé un mois complet juste avant l’entrevue de sondage.

Et quelle est la solution prônée par plusieurs groupes ? Conférer la garde au parent le plus riche : le père*.

Anne Mitchell, fondatrice de Fathers’ Rights and Equality Exchange (FREE, un groupe californien de revendication des droits des pères qui a l’appui de l’ancien gouverneur Pete Wilson, prétend constamment que 75 pour cent des pères versent assidûment la pension alimentaire pour leur enfant. Ce que ce chiffre (tiré des données du U.S. Census) ne dit pas, c’est que dans la plupart des cas ces sommes d’argent ne sont pas payées volontairement mais plutôt à la suite d’ordonnances judiciaires, voire de saisies sur le salaire. De plus, la moitié des femmes créancières de pensions alimentaires destinées à leurs enfants ne reçoivent pas un sou ou seulement une partie du montant dû.

Soyons clairs : les pères sont souvent enragés que l’on exige d’eux qu’ils renoncent à une partie de leurs biens pour faire vivre leur famille, plutôt qu’on leur permette de jouir de tout cet argent eux-mêmes. Dans les lettres d’information et sur l’Internet, ils prétendent que leurs ex-conjointes habillent leurs enfants de guenilles [Note de Trish Wilson : alors qu’en fait, ils sont la plupart du temps simplement habillés, de vêtements confortables], pour pouvoir consacrer l’argent destiné à leurs enfants à l’achat de voitures neuves et de vacances coûteuses. Ils dégoulinent d’angoisse pharisaïque telle que celle exprimée par " Bill et/ou Robbie " Fetzner, membres des Wisconsin Fathers for Equal Justice, qui ont affiché une note sur une liste de diffusion portant le nom de " Family Law-L " à l’effet suivant :

Forcer un père à payer une pension alimentaire à son enfant [Note de Trish Wilson : Plutôt, je présume, que d’attendre à ce qu’il le fasse volontairement…] fait mal au parent gardien exactement comme le fait notre système actuel de sécurité sociale. Et cela fait mal également au parent pourvoyeur qui n’a pas la garde… Traire la vache encore plus vigoureusement n’augmentera pas la quantité de lait et taper sur le donneur ne résoudra aucun problème. [Note de Trish Wilson : L’emprisonnement aurait-il plus de succès ?…]
Les Wisconsin Fathers for Equal Justice ont réussi à s’infiltrer dans le site Web de la National Organisation of Women of Wisconsin, fait qui a été porté à l’attention de l’organisation nationale (NOW, Organisation nationale des femmes aux Etats-Unis, .
(...)


Mis en ligne sur Sisyphe, le 2 février 2003

© On The Issues. Winter ’97, Vol. 6, No. 1/Web page : 12-20-96/ Webmaster : Sara Yager
© Sisyphe pour la version en français.

Pour plus d’information, communiquer avec le Clearinghouse Against Fathers’ Rights, National Organization for Women, 1000, 16th Street NW, Suite 700, Washington, DC 20036.


Lire également :

Un programme qui prive les enfants de leur mère
La réussite scolaire comparée selon le sexe : catalyseur des discours masculinistes, un rapport de Condition féminine Canada, mars 2003.
Un rapport de Condition féminine Canada démasque un discours qui nie les inégalités de genre
Le discours masculiniste dans les forums de discussion
Les arguments du discours masculiniste
Les enfants du divorce ont besoin de notre protection
Les partisans des droits des pères veulent imposer la garde partagée obligatoire


© Sisyphe 2002-2010
|

Trish Wilson

FONTE: http://sisyphe.org

sábado, 1 de janeiro de 2011

L'ENFANT D'ABORD!

Garde partagée ou résidence alternée : l’enfant d’abord
par Jacqueline Phélip





Avant d’aborder un sujet, aussi sensible que douloureux, il est nécessaire d’apporter quelques précisions :

Définition

Une résidence alternée est le passage d’un enfant, d’un foyer à l’autre.
Elle peut se faire à des rythmes variés, et non systématiquement une semaine chez l’un, une semaine chez l’autre.

Il faut distinguer

Les résidences alternées organisées à l’amiable par les parents (les plus nombreuses) des résidences alternées imposées par des juges aux affaires familiales.
Ce sont ces dernières qui posent le plus de problèmes, et des problèmes graves.

Notre experience

Après deux ans et demi, environ, d’existence, nous avons reçu plus de huit cents appels de parents. 350 dossiers concernent des enfants de 0 à 9 ou 10 ans.
Tous ces enfants ont été soumis à des rythmes d’alternance inadéquats imposés :

Quel que soit l’âge de l’enfant
Quel que soit le conflit parental et la non-communication entre les parents
Sans tenir compte des violences conjugales
Sans tenir compte du modus vivendi qui précédait la séparation et sans déterminer celui qui était le principal pourvoyeur de soins
Sans respect pour le désir profond de l’enfant lorsqu’il est à même de le formuler.

Contexte

Dans 50 à 60% des cas qui nous sont soumis, la séparation est due à des violences conjugales de toute nature : physiques (parfois graves) mais aussi psychologiques, sexuelles, etc.... (nous rejoignons en cela les statistiques canadiennes). Dans 20% des cas au désintérêt total du conjoint pour la famille et les enfants. Dans quelques cas( moins de 1%)le père a cherché à évincer la mère dès la naissance de l’enfant.

La résidence alternée paritaire

Dans ce contexte, elle est exigée par les pères le plus souvent :

Pour se « venger » de la conjointe qui a pris l’initiative de la séparation (aujourd’hui, dans 70 à 75% des cas ce sont les femmes qui demandent la séparation).
Pour ne pas payer de pension alimentaire.
Sous la pression des grands parents paternels.

Justice

Nous pouvons observer l’arbitraire auquel sont soumis les enfants en fonction des juges aux affaires familiales dont ils dépendent.

- Ces derniers n’ont aucune formation sur le développement psychoaffectif des enfants.
- Certains enlèvent la garde totale de très jeunes enfants à leur mère pour la confier au père sans autre raison qu’idéologique et sans s’assurer que le père s’était investi un minimum auparavant.
- Ils sont débordés par le nombre de dossiers.
- Ils n’ont aucun moyen fiable de faire la lumière sur chaque situation familiale (enquêtes sociales ou expertises psychologiques laissent souvent à désirer).
Enfants

Tous ces enfants sont en grande souffrance.

Les plus petits (de 0 à 3 ou 4 ans)
Ils présentent des symptômes divers et variés, parfois très importants, en fonction de leur sensibilité propre, qui ont été observés et décrits dans la littérature scientifique lors des séparations mère-enfant et dont on sait que les conséquences possibles n’apparaîtront qu’à l’adolescence sous des formes diverses : angoisse flottante, états dépressifs et tentatives de suicide, troubles du comportement, difficulté à s’attacher aux autres de façon profonde et durable etc....

Ils redeviennent fusionnels avec leur mère, alors que dans une situation normale, l’inverse devrait se produire.

Au-delà et jusqu’à 8- 9-10 ans (selon les situations personnelles)
Ils ont un comportement de mal-être avec repli sur soi, tristesse, dépression, lassitude, grande fatigue, colère agressive etc.

Certains menacent de fuguer ou de se suicider, alors qu’ils n’ont que 7 ou 8 ans.

Conséquences annexes

Alors même que l’on parle de l’ampleur des violences conjugales, une résidence alternée rend mère et enfants otages de l’agresseur.
Alors que le chômage sévit, nombre de ces jeunes mères ne peuvent accepter un emploi qui les éloigne du domicile paternel.
Si la résidence alternée exempte souvent les pères de toute pension alimentaire, ces derniers laissent, dans nombre de cas, la mère payer l’entretien complet de l’enfant et assumer toutes les tâches se rapportant à ce dernier( visites médicales, achats le concernant).

Quelques chiffres et précisions

Il faut savoir qu’il est quasiment impossible de faire reconnaître à la justice la détresse de ces enfants :
Les symptômes qu’ils présentent se produisent au domicile maternel (chez le parent, en fait, qui est ressenti par l’enfant comme le plus sécurisant. C’est à-dire la mère dans la majorité des cas).
Les médecins, pédiatres ou pédopsychiatres, qui examinent ces enfants ne peuvent faire de certificat sous peine de sanctions du Conseil de l’Ordre.
Les pères, convoqués par ces mêmes médecins refusent de se rendre à la consultation.
Les statistiques montrent que les pères non divorcés ou séparés passent en moyenne 16 ou 17 minutes par jour à s’occuper de leurs enfants. C’est encore très peu et ne suffit pas à créer un lien suffisamment sécurisé pour avoir leur enfant à mi-temps après la séparation, d’autant que nombre d’entre eux ne changent rien à leur façon de vivre qui précédait cette séparation.
Ils s’occupent très rarement eux-mêmes des bébés ou très jeunes enfants et ceux-ci sont alors soumis à une succession de pourvoyeurs de soins (ce qui est nocif et même dangereux).
Les femmes ont des emplois et des salaires le plus souvent inférieurs à ceux des hommes ; ce sont elles qui, majoritairement, quittent leur emploi ou sacrifient une carrière pour se consacrer aux enfants : elles sont donc lourdement pénalisées par des résidences alternées qui exemptent les pères de toute contribution financière, alors même qu’elles sont empêchées de trouver du travail ailleurs que sur place.
Les jeunes mères d’aujourd’hui, dans leur grande majorité, contrairement à celles de la génération précédente (et contrairement à l’intox à laquelle nous sommes soumis) sont conscientes de l’importance d’un père pour l’enfant.

Elles acceptent volontiers une résidence alternée lorsqu’elles lui font confiance car il s’est impliqué efficacement dans les tâches parentales jusqu’à la séparation.

Ce ne sont pas les familles monoparentales féminines qui nuisent aux enfants mais l’absence de rôle de père (y compris quand le père est présent) et la grande précarité.
Une étude de l’INSERM récente dévoile qu’un enfant sur 8 a des troubles de santé mentale
L’hyperactivité, symptôme qui traduit une lutte contre l’angoisse et la peur de l’abandon a presque doublé en dix ans.
L’âge des premières tentatives de suicide ne cesse de s’abaisser (on parle de dix ans aujourd’hui).

En conclusion

Il y a une majorité de bons et même très bons pères. Mais ceux qui exigent leur part égale d’enfant, lorsque ce dernier est encore jeune (alors qu’ils savent les risques qu’ils lui font prendre) ou lorsque l’enfant dit et montre son grand mal-être, et qui répondent : « c’est mon droit » ou « c’est comme ça, un point c’est tout » ont le profil de ceux que décrit M. Berger lorsqu’il les voit en expertise : ce sont des hommes qui imposent leur loi, au lieu de la dire.
Les nombreux pères qui font appel à nous éprouvent une grande anxiété de l’inconnu que représente l’après séparation, dans le lien qu’ils vont avoir avec leur enfant. Nous leur expliquons qu’en passant en force, ils hypothèquent la qualité de ce lien, alors qu’une progressivité va l’assurer, amenant l’enfant lui-même à demander, peut-être, une résidence alternée paritaire voire le souhait d’aller vivre chez son père. Et dans ces cas-là, de la même façon, l’enfant doit être entendu et respecté.

L’ENFANT D’ABORD
Nous avons créé cette association, à la demande de plusieurs pédopsychiatres, à l’automne 2002.

Jacqueline Phélip, sa présidente, appartient en effet à une famille qui compte plusieurs médecins. Son époux a dirigé un service hospitalo-universitaire et présidé plusieurs sociétés scientifiques et elle a elle-même une formation de sage-femme.

A la suite de la loi de mars 2002, qui octroyaient aux juges aux affaires familiales le pouvoir d’imposer une résidence alternée, un grand nombre d’enfants, des tout bébés pour certains, ont développé différentes pathologies, pour certaines très sévères.

Nous avons été quelques-uns, par ailleurs, à avoir le triste privilège de pouvoir observer les dégâts sur un bébé, à l’époque âgé de 8 ou 9 mois, provoqués par un mode d’hébergement inadapté : sa détresse, son angoisse incommensurable au moment des départs, son visage qui devenait livide, figé, le regard vide (visage de « cire » dit la littérature scientifique, visage de « mort » décrivent les mères). Puis, nous avons assisté à quelques retours : un bébé qui hurlait dès que sa mère disparaissait de sa vue, qui était prostré ou bien jetait tous ses jouets à travers la pièce... etc.

Cette jeune mère saisit la justice pour que les vacances d’été soient au moins fractionnées en petites périodes et non en un mois d’affilée, comme l’exigeait le père. A notre stupéfaction ce fut refusé par le juge.

Cet enfant, à 3 ans, a eu des troubles sphinctériens sévères, à 4 ans des troubles phobiques. Aujourd’hui elle aime son père, mais ne lui fait pas confiance et exprime une forme de rejet.

Notre position charnière entre enfants d’un côté et système judiciaire de l’autre, est riche d’enseignements, que seule cette articulation peut donner.

Jacqueline Phélip, présidente de l’association « L’enfant d’abord »

Site L’enfant d’abord
Courriel

À lire

Jacqueline Phélip, Le Livre noir de la garde alternée, Dunot, Paris, 2006, préface du Dr Maurice Berger, 226 pages.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 10 février 2005.


Autres articles

Dr Maurice Berger, « La résidence alternée : une loi pour les adultes ? »
Dr Maurice Berger, « Le droit d’hébergement du père concernant un bébé », dernière mise à jour, le 7 octobre 2004.
« Entrevue avec le Dr Maurice Berger sur son livre L’échec de la protection de l’enfance », 2004.
« Lettre de l’Association française de psychiatrie à M. Dominique Perven, Garde des Sceaux et à M. François Mattei, ministre de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées. Objet : Loi du 04.03.02 - Intervention du Docteur Berger », le 31 juillet 2002.
« L’influence des groupes de pères séparés sur le droit de la famille en Australie ».
« Mythes et réalités sur la garde des enfants et le droit de visite »


© Sisyphe 2002-2010







Le Livre noir de la garde alternée, par Jacqueline Phélip

La loi du 4 mars 2002 relative à 1’autorité parentale a octroyé aux juges le pouvoir d’imposer une résidence alternée, au nom de « l’intérêt supérieur de l’enfant ». Or cette loi n’a prévu aucun garde-fou qui pourrait éclairer leurs décisions. Cet « intérêt supérieur » constitue une formule théorique qui désigne essentiellement l’intérêt des parents. Ces enfants de 0 à 6 ans le plus souvent, mais aussi plus âgés, sont très souvent traités comme des biens indivis qui relèveraient d’un droit de propriété. Ils sont donc partagés, condamnés à mener une double vie, sans repère fixe affectif ni géographique, avec toutes les conséquences qui s’ensuivent sur la construction de leur personnalité.

Malgré les travaux des pays anglo-saxons qui nous ont précédés dans la voie de la résidence alternée et en constatent souvent les méfaits chez nombre d’enfants, la loi définitive a durci sur certains points la proposition initiale. Ce livre, qui s’appuie sur de nombreux témoignages de parents et sur les analyses d’avocats, de pédopsychiatres et de psychanalystes, a pour objet de briser cette quiétude, d’informer, d’interpeller les consciences, de provoquer si possible une réaction politique pour modifier le texte de loi.

Jacqueline Phélip, Le Livre noir de la garde alternée, préface de Maurice Berger, m.d., Dunod, Paris, 2006, Collection Enfances, 226 pages, ISBN 2 10 050365 0.

Site Internet des éditions Dunod.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 28 janvier 2007





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FONTE: http://sisyphe.org/

sexta-feira, 31 de dezembro de 2010

VÍDEO EMOCIONANTE!

Apresentaram-no nas notícias, hoje de manhã.
Achei que era apropriado.

Sem mais comentários
Este vídeo fala por si.
Não deixes de ver!

E boas entradas em 2011:)

quarta-feira, 29 de dezembro de 2010

ÚLTIMAS NOTÍCIAS

BAIXA DE NATALIDADE GARANTIDA, DIGO-VOS EU!

L’Espagne où les associations déplorent la disparition du chèque bébé, l’une des rares mesures de la politique familiale. L’Espagne qui a l’un des taux de natalité les plus bas d’Europe rappelle le Monde, si rien ne change, on prévoit qu’en 2050 l’Espagne sera le deuxième pays le plus vieux de la planète après le Japon.

FONTE: http://www.france-info.com/chroniques-la-revue-de-presse-et-du-web-2010-12-28-l-epidemie-d-accouchements-en-espagne-avant-la-fin-du-cheque-bebe-505779-36-41.html





COMO FICAM OS FILHOS DE PAIS DIVORCIADOS, PERGUNTO EU!

Segundo os dados disponíveis no site da Direcção Regional de Estatística (DREm) foi em 2008 que se registou o número recorde de divórcios na Região: um total de 752, correspondendo a uma relação de 6,5 divórcios para cada 10 casamentos.

Em 2007 foram decretados 717 divórcios (5,8 para cada 10 casamentos), 567 em 2006 (4,3 divórcios para cada 10 casamentos), 548 em 2005 (4 divórcios para cada 10 matrimónios), 611 em 2004 (4,2 divórcios para cada 10 casamentos) e 610 em 2003 (3,9 separações em cada 10 uniões).

Menos de 10 anos de casamento
Os dados da DREm revelam também que mais de um terço dos divórcios oficializados (254) no ano passado referem-se a casamentos que duraram entre 1 e 10 anos. Mas há mesmo houve mesmo 9 separações que aconteceram menos de um ano depois da oficialização da relação.

Curioso é o facto de que 51 divórcios decretados em 2009 terminaram com casamentos que já duravam há 30 anos ou mesmo mais.
A maioria dos homens que se divorciam têm idades compreendidas entre os 30 e os 44 e mesmo acontece com as mulheres.

Em termos de distribuição geográfica, é o concelho do Funchal que regista maior número de divórcios: um total de 305. Segue-se Santa Cruz, com 127, e Câmara de Lobos com 62. O concelho do Porto Moniz surge no lado contrário da tabela, com apenas um divórcio oficializado em 2009.

Quem casa tem casa
De acordo com as 'Estatísticas Demográficas de Região - 2009', entre os 1.032 casamentos celebrados no ano transacto, em 461 uniões os cônjuges já partilhavam uma residência.

Além da residência comum, alguns nubentes tinham já filhos em comum (em 141 casamentos). Em outros 208 matrimónios existiam já filhos não comuns.
A maioria dos casamentos (631) foram celebrados no Civil e em dois casos os noivos eram primos.

Para 203 cônjuges masculinos e 149 cônjuges femininos, o casamento oficializado no ano passado foi o segundo. Para quatro homens e três mulheres foi mesmo o terceiro matrimónio celebrado.

FONTE: http://www.dnoticias.pt/impressa/diario/238005/madeira/238056-seis-divorcios-para-cada-dez-casamentos

ELTON JOHN E O MARIDO FORAM PAIS DE UM RAPAZ

Devem estar muito felizes, os "papás"!

Mas será que algum deles tem em mente que a criança não lhes reconhece a voz nem o cheiro, e sim a voz e o cheiro da mãe?
Que é dela que ele precisa neste momento, e não deles?

Uma criança que se vê nos braços de dois estranhos.
Que nem sequer têm um alimento especial para ela, a menos que a mãe também ceda o seu alimento.

Que mãe carrega um filho no ventre para o dar a dois homens?
Uma barriga de aluguer é, no fim de contas, a verdadeira mãe.
Quer se queira, quer não.

Mesmo que a criança não tenha o material genético dessa mulher -que não é o caso, aqui-, ainda assim é essa mulher que a criança "reconhece" como mãe.

Para todos os efeitos, quem carregou no ventre é que é a mãe, e não outra qualquer que emprestou o seu material genético.

É a mulher que o trouxe no ventre que dispõe, para além do mais, do leite apropriado para essa criança. Logo, ela é a mãe.


Mas ninguém pensa nisso.
Mãe não faz falta.

Doravante, mãe é aquela que empresta o ventre e o seu leite.
E fica-se por aí.







Entretanto soube de uma outra história, que se passou em Amsterdão.
Uma história que envolve um outro casal de homossexuais.

Um menino de três anos aparece com uma doença venérea.
Os pais são ambos saudáveis.
Quem lhe pegou a doença, então?

Como o menino passa a vida a ir de casa para o infantário, e do infantário para casa, conclui-se que só pode ter sido no infantário.

Mas os pais pensam que se trata apenas de um problema de higiene.
O caso revela-se mais grave do que isso.

Nesse infantário trabalha um homem de aspecto adolescente, como assistente maternal. Vem-se a descobrir que ele abusava de umas quantas crianças, se não todas, enquanto o namorado filmava.

As imagens circulavam pela internet.
Havia pais de família que gostavam de as visionar.

Sabe-se, também, que este casal queria abrir a sua própria creche.
Já haviam mesmo obtido um certificado que os tinha como gente de bons costumes. E estavam também na lista para adoptar uma criança.

Evitou-se o pior.
Ou talvez não...

terça-feira, 28 de dezembro de 2010

JÁ ALGUMA VEZ FOSTE ACUSADO(A) DE ALIENAR OS TEUS FILHOS DO OUTRO PROGENITOR?

Esta é a sondagem que tenho aqui em curso, neste blog.

Por se encontrar antes muito no fundo da página (mea culpa), tive que eliminar a original -que contava já com 7 votos- e refazê-la mais no topo.

Encontra-la logo por cima do tradutor google, na margem direita desta página.

A sondagem estende-se a todas as partes do mundo.
Vota.


--------------------------------------------------------------------------
Entretanto, há uma petição a circular em portugal.
Situa-se em:



http://www.peticaopublica.com/?pi=sondagem



Petição SONDAGEM SOBRE O NÚMERO DE MÃES INJUSTAMENTE ACUSADAS DE ALIENAR OS FILHOS DO PAI

Para:Sr. Presidente da República, Assembleia da República, Ministro da Justiça

Esta petição é, na verdade, uma sondagem.
Pretende-se dar a conhecer o crescente número de mães acusadas de alienar os filhos dos pais.

Uma situação que se torna insustentável, tornando as crianças nas suas principais vítimas, pois que, com base nestas acusações -totalmente desprovidas e sem sentido- estas são separadas à força da pessoa que representa para elas a sua figura de referência.

Se te inseres no grupo de mães que já sofreram (ou sofre, neste momento) esta injustiça, assina.
O teu caso, e tantos outros mais, interessa a todos os que que defendem o Superior Interesse da Criança. O verdadeiro interesse da criança.

Havendo um sinal claro da triste realidade que vivemos (e esse ficará patente no grande número de assinaturas que surgirão nesta petição, disto estou certa), será feita a mudança.

No bom sentido.


Os signatários

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Também existe uma petição similar em França.
Encontra-se alojada em:



http://www.mesopinions.com/Sondage-sur-le-nombre-de-meres-accusees-d-avoir-aliene-les-fils-de-leur-pere-et-de-leur-famille-paternelle-petition-petitions-f4ed0eb705644d9cce94e013648af52a.html





A l'attention de Monsieur le président de la République, l'Assemblée de la République, Monsieur le ministre de la justice, citoyens


Cette pétition est, à vrai dire, un sondage.

On veut identifier le grand nombre de personnes ayant été accusées (ou qui le sont, à présent) d'avoir aliené ses enfants de leur père/mère.

Cette pétition se dirige, donc, à tous ceux et à toutes celles qui ont vécu (ou qui vivent) cette dure expérience. Que votre cas soit connu.

Si vous avez été (ou si vous êtes) victime de cette accusation injuste, signez.
Celà fera une grosse différence.

Car la réalité est bien différente de celle qu'on nous raconte.

RECUSO-ME A SER BARRIGA DE ALUGUER!!!!!!!!!!!!!


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